America

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De la démocratie en Amérique

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Èlection de Trump : Relire hannah Arendt – I) Quand l’histoire bégaie…
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      « Les mouvements totalitaires sont possibles partout où se trouvent des masses qui, pour une raison ou une autre, se sont découvert un appétit d’organisation politique. Les masses ne sont pas unies par la conscience d’un intérêt commun, elles n’ont pas cette logique spécifiques des classes qui s’exprime par la poursuite d’objectifs précis, limités et accessibles. Le terme de masses s’applique seulement à des gens qui, soit du fait de leur seul nombre, soit par indifférence, soit pour ces deux raisons, ne peuvent s’intégrer dans aucune organisation fondée sur l’intérêt commun, (…). Les masses existent en puissance dans tous les pays, et constituent la majorité de ces vastes couches de gens neutres et politiquement indifférents qui n’adhèrent jamais à un parti et votent rarement. » (…)

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Un David contre les Goliaths de la finance américaine : Lawrence Lessig
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      Professeur de droit et d’éthique au Harvard Law School, Lawrence Lessig est un juriste américain de notoriété internationale et un fin constitutionnaliste qui a été le conseiller de Barack Obama en 2008. Il aurait pu être juge à la Cour suprême mais a décidé de se rebeller contre le système. Dés 2007, il s’est engagé dans une dénonciation du pouvoir des lobbys à Washington, en particulier pendant les campagnes électorales, qui mine la démocratie américaine. Il est l’auteur en 2000 d’un article qui fait référence dans le milieu technocritique, Code is law, dans lequel il dénonce le cyberespace comme constituant une menace pour les libertés. Il a lancé en 1914 un mouvement, la New Hampshire Rebellion, organisateur d’une marche citoyenne qui a parcouru à pied les routes de cet Etat-clé afin de mobiliser ses habitants dans le processus électoral et contre la corruption endémique du personnel politique américain au coeur de la campagne présidentielle de 2016 dans le but d’obtenir un amendement de la Constitution qui réforme le système de financement des campagnes électorales. (crédits Wikipedia et Le Monde).

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Discours d’adieu du président Eisenhower du 17 janvier 1960
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Dwight David Eisenhower (1890-1969) - sae président des Etats-Unis de 1953 à  1961

Cette conjonction d’une immense institution militaire et d’une grande industrie de l’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d’Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société.

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AMERICA – la côte Est

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Animaux fabuleux : le Squonk de Pennsylvanie
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       Dans son traité Le livre des êtres imaginaires, l’écrivain argentin Jorge Luis Borges nous fait découvrir le Squonk (Lacrimacorpus dissolvens), un animal étrange considéré comme l’animal  « le plus malheureux de la création » à cause de son apparence pitoyable, qui vit dans le nord de l’Amérique plus précisément en Pennsylvanie et qui a la particularité d’être facilement sujet à des crises de larmes.

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Le New-York des années 1890-1917, du pictorialisme à la photo-sécession et à l’autonomie
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Alvin Langdon Coburn - Flatiron, 1912

      Harold Alfred Stieglitz a étudié la photographie en 1883 à Berlin. De ses photographies, on retiendra les très beaux clichés de New York sous la neige ou dans la brume présentées ci-après comme Winter Fifth avenue, The Flat iron (1902) ou Spring showers (1902) sur laquelle un arbre isolé et penché se détache avec précision sur un paysage flou, ou bien encore Horses (1904). De Paul Strand on retiendra le portrait saisissant d’une femme aveugle Blind(1916), de Gertrude Käsebier Spring, ou d’Edward Steichen The Flat iron(1909), une sublime épreuve à la gomme bichromatée bleu-vert qui confère au cliché la charge poétique d’un tableau impressionniste. Ce type de photographie s’est fortement inspiré, tout au moins à ses débuts, des tableaux du peintre américain James Abbott McNeill Whistler, lui-même fortement influencé après son séjour anglais par Turner et des œuvres des peintres impressionnistes tels que Monet. A l’époque en fait, «la photographie est encore placée sous la coupe de la peinture et de la sculpture qu’elle s’applique à imiter». Ce mouvement appelé pictorialisme milite en faveur de la photographie artistique. Travaillés, retouchés, rehaussés de couleurs pour améliorer leur rendu, les clichés obtiennent alors un rendu qui estompe la réalité saisie lors du simple  déclenchement de l’obturateur.
    Mais Alfred Stieglitz finira par se libérer de cette influence et imposera la photographie comme un art à part entière…

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New-York, le Brooklyn Bridge, (I) la cathédrale gothique de l’Amérique
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Storm clouds hover over the Brooklyn Bridge and the ghostly skyscrapers of Manhattan's financial district in March 1946

