Montagne

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Sommaire des articles classés par catégories
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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME « IMAGINAIRE DE LA MONTAGNE » : PRESENTATION D’IMAGES & TEXTES

FRIEDRICH_Caspar_David_The_WatzmannJ’ai réuni ici les textes, les illustrations et les photos que j’ai jugé remarquables sur le thème de la montagne. Pourquoi le titre « Imaginaire de la montagne » ? Parce que la montagne ne peut se réduire à une simple entité physique et matérielle qui ne pourrait s’appréhender que par une démarche de type scientifique et rationaliste mais tout au contraire comme une chose qui vit dans notre esprit et dans notre cœur d’une manière qui nous est propre et reflète notre personnalité, notre manière de voir le monde et exprime aussi nos aspirations. La Montagne ne peut ainsi exister dans nos esprits que vécue, interprétée et imaginée. Le paysage montagnard se distingue ainsi du « pays réel » qui relève, lui, de la géographie et devient une construction culturelle qu’élabore un processus mental. C’est ce processus que le philosophe et écrivain Alain Roger a nommé artialisation reprenant un mot déjà utilisé par Montaigne. Le tableau ci-dessus est l’œuvre du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich, il représente une montagne lumineuse et immaculée, sereine mais en même temps fière, dominatrice et d’apparence inaccessible, le mont Watzmann en Bavière, près de Berschtesgaden. Une photo prise du même point de vue aurait sans doute donné une impression totalement différente. Le peintre Caspar Friedrich a, par cette peinture, exprimé merveilleusement l’âme romantique de son époque en quête d’un idéal pur et merveilleux mais lointain et inaccessible.

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ARTICLES CROISES PUBLIES SUR LE THEME « 100 ET ECRITS SUR LE MONT-BLANC ET LE MONT FUJI AU JAPON »

  • « Souvenirs de la Vallée de Chamonix » de Samuel Birmann, peintre romantique bâlois (1826).
  • Description de Saint-Gervais et du Mont Blanc par Jules Michelet (1866).
  • Voyage au Mont Blanc par Chateaubriand (1805).
  • A propos des premières représentations picturales de deux montagnes prestigieuses : le Mont Fuji et le Mont Blanc.
  • Imaginaire de la montagne au Japon : le blog « One hundred Mountains ».
  • Topos du Fuji et pathos nippon (I) : 4 description du Mont Fuji par Dazai Osamu (1938).
  • Regards croisés, comparaison de 2 photographies anciennes du Mont Fuji.
  • Le photographe britannique Herbert G. Ponting (1870-1935) et ses photographies de 1905 du mont Fuji.

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME « RANDONNEES & BALLADES EN MOYENNE MONTAGNE »

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME « QUELQUES COURSES EN HAUTE MONTAGNE » 

Dans la Vallée Blanche à Chamonix devant la face sud du Mont-Blanc   Les courses de montagnes présentées ci-après ont été réalisées au cours des années soixante et soixante-dix, la plupart du temps avec mes compagnons de cordée Bernard et Jean ou dans le cadre de l’UCPA ou de manière autonome. Les photos prises au cours de ces ascensions ont été perdues aussi ai-je du puiser dans le vaste vivier des illustrations présentées sur la Toile pour les illustrer. Je me suis efforcé autant que possible d’indiquer le nom de l’auteur de ces photos ou du site dans lequel elles étaient présentées (directement en légende des photos ou après cliquage sur celle-ci) mais cela n’a pas toujours été le cas. En cas de problème, les ayant-droits des photos peuvent évidemment me contacter à ce sujet…

BernardJean

mes compagnons de cordée, Bernard, Jean et, ci-dessus, votre serviteur à Chamonix sur la Mer de Glace devant la face sud du Mont-Blanc

    Pour rendre compte de l’état d’esprit qui animait les trois jeunes hommes que nous étions à cette époque, je n’ai pas trouvé mieux que ces textes de Samivel tirés de son roman « L’Amateur d’abîmes », publié en 1940.

     « Sept heures du matin, dix-neuf ans d’âge et du vide plein les poches… Allez ! Voilà qui vaut bien tous les systèmes fabriqués pour le bonheur des hommes par tous les philosophes barbus, macaroniques et poussiéreux. Nous ne savions pas exactement pourquoi nous étions heureux, mais nous l’étions bel et bien. Heureux comme des poulains échappés. Heureux de tout, du ciel bleu, du beau granit, de l’air grisant, de l’avenir doré, de nos membres dociles. Heureux de nous retrouver si forts, si définitivement invincibles »
     « Soudain les doutes s’évanouirent. Les horizons s’arrêtèrent de danser, les abîmes de tourne par bandes autour de nous, comme d’avides requins. de nouveau la solidité des granits s’infusa dans nos veines, et trois garçons pleinement heureux se penchèrent en souriant sur un monde sans poids et sans problème plein de bulles dorées de plumes de lumière, de harpes, d’étoiles. Le cercle des grands rocs s’inclina sur la faible caravane, et ils furent autant de génies amicaux. Alors le sommet nous fit signe, notre dernier sommet de l’été.
     « Vallées, jalouses vallées ! Vous tirerez sur le fil ce soir, et il faudra bien obéir. Mais vous ne tiendrez que nos corps. Sachez-le-nous avons fait un pacte avec le seigneur des dures cimes qu’il n’est plus en notre pouvoir de rompre, jusqu’au jour où peut-être une sagesse inconnue entrera dans nos cœurs… Ou les montagnes, les scintillantes montagnes deviendront inutiles ».

