Dessins d’architectes : les villas « Nids d’aigles » de Frank Lloyd Wright (1867-1959)


Frank Lloyd Wright (1867-1959)

Frank Lloyd Wright (1867-1959)


Les villas « Nids d’aigles »

Perspective and partial plan for the Lodge Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony, by Frank Lloyd Wright [1923]

F.L.W. – 3 Perspectives for the Lodge Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony, 1923

Perspective for the Wigwam Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony. Office of Frank Lloyd Wright. Graphite and colored pencil on tracing paper, ca. 1923.png    Perspective and partial plan for the Shore Type Cabin, the Lake Tahoe Summer Colony. Office of Frank Lloyd Wright. Graphite and colored pencil on tracing paper, ca. 1923..png


San Marcos in the Desert - Frank Lloyd

F.L.W. – San Marcos in the Desert, 1828-1829

Cundey2-The first drawing is found in Wright in Hollywood by Robert L Sweeney (MIT Press, 1994) the second appears in a 2004 Pomegranate calendar,

F.L.W. – Sahuaro House, a desert house (une part du projet de l’Hôtel san Marcos), 1828-1929.
Le projet fut abandonné suite la Grande Dépression de 1929


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F.L.W – Morris Residence, Seacliff, étudié en 1937 (projet non réalisé)

F.L.W - Morris Residence, Seacliff, étudié en 1937 (infographie récente)   flwhouse

Wright - variante maison MORRIS_13

Une variante établie par Wright pour la maison Morris


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a Country Dwelling for Mr and Mrs Herbert F Johnson, windy point Racine, Wisconsin, 1937

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F.L.W. – la Maison sur la Cascade, Pensylvanie, 1936-39


Perspective drawing. Unbuilt. Wright Smith House. Piedmont Pins, California, 1939. Usonian Style. Frank Lloyd Wright

F.L.W – Wright Smith House, Piedmont Pins, Californie, 1939 (projet non réalisé)


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F.L.W – Dessins et maquettes pour la maison « Eagle Feather » (Plume d’aigle), 1940

Capture d_écran 2017-09-09 à 02.54.09    Eagle feather

     Un jaillissement fait de pierres du désert et de bois sur une falaise dominant la côte de Malibu en direction de laquelle le balcon s’élance qui était destiné au cinéaste Arch Oboler qui partageait avec Wright un même sens de l’humour. Harcelant Wright au sujet des plans qu’il lui avait promis : « Toujours en attente des plans que vous avez promis il y a trois semaines. Devons-nous planifier une maison sur la falaise ou au paradis ?« , il se vit répondre : « J’étais occupé à vous éviter de vivre en Enfer. Prêt pour que l’entrepreneur y vienne aussi, F.L.I.W. » Malgré l’empressement d’Oboleril a seulement réussi à construire, une année plus tard, une petite résidence pour les invités et de retraite pour sa femme Eleanor (voir le projet suivant), et la Maison de la Porte, qui finit par devenir une maison à part entière.


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F.L.W. – Arch Oboler Guest House (Eleanor’s Retreat), project, Malibu, California, Perspective, 1941

F.L.W. - Arch Oboler Guest House (Eleanor's Retreat), project, Malibu, California, Perspective, 1941.jpg


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le peintre américain Ed Mell – les grands moyens dans la peinture


