Dresde 1940-1945 : regards croisés

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L. Junghans Dresden 1940

L. Junghans – Jeune femme se déshabillant à Dresde en 1940

    Les photos présentées ont été prises à 5 années de distance. la première, prise par le photographe allemand L. Junghans à Dresde montre une belle jeune femme se déshabillant dans son boudoir. Meubles de style moderne et épuré, miroir reflétant la scène, rideaux transparents, tout respire la sérénité et la volupté et pourtant l’Allemagne met l’Europe à feu et à sang depuis déjà une année.
      La deuxième et la troisième photo datent de 1945, elles ont été prises par un autre photographe allemand, Richard Peter, qui a photographié ce qui restait de sa chère ville de Dresde, « la Florence de l’Elbe« , joyau baroque de la Saxe, après le terrible bombardement anglo-américain des 13, 14 et 15 février 1945 au cours duquel 1.300 bombardiers ont lâchés 3.900 tonnes de bombes  et d’explosifs incendiaires sur la ville. Autant de bombes dont beaucoup incendiaires lancées dans un espace réduit a eu un effet dramatique en provoquant un effet de souffle gigantesque aspirant l’oxygène et causant la mort atroce de nombreux habitants par asphyxie dans les abris où ils s’étaient réfugiés. Les estimations des personnes tuées dans le bombardement varient de 25.000 à 200.000. Il existe une incertitude sur le chiffre exacte des pertes car un grand nombre de personnes fuyant l’avance russe s’étaient réfugiées dans cette ville sans valeur militaire où elle pensaient se protéger.

Dresden_1945

 Richard Peter – l’Ange de la Miséricorde, Dresde 1945

   C’est en septembre 1945, sept mois après l’enfer que Richard Peter, ancien photojournaliste qui opérait dans Dresde avant la guerre pour le légendaire journal de gauche AIZ  est revenu du service militaire. Il a passé les quatre années qui ont suivies à photographier les ruines, les «canyons» urbains, des épaves de voiture, et enfin les cadavres dans les abris anti-aériens qui ont commencé à être ouverts seulement en 1946. C’est dans l’un de ces abris qu’a été découvert ce cadavre d’une jeune femme.

Fotothek_df_ps_0000876_Frauenleichnam_in_einem_Luftschutzkeller

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Une réflexion au sujet de « Dresde 1940-1945 : regards croisés »

  1. Il restera toujours des temps où il sera malheureusement nécessaire de rappeler sans cesse l’horreur afin que nous puissions vaincre le tranchant des impuissances de chacun et en particulier celles des « puissants ».

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