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Visiteur du soir

99 Luftballons


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Bansky – La petite fille au ballon (Londres, 2002)

     En 1982, depuis plus de 20 ans un mur sépare les secteurs occidentaux de Berlin de l’Allemagne de l’est alors dirigée par un régime communiste et le passage entre les deux côtés est rendu presque impossible. De nombreux habitants d’Allemagne de l’est paieront de leur vie leur tentative de passer à Berlin Ouest, vitrine de l’Occident. Nous sommes en pleine guerre froide et  les deux blocs se livrent à une course aux armements de grande ampleur. C’est dans ce contexte que les soviétiques décident d’installer sur les territoires des pays adhérents au bloc socialiste (le Pacte de Varsovie) des missiles SS-20 à moyenne portée (de 500 à 5.000 km) qui, par la proximité de leurs cibles, permettent à l’URSS de disposer des avantages d’une frappe rapide et de l’effet de surprise qui en résulte. En réponse, l’OTAN, sous la houlette des États-Unis alors présidés par Donald Reagan prévoient d’installer en République fédérale d’Allemagne des missiles Pershings II. L’Europe apparait alors comme un champ de bataille nucléaire potentiel où l’URSS et les États-Unis s’affronteraient.

Préparation d'un tir d'essai de missiles Pershing II (Mc Gregor Range, 1er déc. 1987)

Préparation d’un tir d’essai de missiles Pershing II (Mc Gregor Range, 1er déc. 1987)

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    De grandes manifestations ont alors cours dans toute l’Europe de l’ouest et surtout en Allemagne contre cette politique du pire, ce pays sur le territoire duquel seront implantés la plupart des missiles Pershings étant celui qui sera le plus touché par une escalade militaire. Près de 750.000 opposants manifesteront dans ce pays au cours de la campagne pacifiste organisée  lors du week-end pascal du 1er au 4 avril 1983. Deux slogans opposés de cette époque éclairent la complexité du problème :

  • « Plutôt rouge que mort » (scandés par certains manifestants)
  • « le pacifisme est à l’Ouest et les euromissiles sont à l’Est » (François Miterrand)

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manifestation autour de la base aérienne américaine de Rhein main contre l’installation des Pershing II en Europe le 12 décembre 1982


« Un simple ballon pourrait provoquer une guerre à cause d’un gros malentendu »

    C’est en cette même année 1982 que les Rolling Stones donnent un concert au Waldbühne (le Théâtre de la Forêt) de Berlin-Ouest et à la fin du spectacle, Mick Jagger lance des milliers de ballons gonflés à l’hélium dans le but de les envoyer vers Berlin-Est. Dans la foule venue assister au concert, se trouve un jeune musicien allemand d’une trentaine d’année, Carlo Karges, qui vient tout juste de constituer un groupe de musique pop-rock avec trois autres musicien et une chanteuse du nom de Gabriele « Nena » Kerner, le groupe a pris comme nom, le prénom de sa chanteuse, Nena. Le lâcher de ballons de Mick Jagger donne une idée à Carlo Karges : il imagine que dans le contexte d’hystérie guerrière qui est celui de l’époque, les radars soviétiques interprètent le passage des ballons sur leur espace aérien comme une attaque de missiles et répliquent immédiatement, l’apocalypse tant craint serait alors déclenchée. Une chanson va naître de cette réflexion, 99 Luftballons, qui mobilise le groupe. Nena Kerner dira plus tard que lorsqu’elle avait lu pour la première fois les paroles de la chanson écrites par Karges, elle en avait eu « la chair de poule ». C’est le claviériste du groupe, Jörn-Uwe Fahrenkrog-Petersen, qui a écrit la musique.

