Paysage(s)

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TEXTES THEORIQUES & EXTRAITS SUR LE THÈME DU PAYSAGE
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Sommaire

Articles présentés dans le blog (présentés chronologiquement)

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Articles thématique présentés dans le blog

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l’aventurier John Muir et sa quête du « sublime » dans la Grande Sierra en 1872 – I) Récit d’une découverte et d’une rencontre
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Thomas Hill- Vernal Falls Yosemite -1889.jpg

  Poursuivant mon chemin solitaire vers le bas de la vallée je me retournais constamment pour contempler ce somptueux tableau, en élevant les bras afin de l’enfermer comme dans un cadre. Après des siècles de développement dans le noir, sous les glaciers, après avoir connu le grand soleil et les tempêtes, il semblait être prêt et attendre l’artiste élu, comme le blé mûr attend le moissonneur. Que j’aurais aimé pouvoir emporter couleur et pinceaux durant mes voyages et apprendre à peindre ! En attendant, il me fallait me contenter de photographies dans ma tête et de croquis dans mon carnet. Lorsque j’eus contourné un promontoire à pic formant saillie sur la muraille occidentale de la vallée, les sommets disparurent et je pressai le pas à travers les prairies gelées, le long de la ligne de partage entre les eaux de la Merced et du Tuolumne, puis au sein des forêts  qui recouvrent les pentes de Cloud’s Rest.

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l’aventurier John Muir et sa quête du « sublime » dans la Grande Sierra en 1872 – II) le contexte culturel et politique
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Albert Bierstadt - Yosemite Valley, 1866

  Au XIXe siècle, après la défaite militaire de l’Espagne, la cession des terres française par Napoléon et la défaite du Mexique, l’Amérique est engagée dans la conquête de l’ouest. C’est la ruée vers le Pacifique, surtout depuis que de l’or a été trouvé en Californie. En échos aux discours nationalistes qui accompagnent cette avancée et en prélude à l’appropriation coloniale des terres et à l’extraction de leurs ressources, la représentation peinte ou photographique des paysages de l’ouest qualifiés de sauvages et de sublimes devient à la mode et nombre de peintres ont recours aux « prospects », « vistas » et autres échappées visuelles  pour les représenter. C’est ce que l’historien de l’art américainAlbert Boime a appelé « the Magisterial Gaze » le « Regard magistral », vision impérialiste que les américains de l’est portaient, depuis les hauteurs ou promontoires, sur le paysage convoité. Les tableaux réalisés par les peintres qui exaltent le caractère sublime des paysages n’invitaient pas seulement à la contemplation ; ils constituaient en fait la retraduction esthétisée de l’idéologie nationaliste et conquérante de la « Manifest Destiny » la « Destinée Manifeste ».

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l’ascension du Ktaadn dans le Maine décrite par Henry-David Thoreau (1846)
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Virgil Macey Williams (American 1830-1886), View of Mt. Katahdin from the West Bank of the Penobscot River

      Parfois, on pouvait croire que le sommet allait se dégager dans peu de temps et resplendir dans le soleil, mais ce qu’on gagnait d’un côté, on le perdait de l’autre. C’était un peu comme être assis dans une cheminée et à attendre que la fumée se disperse. C’était en fait d’une usine à nuages, que le vent extrayait des rochers froids et nus. De temps à autre, quand les colonnes du vent se brisaient contre moi, j’apercevais, à droite ou à gauche, un rocher escarpé, sombre et couvert d’humidité, le brouillard défilant sanie cesse entre lui et moi. Cela me rappelait les créations des anciens poètes épiques et dramatiques, Atlas, Vulcain, les Cyclopes et Prométhée. Le Caucase avec le rocher auquel était enchaîné Prométhée ressemblait à ça. Eschyle avait sûrement visité un paysage comme celui-ci : immense, titanesque, et où pas un homme n’habite jamais. A croire qu’une partie – et même une partie vitale – de celui qui l’embrasse s’échappe entre ses côtes au fur et à mesure qu’il monte. Et il est plus seul qu’on ne peut l’imaginer. Là-haut, la pensée est moins riche, l’esprit moins clair que dans les plaines où habitent les hommes; la raison s’y disperse, indécise – plus rare et plus ténue, comme l’air.

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PAYSAGE & ANTHROPOMORPHISME

    Au sens courant, le terme « anthropomorphisme » définit le procédé par lequel une pensée attribue à des objets situés hors du domaine humain – objets naturels, objets divins, phénomènes, idées – des caractéristiques comportementales ou morphologiques humaines à des fins explicatives ou simplement représentatives. Dans un sens plus large, ce terme désigne aussi l’acte de doter quelque chose de la forme humaine. Les articles qui suivent traitent de l’anthropomorphisme dans le paysage ou comment l’homme perçoit les formes physiques naturelles, montagnes, rochers, cours d’eau, végétaux comme des formes humaines et comment il leur attribue des pensées et des comportements humains

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Paysage et anthropomorphisme
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La Tête d'homme à la Roque (commune de Muids - Eure) - photo de Creg' Of Huest

    Un homme se propose la tâche de dessiner le monde. A mesure que les années passent, il peuple un espace d’images de provinces, de royaumes, de montagnes, de baies, de navires, d’îles, de poissons, de chambres, d’instruments, d’astres, de chevaux et de personnes. Un peu avant de mourir, il découvre que ce patient labyrinthe de lignes trace l’image de son propre visage. (Borgès, Hacedor).