      D’abord, pourquoi un pont et à cet endroit précis ? Au milieu du XIXe siècle, la ville de New York ne s’étend que sur la partie méridionale de l’île de Manhattan, au sud du Parc Central, encore inachevé. Mais elle grandit très vite : sa population est passée de 200.000 habitants en 1830 à plus de 800.000 en 1860. L’essentiel de l’activité portuaire se situe sur les bords de l’East River, ce bras de mer séparant Manhattan d’une autre île, beaucoup plus vaste, Long Island. En face de New York, à l’extrémité sud de Long Island, se trouve la ville de Brooklyn. Cette tranquille bourgade d’origine hollandaise a grandi de façon encore plus spectaculaire que Manhattan : en trente ans, le nombre de ses habitants a décuplé, pour atteindre 279.000 résidents en 1860. C’est aussi un centre industriel et commercial très actif, jaloux de son autonomie menacée par la municipalité new-yorkaise qui cherche à absorber son encombrante voisine. La circulation des hommes et des marchandises entre les deux villes augmente rapidement pendant cette première moitié du XIXe siècle ; les bacs qui sillonnent l’East River depuis 1640 sont surchargés en permanence et les passagers — plus de 50 millions par an après 1850 — de plus en plus insatisfaits. De part et d’autre, on cherche des solutions pour traverser le bras de mer sans gêner le trafic portuaire ni être tributaire de la marée, des coups de vent, voire de la glace lorsque l’hiver est rigoureux.

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New-York, le Brooklyn Bridge, (II) le poète Hart Crane à Brooklyn Heights
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Hart Crane on the roof at 110 Columbia Heights, Brooklyn, 1924.

      Harold Hart Crane est né le 21 juillet 1899 dans le village de Garretsville, dans l’Ohio. Son père, Clarence Hart, était un confiseur qui avait fait fortune en inventant et en commercialisant les bonbons Life Savers. Les parents du poète, régulièrement en conflit, divorcent en 1916. Quelque temps après, il quitte la scolarité et s’installe à New York. Entre 1917 et 1924, il voyagera entre New York et Cleveland, travaillant à la fois comme rédacteur pour subvenir à ses besoins à New York, et comme employé dans l’entreprise de son père lorsqu’il se trouve à court d’argent. D’après ses lettres, il apparaît que c’est à New York qu’il se sent le plus chez lui, et c’est dans cette ville qu’il écrira la majeure partie de ses poèmes. Homosexuel, Hart Crane tombe amoureux d’un marin qui lui brise le cœur, ce qui lui inspire son poème Voyages. Disciple de Blake, Whitman et Rimbaud, en même temps qu’attiré par le transcendantalisme d’Emerson, le panthéisme de Tagore et les théories dionysiaques de Nietzsche, il a tenté de réconcilier la poésie et la civilisation américaine (le Pont, 1930), c’est un poète américain caractéristique du mouvement moderniste qui bouleversa le monde littéraire anglo-saxon dans les premières décennies du xxe siècle

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New-York, le Brooklyn Bridge, – (III) un poème d’Enki
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Nina Papiorek - Brooklyn Bridge

Sous le ciel gris de l’East River
S’étire le songe d’un rêveur.
Sur de hautes arches ogivales
on a tendu une immense toile
tressée de mille et un fils d’acier, 
pour piéger, certains le prétendent,
les grands oiseaux marins
venus de l’horizon lointain.

Vous n’aurez jamais pu admirer,
John Augustus Roebling le rêveur,
le Brooklyn Bridge en sa splendeur.
Le rêve beaucoup trop grand, aura, 
une fois encore, dévoré son enfant.

Les filins tressés n’ont attrapés
aucun des oiseaux convoités.
Ils volent trop haut dans les nuées…
Les américains sont pragmatiques,
ils ont alors décidé d’accrocher
sous l’immense toile inexploitée 
un long ruban tout en acier;
et l’on peut désormais passer
de Manhattan à Brooklyn, à pied…

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Les représentations du New York des années vingt du tchèque Tavik Frantisek Simon
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c’est ICI

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Reginald Marsh, peintre du New York des années 30
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Reginald Marsh - The Battery (détail), vers 1926

