Prudence


Prudence est mère de sûreté

Eisenbrandt_coffin - Conception à partir de 1843 pour un cercueil de préservation de la vie - complet avec des trous de respiration et couvercle facile à ouvrir - à utiliser dans le cas des morts douteux .jpg

      Imaginez … Vous êtes mort… Enfin tous les vivants le croient ! Vous êtes plongé dans un profond sommeil ou dans une sorte de coma, votre respiration s’est considérablement réduite au point qu’elle n’est plus perceptible et votre pouls semble interrompu… Un médecin négligent ou pressé a officialisé votre passage dans l’au-delà et vous a rayé d’un trait de plume du nombre des vivants. Quand à votre famille et vos proches, ils en sont déjà à supputer leur part d’héritage et échafaudent des projets d’avenir. Si l’un d’entre eux vous entendait soudainement cogner contre les parois de votre cercueil, il n’est pas sûr qu’il viendrait à votre secours, calfeutrant les interstices pour vous condamner à l’asphyxie ou vous achevant à coup de chandelier ou de marteau… On n’est jamais trop prudent et M. Henry Eisenbrandt de Baltimore dans le Maryland l’avait bien compris qui vous proposait un « Life – Preserving coffin », c’est à dire un cercueil de survie qui vous garanti, si par malchance vous vous trouviez dans cette très fâcheuse situation, de pouvoir respirer grâce à une ouverture grillagée prévue à ce effet et d’ouvrir le couvercle par l’intermédiaire d’un ingénieux système de déblocage de la serrure commandé de l’intérieur. Aujourd’hui, vous aurez la possibilité de vous faire enterrer avec votre portable à condition que vous ayez pris la précaution de le charger suffisamment ou de disposer de batteries de rechange…


 

Dessins d’architectes : les villas « Nids d’aigles » de Frank Lloyd Wright (1867-1959)


Frank Lloyd Wright (1867-1959)

Frank Lloyd Wright (1867-1959)


Les villas « Nids d’aigles »

Perspective and partial plan for the Lodge Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony, by Frank Lloyd Wright [1923]

F.L.W. – 3 Perspectives for the Lodge Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony, 1923

Perspective for the Wigwam Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony. Office of Frank Lloyd Wright. Graphite and colored pencil on tracing paper, ca. 1923.png    Perspective and partial plan for the Shore Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony. Office of Frank Lloyd Wright. Graphite and colored pencil on tracing paper, ca. 1923..png


San Marcos in the Desert - Frank Lloyd

F.L.W. – San Marcos in the Desert, 1828-1829

Cundey2-The first drawing is found in Wright in Hollywood by Robert L Sweeney (MIT Press, 1994) the second appears in a 2004 Pomegranate calendar,

F.L.W. – Sahuaro House, a desert house (une part du projet de l’Hôtel san Marcos), 1828-1929.
Le projet fut abandonné suite la Grande Dépression de 1929


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F.L.W – Morris Residence, Seacliff, étudié en 1937 (projet non réalisé)

F.L.W - Morris Residence, Seacliff, étudié en 1937 (infographie récente)   flwhouse

Wright - variante maison MORRIS_13

Une variante établie par Wright pour la maison Morris


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a Country Dwelling for Mr and Mrs Herbert F Johnson, windy point Racine, Wisconsin, 1937

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F.L.W. – la Maison sur la Cascade, Pensylvanie, 1936-39


Perspective drawing. Unbuilt. Wright Smith House. Piedmont Pins, California, 1939. Usonian Style. Frank Lloyd Wright

F.L.W – Wright Smith House, Piedmont Pins, Californie, 1939 (projet non réalisé)


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F.L.W – Dessins et maquettes pour la maison « Eagle Feather » (Plume d’aigle), 1940

Capture d_écran 2017-09-09 à 02.54.09    Eagle feather

     Un jaillissement fait de pierres du désert et de bois sur une falaise dominant la côte de Malibu en direction de laquelle le balcon s’élance qui était destiné au cinéaste Arch Oboler qui partageait avec Wright un même sens de l’humour. Harcelant Wright au sujet des plans qu’il lui avait promis : « Toujours en attente des plans que vous avez promis il y a trois semaines. Devons-nous planifier une maison sur la falaise ou au paradis ?« , il se vit répondre : « J’étais occupé à vous éviter de vivre en Enfer. Prêt pour que l’entrepreneur y vienne aussi, F.L.I.W. » Malgré l’empressement d’Oboleril a seulement réussi à construire, une année plus tard, une petite résidence pour les invités et de retraite pour sa femme Eleanor (voir le projet suivant), et la Maison de la Porte, qui finit par devenir une maison à part entière.


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F.L.W. – Arch Oboler Guest House (Eleanor’s Retreat), project, Malibu, California, Perspective, 1941

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Jouer aux p’tits bateaux, qui vont sur l’eau…


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°°°
Maman, les p’tits bateaux
Qui vont sur l’eau
Mais oui, mon gros bêta
S’ils n’en avaient pas
Ils ne march’raient pas.

Allant droit devant eux
Ils font le tour du monde
Mais com’ la terre est ronde
Ils reviennent chez eux.

