meraviglia

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Qui, enfant, n’a pas rêvé d’un refuge secret derrière  le frêle écran d’eau d’une cascade ?

The Upper Staubbach falls - illustration du Voyage pittoresque de l'Oberland Bernois, 1822

The Upper Staubbach falls ( attribué à LORY Gabriel Ludwig) – illustration du livre  » Voyage pittoresque dans  l’Oberland Bernois « , 1822

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article lié

  • Japon – Vivre à l’abri d’une cascade, architecte Hiroshi Nakamura (2012)

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Le génie de l’architecte réside dans le fait d’avoir imaginé une paroi séparative qui permette de résoudre la contradiction sans que l’un ou l’autre des impératifs soit sacrifié. Cette paroi est constituée de l’assemblage de 6.000 blocs de verre moulé de dimensions 50mm x 235mm x 50mm. Le verre utilisé est un verre borosilicate à teneur élevée en silice très transparent et extrêmement résistant aux chocs thermiques et de faible dilatation linéaire. C’est le verre utilisé par l’industrie nucléaire pour le confinement des déchets nucléaires. La masse de cette paroi de verre permet de lutter efficacement contre les nuisances sonores en provenance de la rue et sa transparence permet à la lumière naturelle en provenance de l’Est d’inonder le patio et les pièces de la maison ouvertes sur celui-ci. De même la vue sur la rue est maintenue. Cette paroi composite agit comme un filtre diffractant la lumière et créant sur les parois du patio et de la maison des miroitements, des reflets et des effets de lumière variés, se modifiant en permanence. L’effet produit est celui que créerait un mur d’eau ou une cascade qui diffracterait la lumière sur les parois environnantes et déformerait les vues. C’est cette paroi que l’architecte qualifie de optical glass façade De là nait un spectacle permanent empreint de poésie qui varie selon la position du soleil, la mise en route de l’éclairage urbain et les allées et venues des véhicules qui empruntent la chaussée.

Pour la suite, c’est ICI

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Wabi-Sabi

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Japon - Wabi-Sabi

Qu’est-ce que le Wabi-Sabi ?      c’est  ICI

Japon,  Wabi-Sabi

Japon, Wabi-Sabi

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regards croisés : au-dessus des nuages

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Japon - au-dessus des nuages

Japon – au-dessus des nuages

lever du soleil au sommet du mont Fuji (photo Okinawa Soba)

Okinawa Soba – lever du soleil au sommet du mont Fuji

Eduard Lankes - Nebelwolken, 1905

Eduard Lankes – Nebelwolken, 1905

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le jardin zen du temple Ryôan-Ji de Kyoto : le regard vu par Italo Calvino dans son roman Palomar

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Italo Calvino, « Le parterre de sable » (extrait)

     Une petite cour dont le sol est recouvert d’un gros sable blanc qui ressemble à du gravier, parcouru de sillons ratissés droits et parallèles ou de cercles concentriques, autour de cinq groupes irréguliers de cailloux et de rochers bas. C’est là un des monuments les plus célèbres de la civilisation japonaise, le jardin de roche et de sable du temple Ryôan-ji de Kyoto, l’image typique de la contemplation de l’absolu qu’il faut atteindre avec les moyens les plus simples et sans le recours à des concepts exprimables en paroles, selon l’enseignement des moines zen.
     L’enceinte rectangulaire de sable incolore est bordé sur trois côtés de murs surmontés de tuiles, au-delà desquels verdoient les arbres. Sur le quatrième côté, une estrade aux gradins de bois sur laquelle le public peut passer, s’arrêter et s’asseoir. « Si notre regard intérieur reste absorbé par la vue de ce jardin, explique en japonais et en anglais le prospectus, signé par l’abbé du temple, qui est offert aux visiteurs, nous nous sentirons dépouillés de la relativité de notre moi individuel, tandis que l’intuition du Moi absolu nous remplira d’un étonnement serein, en priaient nos esprits obscurcis. »
    Monsieur Palomar est disposé à suivre ces conseils avec confiance et il s’asseoir sur les gradins, observe les rochers, l’un après l’autre, suit les ondulations sur le sable blanc, jusqu’à ce que l’harmonie indéfinissable qui relie les éléments du tableau peu à peu l’envahisse.