    Reginald Marsh est un peintre américain connu pour ses représentations du New York de la Grande Dépression des années 1920 et 1930 avec ses divertissements populaires tels que les vaudevilles et les scènes burlesques, les clubs de strip-tease, les foules et les badauds, les scènes de plage à Coney Island, les clochard sur le Bowery, les prostituées et les chômeurs. Il rejetait l’artmoderne, le trouvant stérile préférant utiliser le style pictural qu’on appelé depuis réalisme social, et qui avait émergé de la confrontation entre l’art moderne et les mouvements sociaux et politiques nés de la contestation sociale issue de Grande dépression. Contrastant avec le style des peintres régionalistes qui présentaient une vision idéalisée de la nature sauvage et de l’Amérique rurale, les artistes partisans du réalisme social pour la plupart travaillant dans les grandes agglomérations témoignaient de la situation des pauvres en cette période de crise économiques où des millions de travailleurs avaient perdu leur emploi. Beaucoup d’entre eux étaient sympathisants des luttes politiques et syndicales du mouvement ouvrier de l’époque et avait élevé la figure du prolétaire au rang d’idéal héroïque, dans la vie comme dans l’art. Ils s’inspiraient dans leur travail des  œuvres des peintres muralistes mexicains  engagés politiquement comme Diego RiveraJosé Clemente Orozco et David Alfaro Siqueiros. Au États-Unis, ces artistes ont créé des peintures murales à caractère social mettant en scène des représentations dynamiques de la classe ouvrière.

  • Pour le New York de la Grande Dépression de Reginald Marsh : (I) remorqueurs & locomotivestravailleurs & chômeurs, c’est  ICI 
  • Pour le New York de la Grande Dépression de Reginald Marsh : (I) Des femmes belles comme des remorqueurs, c’est  ICI

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Le New York des années trente et la femme américaine vus par Louis-ferdinand Céline
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Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c’est une ville debout. On en a déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux même. Mais chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur des fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.
On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur. 

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New York, ville hermaphrodite (2 textes de Denis Jeambar et Christophe Beau)
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Deux visions de New York, présentée comme ville étant à la fois mâle et femelle, qui se rejoignent, l’une racontée par le journaliste et écrivain Denis Jeambar, l’autre par un agronome reconverti dans la production de vins biodynamiques, Christophe Beau.. 

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Un barrage contre l’Atlantique : la dernière maison de Holland Island (Maryland)
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Holland Island

   La première occupation humaine date des années 1600, Holland Island a reçu son nom du propriétaire de l’île, le colon Daniel Holland. Pendant près de deux siècles, la vie s’est déroulée sans incident pour la petite île dont les rives n’étaient occupées que par un seul village de taille minuscule. Puis, dans les années 1850, on assista à un boom de la pêche et de l’agriculture dans la région de Chesapeake qui apporta un certaine prospérité dans l’île. Quarante années plus tard, il y avait dans l’île une importante communauté de bateliers et à l’orée du vingtième siècle, en 1910, l’île abritait 360 habitants, ce qui en faisait l’île la plus peuplée de la baie de Chesapeake. À l’apogée de sa prospérité, Holland Island comptait plus de 70 constructions comprenant des commerces, une école, un bureau de poste, plusieurs magasins généraux et une église. L’île avait aussi son propre médecin, un centre communautaire, et même une équipe de baseball qui voyageait par bateau pour participer à des matchs à l’extérieur.
Près de 90 navires mouillaient à Holland Island, s’attachant à bâtir leurs fortunes par la pêche, le piégeage des crabes et le ramassage par ratissage des huîtres.

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les pérégrinations de Diane la Chasseresse dans le nouveau monde
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Philadelphia Museum of Arts - statue de Diane - sculpteur Augustinus Saint-Gaudens

   Lorsque l’on monte le grand escalier central intérieur du Philadelphia Museum of Arts qui conduit aux étages supérieurs, notre regard est immédiatement accroché par une silhouette gracile située au sommet de l’escalier qui se détache sur un fond de lumière dorée. La déesse, car c’en est manifestement une, est totalement nue et se tient en équilibre sur une sphère représentant le globe terrestre et bande un arc puissant armé d’une flèche. C’est une représentation sublime de la Diane chasseresse de la mythologie romaine, avatar de l’Artemis grecque, incarnation féminine de la lumière du jour, déesse qui a choisi d’être en état de virginité perpétuelle et qui règne sur les lieux en marge régissant le passage entre les deux univers de la sauvagerie et de la civilisation. Quel meilleur symbole pour un musée qui se veut être le lieu où l’humanité protège et diffuse son patrimoine culturel.

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la Mason-Dixon Line (1763-1767)
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   Depuis la fin de la guerre d’indépendance des États-Unis, la ligne Mason-Dixon était la ligne de démarcation entre les États abolitionnistes du Nord et les États esclavagistes du Sud, jusqu’au Compromis du Missouri voté en 1820 qui déplaçait la limite à la latitude 36°30′ Nord (frontière sud du Missouri) pour les territoires de l’ancienne Louisiane française, achetée en 1803. Ce sont deux géomètres britanniques, Charles Mason et Jeremiah Dixon qui l’avaient établie entre 1763 et 1767. Elle était alors située à environ 39°43’20 » de latitude Nord entre le Maryland et la Pennsylvanied’une part ; 75°47′18 de longitude ouest entre le Maryland et le Delaware et délimitait les frontières de ces deux états. Les esclaves noirs qui utilisaient le chemin de fer clandestin devaient traverser la ligne Mason-Dixon pour tenter de gagner la liberté. Même après la guerre, cette frontière est restée un fort symbole de division culturelle entre les États du Sud et du Nord. 

