échos

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SOMMAIRE DES ARTICLES PUBLIES

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Regards croisés : Chine, paysages d’hier et d’aujourd’hui
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Capture d’écran 2016-01-30 à 15.09.10

In Sung China, 
two monks friends for sixty years 
watched the geese pass. 
Where are they going? 
one tested the other, who couldn’t say. 
That moment’s silence continues. 
No one will study their friendship 
in the koan-books of insight. 
No one will remember their names. 
I think of them sometimes, 
standing, perplexed by sadness, 
goose-down sewn into their quilted autumn robes.
Almost swallowed by the vastness of the mountains, 
but not yet. 
As the barely audible 
geese are not yet swallowed; 
as even we, my love, will not entirely be lost.

Jane HirshfieldThe Lives of the Heart, 1997

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l’Ange du foyer de Max Ernst et le pin de Bristlecone
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Capture d’écran 2015-05-13 à 08.27.15

    Quoi de commun entre ce tableau du peintre allemand surréaliste Max Ernst peint en 1937, en pleine guerre civile espagnole, et dénommé ironiquement « l’Ange du Foyer » et ce vieux pin mort millénaire du massif montagneux de Bristlecone en Californie, sinon l’expression monstrueuse d’une force sauvage et enragée. Le tableau de Max Ernst représente une créature monstrueuse en pleine action qui semble se livrer à une danse macabre en piétinant violemment le sol comme si il voulait détruire tout ce qui s’y trouve. .

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Marche républicaine du 11 janvier 2015 – Comme un air de déjà vu …
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Argyrolo : Delacroix

    Photo de l’agence Divergence Images, photographe Martin Argyroglo et La Liberté guidant le peuple, huile sur toile d’Eugène Delacroix réalisée en 1830 qui fait référence au soulèvement populaire des Trois Glorieuses qui au cours des journées des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830  a chassé le roi Charles X qui voulait museler les libertés et en particulier celle de la presse. Par son aspect allégorique et sa portée politique, elle a été souvent choisie comme symbole de la République française ou de la démocratie. Elle est exposée au musée du Louvre.

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seconde guerre mondiale : d’une ronde à l’autre
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aco_hitler_children

La fontaine Barmaleï (en russe : фонтан Бармалей) ou Ronde des enfants (en russe : Детский хоровод) est un ensemble sculptural de la ville de Stalingrad qui représente six enfants dansant la ronde autour d’un crocodile. Elle était située face au Musée de la Défense de Tsaritsyne (ancien nom de la ville de Stalingrad) et avait été réalisée en 1930 par le sculpteur par le sculpteur Romuald Iodko. Le photographe Emmanuel Ievzerikhine l’a prise le 23 août 1942 lors du siège et du bombardement de Stalingrad par l’armée allemande.

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l’alpiniste et le pin au sommet de la montagne
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Capture d’écran 2014-02-03 à 18.30.17

L’arbre seul, dans la nature, pour une raison typifique, est vertical, avec l’homme. Mais un homme se tient debout dans son propre équilibre, et les deux bras qui pendent, dociles, au long de son corps, sont extérieurs à son unité. L’arbre s’exhausse par un effort, et cependant qu’il s’attache à la terre par la prise collective de ses racines, les membres multiples et divergents, atténués jusqu’au tissu fragile et sensible des feuilles, par où il va chercher dans l’air même et la lumière son point d’appui, constituent non seulement son geste, mais son acte essentiel et la condition de sa stature.

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les ailes de bois ou la phénoménologie de l’oiseau
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Charlotte Perriand en montagne en 1928

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En élaborant l’article sur la designer Charlotte Perriand et l’imaginaire de la montagne, je suis tombé sur une photo d’elle de 1928 la montrant tenant au bout de sa main l’un de ces oiseaux de bois au plumage déployé en éventail que les montagnards fabriquent dans certaines vallées alpines. Nulle doute que l’économie de moyens mise en œuvre pour produire cet objet joint à sa simplicité d’exécution ont du la ravir au plus haut point, elle qui, dans les recherches personnelles concernant le mobilier qu’elle menait à cette époque dans l’atelier de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, intégrait justement ces concepts.