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   Pour mieux dire, il cherche à imaginer toutes ces choses telles que les sentirait quelqu’un qui pourrait se concentrer à la vue du jardin zen en silence et dans la solitude. Car – nous avons oublié de le dire – monsieur Palomar est serré sur l’estrade au milieu de centaines de visiteurs qui le poussent de tous les côtés; des objectifs d’appareils photographiques et de caméra se fraient un chemin entre le scoutes, les genoux, les oreilles des gens, pour cadrer les rochers et le sable sous tous les angles, éclairés à la lumière naturelle ou au flash. Des foules de pieds en socquettes de laine l’enjambent (les chaussures, comme il est d’usage au Japon, on les a laissées à l’entrée), des progénitures nombreuses sont poussées en première ligne par des parents pédagogues, des bandes d’étudiants en uniforme s’écrasent seulement anxieuse d’avaler au plus vite la visite scolaire du célèbre monument; des visiteurs appliqués vérifient avec un va-et-vient de la tête que tout ce qui est écrit sur le guide correspond bien à la réalité et que tout ce que l’on voit dans la réalité se trouve bien écrit sur le guide.
« Nous pouvons voir le jardin de sable comme un archipel d’îles rocheuses dans l’immensité de l’océan, ou bien comme les sommets de hautes montagnes qui émergent d’une mer de nuages. Nous pouvons  le voir comme un tableau encadré par le smurf du temple, ou bien oublier le cadre et nous persuader que la mer de sable s’étale sans limites et recouvre le monde entier.»

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    Ces «instructions d’emploi», contenues dans le prospectus, semblent à monsieur Palomar parfaitement plausibles et applicables immédiatement sans effort, pourvu que l’on soit sûr d’avoir une individualité dont se dépouiller, sûr d’être entrain de regarder le monde de l’intérieur d’un Moi susceptible de se dissoudre et devenir simplement un regard. Mais c’est justement ce point de départ qui requiert un effort d’imagination supplémentaire, très difficile à accomplir lorsque le moi, précisément, est agglutiné à une foule compacte qui regarde avec mille yeux et parcourt sur mille pieds l’itinéraire obligatoire de la visite touristique.
     Ne faudrait-il pas en conclure que le techniques mentales zen pour parvenir à l’extrême limite de l’humilité, au détachements de tout esprit de possession et d’orgueil, ont comme fondement nécessaire le privilège aristocratique ? Qu’elles présupposent l’individualisme, avec beaucoup, d’espace et beaucoup de temps autour de soi, et les horizons d’une solitude que rien ne vient inquiéter ?
    Cette conclusion, qui amène habituellement le regret d’un paradis perdu, submergé par la civilisation de masse, monsieur Palomar y voit une facilité. Il préfère s’acheminer dans une voie plus difficile, chercher à saisir ce que le jardin zen peut donner à qui le contemple dans al seule situation où il peut aujourd’hui être vu, en tendant le cou parmi d’autres cous.

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    Que voit-il ? Il voit l’espèce humaine à l’époque des grands nombres, dans l’étendue d’une foule nivelée mais cependant toujours faite d’individualités distinctes comme cette mer de petits grains de sable qui couvre la surface du monde… Il voit le monde continuer, en dépit de tout, à exposer  les cimes rocheuses de sa nature indifférente au destin de l’humanité, sa dure substance irréductible à toute assimilation humaine… Il voit les formes selon lesquelles le sable humain s’agrège et tend à se disposer, lignes en mouvement, dessins qui combinent la régularité et la fluidité, comme les traces rectilignes ou circulaires du râteau… Et, entre l’humanité-sable et le monde-rocher, il a l’intuition d’une harmonie possible comme deux harmonies non homogènes : celle du non-humain, équilibre de forces qui semble ne répondre à aucun dessein; celle des structures humaines, qui aspire à la rationalité de compositions géométriques  ou musicales, jamais figées…

Italo Calvino, « Le parterre de sable » in Palomar, trad. J-P Manganaro, Éd. du Seuil, 1985, pp. 93-95. 