Ed Mell

        Dans l’une de ses interview, le peintre américain Ed Mell annonce la couleur : « J’ai choisi de représenter la Nature, mais parfois je pousse cette représentation un peu plus loin. Vouloir exprimer sa réalité doit avoir beaucoup plus d’impact qu’une simple représentation photographique, pour cela j’aime pousser un peu plus moins et mettre en valeur certains traits marquants de la Nature dans la vie réelle ». Pour cela il va s’attacher à simplifier et épurer les sujets qu’il peint et les mettre en valeur par le traitement des couleurs pour leur faire exprimer l’essentiel ou l’un de leur trait particulier qu’il a souhaité distinguer et mettre en valeur. Le résultat est une transformation formelle complète du sujet au caractère spectaculaire. Dans les nombreux paysages représentés (Ed Mell vit en Arizona), les montagnes voient leur formes simplifiées, à la façon des représentations des peintres cubistes et le tranchant de leurs arêtes est renforcé, ce qui a valu aux USA la qualification de son style comme « angulaire ».  Un ciel d’orage devient une structure géométrique où les nuages et la foudre sont représentés de la même manière structurée et fractale que les montagnes. C’était déjà le mode de représentation adopté par certains membres du groupe canadien des « Sept », en particulier Lawren Harris qui ramenait les montagnes qu’il peignait à des formes géométriques simples. Même traitement pour ses nombreuses représentations de fleurs dont les pétales sont perçues comme des éclats de vitraux et qui font parfois penser au travail de Olivia O’Keffe. Les couleurs sont vives, parfois criardes et le plus souvent contrastées. « Les contrastes donnent de la vie aux choses », dit Mell. « Par exemple, si vous faites une fleur jaune et que vous placez un fond violet sombre, ce qui est le contraire sur la roue de couleur, cette couleur va rendre le jaune plus vivant que toute autre couleur. De plus, le jaune va compter comme une lumière et Illuminer la fleur. Donc, vous avez deux choses à faire pour créer une lueur. » On retrouve ce procédé dans plusieurs de ses paysages où les ciels présentent des contrastes de violets profonds et de jaune moutarde : « Je ne me souviens pas avoir jamais vu un ciel violet comme ça, mais encore une fois, vous avez ce violet contre le jaune et c’est cela qui fait que ça marche. » Faut-il voir dans ce style un peu accrocheur, un souvenir de la période new-yorkaise d’illustrateur en publicité de Ed Mell ? Pour ma part, je dois dire que si je trouve un grand intérêt à la contemplation de beaucoup de ses tableaux, je ne suis pas totalement emballé. Ce n’est pas la déconstruction/reconstruction de type cubiste ou fractale des sujets qui me gêne et que je trouve tout au contraire très intéressante, mais la trop grande agressivité des couleurs dont il abuse et dont le violent impact sur l’œil nuit à la perception sereine du tableau. Comment dit-on, en langue de bois, lorsque le travail d’un artiste tout à la fois nous intéresse et nous plonge dans l’expectative ? À oui !  — « Un travail qui ne laisse pas indifférent »

Enki sigle


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Ed Mell – Eye of storm

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Ed Mell – Canyon Strike

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Ed Mell – Desert Drama et sans titre

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Ed Mell – Storm Elements et Canyon Light and rain

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Ed Mell – Flame Sky Lake Powell, 1990

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Veils of Time 27.5 x 68 Giclée Artist Proof, Very Limited $3,000.00

Ed Mell – Veils of Time

     J’apprécie beaucoup ces deux tableaux surréalistes dans lesquels on ne perçoit aucune différence de traitement entre les masses des montagnes et celles des nuages qui semblent ainsi solidifiées et portées par les piliers de pluie ou de foudre.

Ed Mell - Storm's Downpour

Ed Mell – Storm’s Downpour

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Ed Mell – Towering Clouds

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Dusk Rose by Ed Mell

Ed Mell – Dusk Rose

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La représentation géométrique du jaillissement des pétales fait songer à la structure cristalline de certains minéraux


Voir Sedona dans l’Arizona à travers avec les yeux de Ed Mell – courte video

     Une très courte video montrant la région de Sedona, petite ville de l’Arizona, dont les paysages ont souvent été représentés par le peintre Ed Mell. Né à Phoenix en  1942, il a fait ses études au Art Center College of Design de Los Angeles, puis s’est installé un moment à New York où il a travaillé comme illustrateur en publicité. Ayant passé deux étés à travailler sur la Réserve indienne Hopi en Arizona, il s’est pris de passion pour la représentation des grandioses paysages de cet État. Cette passion l’a incité à retourner vivre en 1973 à Phœnix. L’attraction principale de Sedona réside en ses paysages de formations de grès rouge, les « roches rouges de Sedona » dont la tonalité varie de l’orange brillant au rouge profond entre le lever et le coucher du soleil. L’aspect spectaculaire du site a été choisi par Hollywood pour le tournage de plusieurs westerns. Sedona est considérée comme une « capitale du New Age » aux États-Unis depuis que certains adeptes de ce mouvement pensent avoir découvert« vortex spirituels » dans la zone des canyons de Bell Rock, de Cathedral Rock et de Boynton Canyon.  Une industrie touristique spécialisée pour les adeptes de ce courant spirituel s’est développée dans la seconde moitié du XXe siècle. Ses promoteurs organisent régulièrement des «  convergences harmoniques ».


Repos – La sainte trinité : mon Fusil, mon Poney et Moi…


The holy Trinity : My rifle, my Pony and Me, chanson du film Rio Bravo de Howard Hawks avec Dean Martin, Ricky Nelson and Walter Brennan, 1959.

