Plantes et jardins : le pin au Japon vu par d’illustres illustrateurs japonais (Hiroshige, Hokusai,etc.)

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     Cet article fait suite à l’article sur le même thème également publié et intitulé « Plantes et jardins : le pin au Japon vu par Paul Claudel et d’illustres illustrateurs japonais«  et que vous pouvez consulter ICI.

Detail of Japanese manuscript scroll map (35 by 939 cm.) showing the Tokaido, the main land-sea route from Edo (Tokyo) to Nagasaki, with Fujiyama in the background. Kyoho period (1716- 1736).Detail of Japanese manuscript scroll map (35 by 939 cm.) showing the Tokaido, the main land-sea route from Edo (Tokyo) to Nagasaki, with Fujiyama in the background. Kyoho period (1716- 1736).

     Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō (東海道五十三次, Tōkaidō Gojūsan-tsugi?), sont une série d’estampes japonaises (ukiyo-e) créées par le peintre japonais Hiroshige après qu’il eut effectué en 1832 un voyage empruntant la route du Tōkaidō, l’axe routier principal du Japon qui reliait la capitale du shōgun, Edo (ancien nom de Tokyo), à l’ancienne capitale impériale, Kyoto. C’est la plus importante des « Cinq Routes », les cinq grandes voies du Japon (Gokaidō), créées ou développées pendant l’ère Edo pour améliorer le contrôle du pouvoir central sur l’ensemble du pays. Une trentaine de séries d’estampes ont été réalisées sur ce thème par Hiroshige, très différentes les unes des autres par leurs dimensions (format ōban ou chuban), leur traitement ou encore leur nombre (certaines séries ne comptent que quelques estampes) mais la plus connue est l’édition  Hōeidō publiée en 1833-1834.

Tokaido08_OisoHiroshigeLes 53 stations du Tokaido – 8e station,  Ōiso-juku

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HiroshigeLes 53 stations du Tokaido – 11e vue, 10e étape : Hakone

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HiroshigeLes 53 stations du Tokaido – 14e station : Yoshiwara-juku

la route du Tokaido en 1825

la route du Tokaido en 1825

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HiroshigeLes 53 stations du Tokaido – 16e station : Yui-shuku

Hiroshige - Les 53 stations du Tokaido (1833-34) - 17e station : Okitsu-juku

HiroshigeLes 53 stations du Tokaido (1833-34) – 17e station : Okitsu-juku

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  Hokusai – Sumida-gawa Sekiya no sato

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Hiroshige – Les 53 stations du Tokaido – 25e station :   Nissaka-shuku

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Hiroshige – Les 53 stations du Tokaido – 32e station :   Shirasuka-juku

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 Hokusai -Le mont Fuji, vu à travers les pins de Hodogaya, sur la route de Tôkaidô

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HiroshigeLes 53 stations du Tokaido – 46e station :  Kameyama-juku et détail : Kameyama

Utagawa Hiroshige - the Famous SIght of Mount Fuji from the series The Tôkaidô Road - The Fifty-three Stations (Tôkaidô - Gojûsan tsugi), also known as the Reisho Tôkaidô, 1847-52

Utagawa Hiroshige – the Famous SIght of Mount Fuji from the series The Tôkaidô Road – The Fifty-three Stations (Tôkaidô – Gojûsan tsugi), also known as the Reisho Tôkaidô, 1847-52

