Home, sweet home – Méfiez-vous des maisons en kit…

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     Ikea vient d’annoncer mardi 28 juin 2016 le rappel de toutes les commodes d’un certain modèle de sa gamme Malm, un basique de la marque vendu aux Etats-Unis et au Canada où des accidents se sont produits après que plusieurs commodes eurent basculées.

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Home, sweet home : le retour aux forêts

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Vivez parmi les arbres…  Hironaka Ogawa & Associates, 2010

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Hironaka Ogawa

arbre-à-singes    La décision de l’architecte Hironaka Ogawa d’intégrer des arbres à l’intérieur de l’espace de la maison est née d’une discussion avec son client au cours de laquelle celui-ci lui avait raconté qu’il avait l’habitude, enfant, de grimper dans les arbres pour y rester un long moment et qu’il éprouvait pour cette époque une profonde nostalgie.

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maison de ville à Ho Chi Minh Ville au Vietnam – Nha Dan Architect, 2013 – L’architecture à grand coup de sabre…

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Il était un petit homme
qui avait une drôle de maison
Pirouette ! cacahuète !
sa maison est en carton
pirouette ! cacahuète !          
                        (chanson de ma petite enfance)

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maison de ville « Pliage Wall House »

Caractéristiques

  • dénomination : maison de ville « Pliage Wall House »
  • lieu d’implantation : Ho Chi Minh Ville, Viertnam.
  • caractéristiques du terrain :  un terrain tout en longueur et étroit bordé par les propriétés voisines.
  • maître d’œuvre : Nha Dan Architect
  • architecte d’opération : Nguyen Dinh Gioi
  • date des travaux : 2012-2013
  • équipe de design : Nguyen Van Anh, Nguyen Phan Tuan, Luong Xuan Dong
  • ingénieur structure : Do Thanh Tuan
  • surface de plancher : 104 m2
  • entreprise générale : Nha Dan construction

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   « Pliage Wall House » que l’on pourrait traduire par « Maison de papier plié », voilà comment cette maison a été surnommée, en référence sans doute à ces cocottes en papier plié, qu’enfants, nous nous amusions à réaliser. C’est sans doute la manière dont la structure porteuse oblique en béton blanc de la façade principale semble s’appuyer sur le sol sur une seule pointe qui est à l’origine de cette appellation. Ceci dit, l’architecture de cette maison ne peut être réduite à cette interprétation simpliste qui ne fait que traduire l’état d’expectative dans lequel on se trouve face à son formalisme surprenant que l’on imaginait pas rencontrer dans un pays comme le Vietnam. Construite en milieu urbain en bordure de rue sur un terrain étroit de forme rectangulaire coincé entre des constructions existantes, la maison devait impérativement se développer en hauteur pour répondre au programme fixé. Cinq niveaux ont donc été bâtis dont un en sous-sol. Comme le montre la maquette présentée ci-contre, les deux parois latérales porteuses réalisées en limite de propriété sont aveugles et l’éclairage naturel des volume intérieurs ne peut s’effectuer que par les ouvertures créées sur les façades principales les plus étroites et de manière zénithale, en toiture.

Importance du traitement spatial de la circulation verticale qui doit être convivial

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     Autant la communication entre les différents volumes et espaces fonctionnels apparaît aisée dans une maison construite de plain-pied sur un seul niveau, autant elle peut apparaître contraignante et difficile dans un maison à plusieurs niveaux. En général, dans de telles constructions, l’escalier se révèle être un « goulot d’étranglement » fastidieux à franchir par l’effort physique qu’il impose et par la médiocrité de traitement de son espace auquel est conféré un rôle purement fonctionnel et à qui est généralement dénié toute qualité d’« espace à vivre ». De là découle un traitement  « étriqué » et sans âme de l’espace de l’escalier, que l’on coince le plus souvent entre deux murs et dont on sacrifie l’éclairage naturel. Ce qui est source d’inconvénients mineurs dans une maison de deux niveaux peut vite tourner au cauchemar dans une maison de cinq niveaux. 