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le portrait de Rosaria Schifani par la photographe antimafia Letizia Battaglia
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Capture d’écran 2014-02-03 à 18.55.01

 Au premier abord, la photo nous frappe par la simplicité et la rigueur de sa composition basé sur la symétrie: un axe vertical situé au centre du cadrage divise la photo en deux parties rigoureusement égales. Cet axe passe exactement au milieu du visage suivant l’arête du nez et rejoint à la base de la photo l’échancrure basse en V de la robe et la pointe du collier. La moitié gauche du visage apparaît dans la photo presque totalement plongée dans une zone d’ombre profonde, presque noire, alors que la moitié droite est elle fortement éclairée par une projection lumineuse parfaitement encadrée par la zone d’ombre et la chevelure brune…

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Regards croisés photographie et peinture : Anne Brigman (1869-1950) ou la recherche de la symbiose avec la Nature
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Capture d’écran 2014-02-04 à 04.33.34

Née à Hawaï, Anne Brigman a déménagé en Californie quand elle avait seize ans. Peintre de formation, elle se tourne vers la photographie en 1902, année où Alfred Stieglitz l’invite à rejoindre le mouvement de la Photo-Secession dont elle sera le seul membre féminin. Ses clichés les plus célèbres ont été pris entre 1900 et 1920 et mettent en scène des nus féminins dans un contexte naturaliste. Anne Brigman s’est souvent représentée elle-même dans ses images. Elle retouchait ses négatifs à la peinture et au fusain pour mieux exprimer l’esprit du sujet qu’elle voulait représenter.  Vers 1929, à l’âge de 60 ans, elle  déménage à Long Beach en Californie du Sud, où elle poursuit son œuvre de manière plus abstraite et plus introspective en se concentrant sur une série de photographies représentant des érosions de sable formées par le vent ou le surf…

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Regards croisés en poésie et peinture : à propos d’un poème de William Burler Yeats, « The Mermaid »
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Dulac - extrait

The Mermaid

A mermaid found a swimming lad
Picked him for her own
Pressed her body to his body,
Laughed; and plunging down
Forgot in cruel happiness
That even lovera drown

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Regards croisés à Aspergopolis : enfants de la cité Joliot-Curie
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enfants de la cité Joliot-Curie à Argenteuil en

Les deux photos sont prises sur l’un des trois grands espaces verts centraux qui séparaient les quatre barres transversales  les plus hautes (10 étages). La barre longitudinale de 4 étages perpendiculaire aux quatre autres était immensément longue et était appelée pour cela la chenille. Les espaces verts étaient de grands espaces gazonnés parcourus de quelques années goudronnées plantées de rares arbres. Les deux immeubles transversaux les plus longs étaient percés en leur centre d’un passage qui évitaient aux piétons d’avoir à contourner ces immeubles sur toute leur longueur. Je ne me souviens pas qu’à l’époque il y est eu des bancs sauf peut-être aux abords de la chenille où un parc à jeu avait été installé. C’étaient des espaces « ouverts » livrés entièrement à la vue des milliers de fenêtres qui les dominaient que l’on ne faisait que traverser sans qu’aucun aménagement ou équipement incitât à l’arrêt ou au stationnement….

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Regards croisés sur des Vénus : femmes d’eau et eau femelle
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Alexandre Cabanel - la Naissance de Vénus - 1863

L’année 1963 est une date charnière pour la peinture française marquant à la fois le triomphe de la peinture académique au salon officiel dit « des Vénus » qui ignore alors qu’elle jette ses derniers feux et la percée de la peinture moderne au « Salon des Refusés » installé au palais de l’Industrie où les exclus du salon officiel présentent leurs œuvres. C’est également l’année de la réforme de l’enseignement de l’art, de l’Ecole des Beaux-Arts et des modalités d’organisation du concours du Prix de Rome….

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L’olivier d’Agrigente : la lutte de Jacob et de l’ange
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l'olivier d'Agrigente et la lutte de Jacob avec l'Ange de Delacroix

L’arbre n’avait rien d’un végétal passif et inerte. Tout au contraire, il donnait l’impression saisissante d’être une forme vivante et vigoureuse qui tentait désespérément de s’arracher à la Terre qui l’avait enfanté et la retenait prisonnière. On pressentait que cet enfantement, ce dégagement ne s’était pas fait sans crise ni douleur : de puissantes racines semblaient jaillir de la Terre parfois loin de l’arbre, serpentaient sur le sol et fusionnaient à la base du tronc en formant un socle monstrueux.
A partir de là, des membres noueux à l’aspect noduleux et verruqueux semblaient s‘agripper au tronc tortueux ; au sommet, ils donnaient naissance à une noria de branches supportant le halo vaporeux d’un feuillage gris acier. L’arbre tout entier n’était que torsions et convulsions… Ce n’était pas l’arbre qui avait envoyé ses racines dans le sol mais la Terre qui semblait avoir enfanté une créature, une créature vivante pour qui l’unité de temps n’était pas la minute ou l’heure ni même le jour mais l’année, voire le siècle….