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    Les Souvenirs d’Edo (絵本江戸土産, Ehon Edo miyage?) ou Livres d’images des souvenirs d’Edo se réfèrent à deux séries indépendantes de livres illustrés (絵本, Ehon?) de scènes d’Edo (ancien nom de Tokyo) produites par des peintres ukiyo-e, montrant tant les quartiers très urbains que les paysages plus ruraux alentours :
   . première série de Nishimura Shiganaga (3 volumes) parue en 1753, complétée en 1768 par une série intitulée Ehon Zoku Edo miyage (Suite des souvenirs d’Edo) de Suzuki Harunobu ;
   . seconde série de Hiroshige et probablement son élève Hiroshige II, publiée de 1850 à 1867.
    La série publiée de 1850 à 1867 par l’éditeur Kinkōdō comporte dix volumes préfacés par un lettré et uniquement composés d’illustrations. Les quatre premiers volumes paraissent en 1850 et sont originellement identifiés par le nom des quatre vents (correspondant aux points cardinaux) plutôt que des numéros. Les volumes cinq et six sont ajoutés ensuite, puis le septième, mais les dates exactes ne sont pas connues. Les volumes huit à dix sortent après la mort de Hiroshige (1858), respectivement en 1861, 1864 et 1867. Les sept premiers volumes sont le travail de Hiroshige, tandis que les deux derniers sont attribués à Hiroshige II (Shigenobu) et le septième, non signé, pourrait également être de la main de ce dernier. Le style des peintures des trois derniers volumes est en tout cas inférieur aux premiers.
     La ville d’Edo, où est né et a vécu Hiroshige, constitue un de ses thèmes favoris tout au long de sa carrière. Contrairement à la tradition picturale, il ne se limite pas à la représentation des lieux célèbres (meisho) de la tradition poétique, mais peint aussi des lieux pour leur intérêt topographique ou historique, à la manière des meisho zue comme l’Edo meisho zue. En ce sens, les Souvenirs d’Edo préfigurent de sa célèbre série d’estampes des Cent vues d’Edo. De nombreux paysages ou compositions (plus de la moitié selon Smith) sont en effet similaires dans les deux œuvres.

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     Les Cent vues d’Edo (名所江戸百景, Meisho Edo Hyakkei) constituent, avec Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō et Les Soixante-neuf Stations du Kiso Kaidō, l’une des célèbres séries d’estampes réalisées entre 1856 et 1858 par le peintre japonais Hiroshige. Il a réalisé, en réalité, 119 estampes qui utilisent la technique de la xylographie (gravure sur bois). La série appartient au style de l’ukiyo-e, mouvement artistique portant sur des sujets populaires à destination de la classe moyenne japonaise urbaine qui s’est développée durant l’époque d’Edo (1603-1868). Plus précisément, elle relève du genre des meisho-e (« peinture de vues célèbres ») célébrant les paysages japonais, un thème classique dans l’histoire de la peinture japonaise. Son élève et fils adoptif Utagawa Hiroshige II, en a signé certaines.  (crédit Wikipedia)

Hiroshige - A great wave by the coast - Shichirigahama Beach, vers 1835Hiroshige – A great wave by the coast – Shichirigahama Beach, vers 1835

Hiroshige - Shrines in snowy mountains

Hiroshige – Shrines in snowy mountains

Hiroshige

Hiroshige, Maiko Beach in Harima Province

Hiroshige - Maiko Beach in Harima Province, colour woodbloc, 1854

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Encore une perspective inhabituelle du pavillon Kiyomizu-dō, situé dans l’enceinte du temple de Kan’ei-ji. Du pavillon, on aperçoit la terrasse au milieu de cerisiers en fleurs dont les Japonais admirent beaucoup la beauté éphémère, comme l’indique la fête dehanami. La terrasse donne sur l’étang Shinobazu no ike situé dans le parc d’Ueno dont l’eau est colorée d’un bleu très doux. En face des cerisiers se trouvent quelques grands pins dont l’un se distingue par sa curieuse forme qui le fait appeler « pin de la lune » et qui apparaît plus en détail sur la planche 89. Les proportions exagérées des pins et de la terrasse tiennent peut-être au passage au format vertical de cette scène qu’il avait peinte avec plus de réalisme dans les Souvenirs d’Edo (Ehon Edo miyage)

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 11 : le pavillon Kiyomizu et l’étang Shinobazu no ike à Ueno – Printemps (avril 1856)

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La coutume de réaliser des répliques du mont Fuji a commencé en 1780 avec la première copie réalisée à Takata-chō par des adorateurs de la montagne sacrée (Fuji Shinko). C elui-ci est d’une hauteur de 12 m érigée en 1812 et est appelée « originale ». La pente de la colline domine le côté droit et le bas de l’image d’où émerge un grand pin dont les branches remplissent toute la partie supérieure. Derrière ce premier plan apparaît un verger de cerisiers où un groupe de personnes pique-nique, tandis qu’à l’horizon se dresse le majestueux volcan considéré comme un dieu par les Japonais. Cette estampe a été incorrectement placée dans la section « printemps » puisque les cerisiers ne sont pas en fleurs et portent un feuillage aux couleurs automnales faites de cinabre. Le ciel est un subtil dégradé de rouge, passant du blanc au jaune à un bleu clair qui s’assombrit dans la partie supérieure. Fuji, écrit dans le titre 不二 (littéralement « pas deux »), est sans doute un jeu de mots sur le doublement du mont.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 25 : Le Fuji original à Meguro et sa réplique, avril 1857