  • Une photo perdue qui resurgit : le Buet, le Mont Blanc et l’aiguille de l’M.
  • l’arête des Cosmiques dans le massif du Mont Blanc.
  • La Dibona (3.130 m) dans le massif des Ecrins.
  • La Tour Ronde (3.792 m) dans le massif du Mont Blanc.

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME DE L’ARPITANIE (domaine de l’entité franco-provençale)

  • en construction.

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PRESENTIATION DETAILLE

FRIEDRICH_Caspar_David_The_WatzmannJ’ai réuni ici les textes, les illustrations et les photos que j’ai jugé remarquables sur le thème de la montagne. Pourquoi le titre « Imaginaire de la montagne » ? Parce que la montagne ne peut se réduire à une simple entité physique et matérielle qui ne pourrait s’appréhender que par une démarche de type scientifique et rationaliste mais tout au contraire comme une chose qui vit dans notre esprit et dans notre cœur d’une manière qui nous est propre et reflète notre personnalité, notre manière de voir le monde et qui exprime aussi nos aspirations. La Montagne ne peut ainsi exister dans nos esprits que vécue, interprétée et imaginée. Le paysage montagnard se distingue ainsi du « pays réel » qui relève, lui, de la géographie et devient une construction culturelle qu’élabore un processus mental. C’est ce processus que le philosophe et écrivain Alain Roger a nommé artialisation reprenant un mot déjà utilisé par Montaigne. Le tableau ci-dessus est l’œuvre du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich, il représente une montagne lumineuse et immaculée, sereine mais en même temps fière, dominatrice et d’apparence inaccessible, le mont Watzmann en Bavière, près de Berschtesgaden. Une photo prise du même point de vue aurait sans doute donné une impression totalement différente. Le peintre Caspar Friedrich a, par cette peinture, exprimé merveilleusement l’âme romantique de son époque en quête d’un idéal pur et merveilleux mais lointain et inaccessible.

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« Plaidoyer pour un alpinisme perdu » – un livre polémique de Daniel Grévoz
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Mont_Blanc_Wocher

L’alpinisme n’est plus.
Non pas celui de l’audace, de la performance ou de l’exploit, vanités devenues aussi époustouflantes que pléthoriques, mais celui qui suscite le rêveCelui qui insuffle l’irrépressible désir de rencontrer une montagne pour s’éprendre de ses magnificences. La rencontrer autrement que par un simple emballement des muscles ou des raidissements de la volonté mais avec des ardeurs moins triviales.
L’alpinisme n’est plus ?
Non, si l’on se réfère aux décevants écrits qu’il inspire trop souvent et dont le lectorat ne dépasse guère qu’un cercle d’initiés. Car le peu qui perdure de cette passion pour l’altitude ne sait plus se raconter. 

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l’ascension du Kataadn dans le Maine décrite par Henry-David Thoreau (1846)
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Virgil Macey Williams (American 1830-1886), View of Mt. Katahdin from the West Bank of the Penobscot River

      Parfois, on pouvait croire que le sommet allait se dégager dans peu de temps et resplendir dans le soleil, mais ce qu’on gagnait d’un côté, on le perdait de l’autre. C’était un peu comme être assis dans une cheminée et à attendre que la fumée se disperse. C’était en fait d’une usine à nuages, que le vent extrayait des rochers froids et nus. De temps à autre, quand les colonnes du vent se brisaient contre moi, j’apercevais, à droite ou à gauche, un rocher escarpé, sombre et couvert d’humidité, le brouillard défilant sanie cesse entre lui et moi. Cela me rappelait les créations des anciens poètes épiques et dramatiques, Atlas, Vulcain, les Cyclopes et Prométhée. Le Caucase avec le rocher auquel était enchaîné Prométhée ressemblait à ça. 

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Refuge du Couvercle : réflexions sur la montagne + extrait de « l’Amateur d’abîmes » de Samivel (1940)
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L'ancien refuse du couvercle - Photo Hélène Brandt 1926, collection Luc Saugy

      Allons donc ! Convenez-en à la fin! Le destin de ces grandes montagnes n’est pas d’être vues par les foules. Elles leur ont été données de loin, comme un rêve bleu flottant au dessus des plaines, et le plus humble d’entre nous peut comprendre ce signe. Mais pour entrer en familiarité avec elles, il faut au préalable franchir une multitude d’obstacles placés là comme atant d’épreuves et dont tous ne sauraient triompher. Le supprimer artificiellement, c’est compre l’ordre naturel des choses ; et rien de bon n’en est jamais sorti. Oui messieurs les entrepreneurs de spectacles naturels, construisez des « Kulm », des routes, des funiculaires ou des téléphériques ; montez les gens en cars, en bennes, en wagons, en ascenseurs, en paniers à salade, en tout ce qu’il vous plaira ; débarquez-les en vrac dans un désert, et collez-les avec des coussins sous les fesses devant le plus eau pays du monde : ils bailleront, messieurs, à raison de trois cent francs l’heure ! Il est vrai que ces trois cents francs iront dans vos poches : tout s’explique.

