le marché de la Porta Palazzo à Turin


le marché de la Porta Palazzo à Turin – crédit photo : Cities of Migration

      À deux pas des belles avenues rectilignes où s’exhibent les boutiques de fripes de luxe et les restaurants branchés, un lieu vrai et vivant haut en couleur où bat le pouls du petit peuple turinois : des monceaux de fruits et légumes de toutes origines, formes et couleurs, des festons de saucisses, de jambons, de carcasses de viandes de toute nature,  des porcelets entiers à la peau blême suspendus dans les airs qui vous fixent d’un air morne, des masses de tripes à gogo, des épices exotiques de toutes couleurs, d’innombrables variétés d’olives, d’ails, d’oignons, des grappes de fromages serrés les uns contre les autres qui ressemblent à des outres, des pâtes, des pâtes et encore des pâtes,  de toutes les formes : des campanelles, des castellanes, des conchiglies, des farfalles, des fusillies, des gemellis, des richiolinni, des canellonis, des macaronis, des spaghettis en vrac, en sacs, en paquets, en sachets. Le tout dans une cacophonie joyeuse où l’on crie, chante, s’interpelle, plaisante, agite les bras et les mains, où l’on se presse, joue des coudes, se bouscule mais toujours dans une bonne humeur et de joie de vivre contagieuse.

      L’Italie comme on l’aime…

photos Enki, le 24/12/2018, vers midi


Adieu, ma belle planète bleue…


Adieu, ma belle planète bleue…

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     Sécheresses prolongées, fonte des glaciers et de la banquise, inondations cataclysmiques à répétition, incendies dévastateurs…  Voilà le montage que tous ces événements m’ont inspirés à partir du dessin de Banksy, la petite fille au ballon rouge en forme de cœur peint sur un mur de Londres…
   Aurons-nous le courage de changer radicalement notre mode de vie et lutter pour imposer les solutions nécessaires au complexe socio-économique qui nous conditionne et nous dirige ?
     J’avoue être gagné parfois par le pessimisme…

Enki sigle

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l’eau noire


          Et quand vient la fin, quand les ténèbres sont au cœur et dans l’âme, quand les êtres aimés nous ont quittés et que tous les soleils de la joie ont déserté la terre, alors le fleuve d’ébène, gonflé d’ombres, lourd de regrets et de remords ténébreux, va commencer sa lente et sourde vie. Il est maintenant l’élément qui se souvient des morts.           

Gaston Bachelard, L’eau et les rêves, 1979

La texture de la nuit

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Éclats et brisures

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La bête

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photos Enki, 14 novembre 2018, vers 17h 30


Été indien en demi-teintes


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     Après plusieurs mois de sécheresse, les rives du lac d’Annecy se donnent des airs des plages de l’Atlantique et sur les parties où la profondeur était faible il faut maintenant marcher une cinquantaine le mètres pour atteindre l’onde. L’été indien est toujours une période privilégiée par le spectacle coloré de la végétation qu’elle offre et je craignais les effets de la sécheresse sur la coloration des feuillages surtout dans mon jardin dans lequel j’ai planté plusieurs érables du Japon choisis pour la structure de leurs feuillages et leurs coloration printanière et automnale. Depuis quelques jours les arbres ont effectivement engagés leur métamorphose et les résultats sont mitigés.


  • erable-du-japon-dore-aureum-.jpgL’un des plus beaux érables du jardin, l’acer japonicum shirasawa aurum aux feuilles palmées compactes à huit branches très graphiques dont le vert tendre tout le long de l’année vire habituellement à cette époque en un jaune d’or frais et éclatant (voir photo ci-contre) est tout sec  et fait peine à voir avec ses feuilles d’un brun terne toutes ratatinées. 

  • AcerSangoBark.jpgPour une raison que j’ignore les deux acer palmatum plantés côte à côte ont réagi à la sécheresse de manière tout à fait différente : l’acer palmatum courant aux feuilles très découpées avec leur partie centrale renflée et leur pointe aiguisée arbore sa belle couleur jaune abricot mais son voisin, l’acer palmatum senkaki ou sango-kaku, qui a des feuilles identiques les a déjà perdu mais ses branches commencent à prendre sa jolie couleur rouge corail d’hiver très décorative qui va devenir de plus en plus éclatante (sango signifie corail en japonais)

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  • Par chance mon érable préféré, l’acer palmatum lineaborum que j’ai planté juste devant la porte d’entrée de la maison au sommet de l’escalier d’accès est en lui-même comme les automnes précédents une explosion de feuilles rouges éclatantes. Cette coloration va durer une dizaine de jours puis les feuilles tomberont sur le sol qui sera revêtu durant un jour ou deux d’un ravissant tapis rouge que l’on prendra plaisir à fouler.

