Regards croisés : la tectonique des plaques


article publié une première fois le 10 mai 2016

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      Regardez comme ils sont bien agencés tels deux pièces d’un puzzle qui s’emboîtent parfaitement et pourtant, en vertu de la théorie de la tectonique des plaques (qu’on appelle aussi « dérive des continents ») énoncée il y a maintenant 107 ans (en 1912 exactement, l’année du naufrage du Titanic) par un savant allemand du nom d’Alfred Wegener, ils finiront sans doute, comme la côte Ouest de l’Afrique et la côte Est de l’Amérique du sud, par se séparer et s’éloigner peu à peu l’un de l’autre jusqu’à ce qu’un océan d’une profondeur abyssale les sépare. Cette séparation ne s’effectuera pas de tout repos, à l’instar de la séparation des plaques continentales accompagnées de manifestations violentes comme des éruptions volcaniques et des tremblements de terre, elle risquera de s’effectuer dans la tourmente et la douleur…

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L’emboîtement de l’Afrique et de l’Amérique du Sud et leurs similitudes géologiques


Vous ne tenez que par l’amidon de votre chemise et le pli de votre pantalon…


    Triste et hilarant ou comment deux monstres sacrés parviennent à tenir à distance la Mort par le talent et la dérision.   Oui, quelle classe !

      Échange poivré entre Michel Serrault (Pompilius, ancien diplomate roumain) et Jeanne Moreau (vieille Lady richissime) dans le film La vieille dame qui marchait dans la mer de Laurent Heynemann (1991) d’après le roman éponyme de Frédéric Dard.
     Lady M, une vieille femme riche et excentrique, passe ses vacances en compagnie d’un diplomate fané, Pompilius Enaresco. Fière des deux-mille-dix-sept amants qu’elle revendique, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et jette son dévolu sur Lambert, un jeune plagiste attentif et flatteur doté de toutes les qualités du gigolo. Bientôt folle de cet ambitieux apollon, Lady M le met au fait de ses fructueuses escroqueries, sous les yeux furibonds de Pompilius, aussi impuissant que jaloux…  (source Télérama)
      Jeanne Moreau, magnifique dans ce rôle, décédera six années plus tard à l’âge de 89 ans. Michel Serrault lui survivra une dizaine d’années.


Petite fleur,
vous êtes une vieille truie en chaleur !
Vous êtes une irrémédiable catin.
Votre sexe ranci se remet à capoter devant les jeunes mâles,
Ce qui devrait faire rire si ce n’était pas à pleurer.
Arrêtez vous un instant devant une glace,
par charité pour vos restes,
Et regardez, regardez à quoi vous ressemblez…
Une vieille jument efflanquée
prête pour l’abattoir.
En vous regardant mon estomac se noue
au point que je me demande si.. je vais dîner

Si vous ne désirez pas dîner,
abominable vieillard glauque et frippé.
Allez vous faire foutre !
Vous ne tenez que par l’amidon de votre chemise et le pli de votre pantalon.
Il ne vous suffit pas de n’être plus aimé,
vous cherchez absolument  à vous faire haïr.
Rassurez-vous, vieux mou, vous êtes sur la bonne voie .

Si ce détrousseur de fossile, vient habiter à la maison
Je partirais…

Il viendra !

Mais croyez vous que ce jeune voyou pourra…
pourra danser la gigue sur votre ventre tout sec, la mère ?
Hein ?  Le Pauvre garçon !
Il aurait l’impression de pénétrer une momie.
Carabosse !

Vous n’êtes qu’un débris avachi dans une rolls.

Et vous, vous êtes la mort, ma princesse.
La mort couverte de bijou et fardée comme une pute de carnaval.

Arrête-toi sinon Je te plante cette fourchette dans les couilles !

Quelle classe !



Y’a pas photo !


Pour moi, y’a pas photo.

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Et en plus, il lui manque les bras…

 * photo de Rolf Winquist


Dieu et celui qui croyait avoir tout inventé tout seul

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Albert Einstein


Mauvais esprit

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 * photo de Christian Staub


Tout ça, c’est à nous, Médor !

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 * photo de John Bulmer


Vous êtes bien sûr que c’est moi qui est de corvée de cuisine, aujourd’hui ?