Va quand tu seras grand
Tu sauras comment faire
Pour lutter vaillamment
Contre la mer et le vent.
°°°

     Un déchet de bois et un bâtonnet, trois éclats de coquillages, six petits galets roulés, le tout ramassé sur la plage et voilà l’image d’un bateau à voile avec ses deux voiles, sa coque, son mat surmonté d’un drapeau et ses trois plaisanciers sagement assis sur le bastingage… Je me souviens avoir vu en Bretagne, à Quimper, la boutique d’un artiste qui exposait et vendait des réalisations étonnantes créées uniquement avec de menus objets recueillis le long des plages. Certaines de ses productions étaient de véritables œuvres d’art. J’ai tenté d’imaginer quel pouvait être le cheminement de la pensée d’un promeneur que sa déambulation le long d’une plage va conduire à fabriquer de ses mains un esquif composé de divers objets trouvés sur le sable… Deux cheminements parallèles donc, celui du corps et de la pensée qui vont à un moment se rencontrer par la découverte d’un objet futile en apparence, un simple éclat de coquillage, qui va se révéler être le point d’induction d’une projection dans l’imaginaire.


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Réceptivité   –   Assimilation

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   Un promeneur, marche le long de long de la plage, admirant le paysage ou laissant vagabonder ses pensées. Il est en vacances et a l’esprit dégagé et réceptif au décor qui l’entoure ainsi qu’aux mille  et un petits événements qui l’animent : bruissement des vagues qui déferlent sur le rivage, sautillement des oiseaux qui picorent le sable, déplacement des nuages sur la ligne d’horizon.  Soudain, une vision va effacer tout le reste : celle, sur le sable, d’une voile blanche immaculée ou, plus précisément, d’un éclat de coquillage brisé qui lui a fait penser immédiatement à une voile… Pourquoi une voile, me direz-vous, et pas mille et une autre chose ? Mais parce que tout dans cet éclat de coquillage fait penser à une voile : la forme triangulaire aux bords arrondis de la découpe, les rayures parallèles et courbes qui  font rappellent les plis, le bombement de la surface tel une toile gonflée par le vent et même la tension de ses points d’attache le long du mat et sur le pont. Cette association mentale d’un objet avec un autre objet dont la nature et la fonction n’ont à priori aucun rapport entre elles est courante chez l’homme et même chez beaucoup d’animaux. Les tortues marines qui ingurgitent des sacs plastiques qui ressemblent à des méduses en font tous les jours la triste expérience.


   Imagination                                                                                           

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    Cette reconstitution métaphorique inversée pourrait en rester là mais l’homme, et c’est là l’un des traits qui le distingue de la plupart des animaux, possède la faculté d’imagination. Qu’est-ce qu’imaginer sinon quitter la réalité et qu’est-ce que la réalité sinon ce qui se passe dans un lieu, à un moment présent. Imaginer, c’est se projeter dans un autre lieu à un autre moment pour y vivre une portion de vie que l’on a choisi et qui fait la part belle à nos désirs (même si quelques uns préfèrent imaginer le pire). Cette échappée est en général brève et la plupart des imaginatifs reviennent rapidement sur terre pour affronter de nouveau la réalité mais il arrive que certains se complaisent dans le monde imaginaire qu’ils ont créé et décident de n’en plus jamais revenir. On les affublent de différents noms : rêveurs, marginaux, fous, poètes, artistes, déviants…

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Reconstruction

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     Mais revenons à notre promeneur… une voile seule ne signifie rien car elle est inutile. Une voile voit son existence justifiée que lorsqu’elle fait partie d’un Tout qui est le navire. En dehors de cette situation, elle n’est rien d’autre qu’une masse de tissu informe posée sur le sol. Il était donc fatal que la pensée du promeneur passe de l’évocation de la simple voile à l’évocation du navire qui lui est lié et cette image, notre promeneur n’a pas eu besoin de faire l’effort de la reconstruire, telle une Vénus anadyomène, elle a jailli tout droit de la mémoire emmagasinée dans son cerveau.

Hippocampus

      On a longtemps pensé que la mémoire était emmagasinée dans un organe particulier du cerveau appelé joliment hippocampe mais on sait aujourd’hui que l’ensemble des 100 milliards de neurones que notre cerveau possède sont concernées par l’intermédiaires des synapses qui les relient entre eux et qui sont dix fois plus nombreuses. Les éléments mémorisés qui sont activés souvent par les synapses sont ceux qui remontent le plus vite à la conscience, d’autres « dorment » et attendent d’être réactivés, parfois sous l’action de la vision d’une image ou d’une structure d’image transmise par nos sens que l’association neurones-synapses a associé, à tort ou à raison, à l’un des éléments mémorisés. C’est le cas de cet éclat de coquillage dont la ressemblance à une voile de navire a produit un disfonctionnement du processus de reconnaissance, vite repéré, et interprété par notre conscience avec amusement.

