arbres & jardins


JARDINS REMARQUABLES


le « Carré des Niobides » de la Villa Médicis à Rome


                                                    Lorsque l’on se promène dans les  jardins de la villa Médicis à Rome, Villa Médicis à Romeon tombe sur un un groupe de statues baroques disposées dans le gazon au milieu d’acanthes en fleur. Il s’agit du « Carré des Niobides », fontaine entourée de statues créée par Balthus lors de son séjour à la villa Médicis après qu’il eut été nommé Directeur de l’Académie de France à Rome en 1961 par André Malraux. Les statues sont des moulages d’antiques retrouvés dans une réserve et restaurés par le sculpteur restaurateur Michel Bourbon.    Cette oeuvre qui  représente la scène mythologique des Niobides,
Villa Médici - Le Carré des Niobilesles enfants de Nobiée et d’Amphion tués par Apollon et Artemis, est remarquable par l’alliance réussie entre la Nature et l’Art. La Scène est hautement expressive : on peut lire sur les visages la stupéfaction et la terreur et les corps expriment  merveilleusement bien le mouvement de fuite des personnages. Voilà le triste destin réservé à ceux qui osent défier le pouvoir des Dieux !

                                                  Pour la suite, c’est ICI. 


ARBRES REMARQUABLES & AUTRES VEGETAUX


Plantes et jardins : le pin au Japon vu par Paul Claudel et d’illustres illustrateurs japonais


Shiro Kasamatsu - Pin sous la pluie, Kinokunizaka, in Tokyo, 1938

     Plutôt que la rigidité propre du bois, le tronc fait paraître une élasticité charnue. Sous l’effort du gras cylindre de fibres qu’elle enserre, la gaîne éclate, et l’écorce rude, divisée en écailles pentagonales par de profondes fissures d’où suinte abondamment la résine, s’exfolie en fortes couches. Et si, par la souplesse d’un corps comme désossé, la tige cède aux actions extérieures qui, violentes, l’assaillent, ou, ambiantes, la sollicitent, elle résiste par une énergie propre, et le drame inscrit au dessin tourmenté de ces axes est celui du combat pathétique de l’Arbre.
     Tels, le long de la vieille route tragique du Tokkaido, j’ai vu les pins soutenir leur lutte contre les Puissances de l’air. En vain le vent de l’Océan les couche : agriffé de toutes ses racines au sol pierreux, l’arbre invincible se tord, se retourne sur lui-même, et comme un homme arc-bouté sur le système contrarié de sa quadruple articulation, il fait tête, et des membres que de tous côtés il allonge et replie, il semble s’accrocher à l’antagoniste, se rétablir, se redresser sous l’assaut polymorphe du monstre qui l’accable. Au long de cette plage solennelle, j’ai, ce sombre soir, passé en revue la rangée héroïque et inspecté toutes les péripéties de la bataille.

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le pin au Japon vu par d’illustres illustrateurs japonais (Hiroshige, Hokusai,etc.)


Hiroshige

 Les Cinquante-trois Stations du Tōkaidō (東海道五十三次, Tōkaidō Gojūsan-tsugi?), sont une série d’estampes japonaises (ukiyo-e) créées par le peintre japonais Hiroshige après qu’il eut effectué en 1832 un voyage empruntant la route du Tōkaidō, l’axe routier principal du Japon qui reliait la capitale du shōgun, Edo (ancien nom de Tokyo), à l’ancienne capitale impériale, Kyoto. C’est la plus importante des « Cinq Routes », les cinq grandes voies du Japon (Gokaidō), créées ou développées pendant l’ère Edo pour améliorer le contrôle du pouvoir central sur l’ensemble du pays. Une trentaine de séries d’estampes ont été réalisées sur ce thème par Hiroshige, très différentes les unes des autres par leurs dimensions (format ōban ou chuban), leur traitement ou encore leur nombre (certaines séries ne comptent que quelques estampes) mais la plus connue est l’édition  Hōeidō publiée en 1833-1834.