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Vivre aux pieds d’une géante…
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La Géante endormie des Bauges

   Il est pour le moins inhabituel de vivre au pied d’une géante, c’est pourtant mon cas. A quelques encablures de ma maison une géante est en pâmoison, étendue de tout son long sur le sol, ses seins pointus dressés vers le ciel, la tête légèrement rejetée en arrière libérant une gorge offerte et vulnérable, le bras gauche nonchalamment déplié qui dessine à partir d’elle une courbe gracieuse. J’apprécie de la voir surgir au détour du chemin imprimant soudainement au paysage un caractère chargé à la fois de sérénité et d’érotisme. Cette féminisation du paysage m’apaise et me rassure et ce sont alors les vers de Baudelaire qui me viennent alors à l’esprit.

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Descriptions « plus vraies que nature » – Brixen et la féminisation du paysage chez Michelet (1835)

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Brixen (Bressanone), Italie

 Mais il y a des montagne régulièrement étagées de cultures diverses et riches du sommet à la base. Une surtout me frappa parmi ce cercle grandiose de montagnes qui entourent Brixen. C’était un immense théâtre mêlé de tous les végétaux de la terre, une corbeille colossale dans laquelle se trouvaient mêlés tous les fruits de la nature. Entre ces deux beaux mamelons se posait une noble petite église pour regarder paisiblement à ses pieds les deux tours de Brixen avec leurs petits dômes noirs.

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100 ECRITS & ILLUSTRATIONS SUR LE MONT-BLANC

    La première représentation graphique connue du mont Fuji au Japon date du milieu du XIe siècle. Il faudra attendre quatre siècles pour qu’en Europe le même évènement se produise pour la représentation du Mont Blanc à Genève avec La Pêche miraculeuse du peintre Konrad Witz.  Par la suite les peintres japonais ont fait de la représentation du Fuji l’un de leurs thèmes favoris et à partir du milieu du XVIIIe siècle, le peintre Katsushika Hokusai inaugure la réalisations de séries d’estampes consacrées à ce sommet; d’abord, entre 1831 et 1833) la série des 36 vues du Mont Fuji (en réalité 46) puis, entre 1834 et 1840, la série des 100 vues du Mont-Fuji. A la mi-septembre 1938, l’écrivain japonais Dazai Osamu fait une retraite qui allait durer soixante jours dans les montagnes de Misaka, dans la province de Kôshû (préfecture de Yamanashi) dans un endroit retiré du monde avec une vue extraordinaire sur le mont Fuji. De cette expérience naîtra une nouvelle dont le titre est un clin d’œil au travail du peintre Hokusai : 100 vues du Mont-Fuji.
    Les textes et les illustrations qui suivent

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Voyage au Mont-Blanc par Chateaubriand (1805) : un rendez-vous manqué…
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Jean Dubois - Le mont-Blanc vu de Chamouni

    Sorti de Genève par un temps assez nébuleux, j’arrivai à Servoz au moment où le ciel commençoit à s’éclaircir. La crête du Mont-Blanc ne se découvre pas de cet endroit, mais on a une vue distincte de sa croupe neigée appelée le Dôme. On franchit ensuite le passage des Montées, et l’on entre dans la vallée de Chamouni. On passe au-dessous du glacier des Bossons ; ses pyramides se montrent à travers les branches des sapins et des mélèzes. M. Bourrit a comparé ce glacier, pour sa blancheur et la coupe alongée de ses cristaux, à une flotte à la voile ; j’ajouterois, au milieu d’un golfe bordé de vertes forêts.

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A propos des premières représentations picturales de deux montagnes prestigieuses : le mont Fuji et le Mont Blanc
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Konrad-Witz-Miraculous-Catch-Of-Fish

    Dans l’Appel de saint Pierre apparaît la première représentation topographiquement correcte d’un paysage réel de la peinture occidentale, celui de la rade de Genève avec en arrière plan le Mont Blanc. En s’approchant du tableau, le spectateur peut découvrir le lac Léman peint depuis Genève, la colline des Voirons sur la gauche, le Môle au centre devant les neiges du Mont-Blanc et le petit Salève sur la droite. La singularité de La pêche miraculeuse réside dans son réalisme. «Les bons Genevois ont dû être frappés lorsqu’ils virent pour la première fois ces hommes simples pêcher dans leur lac et le Christ marcher sur ces eaux familières pour les aider et les réconforter.» (Ernst Gombrich).