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Illustres illustrateurs de la montagne : Samivel (1907-1992)
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Samivel - Le Grand Soir, 1930

   A noter que Samivel fait partie des personnalités qui se battent pour la création du premier parc national français, celui de la Vanoise, en 1963. Il en rédige ses commandements en 1967. Samivel dit qu’il faut se battre à tout prix pour notre environnement naturel. « …Chaque semaine qui passe rend la situation plus critique. Jamais la maxime du comble de l’indifférence : « Après nous le déluge » n’a été si fidèlement appliquée … ». Nous sommes au début des années 70. Autre exemple, dans « l’amateur d’abîmes » : [ … c’est une erreur sociale, un vandalisme et une maladresse aussi de sacrifier impitoyablement les plus beaux paysages au tourisme automatique … ].

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Giono, « le rêveur des montagnes » : Extraits de textes sur la montagne
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Trièves

   Ainsi, cette construction-là, avec ses quatre énormes montagnes où s’appuie le ciel ; cette haute plaine du Trièves cahotante, effondrée, retroussée en boule de terre, cette haute plaine du Trièves tout écumante d’orges, d’avoines, d’éboulis, de sapinières, de saulaies, de villages d’or, de glaisières et de vergers ; son tour d’horizon où les vents sonnent sur les parois glacées des hauts massifs solitaires ; ses escaliers éperdus qui montent dans le ciel accompagnés d’éclairs et d’arceaux de lumière jusqu’à de vertigineux paliers, ce constant appel de lignes, de sons, de couleurs, de parfums, vers l’héroïsme et l’ascension, cette construction : c’est le cloître, c’est la chartreuse matérielle où je viens chercher la paix.

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Imaginaire de la montagne : alpinisme et philosophie par Pierre-Henry Frangne
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Pierre-Henry Frangne & Michel Jullien, Alpinisme et photographie

    Cela signifie rapidement que l’athlétisme est, au sens étymologique, un ascétisme; que l’épreuve, la lutte et le combat (athlon) ne sont instituteurs d’humanité qu’à la condition d’être des exercices réglés (askésis) où chacun connaît sa place c’est-à-dire sa mesure et sa limite. Cela signifie que la liberté n’est ni dans la violence ou la colère, ni dans l’absence de violence et de colère : elle est bien plutôt (parce que la colère et la violence sont indépassables et toujours présentes au fond de l’homme) dans leur purification (catharsis), c’est-à-dire dans leur stylisation ou dans leur harmonisation. Car c’est cette purification qui constitue ce que l’on appelle une initiation.
La formule nous renvoie au sens profond de l’alpinisme qui se confond avec celui de la vie humaine. Ce sens consiste en ce risque de mort que tout homme prend dès qu’il est né pour montrer à l’autre et à soi qu’il n’est ni une chose ni un animal mais bien un être humain conscient de sa mortalité c’est-à-dire de ce fond obscur et toujours présent dans lequel il doit « séjourner » (…)

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reblogage : compte-rendu du livre « Alpinisme et photographie 1860-1940 » par Pierre Campion 
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    Pierre Campion a enseigné les lettres pendant presque toute sa carrière, a écrit plusieurs ouvrages sur la littérature et produit un blog consacré à la littérature. Dans sa rubrique « RETOUR : Coups de cœur » il consacre un compte-rendu intitulé « La Photogénie de la Montagne, Critique d’une idée reçue » sur le livre écrit par Pierre-Henry Frangne, Michel Jullien et Philippe Poncet, « Alpinisme et photographie 1860-1940″ édité en 2006 par les éditions de l’Amateur : « Déballons ce paquet lourd et solide, prenons en mains ce livre d’un déjà grand format — ce pan de matière —, et considérons d’abord la jaquette de la couverture : cette image que nous n’oublierons pas de sitôt, cette masse verticale de rocher puissamment nervurée, nettement échancrée vers le haut et à peine rattachée par le bas, vers la droite, à son massif d’origine, au bord de laquelle presque tout juste, et encore proche du sommet, s’enlève à contre-jour et descend, ne tenant qu’à un fil par ses deux mains et par le coup de reins et les deux pieds comme pris dans la masse, un petit personnage à béret (…) ». Catherine Kintzler, elle aussi ancienne enseignante et blogueuse, a également effectué un compte-rendu sur cet ouvrage.