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MÉMORISATION D’UN SOUVENIR : elle résulte de modifications des connexions au sein de réseaux de neurones activés par un signal. Lorsqu’une information est traitée, des protéines et des gènes sont activés dans les neurones postsynaptiques. Des protéines sont produites, acheminées vers les connexions établies entre les neurones pré et postsynaptiques. Ces protéines servent au renforcement des synapses, les sites de communication entre neurones, et à la construction de nouvelles synapses. Lors de la mémorisation d’un souvenir, un réseau spécifique de neurones s’élabore dans diverses structures cérébrales, l’hippocampe notamment, puis le souvenir se grave de la même façon dans le cortex, le lieu de stockage définitif des souvenirs. ( Crédit : Les mécanismes de la mémoire (moodle-Université de Montpellier) par Serge Laroche – c’est ICI )

Le Jeu

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     Cet envol de la pensée aurait pu s’arrêter là, c’est-à-dire à la reconstruction mentale un peu floue d’un navire tel que nous l’envisageons, vision née des expériences multiples que nous avons vécues depuis notre naissance. Pour certains, ce sera le dériveur léger des années d’apprentissage de leur enfance, pour d’autres les bateaux de pirates des films de corsaires de leur adolescence ou les rapides coursiers des mers, fins et racés, des compétitions maritimes.

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    Mais notre promeneur est en vacance, l’esprit libre et inactif au risque de s’ennuyer, prêt à bondir sur toute opportunité qui se présenterait et surtout sur celle qui ne générerait aucune contrainte mais du plaisir. Et quel est le meilleur moyen de se procurer du plaisir lorsque l’on dispose de temps libre et que l’on est pas assujetti à des tâches contraignantes ? Mais par le jeu, tout simplement, activité plaisante et gratifiante et qui offre l’occasion de s’abstraire de la réalité et de s’engager dans un espace de liberté *. À la différence de la plupart des activités humaines de la société moderne qui sont pratiquées dans le but de recevoir en retour un gain ou une compensation, le jeu est le plus souvent improductif et ne créé pas de valeur matérielle *, de plus il fait la part belle au hasard. Cette absence de conséquences matérielles de la victoire ou la défaite pour les joueurs dans une compétition où le hasard est déterminant confère au jeu un statut spécial de neutralité dans la compétition sociale et permet le « désarmement » des compétiteurs. Chaque joueur est prêt à accepter sa défaite car elle n’a aucune conséquence sur son statut personnel ou social. Dans un sens le jeu apparaît comme un « simulacre » des situations et confrontations que l’on rencontre ou que l’on rencontrera dans la vraie vie d’où son rôle dans l’apprentissage de la jeunesse en lui permettant de « tester » les futures situations de confrontation auxquelles elle sera, dans l’avenir,  confrontée. 

 * le jeu n’est pas totalement libre, il doit respecter certaines règles.
 * Parmi des jeux d’argent, certains comme le poker, ne sont pas que de hasard et constituent pour certains un métier.


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    À quel jeu a joué notre promeneur en créant un esquif à partir d’objets épars trouvés sur une plage ? Il a sans doute voulu relever une gageure, celle de réaliser en partant de presque rien, une maquette qui ressemblera ou évoquera de la manière la plus convaincante possible à son modèle, objectif qui, s’il pouvait l’atteindre, lui procurera une intense satisfaction et une grande fierté. Ce plaisir de créer va se manifester durant toute la phase de conception qui devient œuvre au sens ou l’emploie Hannah Arendt en l’opposant au travail.  On remarquera que ce comportement est celui de tout artiste. Y aurait-il dans la pratique artistique une notion de jeu le plus souvent ignorée ? Ajoutons que dans le cas de la maquette de bateau réalisée par notre promeneur, apparaît une dimension supplémentaire, celle de l’humour. Notre promeneur n’avait aucunement l’intention de réaliser un objet ressemblant de manière parfaite au modèle original imaginé du type des modèles réduit à monter que l’on trouve dans le commerce mais de réaliser une caricature amusante par la discordance entre les éléments du modèle à imiter et les objets anodins utilisés pour les représenter : déchet de bois usé pour la coque du navire, éclats rigides de coquillage pour les voiles, galets pour les passagers. Entreprise réussie.

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le style Louis XIV – I) le mobilier (hors les sièges)


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Hyacinthe Rigaud – Portrait de Louis XIV en costume de sacre, 1701

« L’art décoratif n’est pas seulement une dégradation des formes et des couleurs, il est aussi une histoire de la dégradation des matériaux : si la décoration du roi Soleil était « d’or pur, d’ébène, d’ivoire et de diamants » pour « épater » les « tyrans et leurs ambassadeurs », les imitateurs courtisans, princes et hobereaux utiliseront l’or demi-vierge et le faux marbre »  Yannis Tsiomis, Le Corbusier, L’Art décoratif d’aujourd’hui et « la loi du ripolin »

