Regards croisés : soleils


Lord of the Starfields, Ancient of Days,
Universe Maker, here’s a song in your praise…
O love that fires the sun
Keep me burning…

Bruce Cockburn

Qui a copié l’autre ?

Emily Carr - the-sun-1910-1913Emily Carr (1871-1945) – the sun, 1910-1913

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Edvard Munch (1863-1944) – le soleil, 1910-1913


article lié

  • Illustres illustrateurs : Emily Carr, artiste peintre canadienne au caractère bien trempé, article de mars 2017.

Elles ont dit…


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La Tribune dans Le Monde des 100 (Extraits)

     « Nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement. (…)
     Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. (…) 
     Encore un effort, enchaîne le texte, et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « appli » de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées. (…) « cette fièvre à envoyer les +porcs+ à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment (…) que les femmes sont des êtres à part, des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées (…)
     En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité.   
    Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle (…) 
   Une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire: on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! ». 

Manifeste d’un collectif de 100 femmes dénonçant une « vague purificatoire » dans le journal Le Monde du 9 janvier.

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Inénarrable Sophie de Menthon :
« Alors j’étais en train de réfléchir et je me disais qu’au fond que si mon mari
ne m’avait pas un peu harcelée, peut-être que je ne l’aurais pas épousé…»


dessin de Plantu

La riposte : « #Metoo, c’était bien, mais… » (extrait)

   « On risquerait d’aller trop loin. » Dès que l’égalité avance, même d’un demi-millimètre, de bonnes âmes nous alertent immédiatement sur le fait qu’on risquerait de tomber dans l’excès. L’excès, nous sommes en plein dedans. C’est celui du monde dans lequel nous vivons. En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement. Des dizaines de milliers d’agressions sexuelles. Et des centaines de viols. Chaque jour. La caricature, elle est là. (…)
   « C’est du puritanisme. » Faire passer les féministes pour des coincées, voire des mal-baisées : l’originalité des signataires de la tribune est… déconcertante. Les violences pèsent sur les femmes. Toutes. Elles pèsent sur nos esprits, nos corps, nos plaisirs et nos sexualités. Comment imaginer un seul instant une société libérée, dans laquelle les femmes disposent librement et pleinement de leur corps et de leur sexualité lorsque plus d’une sur deux déclare avoir déjà subi des violences sexuelles ? (…)
    « On ne peut plus draguer. » Les signataires de la tribune mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence. Tout mélanger, c’est bien pratique. Cela permet de tout mettre dans le même sac. Au fond, si le harcèlement ou l’agression sont de « la drague lourde », c’est que ce n’est pas si grave. Les signataires se trompent. Ce n’est pas une différence de degré entre la drague et le harcèlement mais une différence de nature. Les violences ne sont pas de la « séduction augmentée ». D’un côté, on considère l’autre comme son égal.e, en respectant ses désirs, quels qu’ils soient. De l’autre, comme un objet à disposition, sans faire aucun cas de ses propres désirs ou de son consentement.      
       Les porcs et leurs allié.e.s s’inquiètent ? C’est normal. Leur vieux monde est en train de disparaître. Très lentement – trop lentement – mais inexorablement. Quelques réminiscences poussiéreuses n’y changeront rien, même publiées dans Le Monde.

Réponse de la militante féministe Caroline De Haas cosignée par une trentaine de militants féministes.

      « Les signataires de la tribune du Monde sont pour la plupart des récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol. Elles utilisent une nouvelle fois leur visibilité médiatique pour banaliser les violences sexuelles. Elles méprisent de fait les millions de femmes qui subissent ou ont subi ces violences. »

Caroline De Haas à Franceinfo

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Golden Globes : les actrices primées pour la série Big little lies en robes noires.
Honni soit qui mal y pense…


Ils ont dit… (7)


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Angélus Novus, l’Ange de Paul Klee si cher
au cœur de Walter Benjamin

Le désespoir de l’ange

    « Un ange, étant incapable de mourir, ne peut courir d’aventures : il aurait beau descendre dans les entrailles du sol, explorer les profondeurs de l’océan, monter en fusée jusqu’à l’étoile polaire… Rien n’y fait ! l’être immortel, avec son invisible cotte de maille, ne peut courir de dangers puisqu’il ne peut pas mourir. peut-être les anges auraient-ils bien envie de mourir pour pouvoir, comme tout le monde, courir des aventures : ils sont condamnés, hélas ! à l’immortalité et meurent peut-être de ne pas mourir ! »

Vladimir Jankékévitch, L’aventure, le sérieux, l’ennui


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Bouée de sauvetage : « Till the End of the World » (I’ll Love You)


Nick Cave and the Bad Seeds
(I’ll Love You) Till the End of the World – un parfum de Leonard Cohen…
A song from the soundtrack to the film by Wim Wenders