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100 ECRITS & ILLUSTRATIONS SUR LE MONT FUJI

    La première représentation graphique connue du mont Fuji au Japon date du milieu du XIe siècle. Il faudra attendre quatre siècles pour qu’en Europe le même évènement se produise pour la représentation du Mont Blanc à Genève avec La Pêche miraculeuse du peintre Konrad Witz.  Par la suite les peintres japonais ont fait de la représentation du Fuji l’un de leurs thèmes favoris et à partir du milieu du XVIIIe siècle, le peintre Katsushika Hokusai inaugure la réalisations de séries d’estampes consacrées à ce sommet; d’abord, entre 1831 et 1833) la série des 36 vues du Mont Fuji (en réalité 46) puis, entre 1834 et 1840, la série des 100 vues du Mont-Fuji. A la mi-septembre 1938, l’écrivain japonais Dazai Osamu fait une retraite qui allait durer soixante jours dans les montagnes de Misaka, dans la province de Kôshû (préfecture de Yamanashi) dans un endroit retiré du monde avec une vue extraordinaire sur le mont Fuji. De cette expérience naîtra une nouvelle dont le titre est un clin d’œil au travail du peintre Hokusai : 100 vues du Mont-Fuji.

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Japon : Wabi-Sabi ou l’esthétisme par la spiritualité
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le flanc du Fuji

« Cette culture de la perception intuitive et subtile de leur environnement qu’ont fini par adopter les Japonais dans leur vie au quotidien, se traduit par des comportements cognitifs qui vont agir sur leur mode d’acquisition et de structuration des connaissances avec une incidence directe sur les aménagements et l’organisation de leurs espaces de vie. Je cite André Leroi-Gourhan, ethnologue de renom qui a longtemps étudié la culture et la société japonaises écrivait à ce propos : « Je parle souvent de cette ligne unique propre au Japon, ni droite ni courbe à force de vouloir être à la fois courbe et droite : le flanc du Fuji, la ligne du sabre, le rempart d’un château, la branche du pin, les îles dans la Mer intérieure, le flanc du toit, le bord d’un seau, le bol à thé, la coupe d’un vêtement, le geste d’un danseur, un trait de calligraphie ».

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LE PAYSAGE VU PAR LES ECRIVAINS

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Le paysage vu de la fenêtre du train… « Un balcon en forêt » de Julien Gracq
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Julien Gracq

Depuis que son train avait passé les faubourgs et les fumées de Charleville, il semblait à l’aspirant Grange que la laideur du monde se dissipait : il s’aperçut qu’il n’y avait plus en vue une seule maison. Le train, qui suivait la rivière lente, s’était enfoncé d’abord entre de médiocres épaulements de collines couverts de fougères et d’ajoncs. Puis à chaque coude de la rivière, la vallée s’était creusée, pendant que le ferraillement du train dans la solitude rebondissait contre les falaises, et qu’un vent cru, déjà coupant dans la fin d’après-midi d’automne, lui lavait le visage quand il passait la tête par la portière. La voie changeait de rive capricieusement, passait la Meuse sur des ponts faits d’une seule travée de poutrages de fer, s’enfonçait par instants dans un bref tunnel à travers le col d’un méandre. Quand la vallée reparaissait, toute étincelante de trembles sous la lumière dorée, chaque fois la Meuse semblait plus lente et plus sombre, comme si elle eût coulé sur un lit de feuilles pourries.

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Jardins-paysages rêvés : le Domaine d’Arnhem d’Edgar Poe
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Edgar Poe (1809-1849)

D’ordinaire, on se rendait à Arnhem par la rivière. Le visiteur quittait la ville de grand matin. Pendant l’après-midi, il passait entre des rives d’une beauté tranquille et domestique, sur lesquelles paissaient d’innombrables moutons dont les toisons mouchetaient de blanc le gazon brillant des prairies ondulées. Par degrés, l’impression de culture s’affaissait dans celle d’une vie purement pastorale. Lentement, celle-ci se noyait dans une sensation d’isolement, qui à son tour se transformait en une parfaite conscience de solitude. A mesure que le soir approchait, le canal devenait plus étroit; les berges s’escarpait de plus en plus abondant, plus sombre. La transparence de l’eau augmentait. Le ruisseau faisait mille détours, de sorte qu’on ne pouvait jamais en apercevoir la brillante surface qu’à une distance d’un huitième de mille.

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Soif d’eau et d’amour : La femme et le paysage de Stefan Zweig
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Stefan Sweig (1881-1942)

C’était en cette année torride et sans pluie, où la sécheresse fut si néfaste pour la récolte du pays que la population en garda, des années durant, un souvenir terrible. Déjà en juin et juillet, il n’était descendu sur les champs altérés que quelques rares et rapides ondées, mais le mois d’août venu, il ne tomba plus une goutte d’eau. Même dans cette haute vallée du Tyrol où, comme tant d’autres, j’avais espéré trouver la fraîcheur, l’air brûlant, devenu couleur de safran, n’était que feu et poussière. Dés l’aube le soleil, jaune et morne comme l’œil d’un fiévreux, envoyait du fond du ciel vide ses rayons accablants sur le paysage éteint, puis, au fil des heures, une vapeur blanchâtre s’élevait peu à peu comme d’un immense chaudron en pleine ébullition et envahissait la vallée. Certes les Dolomites se dressaient, majestueuses, là-bas, dans le lointain et une neige claire et pure brillait sur leurs cimes mais seul l’œil évoquait et sentait la fraîcheur de leur éclat.

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