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Hakkeizaka (« côte des huit vues ») est une célèbre colline située sur la baie d’Edo d’où l’on peut voir huit beaux panoramas de la campagne environnante. Le nom vient des « huit vues de Xiaoxiang » (en japonais Hakkei shosho), un célèbre thème poétique chinois introduit au xive siècle et qui sert de base iconographique pour la représentation des paysages pittoresques. Sur la colline se dresse un pin d’une étrange forme : selon la légende, le guerrier Minamoto no Yoshiie accrocha son armure dans cet arbre avant de se soumettre à un clan rival dans la province de Mutsu (actuelle préfecture d’Aomori). Hiroshige adapte la forme de l’arbre de telle façon que seul un géant aurait pu y suspendre son armure, tout en le peignant plus fin qu’en réalité. Le pin domine la partie centrale de la composition tandis que sur la baie voguent plusieurs petits voiliers. LeTōkaidō, grande route de Edo à Kyoto qui longe le littoral, est emprunté par de nombreux voyageurs comme on le voit au bas de l’image. Sous les pins, quelques personnes contemplent le panorama tout en buvant du thé ou du saké.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 26 : Le « pin pour suspendre une armure » et la pente de Hakkeizaka, mai 1856

Hiroshige (1797 - 1858) -  Japanese Woodblock Print  View from a Hilltop  Series; Souvenirs of Edo (Ehon Edo Miyage), 1850 - 1867

Hiroshige (1797 – 1858) –  variante de l’estampe précédente

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L’image montre plusieurs voyageurs s’étant arrêtés à un point de repos entre deux collines de pins sur la route qui traverse la région de Meguro, où se trouve une petite maison de thé mentionnée dans le titre. Au centre s’ouvre une large vallée qui servait autrefois de terrain pour la pratique de la fauconnerie, réservée au shogun. Meguro est à présent un quartier au sud de Tokyo. Au fond apparaît le mont Fuji derrière d’autres montagnes qui s’élèvent au-dessus de la brume, tandis que des silhouettes de pins occupent toute la partie gauche du ciel. Ce paysage était très prisé par les artistes japonais, figurant notamment dans une gravure que réalise Shiba Kokan à la fin duxviiie siècle en utilisant la perspective occidentale.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 84 : La maison de thé « de pépé » à Meguro, avril 1857

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Ce pin – déjà vu sur la onzième estampe – tient son nom de la forme inhabituelle d’une de ses branches, courbée en un cercle presque parfait. Les Japonais aiment à donner des noms à des arbres singuliers ou à la signification particulière, comme le montrent les planches 26, 61 et 110. Une fois encore, la composition est structurée à partir d’un premier plan agrandi qui guide l’œil vers le paysage, ici l’étang Shinobazu no ike et à l’arrière un quartier appartenant au puissant daimyo Maeda, seigneur de Kaga (préfecture d’Ishikawa), de nos jours occupé par l’université de Tokyo. Plus près de l’observateur, dans le coin en bas à droite, se trouvent plusieurs bâtiments parmi lesquels s’élève de nouveau un sanctuaire de couleur rouge dédié à Benten, sur une île construite à l’image de l’île de Chikubushima au nord-est de Kyoto.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 89 : « Le Pin de la Lune », Ueno, 1856

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La colline escarpée de Kōnodai qui domine la Tone-gawa – de nos jours Edo-gawa – est un important bastion de défense. Dans cette image, le côté gauche de la composition est occupé par une saillie rocheuse peinte dans un style chinois. Elle est surmontée de trois grands pins aux pieds desquels trois petits personnages conversent avec animation, donnant une bonne idée de la hauteur de la colline. Cet endroit est surtout connu grâce à une œuvre littéraire, Nansō Satomi Hakkenden (Histoire des huit chiens du Satomi de Nansō) de Kyokutei Bakin. La rivière est parcourue de barges chargées de marchandises qui vont à la ville tandis qu’à l’horizon apparaît le mont Fuji dans un ciel jaune qui signale un matin clair. La couleur bleue du haut du ciel est de nouveau marquée par le grain du bois utilisé pour l’impression.