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Le phare et le récif sous l’assaut de la vague
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phares sous la tempête

L’une des illustrations réalisée par Lafage représente le phare d’Eddystone en Grande-Bretagne qui se dresse sur les redoutables Eddystone Roks au large de Plymouth dans la Manche. L’actuel phare est le quatrième construit sur le site :
Le premier, en pierre, commencé en 1696 et terminé en 1698. Son constructeur, Henry Winstanley fut fait prisonnier pendant la construction par un corsaire français mais libéré par Louis XIV qui aurait prononcé à cette occasion les paroles célèbres suivantes : « La France est en guerre contre l’Angleterre, non contre l’humanité ! ». Il aurait mieux valu que Winstanley resta prisonnier en France car malheureusement pour lui, il périt avec tout le personnel de son phare dans l’effondrement de celui-ci au cours d’une tempête en 1703.
Le second dénommé phare de Rudyard fut bâti par le capitaine Lovett qui avait acquit auprès du Parlement le droit de taxer les navires de passage, la construction, en bois, fut confiée à John Rudyard. Achevé en 1709, il brûla en 1755.
Le troisième fut conçu par l’ingénieur John Smeaton, pionnier de l’usage de la chaux hydraulique qui sous l’action de l’eau se transforme en une sorte de béton. Smeaton donna à son ouvrage pour des questions de stabilité la forme d’un tronc de chêne choisit de le construire en 1756 avec des pierres de granit.

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Animaux énigmatiques
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animaux énigmatiques d'Alex Colville et Gracie

En découvrant le tableau « Dog in car » de Colville, m’est venue immédiatement à l’esprit l’épisode des deux chiens, l’un prolétaire, l’autre nanti, de la fameuse scène du trafic routier sous la pluie sur l’autoroute du film Roma de Fellini. Je ne résiste pas au désir de vous montrer la scène complète que je considère pour ma part comme une des plus belles scènes de l’histoire du cinéma. En quelques minutes, Fellini présente en accéléré l’histoire de l’Italie avec ses problèmes, ses espoirs, ses dangers… les spots du cheval perdu dans la nuée des voitures qui me ramène à Colville avec son tableau « Cheval contre train », des chars menaçants sous la pluie qui ramènent aux années de plomb, des bâches volantes dans le vent qui font penser aux voiles noires de la mort, de l’accident, de la manifestation, des automobilistes enfermés dans leur bulles indifférents à ce qui les entoure, et le blocage final du trafic qui vient mourir ironiquement au pied du Colisée antique…  Sublime, Maestro !

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des « puttis » aux enfants du Dust Bowl
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des puttis aix enfants du Dust-Bowl

Cette correspondance entre l’attitude des deux angelots joufflus et rêveurs de Raphaël peint en 1513-1514 et celle de deux enfants photographiés quatre siècles plus tard nous laisse nous aussi songeurs.
Raphaël a-t-il fait preuve d’humour en les peignant ? Il semblerait que le métier d’ange, au même titre que nos métiers d’ici-bas, connaît lui aussi la routine et finisse par lasser…..
Pas de rêverie, par contre, dans le regard de ces deux enfants américains, photographiés par la célèbre photographe Dorothea Lange : plutôt l’expression d’une certaine résignation et d’une lassitude. Ces deux enfants, originaires de l’Oklahoma, sont des victimes du Dust Bowl, la catastrophe écologique qui s’est abattue dix années durant sur les états du Middle West aggravant les effets du krach de Wall Street de 1929. La sécheresse et de terribles tempêtes de poussière détruisirent les récoltes, ensevelirent les récoltes et provoquèrent l’exode de milliers de fermiers, principalement en Californie. C’est le thème du roman de John Steinbeck publié en 1938, les raisins de la colère.
Dorothea Lange les a photographiés en novembre 1936 dans un camp de réfugiés en Californie où leur parents avaient échoués….

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