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File d’attente à l’entrée du jardin

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Tokyo : foule marchant sous les cerisiers en fleurs

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Italo Calvino

Italo Calvino : Qu’est-ce que le moi ?
M. Palomar est un roman publié en 1983 de l’écrivain italien Italo Calvino qui met en scène un personnage – monsieur Palomar -, qui se livre à une série d’expériences concernant le regard : comment regarder une vague, et une seule, en la distinguant des autres ? comment regarder le ciel étoilé et ses constellations, sans que la carte du ciel ne s’embrouille ? Ces expériences le laissent à chaque fois perplexe. C’est qu’elles contiennent chacune une petite énigme philosophique, que le lecteur peut à sa guise chercher à démêler…. Dans une interview avec Gregory Lucente, Calvino a déclaré qu’il avait commencé à écrire ce livre bien plutôt,  en 1975, ce qui en fait un prédécesseur aux œuvres publiées antérieurement tels que « Si par une nuit d’hiver un voyageur ». Divisé en 27 chapitres courts l’essai présente des observations philosophiques sur le monde d’aujourd’hui en nous montrant un homme en quête de vérités fondamentales sur la nature de l’être. 
La première section est consacrée à l’expérience visuelle; la seconde aborde des thèmes anthropologiques et culturels; le troisième, des spéculations sur les grandes questions telles que l’univers, le temps, l’infini. Cette triade thématique se reflète dans les trois paragraphes de chaque section et les trois chapitres de chaque paragraphe.
Dans M. Palomar, Calvino a continué à explorer sa fascination littéraire de la conscience de soi mais considère néanmoins que cet essai se singularise du reste de son œuvre en cherchant à répondre « au problème des phénomènes non linguistiques… Comment peut-on lire quelque chose qui ne peut s’écrire. »
(credit blog-notes philo, M.Quiénart, sept. 2010)

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Autre extrait de M. Palomar – Un monde qui regarde et un monde regardé : les aventures du regard 

    A la suite d’une série de mésaventures intellectuelles qui ne méritent pas d’être rappelées, monsieur Palomar a décidé que son activité principale serait de regarder les choses du dehors. Un peu myope, distrait, introverti, il ne semble pas appartenir par son tempérament à ce type humain qu’on définit habituellement comme observateur. Il lui est pourtant toujours arrivé que certaines choses – un mur de pierre, un coquillage vide, une feuille, une théière – requièrent de lui une attention prolongée et minutieuse, en se présentant à ses yeux : il se met à les observer presque sans s’en rendre compte, son regard commence à les parcourir dans tous leurs détails et il n’arrive plus à se détacher d’eux. Monsieur Palomar a décidé que, dorénavant, il redoublera d’attention : d’abord, en ne laissant pas échapper ces appels qui lui viennent des choses ; ensuite, en attribuant à cette opération d’observation l’importance qu’elle mérite. 

Schéma réalisé par Descartes expliquant la vision
Schéma réalisé par Descartes expliquant la vision
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    Un premier moment de crise survient à cet instant : monsieur Palomar, sûr que dorénavant le monde lui dévoilera une richesse infinie de choses à regarder, cherche à fixer tout ce qui lui tombe sous les yeux : il n’en tire aucun plaisir, et s’arrête. À cette phase succède une seconde, dans laquelle il est convaincu que ce qu’il doit regarder ce sont seulement certaines choses et non pas d’autres, et qu’il faut qu’il aille à leur recherche ; pour ce faire, il doit chaque fois affronter des problèmes de choix, d’exclusion, des hiérarchies de préférence ; il s’aperçoit vite qu’il est en train de tout gâcher, comme toujours dès qu’il met en jeu son propre moi et tous les problèmes qu’il a avec. 
    Mais comment faire pour regarder quelque chose en mettant de côté le moi ? À qui appartiennent les yeux qui regardent ? On pense d’habitude que le moi, c’est quelqu’un qui se penche à la terrasse de ses propres yeux comme on se met au bord d’une fenêtre et regarde le monde qui s’étend dans toute son ampleur là devant lui. Donc : il y a une fenêtre ouverte sur le monde. Au-delà, il y a le monde. Et en deçà ? 
    Toujours le monde : que voulez-vous qu’il y ait d’autre ? Par un petit effort de concentration, Palomar réussit à déplacer le monde tel qu’il se trouvait là devant et à le mettre bien en vue à la fenêtre même. 

