la forêt du chaos


Dimanche 28 mai dans la forêt du Semnoz, milieu de l’après-midi – photos Enki

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      Cette partie de la forêt se situe sur un terrain plat et humide et la végétation composée majoritairement de résineux y est très dense. Les arbres, serrés les uns contre les autres, sont très nombreux et une véritable lutte pour atteindre la lumière du soleil s’engage. Il y aura quelques gagnants et de nombreux perdants. Les gagnants sont ceux qui ont réussi à atteindre la lumière les premiers. Ils vont devenir des géants et verront leur ramure s’étoffer en partie supérieure captant ainsi l’essentiel de la luminosité. Les autres, privés des bienfaits des rayons solaires vont s’étouffer et s’étioler peu à peu, finissant par mourir debout. Commence alors le processus d’un long pourrissement sur pied. Les troncs se fendent, l’écorce se dessèche et se détache par plaques telle une peau morte qui se desquame laissant apparaître les stigmates d’une chair dévorée par la vermine, ceci jusqu’au moment où, sous les coups de butoir d’une tempête, ils se brisent à leur base laissant pointer vers le ciel de sinistres moignons.

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5 réflexions au sujet de « la forêt du chaos »

    • C’est vrai, je ne m’en étais pas aperçu dans l’immédiat. sauf que si le poteau et la flèche sont bien là, le saint n’est présent que dans notre tête… Bel exemple d’ « artialisation » du paysage où nous percevons le paysage non pas pour ce qu’il « est » réellement (mais en dehors de notre pensée existe-t-il objectivement ? sa délimitation conceptuelle dans l’Univers étant totalement arbitraire car liée à nos sens et à nos préoccupations) mais pour ce que notre culture artistique nous a programmé de penser… L’innocence de la perception n’existe pas et sans doute n’a t’elle jamais existé…

      • Naissance de l’humanité, s’il y a eu de l’innocence, c’est à son berceau une main
        -empreinte et durant des millénaires toutes ces choses données à voir avant d’être saisies au profit de sa vie, millénaires encore avant l’interprétation et encore des millénaires avant les métaphores… Et la perception est demeurée directe !
        Pardon donc au tronc d’avoir été comparé, mais vous avez mis sous nos yeux
        une scène de douleur du vivant inanimé, et c’était saisissant.

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