pour lire ces 2 articles, c’est ICI et ICI

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le pin de montagne au Japon vu par Paul Claudel et d’illustres illustrateurs japonais
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    L’arbre seul, dans la nature, pour une raison typifique, est vertical, avec l’homme.
Mais un homme se tient debout dans son propre équilibre, et les deux bras qui pendent, dociles, au long de son corps, sont extérieurs à son unité. L’arbre s’exhausse par un effort, et cependant qu’il s’attache à la terre par la prise collective de ses racines, les membres multiples et divergents, atténués jusqu’au tissu fragile et sensible des feuilles, par où il va chercher dans l’air même et la lumière son point d’appui, constituent non seulement son geste, mais son acte essentiel et la condition de sa stature.
La famille des conifères accuse un caractère propre. J’y aperçois non pas une ramification du tronc dans ses branches, mais leur articulation sur une tige qui demeure unique et distincte, et s’exténue en s’effilant. De quoi le sapin s’offre pour un type avec l’intersection symétrique de ses bois, et dont le schéma essentiel serait une droite coupée de perpendiculaires échelonnées.

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Regards croisés : l’alpiniste et le pin au sommet de la montagne
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Gaston Rébuffat à l'aiguille du Roc

     La première photo représente Gaston Rébuffat, le célèbre alpiniste et écrivain français, auteur de nombreux ouvrages consacrés à la montagne, au sommet de l’une des aiguilles de Chamonix dans le massif du Mont-Blanc, l’aiguille du Roc (3.409 m) dont il a réalisé la première ascension en 1944. L’aiguille du Roc est en fait un pinacle détaché de l’arête Sud-Est de l’aiguille du Grépon (3.482 m). Elle est parfaitement visible de la station du Montenvers et du col des Montets. On distingue en arrière-plan sur la gauche l’aiguille du Géant, sur la frontière italienne. La photo a été prise par le photographe George Tairraz et a servi à illustrer la couverture de l’ouvrage de Gaston Rébuffat « La montagne est mon domaine ». Elle est l’une des photos choisies par la NASA pour être embarquées dans les sondes du programme Voyager, afin d’illustrer les réalisations humaines.     

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naissance du mythe du Grand Ouest américain – les photos de Carleton Watkins (de 1856 à 1900)
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Watkins - El Capitan at the Foot of the Mariposa Trail, VERS 1865-66

L’annexion de ces nouveaux territoires attirent de nombreux émigrants de la côte Est. d’autant plus qu’en 1849, de l’or est découvert en Californie ce qui provoque une ruée vers l’or vers ce territoire. Pour accéder à ces contrées, les colons ont le choix entre la route maritime en passant par le Cap Horn (durée du voyage : entre 5 et 8 mois) ou la traversée de l’Isthme de Panama ou par voie terrestre en empruntant les pistes de Salt Lake City, de l’Oregon ou de Santa-Fé. La traversée d’immenses étendues et de la chaîne des Rocheuses sur plus de 3 000 kilomètres était alors une véritable aventure pleine de dangers : blizzard dans les Montagnes Rocheuses, attaques des Indiens. Les convois, parfois protégés par la troupe, avançaient à la vitesse moyenne d’une vingtaine de kilomètres par jour. Au pas d’un attelage de bœufs tirant un lourd chariot dans un convoi long de plusieurs kilomètres, il fallait en moyenne un an et demi pour atteindre le Far West.      suite…

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la chute par Frison-Roche dans Premier de cordée, 1963
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F.Hodler, Absturz III - Hodler / The Fall III / Painting / 1894 - F. Hodler / 'Absturz III' (Chute III), 1

La suite n’était pas belle à voir… Des corniches de glace ourlaient le surplomb de la fissure, le verglas gluait sur les prises et le rocher semblait enduit de verre bleu. Sur vingt mètres, les difficultés s’amoncelaient à faire frissonner les plus courageux; et de fait, les autres tremblèrent en observant Pierre qui calculait mentalement la façon dont il allait continuer. Ils n’osaient plus rien lui dire, sentant bien qu’aucune force ne l’arrêterait. D’ailleurs ne venait-il pas de leur prouver qu’il était de taille à triompher de tous les obstacles ? Mais, vraiment, celui qui s’amorçait dépassait la mesure.
     Ayant bien réfléchi, Pierre interpella Fernand :
    – Passe moi un anneau de corde, deux pitons, le marteau. Donne moi tes gants, les miens sont gelés; toi, Boule, assure ma corde. Vous autres, laissez moi-faire.
     – Ne continue pas, Pierre, tu me fais peur.
     – Ne t’inquiète pas, Paul… on passera. Y nous payera le Dru. Si je me souviens bien de ce que disait le père, après la fissure, c’est tout bon ou presque ;   suite….