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Frozen in Philly ou ambiance fraîche à Philadelphie
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 Au cours de cette nuit de froidure,
deux immenses cristaux de glace
ont jaillis de ton sein.
ils resplendissent au soleil mort du matin.
Philly de la démesure,
Philly du vertige.
Le long de tes rues étroites
blanchies par le givre
les skycrapers ont fini par bousculer 
tes sobres maisons de brique.
Ils dominent désormais, goguenards et triomphants,
William Penn le quaker rêveur
que ses concitoyens ingrats
ont condamnés à la stylité pour l’éternité.

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Montréal sous le blizzard (ou la poudrerie…)
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   Ville étrange où un gratte-ciel de verre côtoie une église de style gothique ou un bâtiment de style victorien et où, dans les années soixante, on a allègrement sacrifié sans état d’âme une grande partie du magnifique patrimoine urbain du XIXe siècle sur l’autel du capitalisme débridé à peine camouflé derrière la feuille de vigne de la modernité. La neige, pure et immaculée, qui continue de tomber en abondance semble vouloir enfouir la ville sous un épais manteau blanc et la faire disparaître. Punition ou rédemption envoyée par le ciel ? Ni l’une, ni l’autre. La ville s’est donné les moyens de résister au déluge blanc. Tout d’abord, au plus fort de la tempête, ses habitants font le dos rond en s’enterrant dans les gigantesques citadelles souterraines bâties en accompagnement des différentes opérations immobilières toutes reliées entre elles et au métro souterrain par un linéaire impressionnant de galeries.

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Quelques vues de New-York
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De bonne foi et de mauvaise foi : la préparation du pain à Greenpoint
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boulangère étrusque, - 300 ans avant J.-C.

   Je suis dans le quartier de Greenpoint à Brooklyn dans une boulangerie pâtisserie artisanale où l’on peut acheter des pâtisseries et du pain faits maison et les consommer si on le désire sur place autour d’une grande table de bois commune ou le long d’une banque haute et étroite qui borde l’atelier de fabrication des pâtisseries et le sépare de la boutique.
    Je suis justement attablé à cette banque. Deux jeunes femmes en salopettes bleues sont affairées dans l’atelier. L’une d’entre elle, une belle fille à lunettes, aux formes plantureuses malaxe la pâte avec dextérité. Il faut la voir diviser le tas informe de pâte  en portions de tailles adaptées au produits à réaliser, les mettre en forme, les pétrir et les sculpter pour leur donner la forme voulue…
    Je suis fasciné de voir ses mains se mouvoir avec grâce et précision dans une succession ininterrompue de gestes dont chacun à son utilité propre et répond à une fonction précise : soupoudrer de farine la table de bois blond, donner sa forme à la future pâtisserie en roulant la pâte tout en anticipant sur les déformations que lui apporteront la cuisson, ôter les surplus de matière, imprimer par un tapotement de l’extrémité des doigts le motif décoratif qui animera la surface de la pâtisserie. Le tout dans une rapidité et une économie de moyens extrême… 

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à propos de fenêtres et de portes en peinture chez Vermeer, Caspar Friedrich et Andrew Wyeth (I)
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André Wyeth - vent marin

      Parmi les tableaux que j’admire le plus chez Andrew Wyeth figurent deux tableaux qui mettent en scène ou ont à voir avec une jeune femme du nom de Christina Olson qui habitait dans le Maine une maison voisine de la maison de vacance occupée par le peintre et sa famille. Il s’agit de son tableau le plus connu, « Christina’s world« , qui représente une jeune fille rampant au milieu d’une prairie en direction d’une demeure qui semble inaccessible peint en 1948 et du tableau « Wind from the sea«  peint une année avant le précédent, en 1947, qui montre, vu de l’intérieur d’une pièce, un rideau léger et transparent soulevé par le vent devant une fenêtre ouverte. Je ne sais pour quelle raison, mais ce dernier tableau m’a toujours fasciné… Lors de mon dernier séjour à Washington, en octobre 2014, j’ai eu la chance de pouvoir le contempler à la National Gallery où il était présenté dans une exposition temporaire consacrée à Wyeth sur le thème de la fenêtre.