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     Il y avait donc nécessité absolue, si l’on voulait que l’utilisation de cet escalier s’effectue de manière non rébarbative et même agréable, que son espace soit traité de manière positive et conviviale.  L’architecte a été sur ce point exemplaire, soucieux de ne pas se limiter à un traitement « décoratif » de l’espace mais de l’inscrire tout au contraire dans une perspective plus générale embrassant l’organisation de l’espace et la structure de la construction.
    S’étant aperçu que pour chacun des niveaux à desservir l’importance de l’espace est inégal avec une hiérarchie de la progression allant du plus grand au rez-de-chaussée au plus petit au dernier niveau desservi, l’architecte a eut l’idée lumineuse de réaliser à l’intérieur de la maison et sur toute sa hauteur  une paroi de refend oblique qui a pour effet de partager en deux parties l’espace de chacun des niveaux et de créer un espace vertical  continu permettant l’inclusion de l’escalier. Cet espace s’organise ainsi :
. niveau rez-de-chaussée : grand espace garage avec escalier ouvert
. niveau 1 : espace de taille moyenne avec escalier ouvert
. niveau 2 : espace de petite taille avec escalier encloisonné

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Organisation des volées d’escalier dans l’espace de la circulation verticale

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à gauche : espace de la circulation verticale avec ses volées ouvertes et encloisonnée (accès au dernier niveau) et sa paroi oblique – à droite : lecture du volume en façade côté rue.

Fedele Fischetti (1734-1789) – Alexandre tranchant le nœud gordien

Régler son compte à l’angle droit d’un grand coup de sabre…

    Combien jubilatoire, j’imagine, a du être la pensée de l’architecte Nha Dan quand l’idée lui est soudainement venue, sous le coup d’une illumination, de trancher en biais d’un grand coup de sabre salvateur, l’ordonnancement rigide et contraignant de son architecture imposée par la dictature de l’angle droit. Tel Alexandre le Grand tranchant l’inextricable nœud gordien, il s’est affranchit des règles stériles qui bloquaient toute avancée et rendaient insolubles les problèmes qu’il avaient à résoudre. Outre la résolution du problème de la différenciation et de hiérarchisation des espaces de développement de l’escalier selon les niveaux, cette intervention a permis d’introduire un élément architectural qui singularise sur toute la façade principale l’espace dédié à la circulation verticale et qui, par son effet déstabilisant sur la structure orthogonale première, introduit une force qui dynamise qui met en mouvement l’architecture toute entière. Combien doit être agréable la « promenade architecturale », pour paraphraser Le Corbusier, dans ces volumes dégagés où les volées d’escalier se détachent et sont mises en valeur tout comme les paliers traités en mezzanine, où les perspectives sont évolutives, le tout adossé sous ce grand pan oblique qui abrite l’espace et s’y déploie en hauteur telle une aile protectrice.

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Le « coup de sabre » en façade principale

La traque opiniâtre de la lumière naturelle

     On a vu que les contraintes liées au site interdisaient la présence d’ouvertures sur les deux grandes façades latérales. Les seules possibilités d’implantations d’ouvertures se concentraient sur les deux façades en bout de construction et sur la toiture. 

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La salle de détente, située en sous-sol est éclairée naturellement par une courette anglaise végétalisée

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La toiture apparait assez complexe. Une partie est traitée en dalle terrasse accessible et une autre en toiture à deux pans abritant un espace à usage de bureau très lumineux s’ouvrant sur les terrasse et un local technique. Le volume vertical de la cage d’escalier monte jusqu’à la toiture en pente qui, au-dessus de cet espace, a été traité sous forme de verrière pour en assurer l’éclairage. Les deux coupes ci-dessus montre que la lumière naturelle venue de la toiture permet d’éclairer la plupart des niveaux inférieurs. (à gauche : toiture à 2 pans)

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Visualisation, au travers de la grande baie verticale de la façade côté rue, du palier haut de l’escalier et des verrières de toiture.

