Pourquoi avons nous besoin de créer des monstres ? (et de les contempler…)


cav1.jpg

     Giovanni Battista de’ Cavalieri (1525-1601) était un graveur, dessinateur et éditeur italien actif à Venise puis à Rome de 1550 à 1590. On lui a reproché son manque de créativité et d’avoir surtout copié des  originaux d’autres graveurs notamment ceux de son compatriote Enea Vico (1523-1567) et de l’allemand Hans Burgkmair (1473-1531). Les illustrations reproduites ci après figurent dans l’ouvrage  « Opera nel a quale vie molti Mostri de tute le parti del mondo antichi et moderne… » édité à Rome en 1585 par Cavalieri lui-même et seraient fortement inspirées des gravures de bois de Burgkmair qui avaient été largement diffusées en Italie à l’époque où cet ouvrage avait été édité. (crédit site laporteouverte, c’est  ICI )


Voici une version colorisée des gravures de l’ouvrage de Cavalieri

cav22     cav23

cav24     cav25

cav26     cav27.jpg

cav28.jpg     cav30

cav29     cav31.jpg


La monstruosité

      « La monstruosité amène tout d’abord à une réflexion sur la peur de l’inconnu. « Le monstre effraie parce qu’il évoque la possibilité d’une structure du chaos. Il est un marasme fonctionnel. Or, du point de vue de l’homme, cette formation contraire aux lois de la nature doit être punie d’une manière ou d’une autre. Ainsi observe-t-on souvent l’impression, chez le personnage moderne, d’être partagé psychiquement. Son comportement devient alors ambigu et son apparence change au gré des humeurs et des circonstances, à l’instar des nains des traditions celtique et germanique. Celui qui se retrouve devant cette sorte de monstre découvre une personnalité protéiforme, c’est-à-dire multiple, fluctuante et dangereusement insaisissable. »

Maud Massila, « Le monstre à visage humain »
Histoires de monstres à l’époque moderne et contemporaine, volume X, Cahiers Kubaba, Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, Paris  L’Harmattan 2007


     cav33.jpg

Au revoir…


article lié


Enfance – Mère et fils


Trouble in gender

Mary Ellen Mark, on the set of Fur, mother and son

    En fait, ce cliché pris en 2005 par la talentueuse photographe américaine Mary Ellen Mark qui nous a quitté récemment après une longue carrière de plus de 40 ans ne représente pas une mère et son fils comme pourrait le laisser supposer la tenue du personnage adulte mais l’acteur Robert Downey, Jr. enlaçant son fils Indio – Fur, Steiner Studios, Brooklyn, New York, 2005


Inoubliable Marlène Dietrich


72d060d9ffcf47313d27267bd0ce6115

Marlène Dietrich dans Manpower (l’Entraîneuse fatale), 1941 – photo de Scotty Welbourne.
Marlène a quitté l’Allemagne pour les Etats-Unis dont elle a obtenu la nationalité en 1939

la célèbre chanson Lili Marleen

Capture d’écran 2017-06-28 à 12.24.57.png

l’incandescence derrière la perfection glacée

Jean Gabin and Marlene Dietrich, vers 1945

Marlène en 1945 avec Jean Gabin, le grand amour de sa vie


un instant T dans le passé – Quand David Bowie s’appelait Davy Jones…


David Bowie

1962 : David Bowie, visage d’ange androgyne, tenue conventionnelle et sage, fait alors partie du groupe de rock The Kon-rads qu’il vient de créer avec des amis à l’âge de 15 ans et porte encore le nom de Davy Jones. Saxophoniste du groupe, il doit remplacer un soir le chanteur Roger Ferris après que celui-ci ait été malencontreusement blessé par un tesson de bouteille. Sa voix, sa personnalité et son charisme feront le reste…  « To be sent to Davy Jones’s locker » (littéralement : « être envoyé dans le casier de Davy Jones ») est une formule utilisée par les anglais pour désigner le fond de la mer où reposent les marins noyés, Davy Jones étant un surnom qui devrait représenter un démon de l’océan. David Bowie abandonna ce nom pour éviter toute confusion avec un autre Davy Jones, à l’époque chanteur des Monkees.

Pour vous mettre dans l’ambiance : la chanson qui suit, I thought to you last night , à l’allure de berceuse, a été chanté par Bowie en 1963.

I thought of you last night
I thought of you and thought of you
Until the morning light
I couldn’t sleep, I couldn’t sleep last night

I wanted you last night
I wanted you and wanted you
And wished with all my might
You’d come to me, you’d come to me last night

Darling, my darling, I can’t live without you
I’m lonely, so lonely when you’re out of sight

I’ll wait for tonight
I’ll wait for you and wait for you
And long to hold you tight
Bring your love to me, your love to me tonight