un instant T dans le passé – Quand David Bowie s’appelait Davy Jones…


David Bowie

1962 : David Bowie, visage d’ange androgyne, tenue conventionnelle et sage, fait alors partie du groupe de rock The Kon-rads qu’il vient de créer avec des amis à l’âge de 15 ans et porte encore le nom de Davy Jones. Saxophoniste du groupe, il doit remplacer un soir le chanteur Roger Ferris après que celui-ci ait été malencontreusement blessé par un tesson de bouteille. Sa voix, sa personnalité et son charisme feront le reste…  « To be sent to Davy Jones’s locker » (littéralement : « être envoyé dans le casier de Davy Jones ») est une formule utilisée par les anglais pour désigner le fond de la mer où reposent les marins noyés, Davy Jones étant un surnom qui devrait représenter un démon de l’océan. David Bowie abandonna ce nom pour éviter toute confusion avec un autre Davy Jones, à l’époque chanteur des Monkees.

Pour vous mettre dans l’ambiance : la chanson qui suit, I thought to you last night , à l’allure de berceuse, a été chanté par Bowie en 1963.


un instant T dans le passé – les Kennedy…


Une photo, une chanson

tumblr_nhkzy2vZvv1qbfoleo1_1280.jpgJackie’s selfie! Jackie Kennedy with Ethel Kennedy and John F. Kennedy in 1954.

       En 1954, année à laquelle a été prise cette photo, Jackie née Lee Bouvier n’est une Kennedy que depuis une année après qu’elle ait épousé John Fitzgerald Kennedy, l’étoile montante du parti démocrate. Ethel Kennedy, ici à gauche de la photo, était la femme de Robert Francis Kennedy, le frère du futur président, un couple avec lequel Jacky était alors très liée.

Et pour vous mettre dans l’ambiance :  Ony You (And You Alone) par The PLATTERS, 1954


Debilum tremens…


Avoir l’intelligence d’une pomme de terre

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« Cultivé en France », bel exemple de « culture » à la française, sans doute…

Nous avons caché le nom du fournisseur pour ne pas lui faire de publicité car le pire, c’est que cette pub vulgaire pourrait marcher…


Et Brigitte dans tout ça ?


icone : Brigitte Bardot par Thierry Jousse

      À l’occasion des 50 ans de Brigitte Bardot (le 28 septembre 2014), Thierry Jousse avait réalisé un clip plein de tendresse et de nostalgie en hommage à l’actrice sur le thème de la musique et de la danse dans lequel apparaîssent nombre de scènes cultes – Réalisation Thierry Jousse, image Laurent Sardi, montage Antoine Le Bihan, production : camera Lucida – Extraits des films Babette s’en va t’en guerre, Le repos du guerrier, la bride sur le cou, l’ours et la poupée, le mépris, la vérité, Don Juan 73, la femme et le pantin, En cas de malheur, Et Dieu cté la femme, une parisienne, Boulevard du rhume, les novices, Viva Maria.

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Thierry Jousse.png     Après avoir été durant cinq années, entre 1991 et 1996, rédacteur en chef des Cahiers du CinémaThierry Jousse se lance dans la réalisation à partir de 1998 avec trois courts-métrages tout en poursuivant parallèlement une carrière de chroniqueur musical pour les revues Inrockuptibles et Jazz Magazine et à la radio sur France Musique et une émission, sur Arte consacrée au BO de films, Blow Up Il a réalisé par la suite deux longs métrages, Les Invisibles et Je suis un no man’s land en 2005 et 2009. 


Too Young To Die


Too young to die, but too old to survive
I’ve spent too long trying to write this song
The tune is okay, but the words are all wrong
Maybe it’s time for a change

I’ve lived a lie since the day I arrived
Building my dreams, « grand romantic schemes »
Now I’m twenty eight, but I’m still in my teens
Maybe it’s time for a change

Now it’s time to say goodbye
To my suit, my shirt, my tie
My youth seems to have passed me by
And I’m too young to die

I will not weep for what we leave behind
I must break free from that part of me
That values the art over the humanity
I think it’s time for a change

I thought that I was doing fine
But now I’ve changed my mind
‘Cause now it’s time to say goodbye
To my suit, my shirt, my tie
My youth seems to have passed me by
And I’m too young to die

