Floraison du Liriodendron tulipiera d’à côté de chez moi

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     Dans un papier du 10 mai dernier je parlais d’un arbre magnifique à côté de chez moi que je considère comme sacré (c’est ICI) et auquel je pourrais très bien vouer un culte au moins deux fois dans l’année : en automne, lorsqu’il s’embrase et devient alors une immense flamme aux reflets jaune et orangés, et au printemps, lorsqu’il est en fleur. C’est un tulipier de Virginie (Liriodendron tulipiera). Je guettais depuis quelques jours les prémices de sa floraison et hier après-midi, j’ai constaté que celle-ci avait débuté. De loin l’effet n’est pas spectaculaire car les fleurs sont du même ton que les feuilles de l’arbre, mais de près, c’est un ravissement de beauté toute empreinte de délicatesse avec ses couleurs aux tonalités de jaune, d’orange et de vert tendre. De plus les feuilles sont elle-mêmes magnifiques avec leur découpe si originale. Il n’y avait encore que peu de fleurs et je reviendrais bientôt faire une photo d’ensemble…

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photos Enki

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Quand l’arbre devient sacré

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The Sacred Tree of the Hindoos at Gyah, Bahar, March 1790

Thomas Daniell – L’arbre sacré des Indous à Gyah, Bihar, mars 1790

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Le monde d’hier

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Le monde d’Hier : souvenirs d’une Europe incandescente Hommage à Stefan Zweig.

Artist : Harold Cazneaux (New Zealand; Australia, b.1878, d.1953)  Title :  Date : 1929 Medium Description: gelatin silver photograph, vintage Dimensions :  Credit Line : Gift of the Cazneaux family 1975 Image Credit Line :  Accession Number : 164.1975

Harold Cazneaux (Nouvelle Zélande, Australie 1878-1953) – portrait de Doris Zinkeisen avec fond de feuillage, 1929

     Doris Clare Zinkeisen (1898-1991) était une artiste d’origine écossaise connue pour son talent de conceptrice de décors et de costumes de théâtre, de peintre, de graphiste et d’écrivain. Elle avait débuté sa carrière à Londres dans les années 20 , partageant un studio avec sa sœur Anna, artiste comme elle.
  Harold Cazneaux (1878-1953) a été un pionnier et un membre éminent de la photographie australienne. Il fut le fondateur en 1916 du cercle pictorialiste australien Sydney caméra et a participé à de nombreuses expositions nationales et internationales.

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9 french words we (they) should be using in english

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      Un internaute anglo-saxon est tombé amoureux de 9 mots ou expressions en français qu’il souhaiterait intégrer à la langue anglaise : Dépayser (littéralement en anglais « de-countrify », to leave your comfort zone), Nombrilisme (litt. « bellybuttonism », self-centeredness, egoism), Vachement (litt. « cowly », very, truly), Chauve-souris (litt. « bald mouse », bat), Avoir le cafard (litt. « to have the cockroach », to be depressed), Chou (noun : « cabbage », cute), Ronronner (verb : to pure), Coccinelle (noun : ladybug/ladybird), Dépanneur (noun : repair person).

nombrilisme

nombrilisme ou bellybuttonism ?

    Cette idée de vouloir récupérer dans les langues étrangères les mots les plus évocateurs et les plus charmants me fait penser à cette histoire qui courait un temps en Europe et qui proposait pour faire de l’Europe un paradis de choisir dans chacun des pays le service ou la spécificité qui fonctionnait le mieux : la police et l’humour auraient été britanniques, la cuisine française, les automobiles allemandes, le budget néerlandais, l’organisation et la propreté suisse, l’amour italien, etc… L’enfer étant l’humour et la police à la charge des allemands, la cuisine anglaise, les automobiles et le budget français, la charité néerlandaise, l’organisation italienne et l’amour suisse… Ce qui est totalement injuste pour les Suisses à qui l’on pourrait reprocher tout un tas d’autres choses !

       Pour ma part, j’aime bien le mot anglais ladybird « dame-oiseau » pour coccinelle mais moins ladybug (anglais américain). Je pourrais très éventuellement utiliser « avoir le kokrach » pour « avoir le cafard », par contre être atteint de « bellybutonism » me ferait penser à une maladie contagieuse…

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Pour prendre connaissance de l’article (en anglais),  c’est  ICI.

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Rêves de pierre…

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« East is East and West is West, and never the twain shall meet »  (L’Orient est l’Orient et l’Occident est l’Occident, et les deux ne se rencontreront jamais.) – Rudyard Kipling.

