2 réflexions au sujet de « lumière d’hiver sur le lac d’Annecy »

  1. Donner à voir la montagne et son lac sur le mode romantique de Gaspard David Friedrich, c’est une chance pour nous, pauvres embourbés dans nos « classiques » parcours citadins ! Notez bien que la Seine monte pour le plaisir des badauds, et programme les vacances d’hiver en ville de nos surmulots… Et tout ça au milieu du grand débat :  » tulipes, pour ou contre ? » ; je ne sais pas pour vous; moi, j’ai signé la pétition contre, et poursuivrai la lutte aux côtés de mes commensaux.
    M.C

    • Pour ma part, j’ai toujours préféré aux ordinaires « bouquets de tulipes », les « bouquets d’hippopotames ». Pour ce qui est de « l’œuvre » de Koons, destinée si l’on en croit son auteur à « symboliser l’acte d’offrir » et aurait été créée « comme un symbole de souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris il y a un an » : en quoi, ce bouquet symbolise t’il toutes ces bonnes intentions ? Veut-il dire qu’il faut répondre par des fleurs à ces actes monstrueux ? Le mari d’une jeune femme tuée dans les attentats a écrit un livre intitulé « Vous n’aurez pas ma haine ! » Mais, de là à offrir des fleurs… Mais peut-être ce bouquet veut-il simplement exprimer l’idéologie simpliste, baba-cool et bien-pensante du « faites l’amour, pas la guerre » ou « répondez avec des fleurs »… Bref, le thème de ce bouquet ne me semble pas à la hauteur de l’importance et de la gravité de la tragédie qu’il entend symboliser. Il reste la forme, ce bouquet est-il une véritable œuvre artistique ou un simple objet décoratif du genre Kitsch qui privilégie le spectaculaire et l’événementiel à la profondeur et la complexité du sujet et de la pensée. Je me garderais bien de répondre à cette question, laissant la résolution de ce problème aux spécialistes de l’art et finalement à l’Histoire… Mais il me semble qu’en cas de doute sur la valeur et la légitimité de l’œuvre, il serait plus prudent de l’installer dans un lieu plus « neutre » et non dans un lieu prestigieux que par sa spectacularité théâtrale il transformerait irrémédiablement et dénaturerait. Et puis les exigences de l’artiste gâté qu’est Koons sont intolérables, depuis quand, c’est l’artiste qui choisit le lieu où son œuvre doit être présentée ?

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