     Le groupe Nena avait connu un grand succès dans les pays germanophones avec son premier single « Nur Geträumt » mais avec  99 Luftballons le groupe va connaître un succès international, devenant même numéro 1 dans plusieurs pays, alors même qu’il était chanté en allemand. La plupart des fans non germanophone de cette chanson ignoraient le contenu du texte mais étaient sensible à la mélodie et au timbre de la voie de Nena Kerner. De plus, le fait que le texte était en allemand, langue qu’on avait pas l’habitude d’entendre à la radio, imprimait à la chanson une tonalité exotique. Ce n’est qu’en Angleterre que la chanson a été interprétée en anglais et a alors culminé un moment au hit parade. 

Écrit par Carlo Karges, musique de Jörn-Uwe Fahrenkrog-Petersen , Kevin McAlea, et chanté par Gabriele Nena Kerner

99 Luftballons, 1983

Hast du etwas Zeit für mich                      Si tu m’accordes un peu de temps
Dann singe ich ein Lied für dich              Alors je te chanterais une chanson
Von 99 Luftballons                                      Sur 99 ballons
Auf ihrem Weg zum Horizont                  En route pour l’horizon
Denkst du vielleicht grad an mich          Si peut-être tu penses à moi
Dann singe ich ein Lied für dich             Alors je te chanterais une chanson
Von 99 Luftballons                                      Sur 99 ballons
Und, dass so was von so was kommt      Et comment cela a pu arriver à cause de cette chose

99 Luftballons                                              99 ballons
Auf ihrem Weg zum Horizont                  En route vers ton horizon
Hielt man für UFOs aus dem All              On les prenait pour des ovnis venant de l’espace
Darum schickte ein General                     C’est pour cela qu’un général a envoyé
Eine Fliegerstaffel hinterher                    Une escadrille d’avions à leur trousse
Alarm zu geben, wenn’s so wär               C’était pour donner l’alarme qu’il a fait ça
Dabei waren dort am Horizont                Et pourtant, il n’y avait à l’horizon
Nur 99 Luftballons                                      que 99 ballons

99 Düsenflieger                                           99 pilotes d’avions à réaction
Jeder war ein großer Krieger                   Chacun d’entre eux était un grand guerrier
Hielten sich für Captain Kirk                   Chacun se prenait pour le capitaine Kirk
Es gab ein großes Feuerwerk                  Cela a donné un grand feu d’artifice
Die Nachbarn haben nichts gerafft        Les voisins n’ont rien compris
Und fühlten sich gleich angemacht        Et se sont sentis tout de suite provoqués
Dabei schoss man am Horizont               Et pourtant on avait tiré à l’horizon
Auf 99 Luftballons                                      que sur 99 ballons

99 Kriegsminister                                       99 ministres de la guerre
Streichholz und Benzinkanister              avec allumettes et jerricans d’essence
Hielten sich für schlaue Leute                 Se prenaient pour des gens malins
Witterten schon fette Beute                     Ils flairaient un gros butin
Riefen : Krieg und wollten Macht           Ils criaient : la guerre et voulaient le pouvoir
Mann, wer hätte das gedacht                  Mais qui aurait pu penser
Dass es einmal soweit kommt                 Qu’on en arrive un jour à cela
Wegen 99 Luftballons                               Tout cela à cause de 99 ballons

Neun und neunzig jahre Krieg                99 années de guerre
Liessen keinen platz für Sieger               N’avaient même pas laissés de place pour les vainqueurs
Kriegsminister gibt’s nicht mehr            Des ministres de la guerre, il n’y en avait plus
Und auch keine Düsenflieger                  Et aussi plus d’avions à réaction
Heute zieh ich meine Runden                 Aujourd’hui je fais mes rondes
Seh’ die welt in Trümmern liegen           Je vois que le monde est en ruine
Hab’ ‘nen Luftballon gefunden                J’ai trouvé un ballon
Denk’ an dich und lass’ ihn fliegen         Je pense à toi et je le laisse s’envoler


99 Red Balloons par le groupe américain  Sleeping At last

     J’aime bien également la version en anglais du groupe de rock américain  Sleeping At last formé en 1998 dans l’Illinois aux États-Unis à l’initiative du multi-instrumentiste Ryan O’Neal qui l’a inclu dans son album «Covers : Vol. 1 » paru en 2014.