Bouée de sauvetage

    Foutez le monde en l’air, détruisez la planète, noyez-la sous des millions de tonnes d’ordures, empoisonnez l’air, traquez le dernier requin, la dernière baleine, le dernier éléphant et le dernier rhinocéros, Menez la guerre chimique contre les papillons, les abeilles et les oiseaux, stérilisez la terre et la mer, détruisez l’humus et remplacez le plancton par du plastique, gavez vos gosses et vous avec, de nourriture Frankenstein, hypothéquez leur avenir par des injections massives de produits de synthèse, de nanoparticules, de particules radioactives, de métaux lourds, d’hormones variées et de perturbateurs endocriniens, détruisez-vous les uns les autres sous des tonnes de bombes, à la ceinture d’explosifs, au sabre, au canif, avalez la terre toute entière avec votre grande gueule et votre absence totale de goût, enivrez-vous, hantez les quartiers minables peuplés de cafards, les bas-fonds aux rues jonchées de tessons de bouteilles et de vomissures, gueulez après votre chien, votre femme ou vos gosses, cognez-les pour libérer votre frustration et votre colère et soudain vous voilà redevenu ridiculement un petit enfant qui prie, non pas un Dieu en lequel il ne croit plus, mais simplement pour pouvoir se blottir l’espace d’un instant contre le sein d’une madone charnelle aux yeux anthracite ou azurés comme le ciel, aux longs cheveux bouclés noirs comme le charbon ou immaculés comme la neige…

     Hypocrite et pathétique…

Enki sigle 

Notre Dame de Grasse - Musée des Augustins de Toulouse, vers 1460-1480

Till the End of the World (1991)

It was a miracle I even got out of Longwood alive,
this town full of men with big mouths and no guts;
I mean if you can just picture it,
the whole third floor of the hotel gutted by the blast
and the street below showered in shards of broken glass,

and all the drunks pouring out of the dance halls
staring up at the smoke and the flames ;
and the blind pencil seller waving his stick
shouting for his dog that lay dead on the side of the road ;
and me, if you can believe this,
at the wheel of the of the car
closing my eyes and actually praying ;
not to God above but to you, saying :

Help me, girl ; help me, girl
I’ll love you till the end of the world
With your eyes black as coal
and your long dark curls

Some things we plan,
we sit and we invent and we plot and cook up ;
others are works of inspiration, of poetry ;
and it was this genius hand that pushed me up the hotel stairs
to say my last goodbye
to a hair as white as snow and of pale blue eyes
[saying :]
I gotta go ; I gotta go,
the bomb in the bread basket are ready to blow

in this town of men with big mouths and no guts,
the pencil seller’s dog, spooked by the explosion,
leaping under my wheels as I careered out of Longwood
on my way to you waiting in your dress,
in your dress of blue

I said:
Thank you, girl; thank you, girl
I’ll love you till the end of the world
with your eyes black as coal
and your long, dark curls

and with the horses prancing through the fields,
with my knife in my jeans and the rain on the shield ;
I sang a song for the glory of the beauty of you
waiting for me
in your dress of blue

Thank you, girl. Thank you, girl
I’ll love you till the end of the world
with your eyes black as coal
and your long, dark curls
°°°


 

« Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour »


Le condamné à mort, poème de Jean Genet interprété par Jacques Douai

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A la mémoire de Maurice PILORGE
assassin de vingt ans 

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve
Laisse tes dents poser leur sourire de loup. 

O viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.

Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Et les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir. 

O viens mon ciel de rose, O ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde. 

Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour. 

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre les portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes. 

O traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate une heure avant ma mort. 

Jean Genet

Pour l’article complet, c’est ICI


 

le cas de « l’enfant mélodieux » tué par « un mot vertigineux »…


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Jean Genet, enfant

      « L’enfant mélodieux tué par un mot vertigineux ». C’est Jean-Paul Sartre qui emploie ces mots tirés des écrits de Jean Genet dans son essai « Saint Genet, comédien et martyr »  écrit en 1952 et consacré au mauvais garçon devenu romancier, poète et homme de théâtre, Jean Genet. Je n’ai pas cherché en écrivant cet article à exposer l’interprétation que fait Sartre de la vie et de la personnalité de Jean Genet, largement mise en cause depuis par de nombreux critiques et en premier lieu par le principal intéressé objet de l’étude mais à montrer comment un acte exécuté par un enfant sous l’action d’une pulsion incontrôlée et la réponse faite en retour par les adultes peut avoir un effet déstabilisateur pour son équilibre mental et conditionner son comportement et l’idée qu’il a de lui-même pour le restant de sa vie. Cet événement fondateur, cette crise existentielle se traduit chez l’enfant par un vertige, un ébranlement de l’être qui accompagne ou traduit la métamorphose en cours. On verra plus loin que les mots employés par le narrateur pour décrire la scène sont explicites : « accès d’angoisse », « état extatique », « aveuglé et abasourdi », « vint à lui-même », c’est-à-dire révélé à lui-même, « Il était une sonnette d’alarme qui n’en finissait pas de sonner ».


