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L’arbre qui voulait devenir une flamme…

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Liriodendron tulipiera (tulipier de Virginie appelé aussi arbre aux lis) – photos Enki

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le New York des années trente et la femme américaine vus par Louis-Ferdinand Céline

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SS Normandie, vers 1935-1941

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New York : une ville debout !

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Louis-Ferdinand Céline , Voyage au bout de la nuit – Extrait

     L’Infanta Combitta roula encore pendant des semaines et des semaines à travers les houles atlantiques de mal de mer en accès et puis un beau soir tout s’est calmé autour de nous. je n’avais plus de délire. Nous mijotions autour de l’ancre. Le lendemain du réveil, nous comprîmes en ouvrant le hublots que nous venions d’arriver à destination. C’était un sacré spectacle !
     Pour une surprise, c’en fut une. À travers la brume, c’était tellement étonnant ce qu’on découvrait soudain que nous nous refusâmes d’abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, tout galérien qu’on était on s’est mis à bien rigoler, en voyant ça, droit devant nous…
    Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en a déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur des fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.
     On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur. Mais on ne pouvait rigoler nous, du spectacle qu’à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose, et rapide et piquante à l’assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille, le sures de la villes, où les nuages s’engouffraient aussi à la charge du vent. Notre galère tenait son mince sillon juste au are des jetées, là où venait finir une eau caca, toute barbotante d’une kyrielle de petits bachots et remorqueurs avides et cornards.

     (…)

The American immigration portal of Ellis Island, New York City, 1933-

     Comme désormais nous n’avions plus personne sous la main pour porter les additions à New York, ils ne firent pas trop de manières au bureau pour me désigner. Mischief, mon patron, me serra la main au départ en me recommandant d’être tout à fait sage et convenable en ville. ce fut le dernier conseil qu’il me donna cet honnête homme et pour autant qu’il m’ait jamais vu il ne me revit jamais. Dès que nous touchâmes au quai, la pluie en trombe se mit à nous gicler dessus et puis à travers mon mince veston et sur mes statistiques aussi qui me fondirent progressivement dans la main. J’en gardai cependant quelques-unes en tampon bien épais dépassant de ma poche, pour avoir tant bien que mal l’air d’un homme d’affaires dans la Cité et je me précipitai rempli de crainte et d’émotion vers d’autres aventures.

Coenties Slip 1938

       En levant le nez vers toute cette muraille, j’éprouvai une espèce de vertige à l’envers, à cause des fenêtres trop nombreuses vraiment et si pareilles partout que c’en était écœurant. Précairement vêtu je me hâtai, transi, vers la fente la plus sombre qu’on puisse repérer dans cette façade géante, espérant que les passants ne me verraient qu’à peine au milieu d’eux. Honte superflue. Je n’avais rien à craindre. Dans la rue que j’avais choisie, vraiment la plus mince de toutes, pas plus épaisse qu’un gros ruisseau de chez nous, et bien crasseuse au fond, bien humide, remplie de ténèbres, il en cheminait déjà tellement d’autres de gens, des petits et des gros, qu’ils m’emmenèrent avec eux comme une ombre. Ils remontaient comme moi dans la ville, au boulot sans doute, le nez en bas. C’était les pauvres de partout.

