La jeune fille de l’étranger – Un poème de Schiller


Das Mädchen aus der Fremde

Bottielli - extrait Primavera.png

In einem Tal bei armen Hirten
Erschien mit jedem jungen Jahr,
Sobald die ersten Lerchen schwirrten,
Ein Mädchen, schön und wunderbar.

Sie war nicht in dem Tal geboren,
Man wußte nicht, woher sie kam,
Und schnell war ihre Spur verloren,
Sobald das Mädchen Abschied nahm.

Beseligend war ihre Nähe,
Und alle Herzen wurden weit,
Doch eine Würde, eine Höhe
Entfernte die Vertraulichkeit.

Sie brachte Blumen mit und Früchte,
Gereift auf einer andern Flur,
In einem andern Sonnenlichte,
In einer glücklichern Natur.

Und teilte jedem eine Gabe,
Dem Früchte, jenem Blumen aus,
Der Jüngling und der Greis am Stabe,
Ein jeder ging beschenkt nach Haus.

Willkommen waren alle Gäste,
Doch nahte sich ein liebend Paar,
Dem reichte sie der Gaben beste,
Der Blumen allerschönste dar.

Friedrich Schiller


00850290

Capture d’écran 2017-08-21 à 16.24.49.png

°°°

La jeune fille étrangère

 Dans la vallée, parmi de pauvres bergers, aussitôt que les premières alouettes chantaient, on voyait apparaître une belle et admirable jeune fille.

     Elle n’était pas née dans ce vallon : on ne savait d’où elle venait, et dès qu’elle s’éloignait on perdait sa trace. Près d’elle on se sentait heureux, tous les cœurs se dilataient ; cependant sa dignité majestueuse éloignait toute familiarité. Elle apportait des fleurs, des fruits nés dans une autre contrée, éclos sous un autre soleil, au milieu d’une terre meilleure.

    Elle distribuait à tous ses présents, à l’un des fruits, à l’autre des fleurs ; le jeune homme et le vieillard la quittaient enrichis de ses dons.

     Tous ceux qui arrivaient à elle étaient les bien venus ; mais s’il se présentait un couple d’amants, elle gardait pour eux ses présents les plus précieux, ses fleurs les plus belles. 

Traduction Xavier Marmier, 1854 


La fille d’un pays étranger

Capture d_écran 2017-08-18 à 05.17.37

Dans une vallée, chez de pauvres bergers,
Apparaissait à chaque nouvelle année,
Dès que voletaient les premières alouettes,
Une belle et merveilleuse jeune fille.

Elle n’était pas née dans la vallée,
On ne savait pas d’où elle venait
Et on perdait vite ses traces,
Dès que la jeune fille prenait congé.

Elle était d’heureuse compagnie
Et tous les coeurs s’ouvraient à elle
Pourtant sa dignité, sa grandeur
Eloignaient la familiarité.

Elle apportait des fleurs et des fruits,
Mûris dans une autre campagne,
Sous un autre soleil,
Dans une nature plus heureuse.

Elle partageait ses dons avec chacun
A celui-là des fruits, à celui-ci des fleurs,
L’adolescent et le vieillard avec sa canne,
Tout un chacun rentrait à la maison avec un cadeau.

Tous les hôtes étaient les bienvenus,
Alors un couple d’amoureux s’approcha,
A qui elle remit le plus beau cadeau,
La plus belle de toutes les fleurs.

Traducteur inconnu


Pour en savoir plus


 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s