My rifle, my Pony and Me

Sun is sinking in the west 
The cattle go down to the stream 
The redwing settles in the nest 
It’s time for a cowboy to dream

Purple light in the canyon 
that is where I long to be 
With my three good companions 
just my rifle pony and me

Gonna hang my sombrero 
on the limb of a tree 
Coming home sweet my darling 
just my rifle pony and me

Whippoorwill in the willow 
sings a sweet melody 
Riding to Amarillo 
just my rifle pony and me

No more cows to be ropin’ 
No more strays will I see 
’round the bend shell be waitin 
For my rifle pony and me 
For my rifle my pony and me 


     Rio Bravo fait partie des western légendaires des années 1960. Tourné quelques années après Le Train Sifflera trois fois, il est souvent considéré comme étant la réponse de Howard Hawks et John Wayne à Fred Zinnemann. En effet, dans l’autre film, Gary Cooper essaie (en vain) d’obtenir l’aide de la population pour lutter contre le gang des oppresseurs. Dans la scène finale du film, il jette par terre son étoile de shérif, ce que John Wayne considérait comme une attitude anti-américaine.
    À l’inverse, dans le présent film, le shérif Chance fait appel à des étrangers (une chanteuse de saloon, un cow boy solitaire) ou à des déclassés (un ancien shérif ivrogne et un vieil éclopé). Chance l’exprime d’ailleurs clairement en disant que ces « pères de familles » n’ont pas à prendre les armes pour protéger la population. C’est d’ailleurs là que réside une partie de la magie de ce film. Chance, sous ses abords rugueux, s’efforce de permettre à ceux qui l’entourent de s’améliorer, de se repentir ou de retrouver une image satisfaisante d’eux-même.
     John Wayne campe donc un shérif très professionnel, très sûr de lui et très droit dans ses bottes, prêt à assumer seul le poids de ses responsabilités. Par ailleurs, la musique des deux films est signée par le même compositeur, Dimitri Tiomkin.

    Le jeune chanteur Ricky Nelson, auteur d’un tube récent à succès et comédien peu aguerri (Hawks confia plus tard avoir du écourter ses répliques) avait été choisi pour des raisons commerciales pour attirer le public féminin. Objectif atteint puisque toujours selon Selon Hawks, il rapporta à la Warner plus d’un million de dollars. Ricky Nelson a été particulièrement remarqué pour la scène où il joue de la guitare et chante dans la prison ; alors que tout semble aller de mal en pis pour les assiégés, ils s’offrent un moment de détente inespéré ; Nelson saisit sa guitare et Dean Martin commence à chanter a capela au seul rythme du bruit des bottes de Wayne qui s’approche d’un pas nonchalant. Walter Brennan, qui joue le troisième adjoint du shérif était également un excellent chanteur, et chante ensuite en trio, avec eux, My poney, my rifle and me, puis Cindy Cindy, un chant très populaire du folklore traditionnel américain dans lequel il est coutumier que chaque chanteur ajoute ses propres vers.  (crédit Wikipedia)


« Where Have All the Flowers Gone ? » (Où vont les fleurs ?) interprétée par Marlene Dietrich – chanson de l’opposition à la guerre du Vietnam


     Émouvante et merveilleuse Marlene Dietrich qui a eu le courage de s’opposer à ce qu’était devenu son pays et de choisir un exil de résistance et de combat.

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Marlene Dietrich – « Où vont les fleurs ?« , 1962

    « Où vont les fleurs ? » est une reprise en français (texte de R. Rouzaud et de F. Lemarque) de « Where Have All the Flowers Gone ? », une chanson composée et écrite en 1955 par Pete Seeger, le barde de la musique folk américaine, à partir de Koloda Douda, une comptine russe appartenant au folklore cosaque, bâtie sur une suite de questions et de réponses, qu’il avait découvert en lisant le roman de Cholokov, le Don paisible.

А иде ж гуси?
В камыш ушли.
А иде ж камыш?
Девки выжали.
А иде ж девки?
Девки замуж ушли.
А иде ж казаки?
На войну пошли

Et où sont les oies ?
Parties dans les joncs.
Et où sont les joncs ?
Les filles les ont coupés.
Et où sont les filles ?
Mariées avec leurs hommes.
Et où sont leurs Cosaques ?
Partis à la guerre.