Maybe it’s time for a change

Songwriters : Hannon Neil
album A Secret History, 1999


Neil Hannon en 2007.jpgThe Divine Comedy est un groupe de pop orchestrale nord-irlandais mené par l’auteur-compositeur-interprète Neil Hannon, né en 1970 à Derry. Formé en 1989 autour de trois musiciens, le groupe devient en 1993 le projet du seul Neil Hannon. La formation du groupe fluctue autour de musiciens plus ou moins récurrents comme Joby Talbot présent sur la majorité des albums. Le nom du groupe provient de la Divine Comédie de Dante Alighieri. Neil Hannon déclare avoir été influencé par Burt Bacharach, Jacques Brel, Kate Bush et David Bowie. Francophile, il a chanté avec Valérie Lemercier, yann Tiersen, Charlotte Gainsbourg et Vincent Delerm.(crédit Wikipedia)

Aunt Helen de T. S. Eliot


Anna Rosenkrantz  (1863 - 1944)  -  An interior.pngAnna Rosenkrantz, danish  (1863 – 1944)  –  An interior

Aunt Helen

Miss Helen Slingsby was my maiden aunt,
and lived in a small house near a fashionable square
Cared for by servants to the number of four.
Now when she died there was silence in heaven
And silence at her end of the street.
The shutters were drawn and the undertaker wiped his feet —
He was aware that this sort of thing had occurred before.
The dogs were handsomely provided for,
But shortly afterwards the parrot died too.
The dresden clock continued ticking on the mantelpiece,
And the footman sat upon the dining-table
Holding the second housemaid on his knees —
Who had always been so careful while her mistress lived.

Oxford, 1915  

Thomas Stearns Eliot, First poems, a selection (1910-1920)


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Tante Hélène

Miss Hélène Slingsby, ma tante, restée fille,
Habitait une petite maison aux abords d’un square de bon ton
Servie par quatre domestiques.
Elle vint à mourir et le ciel fit silence
Et silence son bout de rue.
On ferma les persiennes, le croque-mort s’essuya les pieds —
Ce n’était pas la première fois qu’il avait vu pareille chose.
Les chiens furent amplement pourvus,
Mais bientôt la perruche rendit l’âme à son tour.
la pendule de Dresde continua son tic tac,
Et le valet de pied s’assit sur la grand’ table
Avec sur ses genoux, la seconde femme de chambre —
Elle qui du temps de sa maîtresse avait été si pointilleuse.

traduction : Pierre Leyris – Edition bilingue La Terre Vaine et autres poèmes, Editions du Seuil, 1976.


articles liés :

  • The Hollow men avec une référence au film Apocalypse Now de Coppola
  • la chanson The End des Doors chantée par Jim Morrison

Home, sweet home : architecture néo-normande, la villa Brodu à Beuzeval (Calvados) en 1886 de Jacques Claude Baumier


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Beuzeval, villa de l’entrepreneur parisien Eugène Brodu construite en 1886 par Jacques Claude Baumier architecte. Lithographie en couleurs de Spiégel d’après Chabat. Elle provient de l’ouvrage de 1886 : La brique et la terre cuite de Pierre Chabat paru à Paris chez Morel.

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carte postale ancienne du chalet « Le Carillon », rue des bains à Beuzeval, Houlgate


Pierre Chabat (1827-1892) était un architecte français devenu architecte de la ville de Paris en 1865. Il publia en 1881 La Brique et la Terre cuite, Etude historique de l’emploi de ces matériaux; fabrication et usage; motifs de construction et de décoration choisis dans l’architecture de différents peuples qui présentait 80 planches et qui sera suivi, compte tenu du succès rencontré, en 1889 d’une nouvelle série de 80 autres planches relatives aux Villas, hôtels, maisons de campagne, lycées, écoles, églises, gares, halles à marchandises, abris, écuries, remises, pigeonniers, cheminées, etc.


Jacques Claude Baumier (1824-1886) est un architecte, créateur du style régionaliste néo-normand. Opposant à Napoléon III, il Il est arrêté et emprisonné en 1852 avant d’être assigné à résidence à Caen où, après sa libération, il s’établira. Il fonde en 1858 avec différentes personnalités, la première Société Civile immobilière des terrains de Beuzeval, aujourd’hui Houlgate. Nommé par ses associés privés architecte de la ville, il établit le premier plan d’urbanisme de la station balnéaire et en 1859 commence à construire le grand hôtel, l’église et les premières maisons de villégiature, comme par exemple le Petit Manoir, en 1860 pour Louis-Léon Paris. Selon l’historien de l’architecture Claude Mignot, il est le créateur du type de la villa néo-normande. Auguste Nicolas, autre architecte caennais contemporain, le décrivait déjà comme « le rénovateur des constructions en bois, inspirées par nos manoirs normands ». Après son décès en février 1886, son fils René Baumier reprend son cabinet en association avec Auguste Nicolas.  (crédit Wikipedia)