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perception de l’espace montagnard au Moyen Âge
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Glacier_Dragon

 Au yeux du Moyen Âge religieux et savant la montagne est un monde « hors des hommes » assimilé au désert,  à l’instar du désert des premiers anachorètes, elle devient le lieu privilégié pour la méditation, la pénitence et la rencontre avec Dieu. De nombreux ermites et établissements religieux s’installeront au fond de vallées reculées, loin de la société des hommes. Voici ce qu’écrit l’évêque de Grenoble, en 1086, lorsqu’il ratifie la charte de donation des terres de la Chartreuse : « Par la grâce de la sainte et indivisible Trinité, nous sommes avertis avec miséricorde de ce qui est nécessaire à notre salut (…) C’est pourquoi nous donnons un vaste désert en possession pour toujours à maître Bruno et aux frères qui sont venus avec lui, cherchant une solitude pour y habiter et vaquer à Dieu… »
    Ainsi, dans l’imaginaire du Moyen Âge, la représentation de la montagne est liée au sacré, au paradisiaque, au merveilleux. Elle est également, comme le signale un historien, une porte pour l’au-delà, une frontière entre deux mondes (…)    suite…

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Poésie : « Une grandiose polyphonie du cosmos en genèse » par André Biely
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Aiguilles de Chamonix – photo de Clément Jourdheuil

    « Les pointes rocheuses menaçaient, surgissaient dans le ciel; s’interpellaient, composaient la grandiose polyphonie du cosmos en genèse; vertigineuses, verticales, d’énormes masses s’accumulaient les unes sur les autres, dans les abîmes escarpés s’échafaudaient les brumes; des nuages vacillaient et l’eau tombait à verse; les lignes des sommets couraient rapides dans les lointains; les doigts des pics s’allongeaient  et les amoncellements dentelés dans l’azur enfantaient de pâles glaciers, et les lignes de crêtes peignaient le ciel ; leur relief gesticulait et prenait des attitudes ; de ces immenses trônes des torrents se précipitaient en écume bouillante; une voie grondante m’accompagnait partout ; pendant des heures entières défilaient devant mes yeux des murs , des sapins, des torrents et des précipices , des galets, des cimetières, des hameaux, des ponts; la pourpre des bruyères ensanglantait les paysages, des flocons de vapeur s’enfonçaient impérieusement dans les failles et disparaissaient,     suite….

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L’amour de la montagne : « Zenith », un beau texte de Pierre Dalloz
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La Meije (3983 m) et refuge du Goléon

      Nous avons remonté bien des vallées, au fond desquelles nous sont appa­rues des cimes de toutes formes et de tous noms. Chacun de ces souvenirs est marqué pour nous d’une heure du jour ou de la nuit, d’une saison, d’une couleur particulière de la roche. Mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel est la qualité d’une émotion qui ne vieillit pas mal­gré les années et malgré la rè­pétition d’un spectacle qui nous est, à la longue, devenu familier.
      Cela commence toujours de la même façon. On ne voyait rien devant soi que la monoto­nie des éboulis, que la ligne amollie des pâturages, lorsque, tout à coup, surgit un détail, tellement éloigné en profon­deur et en altitude, marqué d’un tel signe qu’il devient dé­sormais impossible d’en déta­cher le regard. A ce pouvoir de fascination on reconnaît la hau­te montagne. Point n’est besoin pour être asservi de découvrir une chaîne immense. Le moindre morceau de glace ou de roc y suffit s’il appartient vraiment au monde d’en haut et si, par lui, nous est révélée l’ALTITUDE.
     Comme la mer nous permet de percevoir l’étendue, la haute montagne nous rend sensibles les profondeurs immenses du ciel. Nous aimons les nuages pour leur fantaisie sans cesse mouvante et pour les jeux que fait à travers eux la lumière,    suite…

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Plantes et jardins : le pin au Japon vu par d’illustres illustrateurs japonais (Hiroshige, Hokusai,etc.)
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Hakkeizaka (« côte des huit vues ») est une célèbre colline située sur la baie d’Edo d’où l’on peut voir huit beaux panoramas de la campagne environnante. Le nom vient des « huit vues de Xiaoxiang » (en japonais Hakkei shosho), un célèbre thème poétique chinois introduit au xive siècle et qui sert de base iconographique pour la représentation des paysages pittoresques. Sur la colline se dresse un pin d’une étrange forme : selon la légende, le guerrier Minamoto no Yoshiie accrocha son armure dans cet arbre avant de se soumettre à un clan rival dans la province de Mutsu (actuelle préfecture d’Aomori). Hiroshige adapte la forme de l’arbre de telle façon que seul un géant aurait pu y suspendre son armure, tout en le peignant plus fin qu’en réalité. Le pin domine la partie centrale de la composition tandis que sur la baie voguent plusieurs petits voiliers. Le Tōkaidō, grande route de Edo à Kyoto qui longe le littoral, est emprunté par de nombreux voyageurs comme on le voit au bas de l’image. Sous les pins, quelques personnes contemplent le panorama tout en buvant du thé ou du saké.    suite….