    Mais alors, que reste-t-il au-dehors de celle-ci ? Le monde encore, qui en cette occasion s’est donc dédoublé en un monde qui regarde et un monde qui est regardé. Et lui, que l’on nomme aussi “ moi ”, c’est-à-dire monsieur Palomar ? N’est-il pas lui aussi un morceau de monde en train de regarder un autre morceau de monde ? Ou bien, puisqu’il y a monde en deçà et monde au-delà de la fenêtre, le moi ne serait-il rien d’autre que la fenêtre à travers laquelle le monde regarde le monde ? Pour se regarder lui-même, le monde a besoin des yeux (et des lunettes) de monsieur Palomar

Italo Calvino, Palomar, trad. J.-P Manganaro, Éd. du Seuil, 1985, pp. 111-112. 
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de Gracie à l’écrivain japonais Dazai Osamu (I)…

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    Quand ma chienne Gracie ouvre sa gueule et découvre ses crocs impressionnants, je ne manque pas de penser avec effroi aux dégâts qu’occasionneraient sur l’un de mes bras ou l’une de mes jambes ses morsures.
   Le bouvier bernois est considéré comme un chien inoffensif et très doux et effectivement Gracie n’a jamais mordu personne, même dans les comportements agressifs qu’elle manifeste parfois auprès des étrangers s’approchant de la maison en se plantant pattes tendues devant l’intrus et en aboyant avec force. Lorsque, excitée par le jeu, elle saisit avec sa gueule la nourriture que vous tenez dans votre main, il arrive qu’elle vous mordille par accident mais ce n’est jamais très grave. Lorsque les jeunes enfants, inconscients de la brutalité de leurs jeux, exagèrent, elle se contente de changer de place sans manifester la moindre hostilité à leur égard.
     Et il vaut mieux que ce soit ainsi… J’ai relevé sur Internet que la pression exercée par la mâchoire d’un bouvier bernois peut atteindre plus de150 kg au cm2 (contre 65 kg pour un chien de taille moyenne). Rappelons que la pression exercée par la mâchoire d’un humain n’est que de 15 à 20 Kg et qu’il suffit d’une pression de 2 kg/cm2 pour briser un doigt et de 150 kg pour briser un bras.

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––– l’écrivain Dazai Ozamu et la gente canine : peur, morsure, haine, lâcheté et réconciliation – 

Dazai Osamu (1909-1948)°°°
      En relisant dernièrement le livre de l’auteur japonais Dazai Osamu, « Cent vues du mont Fuji » sur lequel j’ai déjà écrit par le passé un article (c’est ICI). Je suis retombé sur le passage hilarant qu’il consacre aux rapports complexes qu’il entretient avec la gent canine. Tout compte fait, Dazai Ozamu entretient avec celle-ci le même type de rapports qu’il entretient avec l’espèce humaine : incompréhension, haine, agressivité, complaisance, culpabilité, fausse indifférence. Le tout, raconté dans sa verve inimitable mélodramatique, ironique et pessimiste.

Lion-chien japonais

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     Le chien (extrait)
                                                                                                                      Pour Ima Uhei

   Avec les chiens, je suis sûr que d’une chose : sûr qu’un jour, je me ferais mordre. C’est ce qui m’attend. J’en ai la certitude. Je suis moi-même étonné d’avoir pu, jusqu’à présent, échapper à cette fatalité. Sache-le bien lecteur : c’est une bête féroce que le chien. Quand j’entends dire que certains chiens ont su faire tomber à la renverse des chevaux, ou parfois même se mesurer victorieusement à des lions, je réponds, en hochant gravement la tête que cela ne m’étonne pas. Il suffit d’observer leurs crocs acérés : ce n’est pas rien ! Regardez-les : ils font les innocents, affectent la modestie, vont fureter çà et là dans les poubelles; mais en fait, ce sont des bêtes féroces et capables de faire tomber un cheval. A tout instant, un chien peut être pris d’une rage soudaine et dévoiler sa vraie nature; mais on ne sait jamais à quel moment cela se produira. Il faut donc le tenir solidement enchaîné, sans relâcher son attention ne fut-ce qu’une seconde.
    D’ordinaire, son maître – tout simplement parce qu’il nourrit cette bête effrayante en lui faisant chaque jour l’aumône d’un peu de nourriture – lui accorde une confiance aveugle et spontanée : toutou, toutou ! Il l’appelle avec une joie insouciante, fait de ce chien un membre de sa famille à part entière et rit aux éclats en voyant le petit de trois ans lui tirer les oreilles – spectacle qui donne le frisson et l’envie de fermer les yeux ! Que se passerait-il si le chien se mettait à l’improviste à mordre l’enfant en aboyant ? On ne saurait être trop vigilant. Rien ne dit, d’ailleurs, qu’un chien ne puisse pas mordre son maître. (L’idée que jamais un chien ne puisse s’en prendre à qui le nourrit n’est qu’une superstition dangereuse et ridicule. Avec les crocs effrayants dont il est pourvu, le chien est fait pour mordre. Il est scientifiquement impossible d’affirmer qu’un chien ne mordra pas.) Comment peut-on laisser un tel monstre en liberté dans les rues ?