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les chênes vénérables d’Arpitanie


chêne des Bosses de Chatillon, Jura suisse

 Il figure au livre des records comme chêne pédonculé le plus vieux d’Europe. A Châtillon, on le dit millénaire. Un dendrochronologue ne lui donne pourtant «que» 400 ans. Polémique
     De loin, il apparaît râblé et désordonné, enfoncé dans une cuvette naturelle au milieu du pâturage de la Metteneux qui l’a préservé des tempêtes et du gel. Son tronc cossu est si tourmenté, fait de renflements et d’excroissances, qu’il a donné son nom à l’arbre, le chêne des Bosses. Pourtant, plus on s’en approche, plus le sentiment de majesté croît. Une fois sous la frondaison qui couvre plus de 500 m2, au pied d’un tronc à la circonférence irrégulière de 8 m 70 qui nécessite huit hommes bras tendus pour en faire le tour, le grand chêne de Châtillon n’inspire que respect. Les habitants du lieu, qui le disent millénaire, célébreront ses 1000 ans en 2007 à travers un spectacle commandé au metteur en scène Gérard Demierre.

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REFLEXIONS & TEXTES LITTERAIRES SUR LE THEME DE L’ARBRE ET DU JARDIN


« Dialogue de l’arbre » de Paul Valéry dit et mis en musique par Léa Ciari


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   Ce poème de Paul Valéry interprété et mis en musique magnifiquement par Léa Ciari est extrait d’un livre que l’on considère comme l’un des plus beaux jamais écrit à la gloire de l’arbre, « Dialogue de l’Arbre« , écrit en 1943, sous l’Occupation. Voici comment Paul Valéry présente le 25 octobre 1943 ce poème en prose rythmée : « Une certaine circonstance — un hasard, puisque le hasard est à la mode — m’ayant fait revenir, il y a quelque temps, aux Bucoliques de Virgile, (que je n’avais pas revues, je l’avoue, depuis bien des années), ce retour au collège m’a inspiré d’écrire, comme un devoir d’écolier, la fantaisie en forme de dialogue pastoral dont je vous lirai quelque partie. Des discours, plus ou moins poétiques, consacrés à la gloire d’un Arbre, s’échangent entre un Tityre et un Lucrèce, dont j’ai pris les noms sans les consulter.».

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le jardin zen du temple Ryôan-Ji de Kyoto : le regard vu par Italo Calvino dans son roman Palomar


JP-kyoto-ryoanji

     L’enceinte rectangulaire de sable incolore est bordé sur trois côtés de murs surmontés de tuiles, au-delà desquels verdoient les arbres. Sur le quatrième côté, une estrade aux gradins de bois sur laquelle le public peut passer, s’arrêter et s’asseoir. « Si notre regard intérieur reste absorbé par la vue de ce jardin, explique en japonais et en anglais le prospectus, signé par l’abbé du temple, qui est offert aux visiteurs, nous nous sentirons dépouillés de la relativité de notre moi individuel, tandis que l’intuition du Moi absolu nous remplira d’un étonnement serein, en priaient nos esprits obscurcis. »

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Regards aveugles sur les jardins


Stanford Campus Papouasie Nouvelle Guinée sculpture

     Ecole du regard (tiré de Jardins, réflexions, de Robert Pogue Harrison, 2007) : un jardin est un lieu où les apparences attirent l’attention sur elles; pour autant, mêmes radieuses, même spectaculaires, on ne les remarque pas nécessairement. Là où, toit en s’affirmant dans le monde phénoménal, elles reculent dans le profondeurs de l’espace et du temps, les apparences sollicitent à leurs manière très particulière nos capacités d’observation. Mauvaise nouvelle pour les jardins, car rien n’est moins cultivé aujourd’hui dans les sociétés occidentales que l’art du regard. On peut bien le dire, il existe aujourd’hui un gouffre entre la vertigineuse richesse du monde visible et l’extrême pauvreté de la perception que nous en avons. Aussi, le monde a beau en regorger, nous vivons une époque largement dépourvue de jardins..

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Une réflexion au sujet de « arbres & jardins »

  1. bonjour, je suis tombée sur votre blog en me perdant sur la toile… pour alimenter les cours d’arts plastiques que je vais donner cette année sur le thème : les 3 états de la matière.
    Merci pour la richesse de votre site.

    Jo. Guerreiro

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