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Organisation intérieureCapture d’écran 2016-04-02 à 06.58.43

SOUS-SOL : 1.salle de détente,  2.chambre d’ami,  3.chambre domestique,  4.Rgt,  5.WC, 6.buanderie
REZ-DE-CHAUSSÉE :  1.2.3. espace séjour, salle à manger & cuisine,  4.garage,  5.WC 

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NIVEAU 1 :  1.chambres des enfants,  2.pièce d’étude,  3.sanitaires & WC
NIVEAU 2 :  1.chambre des parents,  2.dressing,  3.salle de bains & WC,  4.terrasse jardin
La surface d’emprise des niveaux 1 & 2 réservés aux chambres est réduite par rapport aux niveaux inférieurs

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l’espace douche et WC ainsi que la salle de bains des parents sont éclairés par la terrasse jardin

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NIVEAU 3 COMBLES :   1.bureau,  2.terrasse,  3.local technique
TOITURE : Deux verrières en toiture permettent d’éclairer le volume escalier et le puits de lumière central

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Le point de vue d’Enki

       Projet exemplaire que cette maison de ville conçue par Nha Dan Architect dont la qualité architecturale doit faire regretter à nombre d’architectes de ne pas l’avoir imaginé eux-mêmes… Face à un faisceau de contraintes extrêmement rigides (étroitesse du terrain, difficulté pour dispenser l’éclairage naturel) qui aurait conduit la plupart à se résigner à une architecture étriquée et stéréotypée qui n’aurait été que l’expression dans l’espace de ces contraintes, l’architecte a choisi la tactique du « coup de sabre » qui permet de rompre le nœud serré de ces contraintes qui étouffaient la création. La structure orthogonale de la construction qui semblait s’imposer au regard de la configuration du terrain a volé en éclat et ouvert la voie à une liberté de création nouvelle riche de potentialités. C’est ainsi que l’introduction de cet élément architectural singulier qu’est cette paroi oblique intérieure sur toute hauteur a eu des conséquences heureuses à la fois sur la qualité et la modularité de l’espace intérieur et sur la qualité formelle de l’architecture par la forte dynamisation qu’elle induit. Cette structure porteuse oblique qui donne l’impression en façade de reposer sur une pointe à l’instar des fragiles cocottes en papier créé un déséquilibre dans la perception et met en mouvement l’architecture toute entière. Si cette réussite esthétique n’avait été que formelle et n’avait pas été sous-tendue par des avantages fonctionnels, elle aurait été considérée comme un acte de virtuosité digne d’intérêt mais pêchant par sa gratuité, mais dans le cas de cette maison, la forme s’accorde merveilleusement avec la fonction et se trouve de cette manière légitimée par elle.

     Magnifique !

Enki sigle

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articles liés sur le même thème des maisons de villes étroites (cliquer sur les titres pour y accéder) :

Article sur le thème de l’architecture intégrant des éléments formels obliques :

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Home, sweet home : maison de ville à Gand (Belgique) – agence Dierendonck Blanke Architecten

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La  Gelukstraat house à Gand (Belgique)

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       Petite maison de ville à Gand en Flandre belge réalisée par l’agence Dierendonck Blanke Architecten en 2011. Le terrain d’accueil était minuscule et le client souhaitait agrandir sa maison existante limitrophe et créer un petit appartement destiné à la location.

localisation : Gelukstraat, 9000 Ghent (Gand), Belgique
équipe de conception : Alexander Dierendonck, Isabelle Blancke, Pieter Mouton
consultants : Arthur de Roover – Ingénierie de la construction
coût : 150.000 €
surface : 89 m2
photographie : Filip Dujardin

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Plans et coupe

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          rez-de-chaussée                                     niveau 1                                    niveau 2 combles

     La construction, coincée entre deux maisons existantes, se développe sur 3 niveaux. Le rez-de-chaussée abrite, côté rue, le vestibule d’entrée et l’escalier d’accès à l’appartement indépendant qui se développe sur les deux niveaux supérieurs et, côté jardin, un atelier relié à l’entrée de l’appartement principal situé dans la bâtiment adjacent par une petite courette. Au niveau 1 ont été aménagés l’espace séjour dans la partie la plus large du bâtiment et une petite kitchenette ouverte côté rue. Du séjour, un escalier non encloisonné permet d’accéder à l’étage supérieur (combles) où sont aménagées deux chambres et un bloc sanitaire. À noter, la généralisation des espaces ouverts par l’absence de portes de communication.