Théâtres de Times Square, Hôtel Astor, immeuble du Times en janvier 1938

     Comme si j’avais su où j’allais, j’ai eu l’air de choisir encore et j’ai changé de route, j’ai pris sur ma droite une autre rue, mieux éclairée, « Broadway » qu’elle s’appelait. Le nom je l’ai lu sur une plaque. Bien au-dessus des derniers étages, en haut, restait du jour avec des mouettes et des morceaux du ciel. Nous on avançait dans la lueur d’en bas, malade comme celle de la forêt et si grise que la rue en était pleine comme un gros mélange de coton sale.
     C’était comme une plaie triste la rue qui n’en finissait plus, avec nous au fond, nous autres, d’un bord à l’autre, d’une peine à l’autre, vers le bout qu’on ne voit jamais, le bout de toutes les rues du monde.
      Les voitures ne passaient pas, rien que des gens et des gens encore.
   C’était le quartier précieux, qu’on m’a expliqué plus tard, le quartier pour l’or : Manhattan. On n’y entre qu’à pied, comme à l’église. C’est le beau coeur en Banque du monde d’aujourd’hui. Il y en a pourtant qui crachent par terre en passant. Faut être osé.
C’est un quartier qu’en est rempli d’or, un vrai miracle, et même qu’on peut l’entendre le miracle à travers les portes avec son bruit de dollars qu’on froisse, lui toujours trop léger le Dollar, un vrai Saint-Esprit, plus précieux que du sang.
      J’ai eu tout de même le temps d’aller les voir et même je suis entré pour leur parler à ces employés qui gardaient les espèces. Ils sont tristes et mal payés.
     Quand les fidèles entrent dans leur Banque, faut pas croire qu’ils peuvent se servir comme ça selon leur caprice. Pas du tout. Ils parlent à Dollar en lui murmurant des choses à travers un petit grillage, ils se confessent quoi. Pas beaucoup de bruit, des lampes bien douces, un tout minuscule guichet entre de hautes arches, c’est tout. Ils ne l’avalent pas l’Hostie. Ils se la mettent sur le coeur. Je ne pouvais pas rester longtemps à les admirer. Il fallait bien suivre les gens de la rue entre les parois d’ombre lisse.
    Tout à coup, ça s’est élargi notre rue comme un crevasse qui finirait dans un étang de lumière. On s’est trouvé là devant un grande flaque de jour glauque coincée entre des monstres et des monstres de maisons.
    Au beau milieu de cette clairière, un pavillon avec un petit air champêtre, et bordé de pelouses malheureuses.
     Je demandai à plusieurs voisins de la foule ce que c’était que ce bâtiment-là, qu’on voyait mais la plupart feignirent de ne pas m’entendre. Ils n’avaient pas de temps à perdre. Un petit jeune, passant tout près, voulut bien tout de même m’avertir que c’était la Mairie, vieux monument de l’époque coloniale ajouta-t-il, tout ce qu’il y avait d’historique… qu’on avait laissé là… Le pourtour de cette oasis tournait au square, avec des bancs, et même qu’on y était assez bien pour la regarder la Mairie, assis. Il n’y avait presque rien à voir d’autre dans le moment où j’arrivais.
      J’attendis une bonne heure à la même place et puis de cette pénombre, de cette foule en route, discontinue, morne, surgit sur les midis, indéniable, une brusque avalanche de femmes absolument belles.
     Quelle découverte ! Quelle Amérique ! Quel ravissement ! Souvenir de Lola ! Son exemple ne m’avait pas trompé ! C’était vrai !
       Je touchais au vif de mon pèlerinage. Et si je n’avais point souffert en même temps des continuels rappels de mon appétit je me serais cru parvenu à l’un de ces moment de surnaturelle révélation esthétique. Les beautés que je découvrais, incessantes, m’eussent avec un peu de confiance et de confort ravi à ma condition trivialement humaine. Il ne me manquait qu’un sandwich en somme pour me croire en plein miracle. Mais comme il me manquait le sandwich !
     Quelles gracieuses souplesses cependant ! Quelles délicatesses incroyables ! Quelles trouvailles d’harmonie ! Périlleuses nuances ! Réussites de tous les dangers ! De toutes les promesses possibles de la figure et du corps parmi tant de blondes ! Ces brunes ! Et ces Titiennes ! Et qu’il y en avait plus qu’il en venait encore ! C’est peut-être, pensais-je, la Grèce qui recommence ? J’arrive au bon moment !
       Elles me parurent d’autant mieux divines ces apparitions, qu’elles ne semblaient point du tout s’apercevoir que j’existais, moi, là, à côté sur ce banc, tout gâteux, baveux d’admiration érotico-mystique de quinine et aussi de faim, faut l’avouer. S’il était possible de sortir de sa peau j’en serais sorti juste à ce moment-là, une fois pour toutes. Rien ne m’y retenait plus.
     Elles pouvaient m’emmener, me sublimer, ces invraisemblables midinettes, elles n’avaient qu’un geste à faire, un mot à dire, et je passais à l’instant même et tout entier dans le monde du Rêve, mais sans doute avaient-elles d’autres missions.
     Une heure, deux heures passèrent ainsi dans la stupéfaction. Je n’espérais plus rien.
     Il y a les boyaux. Vous avez vu à la campagne chez nous jouer le tour au chemineau ? On bourre un vieux porte-monnaie avec les boyaux pourris d’un poulet. Eh bien, un homme, moi je vous le dis, c’est tout comme, en plus gros et mobile, et vorace, et puis dedans, un rêve.
     Fallait songer au sérieux, ne pas entamer tout de suite ma petite réserve de monnaie. J’en avais pas beaucoup de la monnaie. Je n’osais même pas la compter. J’aurais pas pu d’ailleurs, je voyais double. Je les sentais seulement minces, les billets craintifs à travers l’étoffe, tout près dans ma poche avec mes statistiques à la manque.
     Des hommes aussi passaient par là, des jeunes surtout avec des têtes comme en bois rose, des regards secs et monotones, des mâchoires qu’on n’arrivait pas à trouver ordinaires, si larges, si grossières… Enfin, c’est ainsi sans doute que leurs femmes les préfèrent les mâchoires. Les sexes semblaient aller chacun de leur côté dans la rue. Elles les femmes ne regardaient guère que les devantures des magasins, tout accaparées par l’attrait des sacs, des écharpes, des petites choses de soie, exposées, très peu à la fois dans chaque vitrine, mais de façon précise, catégorique. On ne trouvait pas beaucoup de vieux dans cette foule. Peu de couples non plus. Personne n’avait l’air de trouver bizarre que je reste là moi, seul, pendant des heures en station sur ce banc à regarder tout le monde passer. Toutefois, à un moment donné, le policeman du milieu de la chaussée posé comme un encrier se mit à me suspecter d’avoir des drôles de projets. C’était visible.