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Conte du Dragon de la montagne : le conte du Rocher de la Fortune d’Amélie Gex
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      La veille de la Noël de l’an de grâce 1399,  la vallée de Chamonix tout entière se  trouvait ensevelie sous le manteau argenté des neiges hivernales. La nuit  venue, les cloches du Prieuré se mirent à sonner à toute volée, annonçant aux chalets  que commençait la veillée d’attente de la prochaine venue du Fils de la Vierge.   L’âpre bise du nord gémissait dans les sapins et les mélèzes. Elle soulevait des tourbillons de flocons glacés qui allaient s’accumulant dans les chemins creux, le long des buissons dénudés, au fond des combes désertes.
       Çà et là dans le ciel, pourchassés par des forces invisibles,  des nuages gris couraient d’une cime à l’autre, et dans leurs sillons scintillaient de rares étoiles dont les pâles reflets venaient mourir au sein des grandes ombres de la nuit.  A l’appel des cloches, de longues files d’hommes et de femmes dévalèrent le long des pentes de montagnes, ou sortirent des  hameaux épars dans la campagne, se dirigeant vers les antiques  bâtiments du prieuré, vers les vastes salles qui devaient les  abriter avant le commencement des offices religieux.    suite….

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME « 100 VUES ET ECRITS SUR LE MONT BLANC » ET « 100 VUES ET ECRITS SUR LE FUJI-YAMA »

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 » Souvenirs de la Vallée de Chamonix » de Samuel Birmann, peintre romantique bâlois (1826)
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Samuel Birmann (suisse, 1793-1847) - vue prise du Jardin (détail), 1826

      Il entreprend à son retour une carrière de védudiste* et multiplie, au cours de ses voyages dans les régions de montagne, notamment à Chamonix en 1823 et 1824, les études à l’aquarelle et à l’huile, afin de réaliser les aquatintes* qui vont faire le succès de la maison de commerce Birmann et Fils. Il publie Souvenirs de l’Oberland Bernois et Souvenirs de la Vallée de Chamonix, 25 feuilles en aquatinte* qui passent pour être les plus belles qu’il ait jamais exécutées. Dans certaines d’entre elles, il laisse libre court à son imagination, jouant avec des effets de nuages et de brume à travers lesquels perçent des rayons lumineux, privilégiant un certain sens baroque dans la définition des formes, réagissant de façon personnelle à l’enseignement reçu de son père. 

Pour la suite, c’est ICI

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100 écrits sur le Mont-Blanc : description de Saint-Gervais et du mont Blanc par Jules Michelet (1866)
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Pierre-Louis de la Rive - Le Mont-Blanc vu de Sallanches au coucher du soleil, 1802

    J’allai calme à l’immobilité des Alpes, – non pas aux Alpes bruyantes qui semblent une éternelle fête de cascades et de beaux lacs, Je préférai le grand ermite, le géant muet, le mont Blanc. Chez lui seul j’espérais trouver assez de neige et de repos.
Quand on arrive de Genève, par un pays médiocre et assez pauvre d’effet, à Sallenches, on est saisi par la grandeur de la scène qu’on découvre tout à coup. L’Arve tourne, et tout est changé. La surprise n’est pas ménagée. A gauche, une aiguille immense, Varens, d’un calcaire ruineux, mal soutenue de sapins, s’élève à pic sur la route, la menace. A droite, des collines boisées semblent le premier gradin d’un sérieux amphithéâtre qu’ailleurs on trouverait une autre montagne (elle a 5 à 6.000 pieds). Cependant derrière à distance, domine, d’une énorme hauteur, le neigeux, le morne dôme.

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100 écrits sur le Mont-Blanc : Voyage au Mont-Blanc par Chateaubriand (1805)
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Jean Dubois - Le mont-Blanc vu de Chamouni

 J’ai vu beaucoup de montagnes en Europe et en Amérique, et il m’a toujours paru que dans les descriptions de ces grands monumens de la nature, on alloit au-delà de la vérité. Ma dernière expérience à cet égard ne m’a point fait changer de sentiment. J’ai visité la vallée de Chamouni, devenue célèbre par les travaux de M. de Saussure ; mais je ne sais si le poète y trouveroit le speciosa deserti comme le minéralogiste. Quoi qu’il en soit, j’exposerai avec simplicité les réflexions que j’ai faites dans mon voyage : mon opinion d’ailleurs a trop peu d’autorité pour qu’elle puisse choquer personne.

pour la suite, c’est ICI

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A propos des premières représentations picturales de deux montagnes prestigieuses : le mont Fuji et le Mont Blanc
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Dans l’Appel de saint Pierre apparaît la première représentation topographiquement correcte d’un paysage réel de la peinture occidentale, celui de la rade de Genève avec en arrière plan le Mont Blanc. En s’approchant du tableau, le spectateur peut découvrir le lac Léman peint depuis Genève, la colline des Voirons sur la gauche, le Môle au centre devant les neiges du Mont-Blanc et le petit Salève sur la droite. La singularité de La pêche miraculeuse réside dans son réalisme. «Les bons Genevois ont dû être frappés lorsqu’ils virent pour la première fois ces hommes simples pêcher dans leur lac et le Christ marcher sur ces eaux familières pour les aider et les réconforter.» (Ernst Gombrich).