      Remisée au placard durant plusieurs années, la chanson est redécouverte en 1960 par le chanteur et musicien folkloriste Joe Hickerson qui complète le texte de Seeger et en fait l’hymne pacifiste universel interprétée par de nombreux artistes de par le monde qu’elle est devenue aujourd’hui. C’est en juillet 1962 que Marlene Dietrich sort une première version en français en disque 45 tours puis une version en allemand, « Sag mir, wo die Blumen sind », en octobre de la même année, lors d’un gala de l’UNICEF à Dusseldorf (texte de Max Colpet). Pete Seeger déclarait que cette version allemande « sonne mieux que la mienne anglaise ». Pour ma part, après avoir écouté de nombreuses versions en français (Francis Lemarque, Dalida), en anglais (Pete Seeger, Joe Hickerson, Peter, Paul and Mary, Joan Baez) et en allemand (Marlene Dietrich, Nana Mouskouri, Hildegard Knef). Je trouve que ce sont les interprétations en français et en allemand de Marlene Dietrich qui, par la fragilité, la suavité et la douceur de sa voix empreinte d’une profonde nostalgie, les dépassent de très loin. La chanson débute et se termine par un chuchotement à notre oreille et, lorsqu’il est question des soldats morts au combat, empreinte une tonalité semblable à un sanglot. Même les maladresses de son interprétation ajoutent un sentiment de vérité et de sincérité qui tranche avec les interprétations désincarnées des chanteurs trop professionnels. Une interprétation qui me donne la chair de poule… Cette chanson a été très utilisée par les opposants à la guerre du Vietnam. Elle a été classée en 2010 par le magazine britannique New Statesman comme l’une des « 20 plus grandes chansons politiques » de tous les temps…              (crédit Wikipedia)

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    À combien de manifestations contre la guerre menée par les USA avons nous participé durant cette période et combien de pétitions avons nous fait signé avant de les remettre à l’ambassade américaine. Il existait alors un sentiment d’injustice, d’indignation et de révolte qui faisait comme la jeune fille de la photo suivante l’a plus tard déclaré que nous nous sentions viscéralement contraints de réagir. Cela était lié à l’état d’innocence qui  était alors le nôtre. Les temps ont bien changés, nous sommes devenus résignés et fatalistes. Combien de manifestants seraient présents aujourd’hui pour manifester contre les guerres au Moyen-Orient ? Il est vrai que sur le plan idéologique, tout, depuis,  s’est brouillé…


la jeune fille à la fleur – Manifestation du 21 octobre 1967 à Washington - photo Marc Riboud
  – Manifestation du 21 octobre 1967 à Washington – photo Marc Riboud.
°°°
« Je ne me rappelle pas comment j’ai entendu parler de la manifestation au Pentagone, mais je savais que c’était une chose à laquelle je devais participer. Je me devais de dénoncer cette horrible guerre ».             Jan Rose Kasmir, 17 ans à l’époque.
Lyrics, paroles
°°°
Where have all the flowers gone ?                        Où vont les fleurs ?
 °°°
Where have all the flowers gone ?                  Qui peut dire où vont les fleurs
Long time passing                                                 du temps qui passe ?
Where have all the flowers gone ?                  Qui peut dire où sont les fleurs
Long time ago                                                         du temps passé ?
Where have all the flowers gone ?                  Quand à la saison jolie,
Young girls picked them every one                 les jeunes filles les ont cueillies,
When will they ever learn ?                              Quand saurons-nous un jour,
When will they ever learn ?                              Quand saurons-nous un jour ?
 °°°
Where have all the young girls gone ?           Qui peut dire où vont les filles
Long time passing                                                du temps qui passe ?
Where have all the young girls gone ?           Qui peut dire où sont les filles
Long time ago                                                         du temps qui passé ?
Where have all the young girls gone ?           Quand va le temps des chansons, 
Gone to young men every one                          se sont données aux garçons,
When will they ever learn ?                              Quand saurons-nous un jour,
When will they ever learn ?                              Quand saurons-nous un jour ?
°°°
Where have all the young men gone ?           Mais où vont tous les soldats
Long time passing                                                 du temps qui passe ?
Where have all the young men gone ?           Mais où sont tous les soldats
Long time ago                                                        du temps passé ?
Where have all the young men gone ?           Sont tombés dans les combats, 
They are all in uniform                                      et couchés dessous leur proie,
When will they ever learn ?                             Quand saurons-nous un jour,
When will they ever learn ?                             Quand saurons-nous un jour ?
 °°°
Where have all the soldiers gone ?                Il est fait de tant de croix, 
Long time passing                                                le temps qui passe,
Where have all the soldiers gone ?                Il est fait de tant de croix,
Long time ago                                                       le temps passé ?
Where…                                                                  Pauvres tombes de l’oubli,
                                                                                                     les fleurs les ont envahies,
                                                                                  Quand saurons-nous un jour,
                                                                                  Quand saurons-nous un jour ?
 °°°
     Qui peut dire où vont les fleurs
     du temps qui passe ?
     Qui peut dire où sont les fleurs
     du temps passé ?
     Quand à la saison jolie,
     les jeunes filles les ont cueillies
     Quand saurons-nous un jour,
     quand saurons-nous… jamais ?