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AMERICA – les Grands Espaces

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l’aventurier John Muir et sa quête du « sublime » dans la Grande Sierra en 1872
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John Muir (1838-1914)

    De bonne heure, par un beau matin du milieu de l’été indien, alors que les prairies glaciaires craquetaient encore de cristaux de givre, je partis du pied du mont Lyell pour la vallée de Yosemite, afin de reconstituer mes réserves de pain et de thé. J’avais passé l’été, comme bien des précédents, à explorer les glaciers qui sont à la source des fleuves San Joaquin, Tuolumne, Merced et Owens, à mesurer et étudier leur direction, leurs mouvements, leurs crevasses, moraines, etc., et le rôle qu’ils avaient joué, au cours de la période de leur plus grande extension, depuis la création et le développement des paysages alpins de ce merveilleux pays. L’époque propice à ce genre de travail était presque achevée pour cette année-là et je me régalais d’avance de l’hiver  qui venait avec ses prodigieux orages, où je serais bloqué bien au chaud par la neige dans ma cabane de Yosemite, avec une bonne provision de pain et de livres; une pointe de regret me vint pourtant lorsque je me dis que, peut-être, je ne reverrais plus avant l’été prochain cette région bien-aimée, hormis de loin, des hauteurs proches des murailles de Yosemite.

pour la première partie « Récit et découverte d’une rencontre », c’est ICI
  pour la seconde partie « le contexte culturel et politique », c’est ICI

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l’ascension du Kataadn dans le Maine décrite par Henry-David Thoreau (1846)
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Virgil Macey Williams (American 1830-1886), View of Mt. Katahdin from the West Bank of the Penobscot River

      Parfois, on pouvait croire que le sommet allait se dégager dans peu de temps et resplendir dans le soleil, mais ce qu’on gagnait d’un côté, on le perdait de l’autre. C’était un peu comme être assis dans une cheminée et à attendre que la fumée se disperse. C’était en fait d’une usine à nuages, que le vent extrayait des rochers froids et nus. De temps à autre, quand les colonnes du vent se brisaient contre moi, j’apercevais, à droite ou à gauche, un rocher escarpé, sombre et couvert d’humidité, le brouillard défilant sanie cesse entre lui et moi. Cela me rappelait les créations des anciens poètes épiques et dramatiques, Atlas, Vulcain, les Cyclopes et Prométhée. Le Caucase avec le rocher auquel était enchaîné Prométhée ressemblait à ça. 

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naissance du mythe du Grand Ouest américain – les photos de Carleton Watkins (de 1856 à 1900)
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Watkins - El Capitan at the Foot of the Mariposa Trail, VERS 1865-66

L’annexion de ces nouveaux territoires attirent de nombreux émigrants de la côte Est. d’autant plus qu’en 1849, de l’or est découvert en Californie ce qui provoque une ruée vers l’or vers ce territoire. Pour accéder à ces contrées, les colons ont le choix entre la route maritime en passant par le Cap Horn (durée du voyage : entre 5 et 8 mois) ou la traversée de l’Isthme de Panama ou par voie terrestre en empruntant les pistes de Salt Lake City, de l’Oregon ou de Santa-Fé. La traversée d’immenses étendues et de la chaîne des Rocheuses sur plus de 3 000 kilomètres était alors une véritable aventure pleine de dangers : blizzard dans les Montagnes Rocheuses, attaques des Indiens. Les convois, parfois protégés par la troupe, avançaient à la vitesse moyenne d’une vingtaine de kilomètres par jour. Au pas d’un attelage de bœufs tirant un lourd chariot dans un convoi long de plusieurs kilomètres, il fallait en moyenne un an et demi pour atteindre le Far West.      suite…

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Je ressens, donc je suis… Navarre Scott Momaday, poète amérindien
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Scott Momaday

I am a feather on the bright sky
I am the blue horse that runs in the plain
I am the fish that rolls, shining, in the water
I am the shadow that follows a child
I am the evening light, the lustre of meadows
I am an eagle playing with the wind
I am a cluster of bright beads
I am the farthest star
I am the cold of dawn
I am the roaring of the rain
I am the glitter on the crust of the snow
I am the long track of the moon in a lake

.      suite…

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L’utopie de Taylor Camp à Hawaii ou quand l’alternative semblait encore possible…
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   Quitter le monde lorsque celui-ci n’apparaissait plus digne d’être supporté, passer comme Alice de l’autre côté du miroir pour atteindre un monde plus vrai, plus authentique, plus juste et y vivre comme Eve et Adam dans le dépouillement le plus extrême en harmonie avec la nature et en se limitant à l’essentiel : des milliers de jeunes, en Europe et surtout aux Etats-Unis y ont cru et l’ont expérimenté dans les années soixante et soixante dix. En France, on allait garder des chèvres et des moutons dans le Larzac, aux Etats-unis, on gagnait des régions au climat clément telle la Californie où l’on s’établissait en communautés dans des hameaux retirés faits de caravanes ou de constructions sommaires de bric et de broc… On y subsistait de petits boulots, d’artisanat et de jardinage. On y vivait d’amour et d’eau fraiche et accessoirement de LSD, en vêtements légers à fleurs ou dans le plus simple appareil et l’on se réunissait le soir au son d’une guitare autour d’un feu de camp. Le credo de ces déserteurs de la société officielle et adeptes d’une contre-culture qu’on appelait alors les hippies se résumait à deux mots : PEACE and LOVE !