     L’art décoratif du règne de Louis XIV se devait participer par son luxe, son faste et ses dispositions stylistiques à la démonstration de puissance et de grandeur voulue par le monarque absolutiste qui gouvernait la France. C’est ainsi que la décoration intérieure se caractérisait par une rigidité classique et solennelle que renforçait l’utilisation de la symétrie, un sur-dimensionnement du mobilier et une exposition ostentatoire du luxe et du faste dans le but d’impressionner le visiteur. On a commencé par dorer les meubles de bois et à incurver les profils et les appuis et on a poursuivi par la mise en place de marqueteries complexes de bois rares, de métaux précieux et d’écailles. Enfin on garnira les pièces de structures de revêtements sculptés en bronzes dorés pour les renforcer et les mettres en valeur. Le style du mobilier et de la décoration intérieure va ainsi s’écarter de la rigueur architecturale et de ses principes de cohérence de la partie avec le tout et se développer de manière autonome et débridée.  Son inspiration était celle de l’Italie et de la Rome et la Grèce antiques. Sous l’impulsion du talentueux ébéniste royal, André-Charles Boulle (1642-1732), maître incontesté dans l’agencement et la pose des riches ornements de placages et d’incrustations d’écailles ou de métal (étain, laiton) et de l’incorporation d’éléments décoratifs en bronze doré, l’ébénisterie française devint la première d’Europe. Parmi les principaux concurrents de Boulle on comptait l’ébéniste Nicolas Sageot (1666-1731) qui s’inspirait pour ses motifs décoratifs de l’œuvre de Jean Berain, Dessinateur des Menus Plaisirs du Roi, et Antoine-Robert Gaudreaus, principal fournisseur du Garde-Meuble de la Couronne entre 1726 et 1746 qui réalisait lui aussi ses meubles d’après des dessins d’ornemanistes et travaillait principalement la ciselure du bronze. Il devait délaisser plus tard la marqueterie d’écaille au profit du placage de bois rares et utiliser le bois de violette dans ses œuvres (célèbres pièces que sont la commode de la chambre du roi et le médailler du cabinet intérieur du roi à Versailles.)

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Château de Versailles sous Louis XIV

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Vue du Plafond de la galerie des Glaces de Versailles par Charles Le Brun


Bureaux et tables

Bureaux plats

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André-Charles Boulle : ci-dessus, bureau plat réalisé vers 1715 pour le prince de Condé. Bâti de chêne, placage d’ébène, marqueterie de laiton et d’écaille, bronze doré, cuir. (Musée du Louvre). Ci-dessous, bureau plat en chêne et noyer avec placage écaille, ébène, laiton, ornements en bronze doré  dans les angles représentant des têtes de femmes, dimensions 198 x 93 cm (exposé au château de Vaux-le-Vicomte). 

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Détail du bureau plat du château de Chantilly présenté ci-dessus


Maurice Quentin de La Tour - Portrait en pied de la marquise de Pompadour

Maurice Quentin de La Tour – Portrait en pied de la marquise de Pompadour assise à uns table de milieu aux pieds entourés de garniture de bronze Boulle.

Tables de milieu

    La table de milieu est le nom que l’on donnait à la table de la salle à manger. Elle repose sur quatre pieds, sur fûts ou sur montants latéraux en forme de lyre, en as de coupe ou en éventail. Elle pouvait être massive comme les grandes table renaissances ou légères comme les tables de salon. Une table de milieu dont le piètement assez haut en fait un meuble d’appui est une table haute à ne pas confondre avec le guéridon ou la sellette qui sont de faible largeur.

Table de milieu en bois sculpté et doré. Époque Louis XIV – ceinture de quatre-feuilles dans des croisillons, partie centrale ajourée de rinceaux feuillagés, acanthe. Mascarons casqués à la façon des bronzes d’André Charles Boulle à chaque angle à la partie supérieure des pieds tronconiques avec balustres à feuillage, fleuris, lambrequins, godrons et rosaces. Entretoise de liaison des pieds à ressaut et feuillage. plateau de marbre Sarrancolin à triple gorge . (crédit Eloge de l’Art par Alain Truong)

table en marbre de rapport de la galerie d'Apollon.

Grande table de milieu Louis XIV en marbre de la galerie d’Apollon au Louvre.

Michel Barthélemy Ollivier - Souper du prince Louis François de Conti au palais du Temple, 1766

Michel Barthélemy Ollivier – Souper du prince Louis François de Conti au palais du Temple, 1766


Tables consoles

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Tables consoles, époque Louis XIV – ci-dessous, table aux pieds de bois richement sculptés et dorés surmontés d’un plateau de marbre livrée pour les vestibules du château de Marly, 1683.

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Jean-Marc Nattier - Louise-Elisabeth de France, infante d'Espagne, puis duchesse de Parme en habit de cour (1727-1759), 1761

Jean-Marc Nattier –  Louise-Elisabeth de France, infante d’Espagne, puis duchesse de Parme en habit de cour devant une table console en pieds de bois sculptés et dorés, 1761

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Table réalisée par Boulle entre 1670-1680 avec marqueterie de bois variés incrustés d’éléments en étain, laiton, corne et écailles de tortue.


le bureau dit « Mazarin »

Bureau_MazarinfrontLe bureau dit « Mazarin » résulte d’une évolution du cabinet traditionnel. Celui présenté ci-dessous est divisé en trois parties et repose sur huit pieds reliés quatre à quatre par une entretoise en X. Chaque ensemble de pieds supportent trois tiroirs. La partie centrale est en retrait pour pouvoir placer les jambes.