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David Lynch

 * photo d’Andrzej Dragan


illustre illustrateur : Anatol Kovarsky ou quand le crayon devient subtil…


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Anatol Kovarsky (1919-2016)

       » Nous sommes dans les eaux japonaises, c’est sûr !  » Toute la subtilité du dessinateur Anatol Kovarski est résumée dans ce dessin de 1959 faisant référence au célèbre tableau de Kurosawa, paru dans The New Yorker dont il était un des dessinateur attitré. J’adore aussi le dessin qui montre un poisson sauter dans un aquarium voisin parce que le prix affiché est plus élevé et celui du centaure poursuivi par un lion qui se fouette l’arrière-train pour aller plus vite… La plupart de ses dessins n’avaient pas besoin de légende, ils étaient suffisamment expressifs par eux-mêmes et Kovarski créait ainsi les conditions d’une relation de connivence entre lui et les lecteurs qui en avaient saisi la subtilité.

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Une jeunesse tumultueuse : De Moscou à Paris

      Anatol Kovarski est né à Moscou en 1919 dans une famille juive aisée. Son père est musicien et sa mère chanteuse. La famille fuira la tourmente révolutionnaire peu après et s’installera à Varsovie. Très jeune, Anatol montrera des dispositions pour le dessin et à 9 ans il dessinera son premier dessin politique. Envoyé à Vienne par son père par son père pour étudier l’économie, il ne tarda pas à reporter toute son attention sur l’art et la famille ayant gagné Paris, il décide de s’inscrire  en 1937 à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Charles Guérin tout en suivant parallèlement les cours du peintre cubiste André Lhote. Il a alors 18 ans mais ses études artistiques seront interrompues par l’invasion allemande et ne en 1941, ayant gagné Casablanca, il parvient à monter à bord du dernier navire acceptant de transporter des réfugiés juifs aux États-Unis. C’est lors d’une escale à Cuba qu’il apprend l’entrée en guerre des États-Unis suite à l’attaque de Pearl Harbor. Parvenu à New York après un long détour à travers le Midwest, il choisit de s’enrôler dans l’armée américaine qui l’enverra en Europe en tant que topographe aérien et traducteur. Il est également durant son incorporation dessinateur pour les publications Yank, Stars and Stripes et Army Talks.
      Entrant à Paris le jour même de sa libération, il y retrouve ses parents et sa sœur qui avaient miraculeusement survécu, il restera en France jusqu’en 1946 croquant des descriptions humoristiques des expériences vécues par les GI américains à Paris. Ces dessins illustreront le livre écrit par son ami Herbert E. French en 1945 : « My Yankee Paris ». 


Arrières-pensées

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Kovarsky – In the Ring

Un russe à New York

Capture d_écran 2018-02-23 à 07.17.14   À son retour aux États-Unis en 1947, Kovarsky reprend ses études artistiques à l’Université Columbia et à l’Art Student League. En même temps, il commence à publier des dessins humoristiques pour Reader’s Scope sous le nom d’Akov. D’autres publications vont faire appel à lui. Le premier dessin publié dans The New Yorker dont il deviendra l’un des dessinateurs attitrés au rythme d’une production de 2 dessins par mois, date du 1er mars 1947 et il représente une scène de musée autour d’une sculpture de Moore (voir dessin ci-dessous). Cette collaboration pour laquelle le dessinateur aura produit près de 300 dessins et 50 couvertures se poursuivra jusqu’en 1969. En 1954, il se marie avec l’actrice Lucille Patton (voir photo ci contre prise vers 1960) qui l’accompagnera toute sa vie et avec qui il aura une fille, Gina. Durant la période d’après-guerre, Kovarski a mené de front une carrière de dessinateur et de peintre, sa femme Lucille déclare que son studio installé dans le bas Manhattan était divisé en deux parties, l’une réservée au dessin et l’autre à la peinture. Un livre de dessin, « Kovarsky’s World », sera publié par Knopf en 1956, curieusement ce sera le seul ouvrage paru sur le travail de ce dessinateur. Il aura néanmoins réalisé les illustrations de plusieurs ouvrages (Cycles in your Life et here Was a Young Lady Named Alice) et dessiné les décors pour la pièce jouée à Broadway The Owl and the Pussycat.  

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le premier dessin de Korvarski pour The New Yorker, 1947


les peintres et leurs modèles

   Ses années de formation artistiques seront matière à de nombreux dessins savoureux sur le thème du peintre et des ses obsessions ou du peintre et son modèle.

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Au musée..

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« Faites bien attention. C’est fragile ! »


Leda et le(s) cygne(s)

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Par quel signe, vais-je reconnaître mon cygne ? *

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Fais lui signe , pendant que tu y es… *

 * légendes Enki


Les cartes de vœux de Noël

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le saint-bernard porteur de soupe

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passage réservé aux rennes

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Au temps jadis

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« Non, non et non ! Septembre n’a que trente jours »


D’autres scènes…

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Kovarsky à New York à l’âge de 94 ans, trois ans avant sa mort, en 2013