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99 Red Balloons

You and I in a little toy shop
Buy a bag of balloons with the money we’ve got
Set them free at the break of dawn
‘Til one by one, they were gone
Back at base, bugs in the software
Flash the message, « Something’s out there »
Floating in the summer sky
99 red balloons go by

99 red balloons floating in the summer sky
Panic bells, it’s red alert
There’s something here from somewhere else
The war machine, it springs to life
Opens up one eager eye
Focusing it on the sky
As 99 red balloons go by

99 Decision Street, 99 ministers meet
To worry, worry, super-scurry
Call out the troops now in a hurry
This is what we’ve waited for
This is it boys, this is war
The president is on the line
As 99 red balloons go by

99 red balloons go by
As 99 red balloons go by
99 dreams I have had
In every one a red balloon
It’s all over and I’m standin’ pretty
In this dust that was a city
If I could find one souvenir
Just to prove the world was here…
Here it is, a red balloon
And I think of you and let it go


Été indien en demi-teintes


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     Après plusieurs mois de sécheresse, les rives du lac d’Annecy se donnent des airs des plages de l’Atlantique et sur les parties où la profondeur était faible il faut maintenant marcher une cinquantaine le mètres pour atteindre l’onde. L’été indien est toujours une période privilégiée par le spectacle coloré de la végétation qu’elle offre et je craignais les effets de la sécheresse sur la coloration des feuillages surtout dans mon jardin dans lequel j’ai planté plusieurs érables du Japon choisis pour la structure de leurs feuillages et leurs coloration printanière et automnale. Depuis quelques jours les arbres ont effectivement engagés leur métamorphose et les résultats sont mitigés.


  • erable-du-japon-dore-aureum-.jpgL’un des plus beaux érables du jardin, l’acer japonicum shirasawa aurum aux feuilles palmées compactes à huit branches très graphiques dont le vert tendre tout le long de l’année vire habituellement à cette époque en un jaune d’or frais et éclatant (voir photo ci-contre) est tout sec  et fait peine à voir avec ses feuilles d’un brun terne toutes ratatinées. 

  • AcerSangoBark.jpgPour une raison que j’ignore les deux acer palmatum plantés côte à côte ont réagi à la sécheresse de manière tout à fait différente : l’acer palmatum courant aux feuilles très découpées avec leur partie centrale renflée et leur pointe aiguisée arbore sa belle couleur jaune abricot mais son voisin, l’acer palmatum senkaki ou sango-kaku, qui a des feuilles identiques les a déjà perdu mais ses branches commencent à prendre sa jolie couleur rouge corail d’hiver très décorative qui va devenir de plus en plus éclatante (sango signifie corail en japonais)

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  • Par chance mon érable préféré, l’acer palmatum lineaborum que j’ai planté juste devant la porte d’entrée de la maison au sommet de l’escalier d’accès est en lui-même comme les automnes précédents une explosion de feuilles rouges éclatantes. Cette coloration va durer une dizaine de jours puis les feuilles tomberont sur le sol qui sera revêtu durant un jour ou deux d’un ravissant tapis rouge que l’on prendra plaisir à fouler.

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  • En partie basse du jardin, l’acer palmatum dissectum atropurpureum au fines feuilles ciselées a pris sa belle couleur rouille.

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  • Pour le reste du jardin, le cerisier japonais pleureur déploie ses longues branches tombantes garnies de pendeloques jaunes abricot et les fougères, les sédums et les graminées virent au jaune et au brun. Les grandes feuilles de bananier du magnolia tripetala roussissent et commencent à joncher le sol.