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Rez-de-chaussée

La façade côté rue et le vestibule d’entrée avec l’escalier d’accès au second appartement 

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Niveau 1 (second appartement)

Second appartement : l’espace ouvert du premier étage avec le séjour avec son escalier d’accès au niveau des chambres, sa kitchenette et sa petite terrasse côté jardin. À noter le traitement minimaliste et économique des surfaces : murs de parpaings peints et plafonds en panneaux de particules. Une porte coulissante située au sommet de l’escalier en provenance du vestibule du niveau 0 permet d’isoler l’appartement de cet espace commun. La recherche d’économie va jusqu’à laisser apparentes les canalisations verticales en provenance de la toiture et de la salle de bains, ce qui doit poser des problèmes phoniques.

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Niveau 2 des combles (second appartement)

    Les deux chambres non closes du niveau 2 (combles) séparées par le bloc central de la salle de bains. À noter l’arrivée de l’escalier dans la chambre des parents. Même traitement minimaliste et «spartiate» des surfaces qu’au niveau inférieur.

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les architectes

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       Alexander Dierendonck et Isabelle Blanke ont effectué leurs études d’architecture à l’Institut Sint-Lucas à Gand. Après quelques années de collaboration dans diverses agences d’architecture en Belgique et en France, notamment chez Dominique Perrault pour le premier et Christian de Porzamparc pour la seconde, ils ont créé leur propre agence à Gand en 2009. La devise du cabinet pourrait être « no nonsense », cette expression anglaise qui signifie à la fois sérieux, rigueur et pragmatisme. Les architectes appliquent une démarche de conception hors de tout préjugé et a priori, qu’ils soient techniques ou esthétiques. Ils envisagent le bâtiment comme une machine dans laquelle la fonction est primordiale et conditionne la définition de tout le reste. L’esthétique architecturale doit naître naturellement de l’application rigoureuse de ce principe. 

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D’autres réalisations du cabinet : centre communautaire et résidence

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le point de vue d’Enki

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     C’était jusqu’à présent au Japon et dans les pays nordiques que l’on trouvait ce type d’architecture contemporaine sans concession d’esprit minimaliste. Après analyse, l’architecture développée par l’agence Dierendonck Blanke Architecten apparaît moins provocante que l’impression première qu’elle produit. Lorsque l’on découvre cette réalisation, on est dans un premier temps surpris par le contraste violent induit par la confrontation d’une architecte délibérément contemporaine par sa forme  et les matériaux qu’elle utilise et une vénérable construction de brique traditionnelle contre laquelle elle est accolée. Mais loin de constituer un rejet, cette surprise est heureuse et l’on trouve finalement que cette architecture «trouve sa place» dans le bâti existant. Cela est du au fait qu’elle reprend dans son organisation les éléments constitutifs fondamentaux de l’architecture de ce quartier et en particulier le volume parallélépipédique que l’on retrouve dans de nombreuses maisons récentes et la taille et la proportion des ouvertures. C’est par la reprise de ces éléments architecturaux que la maison s’intègre au reste du bâti du quartier. Finalement l’effet de surprise tient au parement lisse et coloré de la façade et à la structure des ouvertures traitées sans meneaux qui affirment de manière forte la modernité. À noter la bonne maîtrise de la hauteur de la construction, ni «trop haute», ni «trop basse» qui permet de réduire son impact visuel par rapport aux deux constructions adjacentes.
    Un très beau projet, simple et sobre qui affirme sans complexe sa modernité tout en respectant l’environnement ancien dans lequel il est bâti.

