Marina Tsvetaeva : Il est une heure légère comme un sac jeté à terre…

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Marina Tsvetaeva (1892-1941)

Marina Tsvetaeva (1892-1941)

°°°

Il est une heure légère
comme un sac jeté à terre,
orgueil dompté en soi !
L’heure du disciple,
dans la vie de tous elle sonne,
retentit et puis s’en va.

Heure solennelle :
rendant les armes
devant celui que Sa main désigne,
nous échangeons la pourpre du guerrier,
contre la peau d’une bête fidèle.

O heure bénie qui nous appelle
et nous enlève au jeu des jours,
ô heure oû le fruit mûr et lourd,
gonflé de sève, fait ployer la branche.

L’épi grossit.
Sonne l’heure joyeuse,
les graines appellent le moissonneur.
La loi
– joug espéré, destin –
a retenti dès le sein de la mère !

Heure du disciple !
Déjà visible et pressentie
– vient à sa suite, bénie sois-tu –
l’heure sublime,
de solitude lumineuse.

Marina Tsvetaeva, Mon dernier livre – édition bilingue – 1940 (Cerf, 2012) – traduit du russe par Véronique Lossky

°°°

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

tsvetaeva

°°°

°°°
Pour d’autres poèmes magnifiques de Marina Tsvetaeva,
voir l’article « Quand les lendemains ne chantent plus »c’est  ICI

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s