Niclas Sageot - Bureau à caissons

Bureau à caissons en marqueterie Boulle en contre partie attribué à Nicolas Sageot. Il ouvre à 6 tiroirs en caissons sur 3 rangs séparés par des traverses et un tiroir en ceinture surmontant un vantail en retrait. Il repose sur 8 pieds réunis quatre à quatre par deux entretoises en X. Les montants à pans en décrochement. Le plateau marqueté est cerné d’une lingotière en bronze ciselé et doré à décor de palmettes et feuilles d’acanthe.

Bureau à caissons en marqueterie Boulle en contre partie. Attribué à Nicolas Sageot (1666-1731). Epoque Louis XIV


Bureaux « brisés » (un bureau est dit « brisé » lorsque le plateau s’ouvre en interrompant le décor)

Alexandre-Jean Oppenordt (1639-1715), hollandais naturalisé français en 1679, ébéniste ordinaire du roi en 1684 - bureau brisé (un bureau est dit « brisé » lorsque le plateau

    Alexandre-Jean Oppenordt (1639-1715), hollandais naturalisé français en 1679, ébéniste ordinaire du roi en 1684 – bureau brisé en marqueterie d’écaille et de cuivre qui faisait partie d’une paire de deux bureaux identiques destinés au petit cabinet du roi, 1685.

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    Les artisans hollandais étaient nombreux dans les ateliers de menuiserie. Ils logeaient au Louvre et étaient dénommés « menuisier en ébène, faiseur de cabinets du Roi ». C’est en Hollande et dans les pays germaniques qu’était née la technique de précision qui consistait à rapporter sur la structure porteuse du bâti réalisée en bois courant en sapin, chêne ou châtaignier un habillage fait de panneaux en bois précieux plaqués. Ce bois rapporté était souvent de l’ébène, importé d’Afrique et connu en Europe depuis le XIIe siècle, que l’on avait réussi à travailler en feuilles minces au XVIIe siècle. (voir ce cabinet en ébène réalisé par l’ébéniste allemand Georg Jungmair vers1600-1610). C’est parce que l’essence la plus souvent utilisée était l’ébène que l’on appelé ce nouveau métier, ébénisterie.. Jusque là, les métiers du bois se répartissaient en deux corporations, celle des charpentiers, pour le gros-œuvre, et celle des menuisiers pour les objets plus petits (meubles, huisserie, parquet, etc…). En 1743 fut créée à Paris une nouvelle corporation, celle des ébénistes qui regroupait en 1789, 1.142 membres, principalement concentrée au faubourg Saint-Antoine.

Le bureau brisé semi ouvert et l’un des motifs de Jean Bérain qui aurait pu inspirer l’ébéniste

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cabinets

louvre-cabinet en ébène du milieu du XVIIe siècle

Le début du XVIIe siècle est capital dans l’histoire du mobilier français puisqu’apparaît une nouvelle technique d’origine germanique, l’ébénisterie. Ce procédé consiste à dissimuler le bâti de menuiserie d’un meuble exécuté en sapin ou en chêne, au moyen d’un placage de bois plus précieux, à l’origine l’ébène, d’où le nom d’ébénisterie. Le cabinet d’ébène est un meuble typique du XVIIe siècle parisien. Ce type de meuble est toujours de grande dimension, très architecturé et repose sur un haut support indépendant et assorti. Le cabinet du Louvre date du milieu du XVIIe siècle et présente un décor abondant obtenu dans l’ébène. Le grand bas-relief du vantail de gauche représente Horatius Coclès défendant l’entrée du pont Sublicius à Rome, contre l’armée du roi Porsenna. Sur le vantail de droite, le bas-relief met en scène les compagnons d’Horatius Coclès en train de couper le pont. Aux angles supérieurs se trouvent deux niches abritant des statuettes en ronde-bosse représentant Mars et Minerve, divinités guerrières en lien avec le sujet des vantaux. Le cabinet du Louvre fait partie de la série la plus luxueuse de ce type de cabinets en ébène. A l’intérieur, ce meuble présente des petites niches et une multitude de tiroirs séparés par des colonnettes de corail d’une grande préciosité. Ce petit monde s’ouvre comme un décor de théâtre. (Crédit musée du Louvre, Parcours Arts décoratifs)

Cabinet sur piétement d'une paire. Paris vers 1690-1710. A.-C Boulle, ébéniste et bronzier. Bâti de chêne, bois résineux et noyer, placage d'ébène, marqueterie d'écaille, de lai

Boulle, vers 1690-1710 – Cabinet sur piétement d’une paire. Bâti de chêne, bois résineux et noyer, placage d’ébène, marqueterie d’écaille, de laiton et d’étain, bronze doré. Musée du Louvre

Boulle, vers 1690-1710 – cabinet sur piètement Bâti de chêne, bois résineux et noyer, placage d’ébène, marqueterie d’écaille et de corne teintée, de laiton et d’étain, bronze doré (Musée du Louvre)


armoires & bibliothèques

armoire à 2 corps, 1617 (musée du Louvre)     L’armoire à un seul corps et à deux portes est un meuble novateur au début du XVIIIe siècle. Jusque là, comme le montre la photographie de gauche qui représente une armoire réalisée en 1617, les armoires étaient bâties à deux corps et à quatre portes. Sous le règne de Louis XIV, Boulle devint un spécialiste incontesté de la fabrication des armoires à un seul corps et à deux portes qu’il élevait au rang de véritables œuvres d’art grâce à ces incorporation de panneaux de marqueterie et d’éléments en bronze doré.

