Regards croisés : déconstruction


Déconstruction – photo Enki, 1er août 2017 à 14h 07

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Tullio Crali, ÒPlongŽe sur la villeÓ, 1939

   À Sète, dans une belle propriété du Mont Saint-Clair entourée de pins et dominant la Méditerranée, j’ai pénétré dans une vieille serre délabrée aux vitres brisées. L’idée m’est venue de photographier de manière erratique le jardin à travers les vitres en jouant comme il m’arrive souvent avec la fonction photo panoramique de mon Iphone. Le résultat est une vision éclatée et déformée de l’ossature métallique de la serre et du jardin qui l’entoure. Immédiatement, une image me vient à l’esprit, celle du tableau futuriste réalisé par le peintre italien Tullio Crali en 1939 : « Plongée sur la ville« . Ce peintre avait découvert l’aviation en 1928 et s’était aussitôt enthousiasmé pour cette activité qui allait dés lors influencer sa production artistique. En 1929, il adhère au mouvement futuriste créé par Marinetti et inaugure l’aéropeinture avec le Manifeste de l’aéropeinture rédigé par Marinetti, Balla, Prampolini, Depero, Dottori, Cappa, Colombo, Sansoni et Somenzi, publié dans l’article Perspectives de vol dans lequel est affirmé que « les perspectives changeantes du vol constituent une réalité absolument nouvelle et qui n’a rien en commun avec la réalité traditionnellement constituée par les perspectives terrestres » et que « dépeindre depuis en haut cette nouvelle réalité impose un mépris profond pour le détail et une nécessité de tout synthétiser et transfigurer »  –  (crédit Wikipedia)


La serre de la propriété merveilleuse

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Un poème de métal et de verre patiné par le temps


L’univers fantastique par la déconstruction


Douce France, doux pays de mon enfance…

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Une image, une chanson…

Curemonte en Corrèze - crédit photo J.F. Amelot

Curemonte en Corrèze – crédit photo J.F. Amelot

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t´aime
Et je te donne ce poème
Oui je t´aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur…

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Bleu nuance électrique

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maison à Jodhpur, Rajasthan (Inde)

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bleu électrique

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meraviglia

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Qui, enfant, n’a pas rêvé d’un refuge secret derrière  le frêle écran d’eau d’une cascade ?

The Upper Staubbach falls - illustration du Voyage pittoresque de l'Oberland Bernois, 1822

The Upper Staubbach falls ( attribué à LORY Gabriel Ludwig) – illustration du livre  » Voyage pittoresque dans  l’Oberland Bernois « , 1822

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article lié

  • Japon – Vivre à l’abri d’une cascade, architecte Hiroshi Nakamura (2012)

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Le génie de l’architecte réside dans le fait d’avoir imaginé une paroi séparative qui permette de résoudre la contradiction sans que l’un ou l’autre des impératifs soit sacrifié. Cette paroi est constituée de l’assemblage de 6.000 blocs de verre moulé de dimensions 50mm x 235mm x 50mm. Le verre utilisé est un verre borosilicate à teneur élevée en silice très transparent et extrêmement résistant aux chocs thermiques et de faible dilatation linéaire. C’est le verre utilisé par l’industrie nucléaire pour le confinement des déchets nucléaires. La masse de cette paroi de verre permet de lutter efficacement contre les nuisances sonores en provenance de la rue et sa transparence permet à la lumière naturelle en provenance de l’Est d’inonder le patio et les pièces de la maison ouvertes sur celui-ci. De même la vue sur la rue est maintenue. Cette paroi composite agit comme un filtre diffractant la lumière et créant sur les parois du patio et de la maison des miroitements, des reflets et des effets de lumière variés, se modifiant en permanence. L’effet produit est celui que créerait un mur d’eau ou une cascade qui diffracterait la lumière sur les parois environnantes et déformerait les vues. C’est cette paroi que l’architecte qualifie de optical glass façade De là nait un spectacle permanent empreint de poésie qui varie selon la position du soleil, la mise en route de l’éclairage urbain et les allées et venues des véhicules qui empruntent la chaussée.

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Mais jusqu’où iront-ils ?

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Full steam ahead, Britannia !

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     À peine après avoir remporté le référendum pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, les partisans du Brexit se sont lancés dans une nouvelle croisade. Il s’agit maintenant de sortir du système solaire… « Beaucoup trop contraignant avec ses quatre saisons et ses journées de 24 heures » a affirmé sans rire Nigel Farage qui a recueilli sur ce point l’appui de son compère Boris Johnson : « Il faut que nous recouvrions dans ce domaine notre pleine et entière souveraineté » a renchéri celui-ci. La date de ce prochain référendum n’est pas encore fixée…

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Nigel Farage & Boris Johnson, les docteurs Folamour de l’Europe

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Brexit : To stay or not to stay…

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To stay or not to stay, that is the question !

Man with paper 1950s England

Rester ou partir. C’est la question.
Est-il plus noble pour une âme de souffir
Les flèches et les coups d’un sort atroce
Ou de s’armer contre le flot qui monte
Et de lui faire front, et de l’arrêter ? Mourir, dormir,
Rien de plus ; terminer, par du sommeil,
La souffrance du cœur et les mille blessures
Qui sont le lot de la chair : c’est bien le dénouement
Qu’on voudrait, et de quelle ardeur !… Mourir, dormir
– Dormir, rêver peut-être. Ah, c’est l’obstacle !
Car l’anxiété des rêves qui viendront
Dans ce sommeil des morts, quand nous aurons
Chassé de nous le tumulte de vivre,
Est là pour retenir, c’est la pensée
Qui fait que le malheur a si longue vie.
Qui en effet endurerait le fouet du siècle,
L’orgueil qui nous rabroue, le tyran qui brime,
L’angoisse dans l’amour bafoué, la loi qui tarde
Et la morgue des gens en place, et les vexations
Que le mérite doit souffrir des êtres vils,
Alors qu’il peut se donner son quitus
De rien qu’un bulletin de vote ? Qui voudrait ces fardeaux,
Et gémir et suer une vie de chien,
Si la terreur de quelque chose après la mort,
Ce lieu inexploré dont nul voyageur
N’a repassé la frontière, ne troublait
Notre dessein, nous faisant préférer
Les maux que nous avons à d’autres non sus ?
Ainsi la réflexion fait de nous des lâches,
Les natives couleurs de la décision
Passent, dans la pâleur de la pensée,
Et des projets d’une haute volée
Sur cette idée se brisent, ils y viennent perdre
Leur nom même d’action… Mais taisons-nous,
Voici la belle Britannia… Nymphe, dans tes prières,
Souviens-toi de tous mes péchés.

Traduction d’Hamlet par Yves Bonnafoy (1957) honteusement piratée

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« Les petits trucs » : si votre façade est obscure…

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Et en plus, on économise de l’électricité…

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