Au sujet de la volonté de vouloir réduire la forme à l’expression de la fonction
    On pourrait répliquer à ce point de vue qu’il n’existe pas toujours une seule forme adaptée à une fonction et que le fait de privilégier dans ce cas une forme plutôt qu’une autre réintroduit la subjectivité dans la prise de décision de l’architecte. D’autre part les bâtiments doivent exprimer dans la cité plus que la simple réponse utilitaire à une ou plusieurs fonctions qu’ils abritent. Ce peut être l’esprit du temps, un style, une croyance ou une idéologie partagée par les utilisateurs. On ne peut donc réduire de manière absolue la forme d’une construction à des contraintes exclusivement fonctionnelles sans que cela ait pour conséquences un appauvrissement de son architecture. Le fait de privilégier l’expression formelle de la fonction par rapport aux autres exigences esthétiques ne signifie  aucunement que l’on s’est par là-même «libéré» de ces exigences gratuites mais simplement que l’on a fait un choix esthétique particulier, celui de conditionner la forme à la fonction, tout aussi subjectif que si l’on avait répondu favorablement à ces exigences.
     Les architectes auraient pu réaliser le même projet avec des murs extérieurs de briques ou traités avec un enduit de façade, le fonctionnement aurait été rigoureusement le même mais la perception architecturale aurait été tout à fait différente : le bâtiment se serait alors totalement «fondu» dans l’architecture existante et n’aurait exprimé de manière moins éclatante l’esprit de son époque.

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architectures liées

maison de ville à Landskrona en Suède- architecte Elding Oscarson, 2009

Article « Home, sweet home à Landskrona, Suède (2009) : une maison de ville qui s’affirme – agence Elding Oscarson » :  Il y a des moments où la vision d’un projet architectural aussi réussi, aussi exemplaire que celui conçu et réalisé par ces deux jeunes architectes dans une ville de Suède au caractère historique bien marqué, nous conduit à la lassitude et au découragement. Pourquoi, les architectes français ne peuvent-ils pas réaliser une œuvre aussi éclatante dans leur pays ?  – Quoi ? Vous voulez réaliser une construction outrageusement contemporaine au milieu d’un bâti traditionnel ? – Un parallélépipède au milieu de constructions anciennes à toitures en pente ? – Vous n’y pensez pas.

Pour la suite, c’est  ICI

Eel Nest - maison de ville à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey 10

Article « maison de ville « Eel Nest » à Los Angeles, CA, USA – Anonymous Architects, Simon Storey (2011) » : Cette maison aurait pu être édifiée au Japon : on retrouve en effet dans ce projet les caractéristiques habituelles des maisons contemporaines japonaises : simplicité formelle, pragmatisme dans les solutions techniques adoptées pour résoudre les problème posés par le site et le programme. Le nom de la maison « Eel Nest », (nid d’anguilles) est d’ailleurs le nom donné au japon aux parcelles résiduelles d’à peine cinq mètres de largeur que l’on trouve en ville et dont l’étroitesse rend la construction difficile. C’est ainsi que la maison conçue l’agence d’architecture Anonymous Architectes a une largeur de seulement 4,5 m.

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Article « Japon – Vivre à l’abri d’une cascade, architecte Hiroshi Nakamura (2012) » : Le génie de l’architecte réside dans le fait d’avoir imaginé une paroi séparative qui permette de résoudre la contradiction sans que l’un ou l’autre des impératifs soit sacrifié. Cette paroi est constituée de l’assemblage de 6.000 blocs de verre moulé de dimensions 50mm x 235mm x 50mm. Le verre utilisé est un verre borosilicate à teneur élevée en silice très transparent et extrêmement résistant aux chocs thermiques et de faible dilatation linéaire. C’est le verre utilisé par l’industrie nucléaire pour le confinement des déchets nucléaires. 

Pour la suite, c’est ICI

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Mélange des genres : architecture musicale et poésie

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Île de Stromboli, Italie – Casa Falk près de la « Sciara del fuoco »

     « Dans la masse compacte d’une colline déjà presque entièrement sombre, deux maisons, à des hauteurs différentes, les deux notes d’une quinte, qui s’enfoncent de plus en plus dans la masse obscure des rochers, y creusant deux puits carrés d’où sourd assez de blancheur pour que mon œil voie le noir de la nuit. »

Lorand Gaspar, Carnets de Patmos

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Pour une réhabilitation respectueuse du bâti rural : procédés architecturaux pour la création de grandes baies vitrées