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  • Pour d’autres plantes, la transition s’étale dans le temps et certains feuillages font de la résistance conservant encore un peu leur vert estival qui contraste avec les jaunes et les bruns passés de leurs homologues. C’est notamment le cas des hostas aux larges feuilles rainurées et des graminées. Dans le lot, une surprise la belle teinte violacée des feuilles de l’année de la pivoine arborescente. Quand au choisya ternata sundance, l’oranger doré du Mexique, l’automne, ni même l’hiver n’ont de conséquence pour lui, il conserve ses feuilles à la belle couleur verte éblouissante et son parfum d’oranger.

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  • Des amis venaient dîner ce soir, de cette promenade au jardin a germée l’idée de réaliser un bouquet…  sans fleurs !

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communiquer avec les animaux : de l’Épopée de Gilgamesh aux communicateurs animaliers.


Bas-relief du palais  de Sargon II à Khorsabad (713-706 av. J.–C.)
Représentation de Gilgamesh ou de Enkidu portant un lion dans ses bras

    Dans l’Épopée de Gilgamesh, un ancien récit épique de l’ancienne Mésopotamie datant de la fin du IIIe millénaire avant notre ère et qui est l’une des œuvres les plus anciennes de l’humanité, il est question d’un personnage sauvage à la force prodigieuse du nom de Enkidu qui vit en dehors de l’humanité dans des espaces désertiques en parfaite harmonie avec les animaux dont il comprend le langage. 

(Et c’est là), dans la steppe,
(Qu’) elle* forma Enkidu-le-preux.      * la déesse Aruru
Mis au monde en la Solitude, 
Aussi compact que Ninurta.
Abondamment velu par tout le corps,
Il avait une chevelure de femme,
Aux boucles foisonnant comme un champ d’épis.
Ne connaissant ni concitoyens, ni pays,
Accoutré à la sauvage,
En compagnie des gazelles, il broutait ;
En compagnie de (sa) harde, il fréquentait l’aiguade ;
Il se régalait d’eau en compagnie des bêtes.

— Tablette I de la version standard, traduction de J. Bottéro.

      Gilgamesh, le roi despotique de la cité d’Uruk ayant entendu parler d’Enkidu et le considérant comme un rival sur le plan de la force physique souhaite le faire venir en sa cité pour se mesurer à lui. Il utilisera pour cela un stratagème, préférant lui envoyer à la place de ses hommes d’armes la belle courtisane Shamhat (La « joyeuse ») qui le « civilisera » en lui enseignant l’amour, les bonnes manières et le langage des hommes, mais cette conversion à la civilisation aura un prix : Enkidu sera définitivement privé de la faculté de communiquer avec les animaux.

Quand elle eut laissé choir son vêtement,
Il s’allongea sur elle,
Et elle lui fit, à (ce) sauvage,
Son affaire de femme,
Tandis que, de ses mamours, il la cageolait. 
Six jours et sept nuits, Enkidu, excité,
Fit l’amour à Lajoyeuse (Shamhat) !
Une fois soûlé du plaisir (qu’)elle (lui avait donné),
Il se disposa à rejoindre sa harde.
Mais, à la vue d’Enkidu,
Gazelles de s’enfuir,
Et les bêtes sauvages de s’écarter de lui.

— Tablette I de la version standard, traduction de J. Bottéro.

     Certains historiens ont vus dans cette épopée une métaphore du passage des sociétés nomades de chasseurs-cueilleurs dans lesquelles les hommes vivaient en petits groupes en symbiose complète avec la nature, ses plantes et ses animaux aux sociétés sédentaires d’agriculteurs et d’éleveurs de la révolution néolithique par lesquelles l’homme va « s’extraire » de la Nature et, en l’exploitant, peu à peu s’en éloigner.


