Ressentir l’Âme du monde

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Ressentez-vous quelque chose ?

43546tumblrlnotl0vqfw1qa5yk4o1500

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

6 réflexions au sujet de « Ressentir l’Âme du monde »

    • La nôtre si l’on considère que nous nous nous situons en dehors du monde en l’état de spectateurs. Celle du monde dans son ensemble si nous nous considérons comme partie intégrante de l’Univers, ce qui doit être effectivement le cas lorsque nous sommes capables de ressentir à certaines occasions ce sentiment fusionnel d’intégration que certains appellent le « sentiment océanique ». Il faut pour cela « s’oublier » en tant qu’individu, ne plus penser, se contenter de ressentir le plus intensément possible et se laisser « porter » par le flux du monde… Imaginons que l’espèce humaine disparaisse, ne pensez-vous pas que ce flux de mouvement et de vie continuera en notre absence d’irriguer l’univers avec le mouvement des galaxies dans le cadre de l’Espace-Temps, la création et la transformation des mondes, les mouvements géologiques des corps célestes et ceux de la Terre en particulier, l’évolution de la vie dans le sens d’un accroissement, d’un perfectionnement et d’une projection dans l’espace…

  1. « Imaginons que notre espèce disparaisse », qui alors s’émerveillera des beautés de la vie ? qui dira le grand mystère ? l’homme n’est-il pas à une place singulière dans l’univers ?

    • Question intéressante…

      Quelle importance l’homme a-t-il pour le monde ?

      Aucune si nous considérons que nous sommes un accident ou un hasard de l’évolution et que celle-ci se poursuivra en notre absence. Les scientifiques pensent que sous l’effet d’un précédent changement climatique l’humanité avait failli disparaître car il ne restait plus sur Terre que deux à trois cent personnes…
      On constate que le règne de l’homme se traduit actuellement par une diminution et un appauvrissement de la biodiversité et des beautés du monde. Cette perte sera-t-elle compensée par les perspectives évolutives de notre espèce et de ses capacités de compréhension et d’action sur le monde et par la création de « merveilles humaines » ?

      L’Univers est merveilleux avec ou sans l’homme mais peut-être était-il vaniteux au point de ressentir le besoin de créer un être de conscience pour pouvoir être admiré… (Miroir, Miroir… Suis-je la plus belle…) Mais cela voudrait-alors dire que l’Univers est animé d’une conscience et que Dieu existe…

      La notion de « beauté » est spécifique à l’homme et en dehors de la conscience humaine elle n’existe pas, l’Univers est ce qu’il est mais l’homme possède une baguette magique qui a pour effet d’enchanter les choses autour de lui. Cette baguette magique, c’est sa faculté d’imagination qui le rend capable par l’intermédiaire de l’art de créer la beauté à partir de rien… Mais ce qui complique tout, c’est que le critère de beauté est relatif et différent selon les hommes. Le caractère infini de l’Univers est pour nous aujourd’hui source d’émerveillement alors qu’il était pour Pascal une source d’effroi…

      Votre question m’a donné mal à la tête…

      Je vous souhaite mille et une merveilles…

      Enki

  2. « Là où l’homme n’est pas, la nature est stérile » : Pour l’homme, certainement, mais pas pour la nature elle-même…
    La positivité de l’homme est indéniable seulement quand elle se place dans une perspective exclusivement anthropocentrée…

    Il faut lire les descriptions de l’Amérique du Nord par les premiers pionniers et explorateurs pour voir la différence entre la richesse de la vie animale et végétale qui régnait alors et celle d’aujourd’hui. L’exemple des bisons est éloquent mais on pourrait ajouter les oiseaux (voir les descriptions incroyables d’Audubon sur la pléthore d’oiseaux) et les poissons qui grouillaient littéralement sur les cotes maritimes et les rivières.

    William Blake que l’on classe parmi les pré-romantiques a pourtant commencé à entrevoir les méfaits de l’industrialisation de l’Angleterre et le « désenchantement du monde » qui en résultait… (voir son poème sur Londres)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s