Crouching shi shi

    J’ai d’ailleurs un ami qui, l’an dernier, à l’automne a été victime de l’une de ces bêtes. Le pauvre ! Il se promenait innocemment, les mains dans le poches, lorsqu’il a aperçu un chien assis en travers de son chemin. Mon ami est passé à côté de lui comme si de rien n’était. La bête lui a jeté un regard mauvais; il n’en a pas moins poursuivi son chemin et l’a dépassée. Et c’est à ce moment là que, d’un coup, et avec un aboiement, le chien est venu le mordre à la jambe droite. Lamentable accident ! Et tout cela en l’espace d’une seconde…
    Mon ami d’abord stupéfait, a versé des larmes de colère. lorsqu’il m’a raconté cette histoire, je n’ai pas été surpris; je me suis contenté de hocher gravement la tête. Quand un évènement de ce genre se produit, que peut-on faire ? Rien.
    Avec sa jambe blessée, mon ami s’est traîné jusqu’à l’hôpital où il a reçu des soins. Il a dû ensuite y retourner pendant trois semaines : oui ! vingt et un jours ! Même quand la plaie était cicatrisée, on craignait qu’il ne soit porteur d’un terrible virus – celui de la rage : il a donc du se soumettre quotidiennement à des injections préventives. Engager des négociations avec le maître de ce chien, ou faire quelque chose du même genre, c’eût été trop pour quelqu’un d’aussi timoré que lui. Il s’est contenté de pousser des soupirs de résignation en déplorant sa malchance. De plus le traitement n’étant pas gratuit, loin de là, et mon ami – je regrette pour lui d’avoir à le dire – n’avait pas d’argent à gaspiller ainsi : il a fallu qu’à grand-peine il racle tous ses fonds de tiroirs. Pour une catastrophe, c’était vraiment une catastrophe.
    Et s’il avait eu le malheur d’oublier, ne fût-ce qu’une fois, son injection quotidienne ? Il aurait souffert d’hydrophobie, de fièvre, d’hallucinations; il aurait pris le faciès d’un chien et se serait mis à marcher à quatre pattes en aboyant ! Maladie terrifiante ! Quand il était encore en traitement, imagine-t-on l’état de peur, d’angoisse, dans lequel il pouvait vivre ? Endurant comme il est, il a encaissé le choc; sans faiblir, il est allé à l’hôpital pour ses piqures pendant trois fois sept : vingt et un jours d’affilée ! Et il a maintenant repris énergiquement toutes ses activités. Mais si moi, j’avais été à sa place, j’aurais tout fait pour ne pas laisser vivre ce chien. Je suis trois à quatre fois plus vindicatif que la moyenne des humains et, quand je me venge, cinq ou six fois plus violent : ce chien-là, je n’aurais pas attendu longtemps pour lui briser le crâne en morceaux et lui arracher les yeux – que j’aurais mâchés rageusement et recraché ensuite ! Et si cela n’avait pas suffi à me calmer, j’aurais empoisonné tous les chiens du voisinage.
   Vous ne faites rien, absolument rien, et voilà qu’avec un aboiement, on vient vous mordre la jambe ! C’est une façon d’agir qui est contraire à tous les usages : un acte de violence gratuite. Oh, bien sûr, on peut toujours alléguer de la stupidité de l’animal; ce comportement reste tout-de même inexcusable. On se laisse apitoyer par ces « pauvres bêtes » et on leur passe tout : impardonnable faiblesse ! Il faut les punir ! Et les punir sans pitié !
    A l’automne dernier donc, lorsque j’ai entendu ce qui était arrivé à mon ami, l’exécration que je vouais déjà aux chiens a été portée à son paroxysme : c’est devenu une haine dévorante, pareille à une flamme aux reflets bleus.