pour l’article complet, c’est ICI

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George Caleb Bingham (1811-1879), peintre du mythe américain
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George Caleb Bingham - Chasseurs de fourrures descendant le Missouri, 1845

     George Bingham a peint le mythe américain, représentant des scènes qui soulignent le rôle positif des colons dans l’apport de la civilisation vers les terres sauvages. Scènes de chasse et vie quotidienne sur les fleuves (série des « bateliers ») ont contribué à forger sa renommée nationale dès 1840. Engagé dans le parti démocrate, il exprime sa passion pour la politique en peignant une série de tableaux représentant la liesse populaire lors des périodes d’élections. 

Pour la suite, c’est  ICI.

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Regards croisés photographie et peinture : Anne Brigman (1869-1950) ou la recherche de la symbiose avec la Nature
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Anne Brigman - The source, published in Camera Work 1909

      Née à Hawaï, Anne Brigman a déménagé en Californie quand elle avait seize ans. Peintre de formation, elle se tourne vers la photographie en 1902, année où Alfred Stieglitz l’invite à rejoindre le mouvement de la Photo-Secession dont elle sera le seul membre féminin. Ses clichés les plus célèbres ont été pris entre 1900 et 1920 et mettent en scène des nus féminins dans un contexte naturaliste. Anne Brigman s’est souvent représentée elle-même dans ses images. Elle retouchait ses négatifs à la peinture et au fusain pour mieux exprimer l’esprit du sujet qu’elle voulait représenter.  Vers 1929, à l’âge de 60 ans, elle  déménage à Long Beach en Californie du Sud, où elle poursuit son œuvre de manière plus abstraite et plus introspective en se concentrant sur une série de photographies représentant des érosions de sable formées par le vent ou le surf. Un an avant sa mort à Eagle Rock, près de Los Angeles, en 1950, elle a publié un livre de ses poèmes et de photographies Songs of a Pagan titrés.
     Plus récemment, ses photographies ont été considérées comme une déclaration de principes féministes, l’expression d’une aspiration à une sorte de liberté inaccessible. A une époque où le modèle de la femme américaine était la femme modeste, s’occupant de la maison et s’épanouissant dans la maternité, Anne Brigman courait la sierra en pantalon et n’hésitait pas se mettre a nu sur ses photographies.

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AMERICA – Figures du mythe

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Yippe yi yaaaaay… Yippie yi Ohhhhh…
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Johnny Cash

    Ah ! quelle plaisir d’entendre la voix puissante et caverneuse tout à la fois empreinte de gravité et de douceur de Johnny Cash avec ses basses si profondes qu’elles provoquent en nous comme un ébranlement intérieur, une émotion pleine d’empathie pour celui que l’on surnommait  «l’homme en noir». À la fin de sa vie, sa voix était à l’image de son visage, marquée par les stigmates du mal-de-vivre. Cash a évolué durant toute sa vie  au plus près du vide en chantant le mal-être, le désespoir, la dépendance aux paradis artificiels mais aussi l’amour et l’espoir de la rédemption. 

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Un peintre américain, David Konisgberg
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David Konigsberg

    Je viens de découvrir un peintre américain qui m’a fait grande impression. Il a pour nom David Konigsberg et après avoir vécu à Brooklyn dans les quartiers de Gowanus et de Red Hook, il s’est installé avec sa famille dans le lieu mythique de la peinture américaine qu’est la vallée de l’Hudsondont il peint les paysages de collines et de plaines que surplombent les lourdes formations nuageuses venues de l’océan. C’est le peintre des transitions saisonnières et du moment fugace des changements climatiques quand le ciel se couvre de masses sombres menaçantes et des illuminations soudaines qui suivent leur débâcle après l’orage. Ses peintures dont les couleurs chaudes et contrastées éclatent de luminosité et de puissance sont comme chargées de la tension extrême qui précède et annonce les déferlements orageux. 

