Justes

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SOMMAIRE DES ARTICLES PUBLIES

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Hommage à Ahmad Shah Massoud, le « Lion du Pandjchir »
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massoud

  Ahmad Shah Massoud occupe une place spéciale dans le cœur des français. Le fait qu’il était un pur produit du lycée français de Kaboul et qu’il maniait  la langue de Molière y était sans doute pour beaucoup mais cet engouement était surtout du aux qualités et à l’aura du personnage qui, en tant que titulaire des deux cultures – traditionnelle afghane et occidentale – avait une vision claire et élargie des problèmes dans lesquels se débattait son pays et était l’un des rares dirigeants afghans à proposer une solution patriotique dégagée de tout communautarisme et de l’obscurantisme religieux. Son patriotisme gênait et inquiétait tous les prédateurs que les richesses et la position stratégique de l’Afghanistan attiraient et son esprit de tolérance et de défenseur de la démocratie attirait la haine des fondamentalistes religieux. Les années d’obscurantisme, de dictature, de guerre et du corruption qui ont suivi son assassinat en 2001, quelques jours avant les attentats contre les tours jumelles de New-York et le Pentagone, ont montré combien sa présence avait cruellement manquée à son pays et au monde en général pour l’élaboration d’un climat de tolérance et de compréhension entre les civilisations et les cultures. 

Pour la suite, c’est ICI.

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Ils nous ont frappé au cœur, c’était facile…
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Les Justes

  La plupart d’entre nous n’avaient sans doute jamais rencontré aucun des dessinateurs et journalistes assassinés mais nous nous apercevons aujourd’hui, dans ces tristes heures, qu’ils étaient depuis toujours et sans que nous en ayons eu une conscience claire, des amis très chers… Depuis de nombreuses années ils ont accompagnés avec leurs dessins, leur humour, leur verve, leur irrévérence, leur bonne humeur, tous les évènements sociaux ou politiques qui ont rythmé nos vies, nous arrachant à chaque fois un sourire  même lorsque les sujets traités étaient graves et sérieux et que nous trouvions certaines de leurs productions de mauvais goût. La liberté absolue et l’outrance qui accompagnaient leur action étaient pour eux la condition nécessaire pour leur permettre d’accomplir la mission qu’ils s’étaient fixés en utilisant les simples armes de l’humour et du rire. En cela, ils étaient l’incarnation même de l’esprit français, frondeur, rebelle, iconoclaste qui, de Rabelais à Desproges en passant par Voltaire et Béranger s’est appliqué à exercer avec humour et dérision la critique sociale et politique. Ils avaient choisi pour exercer cette critique de s’exprimer par le moyen de la caricature dans la lignée de dessinateurs célèbres du XIXe siècles tels Honoré DaumierAndré Gill ou Amédée de Noé dit Cham mais leur pratique était dénuée de toute méchanceté et haine car dans le même moment ils étaient naturellement optimistes, avaient foi dans l’humanité et étaient amoureux de la vie. Tout le contraire de ces monstres déshumanisés et morbides qui les ont assassinés.

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L’affiche rouge de 1944 : Hommage à Rino della Negra et aux membres du groupe Manouchian
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l'affiche rouge

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense.
Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous… J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse.

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Emancipation : Discours de Patrice Emery Lumumba prononcé le 30 juin 1960
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Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

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Toscane :  « Inventario della casa di campagna » du ju(ri)ste Piero Calamandrei
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Piero Calamandrei (1889-1956)

    « Près de cinquante années ont passé et Piero Calamandrei éprouve le désir mélancolique de retourner à Montauto, ferme où il se rendait chaque été lorsqu’il était enfant. Montauto, perdue dans les bois de Val di Pesa, était pour lui un lieu de joie, malgré les présages sinistres qui s’accumulaient dans le monde. A l’aide d’une prose lyrique, sans encombrements ni complaisances, Calamandrei laisse resurgir ces souvenirs déterminants. Ceux d’une enfance au milieu de la douceur des collines, des touffes d’aubépine, des branches de romarin, de l’air enchanté des marronniers d’Inde et des cris de la grive dans les genévriers. On a l’impression qu’en ce lieu même s’est forgée une rêverie jubilatoire face au culte de la virilité fasciste. A Montauto a pu s’élaborer une intimité amoureuse avec les arbres et les insectes sur des sentiers « sans compagnons ni passeport, routes fantastiques d’un ciel sans frontière ». Cinquante ans ont passé et ce lieu demeure toujours fidéle.

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