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Thomas Daniell (1749-1840) – Les ruines du Palais de Madurai en Inde, 1798

       « Nous devons encore faire remarquer que, quand nous ne jugeons pas à propos de donner à l’expression de notre pensée une tournure proprement doctrinale, nous ne nous en inspirons pas moins constamment des doctrines dont nous avons compris la vérité : c’est l’étude des doctrines orientales qui nous a fait voir les défauts de l’Occident et la fausseté de maintes idées qui ont cours dans le monde moderne; c’est là, et là seulement, que nous avons trouvé, comme nous avons eu l’occasion de le dire ailleurs, des choses dont l’Occident ne nous a jamais offert le moindre équivalent. »  –  René Guédon, Orient et Occident.

Thomas et William Danielle - Temple hindou à Madura, 1798

Thomas et William Daniell – Temple hindou à Madura, 1798

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Magnifier la vie et les corps – Rudolf Koppitz (1884-1936)

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Rudolf Koppitz, Liane Haid, Weissensee c. 1930

Rudolf Koppitz –  Liane Haid, Weissensee, vers 1930

 

Rudolf Koppitz. Photograph. Österreich. Photographie. Um 1930.

   Rudolf Koppitz (1884-1936) est né dans une famille germanophone dans un petit village de Silésie, région qui faisait partie à l’époque de l’Autriche-Hongrie (aujourd’hui en Tchéquie). Il commença sa carrière de photographe en 1913 dans la mouvance pictorialiste représentant des paysages enneigés, des arbres, des vedute, des scènes paysannes romantiques et de nombreux portraits. Après son service militaire de trois années dans l’armée autrichienne en 1904 et une expérience professionnelle d’une année en dehors de la photographie, il reprendra des études de photographie à Vienne de 1911 à 1913 bénéficiant dans son école d’un poste d’assistant en photographie de portrait et paysage, ainsi qu’en retouche. Rappelé sous les drapeaux en 1914, il servira comme photographe de terrain notamment en photographie aérienne. Après la guerre, il connaîtra un grand succès avec ses célèbres photos de nus qui témoignent de son goût pour le naturisme et le culte du corps. Ses modèles sont lui-même, son épouse et des danseuses de l’Opéra de Vienne. C’est avec ces danseuses qu’il réalisera en 1925 son œuvre devenue depuis une icône de la photographie d’art : Bewegungsstudie (étude de mouvement). À partir des années trente, il délaisse le pictorialisme pour un style plus documentaire et exalte, en s’appuyant sur une savante mise en scène et en référence à l’idéologie montante du moment, l’authenticité paysanne, la beauté des corps et le caractère sublime des paysages alpins. Cette idéalisation et valorisation du passé et de la «Heimat» autrichienne seront récupérées et approfondies un peu plus tard par la propagande nationale-socialiste. Sa femme et collaboratrice Anna Arbeitlang qui ne cachera pas ses sympathies nazies après l’Anschluss continuera de diffuser son œuvre après sa mort en 1936 et photographiera la jeunesse autrichienne à la manière de sa consœur allemande Leni Riefenstahl.
  Liane Haid (1895-2000) était une ballerine et chanteuse autrichienne qui se tourna vers le cinéma d’abord muet puis parlant et devint en tournant une centaine de films la première star de cinéma autrichienne. Elle quitta l’Allemagne nazie pour la Suisse en 1942.
  Le Weissensee est un lac d’altitude de Carinthie en Autriche connu l’été pour ses activités de baignade et l’hiver par le fait qu’il offre la plus grande surface gelée des Alpes.

Rudolf Koppitz - Vacances (Liane Haid), vers 1930

Rudolf Koppitz – Vacances (Liane Haid), vers 1930

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Rudolf Koppitz - Etude de mouvement, 1925

Rudolf Koppitz – Bewegungsstudie (étude de mouvement), 1925

Quelques autres magnifiques photos de Rudolf Koppitz, en vrac. (cliquer sur les photos pour agrandir et lire la légende)

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Saint-Sorlin d’Arves en Haute Maurienne

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Mercredi 18 mai 2016 – Photos Enki

      Petite promenade de 2 à 3  heures dans le vallon encaissé des Prés Plans au fond duquel coule l’Arvan. le départ s’effectue directement à partir du village de Saint-Sorlin d’Arves. Le sentier traverse un bois de vernes qui a gagné sur les prés d’anciens hameaux dont il ne reste que quelques constructions traditionnelles éparses et de nombreux vestiges. À son extrémité, la vallée s’élargit et l’Arvan devient accessible. Agréable surprise de tomber sur une magnifique chapelle baroque inattendue (inattendue lorsqu’on est imprévoyant comme moi en partant sans aucune préparation à l’aventure...)