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Imaginaire de la montagne au Japon : le blog « One Hundred Mountains »
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    Ce titre reprend celui d’un célèbre ouvrage écrit en 1964 par l’écrivain et montagnard japonais Kyūya Fukada : « Les 100 montagnes célèbres du Japon » (日本百名山, Nihon Hyaku-meizan) . qui dressait la liste des montagnes remarquables de son pays en se basant sur des critères de beauté de la montagne et des paysages mais également de l’altitude. Au Japon, la création de listes de montagnes remarquables n’était pas nouvelle, elle remonte à l’époque d’Edo entre les XVIIe et XIXe siècles et déjà le peintre et poète Tani Bunchō (1763-1840) avait établi une liste de 90 montagnes remarquables.

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Topos du Fuji et pathos nippon (I) : 4 vues du mont Fuji de Dazai Osamu (1938)

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le mont Fuji vue de Tokyo

     Le titre de ce recueil « Cent vues du mont Fuji » est évidemment un clin d’œil de l’auteur au célèbre peintre Hokusai qui avait peint une série d’estampes de la montagne sacrée des japonais durant la période 1834-1840. A la mi-septembre 1938, sur les conseil du romancier Ibuse Masuji, Dazai Osamu fait une retraite qui allait durer soixante jours dans les montagnes de Misaka, dans la province de Kôshû (préfecture de Yamanashi), un endroit retiré du monde avec une vue extraordinaire sur le mont Fuji. Voici comment il présente dans son récit les circonstances qui l’avait conduit à effectuer ce séjour.

pour la suite, c’est ICI

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Topos du Fuji et pathos nippon (I) : 4 vues du mont Fuji de Dazai Osamu (1938)

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Herbert G. Ponting - le sommet du mont Fuji, publié par K. Ogawa en 1905

     C’est en 1905 que Ogawa K., un éditeur de Tokyo, publie un livre présentant vingt-cinq photos du Fuji San prises par un photographe britannique, Herbert G. Ponting. Si l’édition était de qualité irréprochable et rencontra un grand succès, les japonais critiquaient la manière dont Herbert G. Ponting avait photographié leur montagne sacrée en particulier au niveau du cadrage. Selon eux, seul un japonais avait la faculté de représenter, selon l’esprit et l’âme japonaise, le Fuji San. C’est ainsi que quelques années plus tard, en 1912, Ogawa K. rééditera le même titre mais avec vingt-quatre photos réalisées par trois photographes cette fois japonais dont il faisait partie lui-même. Les deux autres photographes étaientt son ami K. Tamamura et son ancien élève et assistant T. Enami.  .

  • article « Regard croisés, comparaison de 2 photographies anciennes du mont Fuji » , c’est  ICI .
  • article « le photographe britannique Herbert G. Ponting (1870-1935) – Photographies de 1905 du Mont Fuji », c’est  ICI .

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME « QUELQUES COURSES EN HAUTE MONTAGNE » 

Dans la Vallée Blanche à Chamonix devant la face sud du Mont-Blanc    Les courses de montagnes présentées ci-après ont été réalisées au cours des années soixante et soixante-dix, la plupart du temps avec mes compagnons de cordée Bernard et Jean ou dans le cadre de l’UCPA. Les photos prises au cours de ces ascensions ont été égarées aussi ai-je du puiser dans le vaste vivier des illustrations présentées sur la Toile pour les illustrer. Je me suis efforcé autant que possible d’indiquer le nom de l’auteur de ces photos ou du site dans lequel elles étaient présentées (directement en légende des photos ou après clichage sur celle-ci) mais cela n’a pas toujours été le cas. En cas de problème, les ayant-droits des photos peuvent évidemment me contacter à ce sujet…

BernardJean

mes compagnons de cordée, Bernard, Jean et, ci-dessus, votre serviteur à Chamonix sur la Mer de Glace devant la face sud du Mont-Blanc

    Pour rendre compte de l’état d’esprit qui animait les trois jeunes hommes que nous étions à cette époque, je n’ai pas trouvé mieux que ces textes de Samivel tirés de son roman « L’Amateur d’abîmes », publié en 1940.

« Sept heures du matin, dix-neuf ans d’âge et du vide plein les poches… Allez ! Voilà qui vaut bien tous les systèmes fabriqués pour le bonheur des hommes par tous les philosophes barbus, macaroniques et poussiéreux. Nous ne savions pas exactement pourquoi nous étions heureux, mais nous l’étions bel et bien. Heureux comme des poulains échappés. Heureux de tout, du ciel bleu, du beau granit, de l’air grisant, de l’avenir doré, de nos membres dociles. Heureux de nous retrouver si forts, si définitivement invincibles »

« Soudain les doutes s’évanouirent. Les horizons s’arrêtèrent de danser, les abîmes de tourne par bandes autour de nous, comme d’avides requins. de nouveau la solidité des granits s’infusa dans nos veines, et trois garçons pleinement heureux se penchèrent en souriant sur un monde sans poids et sans problème plein de bulles dorées de plumes de lumière, de harpes, d’étoiles. Le cercle des grands rocs s’inclina sur la faible caravane, et ils furent autant de génies amicaux. Alors le sommet nous fit signe, notre dernier sommet de l’été.