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    Dans l’architecture rurale traditionnelle, la majorité des constructions, qu’elles soient à usage d’habitat, à usage agricoles ou mixtes groupant les deux fonctions sont des constructions de un à deux niveaux, de largeur assez étroite, se développant en longueur selon l’axe du faîtage d’une toiture en général à deux pans. Les planchers sont en très grande majorité supportés par des poutres bois de section moyenne avec comme conséquence une portée limitée qui reposent sur les murs porteurs des façades longitudinale. Les murs intermédiaires porteurs longitudinaux qui permettraient l’élargissement de la largeur des constructions sont extrêmement rares. Par contre, on relève la présence de murs transversaux de refends qu’ils aient été intégrés à la construction d’origine ou qu’ils correspondent à des anciens murs pignons intégrés à la construction lors d’une extension. C’est en général au centre de ces murs de refends transversaux ou pignons qu’étaient accolées les anciennes cheminées à feu ouvert.

     Le langage courant donne à ce type de construction toute en longueur le nom de « maison en longueur », de « longère » avec des appellations régionalistes particulières telle le « pen-ty » ou « Ty-forme » dans le Finistère.

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Quelques exemples de lingères traditionnelles :

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Voici quelques exemples pris en Bretagne et dans le Lot de maisons en longueur ou « lingères » à un niveau + combles aménagé ou non. Dans le cas de l’aménagement des combles, on y accédait à l’aide d’un escalier intérieur ou extérieur et l’éclairage des volumes sous toiture s’effectuait à l’aide de lucarnes ou chien-assis dont la façade était placée le plus souvent en prolongement de la façade longitudinale.

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plan de 2 longères dans le village de Gâvres en Riantec près de Lorient dans le Morbihan. (crédit Histoire-Généalogie, magazine-web, c’est  ICI )

Ces 2 lingères présentées ci-dessus font partie d’une même exploitation. La plus petite de dimensions intérieures 2,90 m x 5,20 m est appelée Ty-Forme et ne comprend qu’une pièce de vie, la seconde de dimensions intérieures 4,70 m x 9,40 m possède 2 pièces séparées par un hall-dégagement. Les 2 maisons possèdent une cheminée installée en position centrale de l’un des murs pignons mais certaines possèdent une cheminée par mur pignon.

Plan maison longue ou longère - maison de petit agriculteur dans le Lot, XIXe siècle (crédit Christian Lassure, L'architecture vernaculaire de la France).jpg

Plan de maison longue ou lingère dans le Lot – maison de petit agriculteur, XIXe siècle (crédit Christian Lassure, L’architecture vernaculaire de la France).

Il s’agit d’une longère formée par l’adjonction d’une étable-fenil à une maison rectanguaire à pièce unique; four à pain à une extrémité, citerne non couverte à l’autre – dim. intér. : pièce unique : long. 6,50 x larg. 4,00 m – étable : long. 7,55 x larg. 4,00 m. Légende : 1 – salle à vivre;   2 – étable à ovins surmontée d’un fenil;   3 – citerne non couverte:   4 – four à pain;   a) – cheminée;   b) – évier;   c) – citerne intérieure;   d) – crèche-mangeoire;   e) – entrée;   f) – fenêtre.

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Problèmes fonctionnels et esthétiques posés par la réhabilitation des longères

Exemple de réhabilitation en Bretagne

     Le problème qui se posent aux concepteurs lors de la réhabilitation des constructions rurales traditionnelles type longère est d’ordre fonctionnel et esthétique. Fonctionnel car il s’agit de faire répondre une construction ancienne qui n’avait pas été réalisée pour répondre à ces objectifs à des besoins nouveaux imposés par l’évolution du concept d’habitat tant en matière d’habitabilité que d’économie. Esthétique car les solutions proposées pour résoudre le problèmes posés vont souvent à l’encontre de la préservation de la qualité architecturale d’origine. Les constructions anciennes offrent un faible nombre d’ouvertures de petites dimensions alors que les besoins exprimés portent aujourd’hui sur la présence de quelques grandes baies vitrées permettant de faire entrer la lumière et d’offrir une vue maximale sur le paysage. L’exemple ci-contre réalisé par la société Poriel à Clohars-Fouesnant montre un cas particulièrement réussi et exemplaire de réhabilitation respectueux de l’architecture ancienne mais certains maîtres d’ouvrage auraient pu souhaiter que l’ouverture du séjour soit de surface beaucoup plus importante posant ainsi un problème architectural délicat à résoudre d’intégration d’un élément architectural contemporain — en l’occurrence une grande baie vitrée — à une construction ancienne au style bien particulier. Dans le même ordre d’idée, la nécessité de réaliser des ouvertures plus nombreuses et d’installer des capteurs solaires en toiture auraient eu un impact négatif sur la qualité de l’architecture.