Armoire dite « aux perroquets » à décor de marqueterie florale de bois polychrome sur fond d’écaille réalisée par Boulle entre 1680-1700 qui met en œuvre les trois techniques utilisés par l’ébéniste : marqueterie florale de bois polychrome, marqueterie de métal et utilisation du bronze doré. (musée du Louvre)

Armoire dite « aux perroquets » : panneau latéral représentant un perroquet et panneau floral de l’une des portes.

Deux armoires dont deux bibliothèques (celles du centre et de droite) de la fin du XVIIe siècle (Louis XIV/Régence) attribuée à Nicolas Sageot (1666-1731)


Commodes

André-Charles Boulle - commode forme tombeau dite Mazarine

    André-Charles Boulle – commode forme tombeau dite Mazarine, bâti de chêne, placage d’ébène avec marqueterie d’écailles de tortue et incrustations de laiton, adjonction d’éléments de renforcement décoratifs en bronze doré, plateau de marbre marbre griotte, 1708-1709 – Cette commode fait partie d’une paire commandée à la fin du règne de Louis XIV pour sa chambre au Grand Trianon. Ces pièces sont les seuls meubles conservés qui ont été assurément réalisées pour le Roi par le célèbre ébéniste André-Charles Boulle. Leur forme étrange, qui évoque un coffre glissé sous une table en fait les prototypes d’un meuble qui se développera au 18e siècle : la commode.
Par ailleurs, le profil des tiroirs, l’un convexe, l’autre concave, qui atteste de la maîtrise de la technique du placage, anonce le style rocaille qui fera sien ce jeu de courbes et de contrecourbes. Toutefois elles sont encore marquées par le goût du règne de Louis XIV pour les matériaux riches et les forts contrastes de couleurs : rinceaux dorés de laiton, brun sombre de l’écaille de tortue, or des puissantes figures ailées de bronze, rouge de la tablette de marbre griotte.  (crédit Château de Versailles).

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Antoine-Robert Gaudreaus, ébéniste du Garde-Meuble de la Couronne (vers 1682-1746) – Commode à deux tiroirs sans traverse et à encoignures latérales fermées par des vantaux, plateau en marbre, panneaux de laque japonaise et vernis parisien, 1744.  La laque japonaise est rare à cette époque. Celle de la commode provient d’un paravent à six feuilles conservé dans la collection de Louis XIV et que le Garde-Meuble fournit au marchand-mercier Thomas-Joachim Hébert, l’un des rares à savoir amincir les panneaux pour les utiliser sur des meubles galbés. On sait qu’avec les vestiges de ce paravent, Gaudreaus réalisa la commode de Louis XV, mais aussi deux encoignures pour l’appartement de la reine et un grand bureau pour le cabinet de travail du roi. Les bronzes dorés dessinent trois cartouches en façade, le plus extérieur se compose de feuilles de roseau, l’autre, intérieur, entremêle feuilles et joncs, le troisième, en bas, se referme sur une feuille d’acanthe. De longues chutes enfin ornent les pieds. Entre ces bronzes alternent des zones de laque noire du Japon à décor polychrome et or de fleurs et de fruits, et des zones en vernis de Paris imitant la laque. On sait que pour le travail du vernis, Hébert était notamment en relation avec les Martin. (Crédit Société des Amis du Louvre)

commode double à armoires d'encoignure, Bâti en chêne et résineux, placage de palissandre et noyer ondé, bronze doré, marbre de Rance, vers 1725

Commode double à armoires d’encoignure, Bâti en chêne et résineux, placage de palissandre et noyer ondé, bronze doré, marbre de Rance, vers 1725 – Cette commode, destinée à une chambre de parade, est extraordinaire à plus d’un titre. Sa taille imposante en fait sans doute la plus grande commode du XVIIIe siècle français : elle mesure près de trois mètres de long, alors qu’une commode de belle qualité dépasse rarement la moitié ! Son plateau de marbre de Rance, d’une seule pièce, est à lui seul un tour de force ; sa découpe puissamment moulurée suit le mouvement en arbalète de la façade qui se poursuit sur les côtés. Le meuble ne repose que sur quatre pieds, crânement campés dans des sabots de bronze doré à pattes d’ours, dont les griffes s’étalent largement sur le sol ! Sa structure n’est pas moins exceptionnelle : le bâti de cette « commode double » comporte quatre tiroirs répartis sur deux rangs, séparés par un trumeau central, et encadrés aux deux extrémités de deux petites « armoires d’encoignure » ouvrant à un battant. créateurs pressentis : Charles Cressent (1685-1767) ou Antoine-Robert Gaudreaus (v. 1682-1746) – (crédit Musée des Arts décoratifs)