à suivre…

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–––– Shishi et chiens lIons ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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Japon : shishi ou chien-lion

   Shishi (ou Jishi) est traduit par « lion » ou « chien-lion » mais il peut également se référer à un cerf ou un chien qui possède des propriétés magiques et le pouvoir de repousser les mauvais esprits. Une paire de shishi monte traditionnellement la garde devant les portes des sanctuaires shintoïstes et temples bouddhistes japonais.

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Home, sweet home : maison de ville « Eel Nest » à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey

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la maison « Eel Nest » à Echo Park Los Angeles, CA, USA

Données

  • Maître d’œuvre : Anonymous Architectes – Simon Storey
  • charge de projet : Ben Warwas
  • localisation : Echo Park, Los Angeles, CA, USA
  • Surface de plancher : 960 pieds carrés (environ 89 m²)
  • Surface du terrain: 780 pieds carrés (environ 72 m²)
  • Chambres : 2 – Salle de bain : 1
  • Fin des travaux : mars 2011
  • Entrepreneur : Armex construction, Los Angeles
  • photographies : Steve King et Elisabeth Daniels

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maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey - photo Elisabeth Daniels

maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey 14 maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey

 

 

 

 

 

 

 

la maison « Eel Nest » dans son quartier

Présentation

   Cette maison aurait pu être édifiée au Japon : on retrouve en effet dans ce projet les caractéristiques habituelles des maisons contemporaines japonaises : simplicité formelle, pragmatisme dans les solutions techniques adoptées pour résoudre les problème posés par le site et le programme. Le nom de la maison « Eel Nest », (nid d’anguilles) est d’ailleurs le nom donné au japon aux parcelles résiduelles d’à peine cinq mètres de largeur que l’on trouve en ville et dont l’étroitesse rend la construction difficile. C’est ainsi que la maison conçue l’agence d’architecture Anonymous Architectes a une largeur de seulement 4,5 m.
   Le quartier de Echo Park est un quartier résidentiel situé au nord de la ville bâti sur un site vallonné. L’architecture y est disparate avec une majorité de constructions avec toitures en pente dont beaucoup font référence au style hispanique. Le terrain était primitivement occupé par une petite bâtisse construite en 1929 qui a été démolie à l’exception des murs du sous-sol qui ont été intégrés à la nouvelle structure.
    Pour répondre au programme de surface fixé sur un terrain aussi étroit les architectes ont développé la maison sur trois étages et pour économiser l’espace ont supprimé les couloirs à l’intérieur du bâtiment.

maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey 8

           

       L’entrée s’effectue au rez-de-chaussée par le volume semi-enterré conservé de l’ancienne maison dans lequel ont été aménagés un petit vestibule et un garage. Du vestibule un escalier permet l’accès au niveau 1 qui abrite l’espace séjour et la cuisine ouverte qui s’ouvrent par de grandes baies vitrées sur l’espace de la rue et sur le jardin. L’escalier a été traité en claire-voie pour ne pas réduire visuellement l’espace du séjour. Le niveau supérieur est celui des chambres (au nombre de deux) et de l’unique salle de bains. L’escalier continue sa course vers la toiture terrasse aménagée en solarium. Les grandes baies vitrées des façades et la limitation des surfaces de cloisonnement permettent à la lumière d’entrer à profusion et offrent des vues variées sur la ville.
   Parce que la maison est construite en limites de propriété, le code de l’urbanisme exigeait que ses façades soient classées coupe-feu. Pour résoudre ce problème, les architectes ont revêtu la maison d’un enduit ciment pour améliorer la résistance au feu.

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L’entrée de la maison et l’escalier d’accès au premier étage

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niveau 1 : l’espace séjour et la cuisine ouverte

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niveau 1 : l’espace séjour avec sa grande baie vitrée et l’escalier à claire-voie

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niveau 2 : la chambre côté jardin et la salle de bains

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niveau 3 : la toiture terrasse aménagée et son escalier d’accès. De la terrasse, on domine Los Angeles et la vue porte jusqu’au montagnes de San Gabriel et jusqu’au signe mythique d’Hollywood. 

