le marché de la Porta Palazzo à Turin


le marché de la Porta Palazzo à Turin – crédit photo : Cities of Migration

      À deux pas des belles avenues rectilignes où s’exhibent les boutiques de fripes de luxe et les restaurants branchés, un lieu vrai et vivant haut en couleur où bat le pouls du petit peuple turinois : des monceaux de fruits et légumes de toutes origines, formes et couleurs, des festons de saucisses, de jambons, de carcasses de viandes de toute nature,  des porcelets entiers à la peau blême suspendus dans les airs qui vous fixent d’un air morne, des masses de tripes à gogo, des épices exotiques de toutes couleurs, d’innombrables variétés d’olives, d’ails, d’oignons, des grappes de fromages serrés les uns contre les autres qui ressemblent à des outres, des pâtes, des pâtes et encore des pâtes,  de toutes les formes : des campanelles, des castellanes, des conchiglies, des farfalles, des fusillies, des gemellis, des richiolinni, des canellonis, des macaronis, des spaghettis en vrac, en sacs, en paquets, en sachets. Le tout dans une cacophonie joyeuse où l’on crie, chante, s’interpelle, plaisante, agite les bras et les mains, où l’on se presse, joue des coudes, se bouscule mais toujours dans une bonne humeur et de joie de vivre contagieuse.

      L’Italie comme on l’aime…

photos Enki, le 24/12/2018, vers midi


cicatrices & traces…


     « L’imagination […] trouve plus de réalité à ce qui se cache qu’à ce qui se montre. »

Gaston Bachelard, La Terre et les Rêveries du repos.

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3 novembre 2018 – Le lac en se retirant a révélé les traces d’un ancien embarcadère oublié de tous.

    Telles ces étendues liquides opaques et secrètes, notre inconscient  recouvre des éléments oubliés ou déniés de notre passé. Il faut alors un reflux de notre conscience qui s’apparente à un dévoilement pour faire émerger ces traces ou ces blessures jusque là soigneusement occultées.

Enki sigle


Pour ceux qui m’ont demandé des nouvelles de ma chienne Gracie…


méditation bernoise

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Sommet du Semnoz : Gracie, fière Bouvière bernoise, méditant au-dessus de la mer de nuages

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   Un rien cabotine avec son foulard, cadeau de Hsiu-Hsiu, une admiratrice taïwanaise

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l’eau noire


          Et quand vient la fin, quand les ténèbres sont au cœur et dans l’âme, quand les êtres aimés nous ont quittés et que tous les soleils de la joie ont déserté la terre, alors le fleuve d’ébène, gonflé d’ombres, lourd de regrets et de remords ténébreux, va commencer sa lente et sourde vie. Il est maintenant l’élément qui se souvient des morts.           

Gaston Bachelard, L’eau et les rêves, 1979

La texture de la nuit

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Éclats et brisures

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La bête

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photos Enki, 14 novembre 2018, vers 17h 30