« Les paysages sous tensions », c’est  ICI
« Les jeux dans l’eau », c’est  ICI

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Absolute beginner : Dustin Hoffman, 1969
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Terry O'Neill, Dustin Hoffman, 1969

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Avec des extraits du film Le Lauréat (The Graduate)…

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Woodland glade de Cy Twombly : entre abstraction et figuration
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woodland_glade-1

    « Le paysage est l’une des choses que je préfère dans le monde. N’importe quel type de paysage me stimule. J’adore prendre le train d’ici à Gaeta*. En Virginie, j’aime randonner deux ou trois heures chaque jour, dans le fond des vallées, sur les chemins reculés, suivre le flux des torrents. J’aurais aimé faire comme Poussin, si j’avais pu avoir le choix, dans un autre temps. J’ai eu une période Poussin dans la tête et puis j’ai fait Woodland Glade qui se rattachait plus à un genre romantique anglais qu’à Poussin. C’était juste un hommage à quelqu’un pour lequel j’avais du respect. » 

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Icones : Marylin Monroe (1926-1962)
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Marilyn+Monroe+pretty

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Sans commentaire, juste pour le plaisir des yeux…

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Hommage à Robin Williams : poème « O Captain ! My Captain ! » de Walt Whitman (1865)
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Robert Williams (1951-11 août 2014)

O Captain! My Captain! 

O Captain! My Captain! our fearful trip is done;
The ship has weather’d every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring

But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

O Captain! My Captain! rise up and hear the bells;
Rise up-for you the flag is flung-for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon’d wreaths-for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning

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AMERICA BASHING
(Qui aime bien châtie bien)

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sur la compétition économique mondiale, la spéculation financière et la financiarisation

Lincoln

Qui à dit :       « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »
Réponse : L’ancien président français François Mitterrand (2 septennats de mai 1981 à mai 1995),  juste avant de mourir, dans un entretien accordé au journaliste Georges-Marc Benamou.

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AMERICA – Architecture

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USA : BlackWhite résidence à Bethesda dans le Maryland – David Jameson Architect’s
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BlackWhite residence in Maryland by David Jameson Architect

    David Jameson a repris pour ce projet de rénovation d’une maison individuelle implantée dans la ville de Bethesda sur un vaste terrain entouré d’arbres d’un hectare, la recette déjà mise en œuvre dans une autre résidence située dans la même ville, la Jigsaw résidence. C’est ainsi que la maison ancienne a été en partie détruite ne laissant en place pour des raisons économiques qu’une partie des murs et qu’à partir de cette « coque originelle » ont été rajoutés des volumes nouveaux répondant au programme du projet et répondant sur le plan architectural  aux principes d’organisation et de fonctionnement habituellement défendus par l’architecte.

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USA : Jigsaw résidence à Bethesda dans le Maryland, David Jameson Architect’s
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Jigsaw-Residence-maryland-usa7

    David Jameson déclare s’inspirer pour la conception de ses maisons du bâti traditionnel du Maryland rural où les constructions agricoles, ferme, grange, silo à grains, sont séparées par des espaces et où la composition issue de l’assemblage des constructions sont plus intéressants que leur architecture propre : « Là où j’ai grandi, il y avait ces complexes agraires avec différentes échelles de bâtiments, des volumes annexes séparés par des vides ». 
    C’est sur ce principe d’individualisation de volumes séparés par des espaces interstitiels, volumes qui se parlent et se répondent dans un jeu de relations complexes que David Jameson va s’appuyer pour élaborer son architecture. Le résultat induit une architecture étonnante par son dynamisme dans laquelle les espaces, les parois et les formes s’enchevêtrent, s’interpénètrent et créent des évènements visuels en nouant un dialogue riche et varié.
    Dans une région à l’esprit très conservateur dominée jusque là par les styles architecturaux colonial et géorgien, les conceptions de Jameson détonnent d’autant plus qu’il est difficilement cataloguable, n’apparaissant aucunement attaché à un style particulier son architecture étant fortement éclectique s’adaptant librement au site et au client. Aucune de ses maisons ne ressemble à une autre.

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maison de ville « Eel Nest » à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects
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Eel Nest - maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey 10

      Cette maison aurait pu être édifiée au Japon : on retrouve en effet dans ce projet les caractéristiques habituelles des maisons contemporaines japonaises : simplicité formelle, pragmatisme dans les solutions techniques adoptées pour résoudre les problème posés par le site et le programme. Le nom de la maison « Eel Nest »(nid d’anguilles) est d’ailleurs le nom donné au japon aux parcelles résiduelles d’à peine cinq mètres de largeur que l’on trouve en ville et dont l’étroitesse rend la construction difficile. C’est ainsi que la maison conçue l’agence d’architecture Anonymous Architectes a une largeur de seulement 4,5 m.
   Le quartier de Echo Park est un quartier résidentiel situé au nord de la ville bâti sur un site vallonné. L’architecture y est disparate avec une majorité de constructions avec toitures en pente dont beaucoup font référence au style hispanique. Le terrain était primitivement occupé par une petite bâtisse construite en 1929 qui a été démolie à l’exception des murs du sous-sol qui ont été intégrés à la nouvelle structure.