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Home, sweet home au Japon – maison ossature bois dans la baie de Wakaura – Archivi architectes & associés

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lieu d’implantation : ville de Wakayama, Japon
concepteurs :
 Archivi Architectes (Seiichi Kubo, Yoshinobu Kagiyama, Mine Muratsuji)
fonction : résidence principale
structure : bois
superficie du bâtiment : 1 162 pieds carrés
surface totale du terrain : 1431 pieds carrés
niveaux : R + 1 + terrasse en toiture
Photographies : Yutaka Kinumaki

   Cette villa à ossature bois de deux étages se situe dans la ville de Wakayama située dans un secteur résidentiel de la partie Est de la Baie de Wakaura, au pied du parc national très fréquenté du mont Akibasan. Les architectes de l’agence Archivi (Seiichi Kubo, Yoshinobu Kagiyama, Mine Muratsuji). Le terrain d’implantation était peu propice à l’accueil d’une construction compte tenu de sa surface réduite et sa forme compliquée que les architectes qualifiait de « bossue ».
   Les architectes ont choisis de développer la construction autour d’une cour centrale aménagée en jardin traversée et contournée par un corridor de liaison largement vitré qui remplit  également la fonction de galerie pour abriter la collection léguée par le grand-père.  Les différentes pièces de la villa possède de larges baies vitrées pour pouvoir profiter de la lumière, de la végétation et de l’environnement naturel de la baie de Wakaura. Le jardin intérieur est ainsi visible de pratiquement tous les points de la villa. Les architectes ont également cherché à prolonger les espaces intérieurs sur l’extérieur par l’aménagement de terrasses bois et rendu accessible la toiture terrasse.
arbre subi ou cèdre japonais  Après avoir fait largement appel aux techniques et matériaux nouveaux, les japonais reviennent aujourd’hui aux matériaux et techniques traditionnels jugés de meilleure qualité. Les matériaux utilisés pour la construction de la villa l’ont été dans une optique de développement naturel et durable en référence aux techniques traditionnelles des charpentiers locaux. C’est ainsi que le cèdre et le cyprès japonais ont été utilisés pour la réalisation de la structure principale, les planchers et les revêtements même ceux composés d’éléments tressés. Les plafonds et certains revêtements intérieurs ont été réalisés en contreplaqué de bois Lauan. L’arbre sugi, qualifié de japan cedar en anglais, n’appartient pas en fait à la famille des cèdres mais est apprécié pour son bois clair et est largement utilisé dans la construction de maisons modernes. Le cyprès japonais, quand à lui, est une espèce de cyprès qui pousse à 35 m de haut et qui est cultivé pour son bois de très haute qualité. Le contreplaqué lauan est pour sa part beaucoup moins écologique, le bois de lauan, anciennement importé des Philippines, l’est aujourd’hui d’Indonésie et de Malaisie par suite de la destruction de 85 % des forêts de l’archipel philippin.

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axonométries montrant la structure interne de la maison et l’organisation des espaces

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–––– les façades  et les patios ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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façades donnant sur l’un des jardins intérieurs : largement vitrés, les volumes intérieurs se projettent sur l’espace extérieurs par l’intermédiaire de balcons et de larges terrasses en bois.

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vue sur la galerie qui sépare la cour centrale en deux jardins et sur l’escalier d’accès au niveau 1

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partie supérieure de la maison : le toit de la galerie est traité en coursive de circulation extérieure et la toiture en terrasse accessible aménagée

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–––– plans et vues intérieures –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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 plan du rez-de-chaussée

    . Une paroi pleine en bois isole la maison et ses jardins de la rue
    . l’entrée et de l’espace de stationnement des automobiles sont situés latéralement
    . l’entrée de la maison est précédée d’un porche d’où l’un des jardins est visible
    . le vestibule se prolonge par une première galerie adossée au mur sur rue et ouverte sur les jardins.
    . la galerie conduit à une première pièce ouverte sur un jardin et à espace de dépôt.
    . une 2ème galerie vitrée perpendiculaire à la 1ère traverse la cour et conduit au séjour-cuisine
   . l’espace séjour-cuisine se prolonge dans le jardin par une vaste terrasse
   . l’escalier d’accès à l’étage est accolé à cette seconde galerie
   . une autre pièce donne sur l’espace séjour-cuisine ainsi que des sanitaires

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plan du niveau 1

    . les volumes bâtis ne sont plus en continuité mais séparés par les espaces jardins
   . l’escalier issu du R-de-C débouche sur une coursive ouverte sur l’espace séjour-cuisine
   . la coursive donne accès à une pièce, un sanitaire et à l’escalier d’accès à la terrasse haute
   . la toiture du volume annexe séparé est traité en terrasse accessible grâce à un escalier

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coupes transversale et longitudinale