     

Anna Breytenbach et Laila del Monte

    À l’instar des êtres humains, les animaux possèdent aussi un esprit, certes différent du nôtre, mais qui leur permet d’éprouver eux aussi des émotions, des pensées et des désirs et si leurs systèmes de communication sont très différents de notre langage verbal, il est reconnu qu’ils leur permettent d’échanger et de transmettre des informations entre membres d’une même espèce mais également avec les espèces différentes. Parmi ces systèmes de communication figurerait ce qu’on pourrait nommer un langage de type télépathique. Ce « langage » spécifique qui permettait aux hommes du paléolithique de communiquer avec les animaux et que certains indigènes des sociétés premières déclarent encore aujourd’hui posséder peut-il être réintégré par l’homme moderne ? le vidéo suivante que je vous recommande hautement de visualiser et qui présente le travail d’Anna Breytenbach, une jeune sud-africaine qui se présente comme « communicatrice animale » semble le confirmer. À voir aussi les travaux réalisés par l’une de ses collègue, Laila del Monte (visible sur YouTube). Les communicants animaux sont souvent des femmes. Faut-il considérer ce fait comme un hasard ?


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Nostalgia – The Ballad of High Noon, 1952


Do not forsake me, My Darling. (High Noon) par Frankie Laine

Le Train sifflera trois fois - critique

     Un western qui a marqué mon enfance, High Noon de Fred Zinnemann sorti en 1952 qui mettait en scène Gary Copper et la délicieuse Grace Kelly dans l’un de ses tout premiers rôles. Gary Copper jouait le rôle du shérif  d’une petite ville du Far West qui renonce par souci du devoir à l’amour de sa jeune épouse et tient tête, abandonné par la population apeurée, à un gang de tueurs sans foi ni loi. Je le vois encore, droit comme un I, avec son chapeau à large bord, son nœud papillon, son étoile  et la chaînette pendante de sa montre de poche, remonter seul, la main droite à portée de son colt, la rue désertée du village. J’étais révolté par la couardise des habitants et l’ingratitude de l’épouse. Mais tout est bien qui finit bien. Les bandits tirent très mal, le bien triomphera du mal et le héros retrouvera sa jeune épouse qui n’a pu se résoudre à prendre le train et n’a pas hésité à faire le coup de feu pour sauver son homme… En français le film avait pour titre « Le train sifflera trois fois » et la chanson d’accompagnement « Do not forsake me, My Darling«  interprétée en français par John William portait le titre de « Si toi aussi tu m’abandonnes« .

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« Si toi aussi tu m’abandonnes » interprétée par John William –


Extermination


« Homo demens » : la population d’animaux sauvages a chuté de 60 % depuis 1970_100803744_b15ff511-da68-4450-a12d-23e747b990a1.jpg

États-Unis : montagne de crânes de bisons, 1870


Folie du Foli : « Tous les choses, c’est du rythme… »


la Folie du Foli : « Il n’y a pas de mouvement sans rythme »
un très beau film des frères Thomas Roebers et Floris Leeuwenberg, 2010

***

La vie a un rythme, elle bouge constamment.
Le mot pour rythme utilisé par les tribus Malinké est FOLI.
C’est un mot qui englobe bien plus que tambour, danse ou son.
On le trouve dans toutes les parties de la vie quotidienne.
Dans ce film, non seulement vous entendez et ressentez le rythme, mais vous le voyez.
C’est un mélange extraordinaire d’image et de son qui
nourrit les sens et nous rappelle à tous à quel point c’est essentiel.

Thomas Roebers

    Rythme se dit Foli en malinké. La vie a un rythme. Ça bouge constamment ! Célébrant le rythme comme manifestation centrale de la vie, le documentaire « il n’y a pas de Mouvement sans rythme  » a été filmé pendant un mois dans la ville de Baro, dans l’est de la Guinée centrale, en Afrique de l’Ouest. Édité pour imiter le rythme utilisé par la tribu Malinké, ce film montre ce mouvement par la répétition des gestes les plus simples qui soient : rythmes battants et palpitants des tambours djembés et des danses festives de Baro.