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HiroshigeCent vues d’Edo, vue 95 de Kōnodai et de la rivière Tone-gawa

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Conformément au principe stylistique de la série, l’image est composée à partir d’un premier plan occupé par les branches d’un vieux pin supportées par des poutres en bois au travers desquelles apparaît le paysage à l’arrière-plan. Gohonmatsu (« cinq pins ») est le nom d’un quartier d’Edo qui fait référence à cinq pins séculaires plantés le long du canal Onagi-gawa en 1732 et dont il ne reste à l’époque d’Hiroshige que celui représenté ici. L’emplacement où est situé le pin appartient au daimyo d’Ayabe. Ici, l’artiste déforme la réalité pour atteindre un plus grand effet scénographique : le canal est en fait parfaitement droit et la courbe ici représentée imaginaire. L’embarcation du centre portant deux rameurs et quelques passagers est une reprise par Hiroshige d’une œuvre deKatsushika Hokusai, Coucher de soleil à travers le pont Ryōgoku (planche 22 des Trente-six vues du mont Fuji) où est reproduite avec précision le détail du passager qui trempe un mouchoir dans l’eau.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 97 : Les « cinq pins » et le canal Onagi, juillet 1856

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Le pin Kesakakematsu (« pin pour accrocher le manteau du moine ») est ainsi nommé parce que le moine Nichiren s’est un jour arrêté le long du chemin pour se reposer et a accroché son manteau à une branche de ce fameux arbre. Le pin à la forme torsadée est situé sur une langue de terre qui s’avance dans le lac au milieu à droite de l’image. Sa base est entourée d’une clôture autour de laquelle sont regroupés quelques visiteurs. Dans la partie inférieure, une boutique propose de la nourriture et des boissons le long de la route qui longe le lac et sur laquelle circulent des voyageurs. Au centre de l’image, le bleu plus foncé en forme de croissant met en évidence la profondeur du lac que survolent trois hérons. Sur la rive opposée, isolé dans la forêt, se trouve le sanctuaire Hachiman de Senzoku, puis comme d’habitude dans les paysages de Hiroshige, le fond montagneux émerge de la brume. La couleur rougeâtre de l’horizon suggère une heure tardive. Il s’agit d’une des cinq premières estampes acceptées par la censure.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 110 : « Le pin pour accrocher le manteau du moine » au lac Senzoku no ike, février 1856

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Une planche célèbre et imaginaire. Dans cette composition nocturne, sous un ciel gris bleuâtre parsemé d’étoiles, de nombreux renards dont l’haleine semble être comme autant de feux follets sont réunis au pied d’un grand micocoulier (enoki). L’attention est concentrée sur ce groupe près de l’arbre au premier plan, cependant qu’à une certaine distance apparaissent plusieurs autres renards qui se dirigent vers le premier groupe mais qui ne sont encore que de petits points lumineux perdus dans le fond de l’image. L’intense luminosité autour des renards contraste fortement avec l’obscurité nocturne et donne un effet dramatique et mystérieux à la scène. Le peintre joue sur la technique du bokashi, les dégradés de gris et l’emploi de poudre de mica, avec des surimpressions de vert pour les végétaux. Selon  une légende, les renards se réunissent avec leurs forces magiques sous cet arbre au Nouvel An pour adorer le dieu du riz (Inari), puis se rendent au sanctuaire d’Ōji Inari (ou Shōzoku Inari), où le dieu leur confie différentes tâches à accomplir pendant la nouvelle année. Le nombre de renards et la forme de leurs feux follets permettent aux paysans de prédire la prochaine récolte. Hiroshige utilise une impression en quadrichromie afin de tirer le meilleur parti de cette scène très dramatique et à l’atmosphère fantastique.

Hiroshige – Cent vues d’Edo, estampe 118 : « Renards de feu la nuit du Nouvel An sous l’arbre Enoki près d’Ōji », septembre 1857

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