Louis-Ferdinand Céline , Voyage au bout de la nuit, 1932.

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Bette Davis (left), Joan Blondell (center), and Ann Dvorak (right) in Mervyn LeRoy’s THREE ON A MATCH (1932). Courtesy Photofest. Playing 8/4.

Bette Davis, Joan Blondell  et Ann Dvorak dans le film de Mervyn Leroy, Une allumette pour trois, 1932 

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Chut…

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Je crois que nous sommes de trop,
Partons vite sur la pointe des pieds…

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Funny haïkus d’Enki (II)

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Ma seigneurie

Longues et fines jambes,
Belle cambrure de rein,
et toutes ses dents,
J’en pince pour elle…

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la femme-fleur

à chaque fleur
son bourdon
butineur

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le cadenas

United States of America
Street letter box padlock
la NSA a t’elle la clé ?

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imperméabilisé

Toutou imperméabilisé
par manipulation génétique
pelage en Gore-Tex garanti

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Pour les autres Funny haïkus d’enki, c’est ICI :    (I)   ,   (III)   ,  (IV)   ,   (V)   ,   (VI)

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meraviglia

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l’image de Dieu

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Michel-Ange – la création d’Adam, 1511

Genèse 1 : ... Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme…

    Beaucoup pensent plutôt que c’est l’homme, anthropocentriste invétéré, qui a créé Dieu à son image. Mais si on admet l’hypothèse qu’un Dieu omniscient existe en tant que créateur de l’univers, pourquoi aurait-il créé à son image une créature qui se distingue parmi toutes les autres créatures comme celle qui se révèle la plus démente et la plus destructrice au point de mettre en danger l’équilibre et la survie même du monde. Si nous n’avons pas été créés à l’image de Dieu et que Dieu ne ressemble pas à notre image, il faut bien envisager que Dieu ressemble à autre chose. Une mante religieuse, peut-être ?