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Douglas House à Harbour Springs (Michigan), architecte Richard Meier
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Richard Meier - Douglas House

 La maison a été bâtie sur les pentes d’une colline boisée dominant le lac Michigan.  Certains critiques l’ont présentée comme « flottant » sur la cime des arbres. Pour notre part, elle nous semble plutôt« jaillir » du sous-bois comme si elle voulait s’en extraire pour accrocher la lumière et la vue.  la maison est une structure parallélépipédique verticale en béton qui se développe sur 5 niveaux . Les premiers niveaux sont constitués d’une lourde enveloppe close en béton armé qui a pour mission d’ »ancrer » la maison dans la pente. Les niveaux supérieurs se développent dans une structure de béton, de métal et de verre qui contraste violemment avec son assise en béton armé et apparaît comme une structure cristalline et légère qui chercherait à s’extraire de la gangue lourde et massive incrustée dans le sol. Les pièces de vie sont aménagées dans les niveaux supérieurs et bénéficient, grâce aux immenses baies vitrées, d’un éclairement maximum et de la vue sur le lac Michigan.

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la maison sur la cascade, architecte Frank Lloyd Wright (1936-1939)
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Maison sur la cascade, 1836-39, Pensylvanie - architecte Frank Lloyd Wtight

    La maison sur la cascade a été construite pour un homme d’affaires sur une cascade de la rivière Bear Run dans les Allegheny Mountains d’où son appellation de Fallingwater ou Edgar J. Kaufmann Sr. Residence du nom de son propriétaire.
    Frank Lloyd Wright était déjà âgé lorsqu’il a commencé a travailler sur cette résidence puisqu’il entamait sa soixante huitième année mais la virtuosité dont il a fait preuve dans l’élaboration de ce projet difficile a montré qu’il n’avait, à cette époque, rien perdu de sa créativité.
     La difficulté pour la définition du parti architectural venait de la beauté du site. Les Kaufmann avaient été séduits par la beauté de la cascade et c’est la raison pour laquelle ils venaient souvent y pique-niquer, or la construction d’une bâtisse de taille importante sur trois étages risquait de détruire irrémédiablement l’harmonie du site.

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USA : Tradition & modernité, Walter Gropius House à Lincoln MA, 1938
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Gropius House à Concord - vue de la voie d'accès

     Ise Gropius a raconté la genèse de la réalisation de la maison de Concord construite en 1937-1938 par son mari : « Nous avons effectué de nombreux voyages pour étudier les belles maisons coloniales qui, à cette époque, peuplaient de manière presque exclusive la campagne de la Nouvelle-Angleterre ».Walter Gropius a été impressionné par les innovations mises en œuvre par les constructeurs pour adapter le style géorgien importé d’Angleterre aux conditions physiques et climatiques de la région, en particulier le remplacement du système constructif originel en briques par une structure et des parements en bois souvent peints en blanc, l’insertion de parties en briques pour adosser la cheminée, l’aménagement d’une grande véranda en prolongement du salon et la création d’une ventilation performante dans la maison pour pallier aux inconvénients posés par un climat qui pouvait être à certaines périodes très chaud et chargé d’humidité stagnante. Gropius admirait d’autre part la qualité, la rapidité et la précision d’exécution de ces maisons. Pour un architecte qui n’avait jusque là jamais été confronté à la construction en bois, ce fut une expérience capitale.

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Schield House à Denver (USA), ex atelier H:T architects
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maison à Denver - agence H:T, Christopher Herr, architecte

      Programme difficile pour les architectes de l’agence H:T. Construire une maison individuelle sur terrain linéaire et étroit entourés de constructions dans un quartier fortement urbanisé n’était pas aisé. Le parti d’une maison également étroite et linéaire se développant sur plusieurs niveaux s’imposait mais le risque était grand que les contraintes physiques du site investissent de manière totale l’architecture et que celle-ci se réduise à l’expression d’un volume parallélépipèdique sommaire. L’adjonction sur la façade Est d’un élément architectural singulier dont la forme et le matériau sont en rupture complète avec la volumétrie et l’architecture du bâtiment principal a pour conséquence qu’un évènement architectural majeur est créé qui change la donne. Cet élément constitué d’une paroi en métal cintré sans ouvertures qui se prolonge au-dessus du bâtiment et se retourne horizontalement en formant toiture a donné son nom à la maison : Schield House, c’est-à-dire la Maison bouclier. Si les concepteurs ont visualisé cet élément comme un bouclier, des commentateurs l’ont perçu plutôt comme une voile gonflée par le vent.

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