Commode de Louis XIV à Trianon André-Charles Boulle - Bâti de résineux, placage d'ébène, marqueterie d'écaille et de laiton, bronze doré, margre griotte, Paris, 1708 (Versailles)


instruments de musiques
clavecin

clavecin décoré par Claude Audran II, mécanisme de Ruckers

Clavecin décoré par Claude Audran III, mécanisme de Ruckers


Le lit

    Le lit est un meuble de grand prix au XVIIe siècle, décrit avec précision dans les inventaires. Louis XIII en possédait un avec du damas violet et orné de larges broderies d’or, Richelieu en avait un recouvert de satin blanc et de broderies d’or et Mazarin en détenait plusieurs. Le lit était transporté lors des déplacements, il suivait son propriétaire, démonté et rangé dans des malles en cuir. Souvent monumental, il était placé dans un angle de la chambre. L’espace entre le lit et le mur était appelé la « ruelle » et servait de lieu de réunion privée puisqu’il était d’usage de recevoir chez soi, allongé sur son lit.  (crédit Louvre)

à gauche : lit à la française à courtines (tentures), du château d’Effiat (musée du Louvre), époque LOUIS XIII – début de Louis XIV . On retrouve la structure cubique à la française des lits Louis XIII avec 4 quenouilles surmontées d’un « ciel de lit » également appelée « impériale ». Cette structure se maintiendra jusqu’à la fin du XVIIe siècle. À droite, exemple de « lit à la duchesse » apparu à la fin du XVIIe siècle qui est un grand lit d’apparat sans quenouilles surmonté d’un dais rectangulaire fixé au chevet de tête appelé le ciel qui couvre l’ensemble de la couche. Des lambrequins de tissus brodés cachent sa structure et il est parfois orné de beaux panaches qui adoucissent les angles ou d’un fronton. On ajoute ensuite des rideaux ou courtines qui tombent du ciel de lit.

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Château de Versailles – le lit de Louis XIV


Motifs des décors

la redécouverte des fresques antiques

    Les artistes de la  Renaissance s’étaient passionnés pour la redécouverte des vestiges de l’antiquité et en particulier des décors qui figuraient sur le fresques des intérieurs antiques romains mis à jour lors de fouilles. Ces décors complexes qui se composent d’architectures fantastiques, de paysages, de mises en scène de personnages d’allures parfois mi-humaines, mi-animales, d’entrelacs de feuillages et de fleurs qui s’enroulent sur elles-mêmes seront appelés « grotesques ».  Ils influenceront l’art décoratif jusqu’au début du XIXe siècle.

Antonio Tempesta - Florence, plafond du 1er corridor de la Galerie des Offices, entre 1579 et 1581

Antonio Tempesta – Florence, plafond du 1er corridor de la Galerie des Offices, entre 1579 et 1581


Jean Berain (1637-1711), Une vie dédiée à l’ornement

Gravure de Jean Bérain père

Gravure de Jean Berain pour un habit créé par lui

Jean Berain.jpg   Successeur de Charles Le Brun comme premier décorateur à la cour de Louis XIV pour laquelle il dessinait les décors d’opéra, des fêtes et manifestations diverses, les habits, les motifs de tapisserie, de lambris et de plafonds, les pièces d’orfèvrerie et même les vaisseaux de la flotte royale, Jean Berain, aquarelliste, dessinateur, graveur, décorateur de théâtre, fut l’un des plus grands ornemaniste de son temps, renouvelant l’art des grotesques et des arabesques jusqu’à lui basé principalement sur la représentation de la feuille d’acanthe par la promotion d’un style plus léger d’entrelacs, de festons et de singeries. La diffusion de ses oeuvres par la gravure et les estampes lui assura une renommée internationale, notamment à la cour de Suède (crédit Catherine Auguste)

Les grandes feuilles d’acanthe, qui dans les premiers projets de Berain (1667) jouaient encore un rôle important, furent plus tard supplantées en grande partie par d’autres éléments décoratifs, notamment un jeu de bandes. Cette estampe mettant en scène des jeux et des singeries reste en dépit de la petitesse des personnages, d’une grande clarté dans sa composition. Ici Berain se rapproche de la tradition des arabesques de la renaissance italienne par sa composition. Ses estampes ont été éditées à des dates variables en France mais plutôt tardivement dans la vie de l’artiste (la grande majorité de l’œuvre est publiée vers 1690 et surtout vers 1703-1710). Plus important peut-être encore pour leur diffusion est le fait qu’elles aient été copiées à Augsbourg et aux Pays-Bas (crédit Catherine Auguste).