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le rêve

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Si vous voulez vivre longtemps votre rêve
Ne le confrontez surtout pas à la réalité.
Enfermez le dans une cage et jetez la clé…

Enki

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Loïe Fuller, femme tout à la fois papillon, fleur, flamme et serpent

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Loïe Fuller,  femme tout à la fois papillon, fleur, flamme et serpent

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Loïe Fuller (1862-1928)

    Mary Louise Fuller, dite Loïe Fuller, née à Hinsdale (Illinois) le 15 janvier 1862 et morte à Paris le 2 janvier 1928, est une danseuse américaine, pionnière de la danse moderne; elle est célèbre pour les voiles qu’elle faisait tournoyer dans ses chorégraphies. Elle apparait pour la première fois aux Folies-Bergère en 1892 et enthousiasma le public lors de l’Exposition universelle de 1900. Son nom est associé au courant Art Nouveau, au Japonisme et au Symbolisme. On la surnommait, la « fée lumière » parce qu’elle utilisait l’éclairage électrique tout juste naissant pour créer des jeux de lumières où apparaissaient grâce à la manipulation de grands voiles de soie dont elle était revêtue, papillons, serpents, fleurs et flammes. Ses danses les plus célèbres sont la Danse du Lys, la Danse de Feu et la Danse serpentine.

Jean Cocteau en faisait le portrait peu aimable suivant :

« Une grosse américaine, assez laide et à lunettes, debout sur une trappelentille*, manœuvre avec des perches des flots de voile souple, et sombre, active, invisible, comme le frelon dans la fleur, brasse autour d’elle une innombrable orchidée de lumière et d’étoffe qui s’enroule, qui monte, qui s’évase, qui ronfle, qui tourne, qui flotte, qui change de forme,comme la poterie aux mains du potier, tordue en l’air sous le signe de la torche et de la chevelure. »

* trappelentille : quésaco ?

Mallarmé lui a consacré un poème et écrit un texte sur son spectacle ( c’est  ICI ) :

Billet

Pas les rafales à propos
De rien comme occuper la rue
Sujette au noir vol de chapeaux ;
Mais une danseuse apparue

Tourbillon de mousseline ou
Fureur éparses en écumes
Que soulève par son genou
Celle même dont nous vécûmes

Pour tout, hormis lui, rebattu
Spirituelle, ivre, immobile
Foudroyer avec le tutu,
Sans se faire autrement de bile

Sinon rieur que puisse l’air
De sa jupe éventer Whistler.

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Loïe Fuller vue par les peintres

Whistler - Loïe Fuller dancing, 1892

Loïe Fuller vue par les peintres : Toulouse-Lautrec, Kilo Moser, Gérôme, Joseph Paget Fredericks, Jean-Louis Forain, Jean de Pal, Thomas Theodore Heine, Rodin

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articles liés

   Sur le site officiel L’HISTOIRE par L’IMAGE, l’historienne Gabriella Asaro a écrit un article très complet sur le thème de Loïe Fuller vue comme incarnation du symbolisme sur scène, je vous invite à le consulter, c’est  ICI .

   Sur ce blog, voir également l’article « Savage Beauties » consacré au couturier trop tôt disparu, Alexander McQueen, qui a réalisé des robes inspirées des danses de LoÏe Fuller, c’est  ICI .

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images du temps

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images du temps

Le temps peut se comparer
à une route de montagne
que l’on gravit à vélo ou à pied.
Il y a la montée, et puis la descente,
égale est la dénivellation,
mais alors que la montée
est très longue à gravir,
la descente, elle, s’effectue
beaucoup trop rapidement.

Enki

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meraviglia

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