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  • En partie basse du jardin, l’acer palmatum dissectum atropurpureum au fines feuilles ciselées a pris sa belle couleur rouille.

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  • Pour le reste du jardin, le cerisier japonais pleureur déploie ses longues branches tombantes garnies de pendeloques jaunes abricot et les fougères, les sédums et les graminées virent au jaune et au brun. Les grandes feuilles de bananier du magnolia tripetala roussissent et commencent à joncher le sol.

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  • Pour d’autres plantes, la transition s’étale dans le temps et certains feuillages font de la résistance conservant encore un peu leur vert estival qui contraste avec les jaunes et les bruns passés de leurs homologues. C’est notamment le cas des hostas aux larges feuilles rainurées et des graminées. Dans le lot, une surprise la belle teinte violacée des feuilles de l’année de la pivoine arborescente. Quand au choisya ternata sundance, l’oranger doré du Mexique, l’automne, ni même l’hiver n’ont de conséquence pour lui, il conserve ses feuilles à la belle couleur verte éblouissante et son parfum d’oranger.

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  • Des amis venaient dîner ce soir, de cette promenade au jardin a germée l’idée de réaliser un bouquet…  sans fleurs !

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articles de ce blog liés


Nostalgia – The Ballad of High Noon, 1952


Do not forsake me, My Darling. (High Noon) par Frankie Laine

Le Train sifflera trois fois - critique

     Un western qui a marqué mon enfance, High Noon de Fred Zinnemann sorti en 1952 qui mettait en scène Gary Copper et la délicieuse Grace Kelly dans l’un de ses tout premiers rôles. Gary Copper jouait le rôle du shérif  d’une petite ville du Far West qui renonce par souci du devoir à l’amour de sa jeune épouse et tient tête, abandonné par la population apeurée, à un gang de tueurs sans foi ni loi. Je le vois encore, droit comme un I, avec son chapeau à large bord, son nœud papillon, son étoile  et la chaînette pendante de sa montre de poche, remonter seul, la main droite à portée de son colt, la rue désertée du village. J’étais révolté par la couardise des habitants et l’ingratitude de l’épouse. Mais tout est bien qui finit bien. Les bandits tirent très mal, le bien triomphera du mal et le héros retrouvera sa jeune épouse qui n’a pu se résoudre à prendre le train et n’a pas hésité à faire le coup de feu pour sauver son homme… En français le film avait pour titre « Le train sifflera trois fois » et la chanson d’accompagnement « Do not forsake me, My Darling«  interprétée en français par John William portait le titre de « Si toi aussi tu m’abandonnes« .

Image associée

« Si toi aussi tu m’abandonnes » interprétée par John William –


The little girl & the whistlin’ Train


The Inspector Cluzo – Little Girl & The Whistlin’ Train
(album We the People of the Soil, 2018)

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Vu du train – Photos « destructurées » prises avec mon IPhone le 10 février 2015 depuis le train Montréal-New-York vers 13 h 43

Little Girl & The Whistlin’ Train

Little girl wants to look around                      It won’t be easy
Little girl just hears a sound                            Going back to old days
Today is a day of the whistling train             You got to remember
Today is a day of the blowing rain                  I just want a ticket to pass around

Last day hanging around                                   No more memories
Last day touching the ground                          From your old own town             
Today is a day                                                       It won’t be easy
Today of the whistling sound                          To hear your whistling sound

It won’t be easy                                                    Today is a day of the whistling train
Going back to old days                                       Today is a day of the blowing rain
You got to remember                                         A one way train ticket
I just want a ticket to pass around                 A one way life ticket

No more memories                                             Making on your own
From your old own town                                   You got to move on
It won’t be easy                                                     Surely you get along
To hear your whistling sound                          Little girl.

Last day hanging around                                  Little Girl & The Whistlin’ Train
Last day here on the ground                            The Inspector Cluzo
Today is a day                                                       album We the People of the Soil
Today of the whistling sound                           2018

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Amtracks Horns

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1 mn 27 d’ambiance ferroviaire américaine


photos Enki – États-Unis – février 2015

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