Et encore et toujours les rives du lac d’Annecy…


4 avril 2017 vers 19 h, photos Enki (prises avec mon Iphone)

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le signe cabalistique caché au sein du Géant

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la maison des Trolls

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le trou du guetteur

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Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?


Marges

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la famille Simpson au jardin

marge : nom possédant plusieurs significations. En dehors du surnom Marge donnée à Marjorie Simpson née Bouvier et épouse de l’inénarrable Homer Simpson de la série télévisée d’animation déjantée Les Simpson que j’adore et qui, on va le voir, n’est pas si éloignée par son esprit du propos que je vais développer, deux de ces significations m’intéressent : 

  • en gestion de projet, la marge représente la possibilité de retarder une tâche sans retarder le projet. Objectif souvent recherché mais rarement atteint qui résume l’histoire de ma vie…
  • En géographie, la marge est un type d’espace qui se démarque plutôt par défaut du système territorial auquel elle appartient. C’est un lieu ou un espace de liberté qui se situe en dehors de la normalité et du conventionnel.

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        En promenant ma chienne Gracie à travers les champs qui subsistent encore autour de chez moi en bordure des zones pavillonnaires (Pour combien de temps ?), je passe souvent à proximité d’un potager comme je les aime : clôture dépareillée faite de bric et de broc où les potelets de bois sont coiffés de boîtes de conserves rouillées, serres improvisées bancales au parois faites de feuilles de plastique rafistolées, appenti de bois bâti de guingois avec des matériaux de récupération, vieux fûts métalliques et bidons plastiques entassés au petit bonheur la chance. Tout cet univers semble avoir la phobie des lignes droites, verticales et horizontales et le culte de l’oblique. Autour de ces installations, une végétation luxuriante semble avoir pris le pli de cet exercice de liberté débridée qu’elle contemplait autour d’elle : arbres fruitiers, groupes de petits arbustes à baies, colonnes et pyramides de légumineuses,  rangées de poireaux, de salades et massifs de fleurs ornementales se succèdent dans un désordre apparent. Bref, un espace de liberté absolue totalement affranchi des canons de l’ordonnancement et de la beauté formatée et de la distinction entre le « propre » et le « sale ». Certes, ce lieu « jure » avec l’alignement des maisons aux jardins savamment organisés et bien entretenus de la route voisine mais c’est justement ce contraste que je trouve intéressant. Quelqu’un a décidé que lorsqu’il pénétrerait dans ce lieu, il déposerait à son entrée discipline, préjugés, conformisme et contraintes sociales et permettrait à sa personnalité profonde de s’exprimer en toute liberté. Je n’ai jusqu’à ce jour encore jamais vu le jardinier de  lieu improbable, je me plais à imaginer que c’est un misanthrope bourru au visage envahi par une barbe envahissante et indisciplinée à l’image des plantes de son jardin à moins que ce soit un gnome mélancolique et irascible venu de la forêt voisine mais peut-être est-il simplement l’un des habitants de ces maisons voisines proprettes dont le jardin est si bien tenu…

      Ces lieux « en marge » dans nos paysages et dans nos villes comme l’étaient les jardins ouvriers sont de plus en plus rares, ils disparaissent  peu à peu sous la pression du désir de rentabilisation de l’espace et du conformisme social. Les lieux singuliers rentrent ainsi « dans le rang » pour se tenir « au garde-à-vous » dans le paysage. L’année dernière, une des dernières allées rurales conduisant au lac, d’autant plus précieuse qu’elle était peut-être la dernière sur les rives du lac, a été calibrée et bordée on ne sait trop pourquoi de bordurettes de bois traité et sa partie terminale qui rejoignait le lac, aménagée par une allée de bois décollée du sol formant ponton… Cet aménagement qui a coûté une fortune ne sert strictement à rien sinon peut-être à avoir satisfait l’égo d’aménageurs qui auront pu imprimer leur volonté et leur marque à une Nature qu’ils jugeaient sans doute insuffisamment artialisée* et trop « naturelle ». Désormais, lorsqu’on emprunte cette voie, on ne perçoit plus l’image d’un vestige de ruralité (qui n’était aucunement artificiel car l’allée était empruntée par les troupeaux du centre d’élevage tout proche) mais d’une opération de « valorisation de l’environnement naturel et de qualification urbanistique pour l’accès au plus grand nombre dans un but ludique ».

La messe est dite…

Amen !

     L’ironie de l’histoire est qu’après avoir détruit ces authentiques lieux marginaux, certains bons esprits veulent les reconstituer de manière artificielle comme un « décor ». C’est ainsi qu’en Suisse, à Lausanne, au milieu d’un parc de style anglais méticuleusement entretenu, on a reconstitué un potager sauvage et désordonné avec des aménagements faits de bric et de broc. On imagine la torture infligée aux jardiniers patentés qui ont du se faire violence pour agir contre leurs principes d’organisation et de rangement et leur culte d’une apparence lissée et transparente…

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Ma chienne Gracie toute décontenancée sur le ponton terminal de notre ancienne allée rurale

 * artialisation :  L’artialisation (Néologisme issu des écrits de Montaigne) est un concept philosophique, désignant l’intervention de l’art dans la transformation de la nature. Le philosophe Alain Roger a clairement défini, expliqué et illustré cette nouvelle notion philosophique dans son ouvrage intitulé, Le court Traité du paysage (1997). (crédit Wikiversité)

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Photos sauvées de l’oubli

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    Toutes ces photos oubliées, enfouies au plus profond des albums de famille ou des photothèques, plongées dans un lourd sommeil, toutes ces belles au bois dormant qui ne demandent qu’à s’éveiller… J’ai décidé de les  faire renaître à la vie.

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Bords du lac d’Annecy le 9 mai 2014 à 9h 21 – photo Enki  (IMG_2924)

       Pourquoi n’avais-je jusqu’à présent jamais fait attention à cette photo ? Et pourquoi s’est-elle imposée à moi aujourd’hui, comme une évidence ? J’aime bien la succession contrastée des bandes horizontales qui entremêle zones lumineuses et zones sombres ou ombrées et au premier plan, rejoignant l’eau noire, le feuillage sombre de l’arbre en contre-jour qui joue les trouble-fête.

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la nuit fait de la résistance

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l’aube naissante

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30 juillet 2016, 5h 32 – photo Enki

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L’aube, la montagne, les 2 corbeaux et l’albizzia

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28 juillet 2016, 7h 45 – photo Enki

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Grande nouvelle : la baignade a repris dans le lac d’Annecy, il était temps !

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