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L’un des hameaux de Saint-Sorlin d’Arves

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Sur un chemin du vallon de Pré-Plan

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la traversée du bois aux arbres gris dont les troncs ont la couleur de la pierre

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Concurrence dans les cieux

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l’un des hameaux du vallon de Pré-Plan

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Découverte d’un joyau inattendu : la Chapelle baroque  Notre-Dame de-la-Vie de Pré-Plan

     Dédiée à Notre-dame de la Vie construite en 1671 et restaurée en 1855. À l’extérieur, les encadrements des fenêtres sont décorées de fleurs de lys, de têtes de personnages et de croix de Savoie. À l’intérieur, statue de la Vierge à l’Enfant placée devant un dais peint en trope-l’œil. Retable à colonnes torses avec un antépendium orné d’un « cuir de Cordoue » offert en 1747. Ex-voto  –  (Ministère de la Culture et du Tourisme – Chemins du Baroque)

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Vue de l’intérieur de la chapelle à travers l’une des fenêtres grillagées

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Personnage célèbre

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     Certains habitants  de Saint-Sorlin d’Arves se targuent parfois que le grand couturier Pierre Balmain (1914-1982) était originaire de leur commune. En fait, celui-ci est né à Saint-Jean de Maurienne, ville qu’il a quitté à l’âge de 11 ans pour Paris où, pour répondre aux vœux de sa mère, il devait entreprendre des études d’architecte. C’est son grand-père Alexandre, colporteur, qui était originaire de Saint-Sorlin, village auquel Pierre Balmain demeurera attaché puisqu’il a demandé à ce que ses cendres soient dispersées dans la combe de la Balme, au pied du Pic de l’Etendard et du glacier de Saint Sorlin. En bon diplomate, il aura satisfait Saint-Sorlin et Saint-Jean de Maurienne puisque une partie de ses cendres, avec le temps, finiront par rejoindre la vallée de la Maurienne…

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Un peu de toponymie : Arve, Arves, Arvan, Arveyron

  • Saint Sorlin est l’appellation locale du saint chrétien Saturnin de Toulouse (Saturninus en latin) qui évolué en de nombreuses variantes : Savournin (cf. Saint Savournin), Sadourny, Sernin (cf. Saint-Sernin), Serni, Serny, Cernin, Sernilh, etc. Les lieux-dits portant le nom de ce saint sont souvent d’anciens lieux de culte dédiés avant l’arrivée du christianisme au dieu romain Saturne.
  • Arve(s) est un hydronyme d’origine celtique que l’on rattache au mot celtique * Aturava, diminutif féminin de la racine préceltique * atur-, désignant une «rivière». Cette racine serait associée à la racine indo-européenne * er-, or- signifiant «bouger». Selon Alfred Holder (Alt-celtischer Sprachschatz), il existait un adjectif gaulois arva, «rivière». Le « s » ajouté en fin de mot au XIIe siècle est une fantaisie graphique non justifiée. (Henry Suter : « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs »)
  • Le cours d’eau Arvan, affluent de l’Arc, qui coule à Saint-Sorlin, dénommé anciennement Rivulus que vocatur Arva en 1075, via qua itur versus Arvanum au XIIème siècle. Pour Ernest Nègre, Arvan : Arv-an est le cas régime féminin en déclinaison romane de Arva (cas régime : forme particulière que prenait en ancien français un nom, un adjectif, un article ou un pronom lorsqu’il avait une fonction de complément dans une phrase)
  • il existe en Haute-Savoie et en Suisse, un affluent du Rhône : l’Arve, dénommé anciennement Arua, Arwa, et Arva en 1083, Alva en 1269, inter aquam Alve en 1315, très souvent Arar aux XIIIème et XIVème siècles.
  • Arveyron : pour certains toponymiques, ce torrent issu de la Mer de Glace et affluent de l´Arve (Vallée de Chamonix, Haute-Savoie) ne serait pas lié au mot celtique Aturava, diminutif féminin de la racine préceltique atur-. Ce nom a en effet comme formes anciennes Alberon en 1298, puis Arbeiron au XVIIIème siècle, devenu Arveyron probablement par attraction paronymique avec Arve, voir Albarine [Boyer]. Cependant, pour Nègre 1990, c´est bien un dérivé de Arve avec les suffixes romans -ari et -onem (rappelé par Sutter).

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Rêves de pierre…

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Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre…   Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

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Thomas and William Daniell – Observatoire de Delhi Samrat Yantra avec en arrière-plan le Jai-Prakash Yantra constitué de 2 structures concaves hémisphériques utilisées pour mesurer la position des corps célestes, 1808.

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la promesse du jour

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Lac d’Annecy – mardi 17 mai 2016, 5h 45 du matin – photo Enki

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De retour d’un nuage

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      On m’avait dit qu’un nuage était composé d’une grande masse de gouttelettes d’eau en suspension dans l’air et qu’il ne comportait rien d’autre… C’est faux ! Je le sais car j’y suis allé et j’en reviens tout juste. Dans un nuage, il y a des montagnes, des champs, des prairies, des forêts et même des routes… C’est comme le monde d’ici-bas, mais plongé dans la brume. Ce qui est sûr, c’est que je n’y ai rencontré ni dieux, ni anges…

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photos Enki, le 15 mai 2016

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