     L’exemple qui suit montre quelles solutions techniques et architecturales peuvent être mises en œuvre pour répondre à ces exigences.

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Réhabilitation d’une lingère dans le Morbihan, 2013 – agence d’architecture ATOME à Plougoumelen 56400.

Atome architectes - Morbihan, Projet de réhabilitation d'une longère ancienne, 2013

     Le problème qui se posait aux architectes de l’agence d’architecture ATOME pour la réhabilitation de cette  longère du Morbihan était double : créer des grandes ouvertures pour l’éclairage des pièces principales des volumes intérieurs et placer sur le toit de la constructions des panneaux solaires. Pour ces deux types d’aménagements, le risque était grand de dénaturer la construction en brisant son unité première par la mise en place d’ouvertures de taille disproportionnées en rupture avec les ouvertures traditionnelles et l’installation sur la toiture d’un corps étranger en saillie du plan formé par le revêtement en ardoises.

     Plutôt que de réaliser des ouvertures supplémentaires du même type que celles existantes mais de taille inappropriée, les architectes ont préférés découper une tranche de l’un des murs de façade sur toute sa hauteur et d’y installer une baie de  grande dimension ce qui a pour effet de donner l’illusion qu’on est en présence de deux corps de bâtiments traditionnels séparés par une articulation vitrée. Pour appuyer cette idée les arêtes des deux murs situés de part et d’autre de la grande baie vitrée ont reçues un appareillage de pierres d’angle. La transition entre la partie verticale vitrée et la partie continue de la toiture se fait très intelligemment par un claustra de lames de bois jouant le rôle de brise-soleil qui brouille la perception en jouant à la fois le rôle d’écran « clos » et « ouvert » grâce à sa semi-transparence. Le même système est utilisé pour réduire artificiellement la hauteur d’une baie en pignon dont la proportion dérogeait aux règles habituelles. Les éléments architecturaux constitutifs des deux volumes pleins tels que l’appareillage en pierres des murs, les encadrements de fenêtres et les linteaux ont été conservés et mis en valeur pour affirmer l’architecture traditionnelle. À noter l’espace privatif extérieur qui prolonge le séjour sous la forme d’une terrasse en bois qui vient buter sur des murets extérieurs traités comme les murs de la construction.

capteurs solaires invisibles  Thermoslate

    Pour l’installation des capteurs solaires thermiques, les architectes ont choisi le système Thermoslate conçu par la société Cupa, qui offre l’intérêt d’être invisible car il utilise des ardoises qui sont extraites de la même carrière au même moment. Ce matériau absorbe la chaleur et la restitue à un ballon d’eau chaude pour alimenter un chauffage basse température, un circuit d’eau chaude sanitaire ou pour chauffer une piscine. Ce système est moins performant qu’un capteur solaire classique mais le fabriquant affirme qu’il s’use moins et est de maintenance nulle. 

Le résultat : une maison à l’architecture contemporaine, simple et sobre, bien adaptée à son environnement qui répond aux exigences d’habitabilité et de confort moderne tout en respectant les principes architecturaux qui avait fait l’originalité et la valeur de la construction initiale.

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Home, sweet home : la série des « villas blanches » de Le Corbusier (1928-1931)

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Le Corbusier (1887-1965)

« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. »     Le Corbusier (1887-1965)

La villa Savoye est une maison emblématique construite en France de 1929 à 1931 par l’architecte d’origine Suisse Le Corbusier (de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret-Gris), sur la commune de Poissy, dans le département des Yvelines. Elle a contribué à jeter les bases d’une nouvelle architecture domestique et a exercé une influence considérable dans l’histoire de l’architecture. Cette villa apparait comme l’aboutissement des recherches formelles de Le Corbusier et la mise en œuvre systématique de sa théorie des cinq points de l’architecture nouvelle réalisées lors de l’étude et la réalisation des villas qui l’ont précédées qui sont rassemblées sous le vocable des « Villas blanches ».

