anthropos


––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

°°°
AUTRES GENS, AUTRES CULTURES

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Les tribus de la vallée de l’Omo ou « Avant le stade du miroir » – photographe Hans Silvester
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

6a00d8341ce44553ef0105371b10f6970b

Ils ont le génie de la peinture sur soi. Leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. Noire ? Non. Bronze noir, avec des reflets rouges qui renvoient la lumière. A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya,la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres. La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté. Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier. Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies, un Klee…

Pour la suite, c’est ICI

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
°°°
ORIGINES & EVOLUTION

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Mes pérégrinations avec Lucy dans le temps et l’espace
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

reconstitution-du-visage-de-lucy-par-le-field-museum-de-chicago

Nous nous souvenons tous de Lucy in the Sky with Diamonds, la célèbre chanson des Beatles de la fin des années soixante qui faisait fantasmer leur fans car ils voyaient dans les initiales du titre une référence à la drogue de synthèse qui sévissait au même moment, le L.S.D. L’histoire de la création de la chanson serait plus prosaïque et due au fils de John LennonJulian, alors âgé de 4 ans, qui serait revenu de l’école avec un dessin qu’il offrit à son père. Celui-ci lui ayant demandé ce qu’il représentait s’entendit répondre par Julian : « C’est ma copine Lucy, dans le ciel, avec des diamants ».  Le hasard a voulu que sept années plus tard, en 1974, une équipe de paléontologues composée des français Yves Coppens et Maurice Taieb, de l’américain Donald Johanson  et d’éthiopiens prospectaient sur les bords de la rivière Awash, dans la dépression de l’Afar, au nord-est de l’Éthiopie. Le 24 novembre, Donald Johanson et l’un de ses étudiants, Tom Gray, découvrent un premier fragment de fossile sur le versant d’un ravin. Il sera suivi d’une quarantaine d’autres qui permettront de reconstituer une partie significative du squelette d’un australopithèque de sexe féminin ayant vécu il y a 3,2 millions d’années qui sera baptisé plus tard en 1978 Australopithecus afarensis.

pour la suite, c’est  ICI

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
« Qui sommes nous » ou bien « Que sommes nous ? » – Détermination et liberté
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

le-second-topique-credit-wikipedia

« La façon dont j’envisage les êtres humains peut être décrite ainsi : il s’agit d’organismes se trouvant à la naissance dotés de mécanismes automatiques de survie, et qui acquièrent par l’éducation et la culture un ensemble de stratégies supplémentaires, désirables et socialement acceptables, leur permettant de prendre des décisions. Ces stratégies, à leur tour, augmentent leurs chances de survie, améliorent remarquablement la qualité de celle-ci, et fournissent la base de la construction de la personne. Après la naissance, le cerveau humain aborde le développement post-natal doté de pulsions et d’instincts qui ne comprennent pas seulement les circuits physiologiques de régulation du métabolisme, mais en outre, les mécanismes fondamentaux permettant de prendre en compte le comportement social et l’acquisition de connaissances sociales.(…) »

pour la suite, c’est ICI

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Wilder Mann
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Schoenbartbuch_220

     Wilder Mann dans les pays germaniques, wild man en Anglais moderne, wudewasa en vieil anglais, uomo selvatico en Italie, l’Homme sauvage est une créature mythologique omniprésente en Europe depuis les temps le plus lointains. L’Homme sauvage est l’antithèse de l’homme des champs, des villages et des villes. Il hante les forêts sauvages et leurs marges, là où vivent les bêtes sauvages, les démons, les criminels et les  proscrits. Ses attributs sont ceux des bêtes sauvages : puissance et force brutale, épaisse pilosité sur l’ensemble du  corps, langage absent ou réduit au minimum. Souvent, il est présenté comme connaissant le langage des animaux avec lesquels il entretient des rapports privilégiés.

pour la suite, c’est ICI

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
La double nature de l’homme : l’Hybris ou l’Homo-sapiens-demens (d’après Edgar Morin)
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Albrecht Dürer - Nemesis - vers 1502

Albrecht Dürer – Nemesis

     Le thème « Homo démens » a été traité dans l’ouvrage d’Edgar Morin « Le paradigme perdu : la nature humaine » édité en 1973 aux Editions du Seuil qui avait pour ambition, en application de ses réflexions sur la pensée complexe, de jeter les bases d’une anthropologie ouverte sur le biologique. Morin reprochait à l’anthropologie traditionnelle d’opposer Nature et Culture alors que « la clé de la culture est dans notre nature et que la clé de notre nature est dans la culture ». Une véritable anthropologie se devait d’appréhender l’homme, non plus seulement à travers le prisme des sociétés archaïques, mais « à travers ses multiples naissances depuis les origines ». Dans cette perspective, Edgar Morin met l’accent sur le saut qualitatif représenté par l’homo sapiens qui ne se limite pas au perfectionnement de l’outil, du langage et de la culture dont il n’a été que l’héritier de la part des hominiens qui l’ont précédés mais que cette évolution fondamentale se caractérise surtout parl’apparition dans la culture de l’activité mentale « du mythe, de la magie, de la démesure, du désordre » de ce que les grecs qualifieront par la suite d’ubris. Pour Edgar Morin, le propre de l’homo sapiens est d’être « un animal doué de déraison ». Ainsi, la folie, la violence que connaissent les sociétés humaines ne constitueraient pas des « accidents » ou des dérèglements de la nature humaine mais seraient inscrits dans cette nature. Le thème a de nouveau été traité dans l’avant-propos du petit fascicule « Amour, poésie, sagesse » édité en 1997 aux Editions du Seuil

pour la suite, c’est ICI

 

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s