ience est trompeuse, toute démonstration mensongère. Chaque homme doit aimer ; il doit cultiver son imagination, son « génie poétique », ce don merveilleux que nous recevons tous en naissant, que nous possé- dons encore dans l’âge heureux de l’innocence, et que seule une fausse expérience nous empêche de développer. Ainsi, nous nous sauverons nous-mêmes, et nous contribuerons au salut de l’humanité. Chacun sera « le Rédempteur ». Les théologiens du moyen Age, sans nier la valeur historique de l’Ancien Testament, y voyaient avant tout une figure « du Nouveau ; Blake lisait celui-ci dans le même esprit ; pour lui, l’Evangile historique est une figure de « l’Évangile éternel ». Jésus signifie par avance tout homme spirituel, et son sacrifice sur le Calvaire est l’image du sacrifice que nous devons faire, à l’Esprit, du monde de la sensation régi par la liaison. C’est dans ce sens qu’il faut entendre les expressions chré- tiennes de l’.lakc, (|ni, souvent, pourraient prêter à l’équivoque ; aucun doute n’est permis dès qu’on a jeté les yeux sur la pièce blasphématoire intitulée l’ÉvangUe éternel; et d’ailleurs n’a-t-il pas dit un jour, en propres termes, à un ami : « Jésus est le seul Dieu ; vous l’êtes également et je lesuis»’ V Dans une pareille philosophie, le n’ih’ dépaiti à l’artiste est le plus noble de tous. A lui ([ui, plus que tout autre, vit par l’imagination, qui sème le rêve et le fait germer dans les âmes, à lui revient l’honneur de con- duire les hommes dans les voies de l’afl’ranchissement et du salut. Qu’il soit nmsieien, poète, sculpteur ou peintre, l’artiste inspiré est un prophète. lA suivre.) P.A.UL ALFASSA

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