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Vue de la galerie adossée contre le mur isolant de la rue et ouverte sur le jardin à partir du volume annexe extérieur

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vue du porche et de l’entrée, de la coursive du niveau 1 donnant sur le vide séjour-cuisine du R-de-C et de l’escalier d’accès à la toiture terrasse

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vue sur les volumes intérieurs

 

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–––– le point de vue d’Enki ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    L’architecture contemporaine du Japon frappe toujours les européens par sa spécificité et par la grande liberté formelle dont elle fait preuve.  Les architectures européenne et américaine ne se sont pas encore complètement dégagées des canons de l’architecture traditionnelle et expriment souvent un formalisme de composition dans la recherche du « beau » ou du « pittoresque » qui ramène au classicisme ou à l’expressionnisme même si cela est un peu moins vrai pour l’architecture américaine qui peut faire preuve d’un certain éclectisme.
   L’architecture japonaise moderne apparaît tout au contraire pragmatique. Les volumes, les matériaux sont représentés pour ce qu’ils sont, dans leur vérité première, sans être contraints de se couler dans un moule esthétique prédéterminé. De cette pratique qui s’apparente à une philosophie nait une architecture spontanée et naturelle souvent jugée par l’européen comme éclectique et parfois même hétéroclite.
 La maison conçue par les architectes du cabinet Archivi dénoterait sans doute dans un environnement urbain européen avec son manque d’homogénéité au niveau de la volumétrie et ses multiples édicules qui jaillissent des volumes de base mais elle est intéressante dans la mesure où son architecture s’affranchit des préjugés et des règles esthétiques préétablies.

 Les architectes font référence aux préoccupations environnementale et de développement durable, préoccupations qui auraient été les leurs lors de la conception du projet. S’il est vrai que le bois local a été largement utilisé pour la structure de la construction, cela est moins vrai pour la réalisation des parements en contreplaqué fabriqués à partir de bois du sud-est asiatique dont la production est aujourd’hui mal contrôlée et contribue à une déforestation dévastatrice dan cette région du monde. Mais le problème principal est posé par le choix d’une architecture éclatée ou les surfaces habitables largement vitrées pour des raisons esthétiques se répartissent dans des volumes séparés par des jardins et des patios, ce qui a pour conséquence d’augmenter de manière très importante les surfaces de façades et donc les déperditions calorifiques qui en découlent. Sur le plan de la consommation énergétique liée au chauffage, ce projet ne contribue en rien à l’affirmation du principe de développement durable.

    L’organisation intérieure des pièces étonnera également un observateur occidental mais ne peut s’analyser qu’en référence avec la maison japonaise typique à laquelle le projet se réfère et qui privilégiait, dans un plan éclaté en équerre ou en « U », une cour intérieure fermée et un « couloir-service » par lequel les différentes pièces s’ouvraient sur la cour.

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Exemple de résidence typique japonaise D’après Engel H., The Japanese House, p 92.

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     Enfin, de manière anecdotique, le projet de l’agence Archivi me semble pouvoir apporter une réponse sur le plan architectural – même si cette réponse ne constituait vraisemblablement pas pour les architectes auteurs du projet un but recherché – au problème de l’intégration de constructions ou de maisons à toitures terrasses dans un environnement bâti à toitures en pentes grâce à la présence de l’édicule de couverture de l’escalier qui introduit dans l’architecture des façades un élément oblique structurant qui fait référence à l’oblicité des toitures environnantes. Ce traitement en oblique d’éléments secondaires mais occupant une place très visible dans une architecture aux toits plats pourraient permettre dans certains projets de faciliter leur intégration dans un environnement bâti traditionnel.

Enki signature °°
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le 4 juin 2014

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Quand l’art se mange…

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    Il ne vous ai jamais venu à l’idée d’ingurgiter un Picasso ou un Paul Klee comme vous pourriez le faire avec une pizza et comme moi, jusqu’à présent, vous vous contentiez sans doute de dévorer les œuvres d’art, avec les yeux, au sens figuré… Hé bien, vous pouvez le faire maintenant au sens propre ! Contemplez, admirez, dévorez, ingurgitez et digérez – repus à souhait – de l’art !   Bon appétit…

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    Ces plats, dont l’art de la composition savante s’apparente à un ikebana culinaire, ont été composés par un restaurant japonais de Melbourne, le Wabi Sabi Salon. A quand un’ ptit’ bouffe ?

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