Pour en savoir plus sur la villa Savoye, c’est « ICI« .

villa savoye-le corbusier - 1929-1931

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–––– Les villas de Le Corbusier qui ont précédé la villa Savoye, dites « villas blanches » ––––––––––––

  •  villa Jeanneret-Perret (plan de 1912), dite « Maison Blanche » réalisée pour ses parents à La Chaux-de-Fond (Suisse).

villa Jeanneret à La Chaux de Fond

  • la Villa Ker-Ka-Ré aussi appelée Villa Besnus, à Vaucresson, sa première réalisation française livrée en 1923 à un couple de rentiers retraités.

villa Besnus, "Ker Ka Ré" - Le Corbusier, 1922

villa Besnus, "Ker Ka Ré" - Le Corbusier, 1922

  • la maison-atelier Ozenfant pour son ami peintre, à Paris, également livré en 1923

maison-atelier Ozenfant à paris, Le Corbusier

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  • les six maisons ouvrières réalisées à Lège à l’invitation de l’industriel bordelais Henri Frugès.

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  • la Villa Le Lac à Corseaux au bord du lac Léman, commandée par ses parents, construite en 1924.

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  • la Cité Frugès à Pessac est composé de 50 logements dans le quartier moderne de Pessac, commandés en 1924 par le promoteur Henri Frugès et construits en 1926. « Je vous autorise à réaliser dans la pratique vos théories (…) Pessac doit être un laboratoire. » Henry Frugès passe commmande à l’architecte Le Corbusier en 1924. En effet le riche industriel pessacais souhaite implanter une  » cité-jardin  » pour loger ses ouvriers. L’absence de viabilisation du quartier entraîne la faillite du promoteur.

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  • la villa La Roche (1923-1925), pour le collectionneur et banquier Raoul La Roche. Le bâtiment comprend un appartement destiné à la famille de son frère pianiste, Alfred Jeanneret. Elle est l’actuelle Fondation Le Corbusier, à Paris.

C’est à propos de cette Villa que le Corbusier présente la notion de promenade architecturale : 

« On entre : le spectacle architectural s’offre de suite au regard; on suit un itinéraire et les perspectives se développent avec une grande variété; on joue avec l’afflux de la lumière éclairant les murs ou créant des pénombres. Les baies ouvrent des perspectives sur l’extérieur où l’on retrouve l’unité architecturale.»  

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  • La Villa Cook à Boulogne sur Seine en 1927.
  • La Villa Stein, « villa les terrasses », livrée vers 1929 à Garches.

Pour cette villa, Le Corbusier va exploiter de nouveau la notion de « promenade architecturale déjà expérimentée dans la villa Roche, en particulier dans le parcours extérieur de la pièce de la pièce à l’air libre jouxtant la maison :

«De l’intérieur du vestibule, une rampe douce conduit, sans qu’on s’en aperçoive presque, au premier étage, où se déploie la vie de l’habitant : réception, chambres, etc. Prenant vue et lumière sur le pourtour régulier de la boîte, les différentes pièces viennent se coudoyer en rayonnant sur le jardin suspendu qui est là comme un distributeur de lumière appropriée et de soleil (…) mais on continue la promenade. Depuis le jardin à l’étage, on monte par la rampe sur le toit de la maison où est le solarium. L’architecture arabe nous donne un ensei- gnement précieux. Elle s’apprécie à la marche, avec le pied; c’est en marchant, en se déplaçant que l’on voit se développer les ordonnances de l’architecture. C’est un principe contraire à l’architecture baroque qui est conçue sur le papier, autour d’un point fixe théorique. Je préfère l’enseignement de l’architecture arabe. Dans cette maison-ci, il s’agit d’une véritable promenade architecturale, offrant des aspects constamment variés, inattendus, parfois étonnants. Il est intéressant d’obtenir tant de diversité quand on a, par exemple, admis au point de vue constructif, un schéma de poteaux et de poutres d’une rigueur absolue.» 

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–––– Sites et documentation utiles ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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