°°°

   Et maintenant la version en anglais : « Where Have All the Flowers Gone ? » qui me semble malheureusement assez plate au niveau de l’interprétation sans que je sache si cette impression est produite par la structure de la langue anglaise qui se prêterait moins à l’expression de sentiments romantiques ou par le manque de conviction de la chanteuse…


 « Sag Mir Wo Die Blumen Sind »

     L’interprétation en allemand est aussi magnifique mais, consonances de la langue allemande obligent, moins intimiste et moins fluide que l’interprétation française. Dans cette version chaque mot, chaque syllabe se singularise tel un papillon qui se dégagerait de l’essaim qu’est le texte et viendrait se poser avec une infinie délicatesse tout près de notre oreille.
    Quelle chance, en tant qu’européen, de pouvoir disposer d’une culture à multiples facettes qui tel un diamant taillé permet de capter toutes les lumières, les synthétiser et les diffuser dans toutes les directions…

Sag mir wo die Blumen sind,                         Sag wo die Soldaten sind
wo sind sie geblieben                                      wo sind sie geblieben?
Sag mir wo die Blumen sind,                         Sag wo die Soldaten sind,
was ist geschehen ?                                          was ist geschehen ?
Sag mir wo die Blumen sind,                         Sag wo die Soldaten sind,
Mädchen pflückten sie geschwind               über Gräben weht der Wind
Wann wird man je verstehen,                       Wann wird man je verstehen ?
wann wird man je verstehen ?                     Wann wird man je verstehen ?

Sag mir wo die Mädchen sind,                      Sag mir wo die Gräber sind,
wo sind sie geblieben ?                                   wo sind sie geblieben ?
Sag mir wo die Mädchen sind,                      Sag mir wo die Gräber sind,
was ist geschehen ?                                         was ist geschehen ?
Sag mir wo die Mädchen sind,                      Sag mir wo die Gräber sind,
Männer nahmen sie geschwind                    Blumen wehen im Sommerwind
Wann wird man je verstehen ?                     Wann wird man je verstehen ?
Wann wird man je verstehen ?                     Wann wird man je verstehen ?

Sag mir wo die Männer sind                         Sag mir wo die Blumen sind,
wo sind sie geblieben ?                                   wo sind sie geblieben ?
Sag mir wo die Männer sind,                         Sag mir wo die Blumen sind,
was ist geschehen ?                                          was ist geschehen ?
Sag mir wo die Männer sind,                         Sag mir wo die Blumen sind,
zogen fort, der Krieg beginnt,                        Mädchen pflückten sie geschwind
Wann wird man je verstehen ?                     Wann wird man je verstehen ?
Wann wird man je verstehen ?                     Wann wird man je verstehen ?


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Enfance – Mère et fils


Trouble in gender

Mary Ellen Mark, on the set of Fur, mother and son

    En fait, ce cliché pris en 2005 par la talentueuse photographe américaine Mary Ellen Mark qui nous a quitté récemment après une longue carrière de plus de 40 ans ne représente pas une mère et son fils comme pourrait le laisser supposer la tenue du personnage adulte mais l’acteur Robert Downey, Jr. enlaçant son fils Indio – Fur, Steiner Studios, Brooklyn, New York, 2005


Inoubliable Marlène Dietrich


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Marlène Dietrich dans Manpower (l’Entraîneuse fatale), 1941 – photo de Scotty Welbourne.
Marlène a quitté l’Allemagne pour les Etats-Unis dont elle a obtenu la nationalité en 1939

la célèbre chanson Lili Marleen

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l’incandescence derrière la perfection glacée

Jean Gabin and Marlene Dietrich, vers 1945

Marlène en 1945 avec Jean Gabin, le grand amour de sa vie