Jean Berrain, planche gravée, modèle d_éléments décoratifs pour meubles Boulle

Jean Berrain, planche gravée, modèle d’éléments décoratifs pour meubles Boulle

Estampe de Berain

Dessin par Jean Bérain – Bibliothèque nationale

Jean Berain : Poupe du vaisseau Soleil Royal (1670) et proue du vaisseau Le Volontairellon


Claude III Audran (1658-1734), la légéreté et la finesse

    Peintre du roi et conservateur du Palais du Luxembourg, il s’est spécialisé dans les décorations murales et a créé des tapisseries et des panneaux décoratifs d’un style léger… Il participa en 1700-1701 au décor de la Ménagerie de Versailles et à la chapelle de Versailles, ainsi qu’aux châteaux de Fontainebleau, d’Anet, de Meudon, aux Invalides et aux Gobelins. En 1704, il décore le nouvel appartement de la duchesse du Maine à Sceaux et en 1709, exécute un décor de singeries pour le roi Louis XIV au château de Marly. Ce décor, aujourd’hui détruit, est connu par des dessins préparatoires. Beaucoup de ces travaux décoratifs ont été détruits. Mais, heureusement, bon nombre de tapisseries pour lesquelles il donna des cartons ont été conservées. Par ailleurs, le collectionneur suédois Cronstedt acheta, à la mort d’Audran, son fond d’atelier, soit plus de 2 000 dessins. Ils appartiennent aujourd’hui aux collections du Nationalmuseum de Stockholm. Audran eut comme collaborateurs de ses grands décors, les plus grands artistes confirmés de son époque comme son ami le peintre animalier Jean-Baptiste Oury ou encore Lagillière et Desportes. Il employa, à ses débuts, Watteau qu’il fit travailler comme apprenti. L’artiste s’est imposé comme le propagateur des décors arabesques remis à la mode par Jean Berain, mais sa manière était « un peu différente de celle de M. Berain ; elle est plus délicate et plus svelte » précise l’envoyé de Suède en France, D. Cronström.  (crédit Wikipedia)

Claude Autran III - Arabesque sur fond or, vers 1700

Claude Autran III – Arabesque sur fond or, vers 1700

Claude III Audran - ensemble de 6 panneaux allégoriques sur le thème des 12 mois grotesques, de Claude Audran III, copie des panneaux pour la tenture réalisée pour Meudon

Claude III Audran – ensemble de 6 panneaux allégoriques sur le thème des 12 mois grotesques, copie des panneaux pour la tenture réalisée pour Meudon


Home, sweet home : architecture néo-normande, la villa Brodu à Beuzeval (Calvados) en 1886 de Jacques Claude Baumier


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Beuzeval, villa de l’entrepreneur parisien Eugène Brodu construite en 1886 par Jacques Claude Baumier architecte. Lithographie en couleurs de Spiégel d’après Chabat. Elle provient de l’ouvrage de 1886 : La brique et la terre cuite de Pierre Chabat paru à Paris chez Morel.

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carte postale ancienne du chalet « Le Carillon », rue des bains à Beuzeval, Houlgate


Pierre Chabat (1827-1892) était un architecte français devenu architecte de la ville de Paris en 1865. Il publia en 1881 La Brique et la Terre cuite, Etude historique de l’emploi de ces matériaux; fabrication et usage; motifs de construction et de décoration choisis dans l’architecture de différents peuples qui présentait 80 planches et qui sera suivi, compte tenu du succès rencontré, en 1889 d’une nouvelle série de 80 autres planches relatives aux Villas, hôtels, maisons de campagne, lycées, écoles, églises, gares, halles à marchandises, abris, écuries, remises, pigeonniers, cheminées, etc.


Jacques Claude Baumier (1824-1886) est un architecte, créateur du style régionaliste néo-normand. Opposant à Napoléon III, il Il est arrêté et emprisonné en 1852 avant d’être assigné à résidence à Caen où, après sa libération, il s’établira. Il fonde en 1858 avec différentes personnalités, la première Société Civile immobilière des terrains de Beuzeval, aujourd’hui Houlgate. Nommé par ses associés privés architecte de la ville, il établit le premier plan d’urbanisme de la station balnéaire et en 1859 commence à construire le grand hôtel, l’église et les premières maisons de villégiature, comme par exemple le Petit Manoir, en 1860 pour Louis-Léon Paris. Selon l’historien de l’architecture Claude Mignot, il est le créateur du type de la villa néo-normande. Auguste Nicolas, autre architecte caennais contemporain, le décrivait déjà comme « le rénovateur des constructions en bois, inspirées par nos manoirs normands ». Après son décès en février 1886, son fils René Baumier reprend son cabinet en association avec Auguste Nicolas.  (crédit Wikipedia)


L’automate du film The Best Offer

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l’automate du film The Best Offer de Giuseppe Tornatore a été construit par Rob(ot) Higgs

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Rob Higgs : Je suis un sculpteur mécanique, un fabricant d’automates et un inventeur. Je conçois et fabrique des sculptures mécaniques, des engins et des machines excentriques, en grande partie en utilisant des matériaux trouvés tels que vieux engrenages, roues, chaînes et articles mécaniques trouvés dans les vieilles fermes, dans les chantiers navals et sur les dépôts de ferrailles. Je vis à Penryn en Cornouaille britannique.

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Vous m’avez appelé, Monsieur ?

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