L’enfance du petit Genet 

   Il est des moments dans la vie d’un enfant où l’accomplissement d’un acte jugé par celui-ci anodin ou suscité par une pulsion soudaine va avoir des conséquences considérables sur sa vie si cet acte est considéré par la société des adultes comme un acte transgressif grave dans la mesure où il brise certains tabous qui structurent de manière essentielle la société. C’est ce qui serait arrivé, selon Jean-Paul Sartre, au petit Jean Genet, enfant abandonné par sa mère à l’âge de sept mois, placé par l’assistance publique chez des parents adoptifs, paysans dans le Morvan, auprès desquels il connaîtra une enfance heureuse mais qui sera surpris un jour en flagrant délit de vol. Dans une société laborieuse d’ « honnêtes gens », un tel acte accompli par un enfant recueilli brise les tabous moraux qui régissent les relations entre les êtres : appropriation du bien d’autrui par le vol et ingratitude. L’enfant va être brusquement extrait de « la douce confusion » qu’il entretenait avec la nature et le monde dans laquelle il se mouvait jusque là et devenir brutalement aux yeux de tous un monstre. Cette jeune personnalité en devenir aura désormais une identité qu’il n’aura pas forgée lui-même mais qui lui aura été imposée par la société et qu’il finira par revendiquer : celle de Voleur.


Un événement fondateur

    J’ai retrouvé à la relecture d’un essai des années soixante écrit par les deux théoriciens anglais du mouvement de l’antipsychiatrie alors à la mode, Ronald D. Laing & David G. Cooper, le texte tiré du livre de Sartre qui décrit ce moment de crise originelle où le petit Jean Genet, enfant sans identité parce que né de père inconnu et rejeté par sa mère à sa naissance décide d’assumer l’identité que les évènements  lui auront apporté.

    « Un jour, alors qu’il avait dix ans, Genet jouait dans la cuisine. Tout à coup, dans un accès d’angoisse, il ressentit sa solitude et plongea dans un état extatique. Sa main entra dans un tiroir ouvert. Il se rendit compte que quelqu’un était entré dans la pièce et était en train de l’observer. Sous le regard de cette autre personne Genet « vint à lui même », dans un sens, pour la première fois. Jusqu’à ce moment il avait manqué de consistance. Maintenant il était quelqu’un. Il était devenu sur le champ un certain Jean Genet. Il était aveuglé et abasourdi. Il était une sonnette d’alarme qui n’en finissait pas de sonner. Bientôt tout le village connaîtrait la réponse à la question : « Qui est Jean Genêt ? » Seul l’enfant lui-même restait dans l’ignorance. Alors une voix lui annonça son identité : … « Tu es un voleur. » 

Ronald D. Laing & David G. Cooper, Raison et Violence, 2ème partie : À propos de Genet – Edit. Payot, 1964


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« Vivre, c’est survivre à un enfant mort » – Jean Genet

     L’enfant qu’était alors Jean Genet était-il foncièrement un voleur ?  Sartre, Laing et Cooper expliquent ce geste qui se répétera à plusieurs reprises et aboutira à l’enfermement de l’enfant dans une maison de correction par un désir d’appropriation visant à compenser sa situation d’enfant sans filiation et donc sans biens ni héritage. Tout ce qui lui est accordé n’est pas légitimé par son appartenance à une famille mais résulte d’un « don » qui lui est accordé : don de ses parents adoptifs, don de l’assistance publique. L’enfant n’est qu’un « assisté » privé de la possession de biens et de relations familiales basées sur le sang et se situe de ce fait en dehors de la société. S’accaparer le bien d’autrui est le moyen compensatoire pathétique qu’il a trouvé pour se construire une histoire et posséder un bien qui lui est propre puisqu’il ne dépend que de lui-même.
       Alors pourquoi la société représentée par le monde des adultes et les institutions a-t-elle été aveugle et si dure avec cet enfant désemparé. En dehors du fait qu’en 1920, année où s’est passé l’événement fondateur décrit par Sartre, le souci de la psychologie de l’enfant était inexistant dans une société rurale traditionnelle encore marquée par le traumatisme de la première guerre mondiale, l’explication donnée par le philosophe est de nature anthropologique : la société des « honnêtes gens » a besoin pour affirmer et conforter sa cohésion sociale et éloigner ainsi les tentations qui existent chez la plupart de ses membres de projeter sur un bouc émissaire la part d’elle-même qu’elle renie. Le petit Jean Genet, corps étranger qui ne risque pas par son altérité de mettre en cause l’intégrité de la société et sa cohésion, constitue la victime expiatoire idéale. Jean Genet, en acceptant l’étiquette qui lui a été attribuée a accepté en même temps de jouer ce rôle de bouc émissaire. On remarquera que cette vision des choses défendue par Sartre, Laing et Cooper sur ce point particulier s’apparente à celle qui sera professée une soixantaine d’année plus tard, en 1982, par le philosophe René Girard dans son essai Le bouc émissaire lorsqu’il rappelle que dans les sociétés premières le bouc émissaire était souvent choisi parmi les étrangers, le marginaux ou les infirmes et qu’ils étaient très souvent consentants.

Enki sigle

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