« Vallées, jalouses vallées ! Vous tirerez sur le fil ce soir, et il faudra bien obéir. Mais vous ne tiendrez que nos corps. Sachez-le-nous avons fait un pacte avec le seigneur des dures cimes qu’il n’est plus en notre pouvoir de rompre, jusqu’au jour où peut-être une sagesse inconnue entrera dans nos cœurs… Ou les montagnes, les scintillantes montagnes deviendront inutiles ».

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Une photo perdue qui resurgit – le Buet, le Mont-Blanc et l’aiguille de l’M
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au sommet du Buet 6

     Une vieille photo oubliée surgit brusquement et vous vous voilà ramené brusquement dans le passé, à un moment particulier de votre vie. Un moment que vous aviez oublié. Peut-être pas totalement oublié puisque à cette occasion, des instants passés, des visages connus remontent à la surface de votre mémoire. Tout cela était présent, enfoui quelque part dans les circonvolutions de votre cerveau, archivé dans quelques neurones que la vision de la photo a réactivés… Le sommet où le groupe d’adolescent a pris la pose, c’est le Buet en Haute-Savoie, la montagne la plus haute du massif du Giffre, surnommé le Mont-Blanc des Dames parce que avec ses 3.096 m et sa montée longue et fastidieuse mais sans danger, on le faisait gravir, à la belle époque, aux dames de la bonne société en villégiature à « Chamouni ». Les 18 adolescents de la photo et les deux moniteurs qui les accompagnent faisaient partie du camp de vacance de la ville d’Argenteuil, une commune du département de l’ancienne Seine et Oise . La municipalité alors communiste de cette ville avait fait l’acquisition quelques années plus tôt en amont de la vallée de Chamonix, d’un ancien hôtel dans le village d’Argentière qu’elle avait agrandi et aménagé en centre de vacance dans lequel elle organisait des séjours de randonnée et d’alpinisme, l’été, et de ski, l’hiver, pour ses ados.      suite…

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l’arête des Cosmiques dans le massif du Mont-Blanc
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arête des Cosmiques - massif du Mont-Blanc

     L’arête des Cosmiques tire son nom du refuge des Cosmiques construit sur l’arête Sud-Ouest de l’aiguille du Midi sous l’impulsion du physicien français Louis Leprince-Ringuet, dans les années 1930, en vue de disposer d’un site en altitude propice à l’étude des rayons cosmiques. La traversée Refuge des Cosmiques – Aiguille du Midi est une course mixte neige et rocher, très aérienne et de difficulté moyenne (AD assez difficile)sur faible dénivellation (env. 200m) qui s’effectue sur un granit mythique, la protogine, dans un cadre prestigieux. La durée de la course est courte puisqu’elle s’effectue entre 2 h et 2 h 30.      suite…

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la Dibona (3130 m) dans le massif des Ecrins
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Dibona

   Ascension de l’aiguille de la Dibona par la voie des Nains et l’arête Nord. 
      Du refuge du Soreiller, on traverse vers l’ouest une zone de gros blocs menant à un escarpement rocheux facile permettant de franchir la crête formée par les derniers soubassements sud-ouest de la Dibona. On emprunte les pentes d’éboulis (sentier et cairns) qui permettent d’accéder au névé issu du Col ouest du Soreiller. En haut de ce dernier (2.980m environ), par un cheminement dans des vires (cairns) et un replat enneigé en début d’été, on rejoind la Brèche des Clochetons où l’on s’encorde (3.048m)     suite…

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la Tour Ronde (3.792 m) dans le massif du Mont-Blanc
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face Nord de la Tour Ronde avec le Mont-Blanc en arrière-plan

     La Tour Ronde est un sommet du massif du Mont-Blanc qui culmine à 3792 m d’altitude sur l’arête frontière entre la France et l’Italie, entre le col du Géant et le mont Maudit. L’ascension de la face Nord a été réalisée pour la première fois le 2 août 1886 par l’alpiniste turinois Francesco Gonella avec le guide Alexis Berthod.       suite….

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME  : « RANDONNEES ET BALLADES EN MOYENNE MONTAGNE »

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2 randonnées autour des Dents de Lanfon au-dessus du lac d’Annecy : quelques photographies
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Environs d’Annecy

I) – Au pied de La Tournette, c’est ICI

II) – retour dans le secteur des Dents de Lanfon, c’est ICI

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Aux marches du royaume (I), la vallée de la Gitte au-dessus de Roselend (Beaufortrain)
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    Telle une troupe de hobbits se rapprochant du royaume redouté de Mordor, nous arpentons les marches du royaume de celui que Jules Michelet surnommait, à l’instar des peuples de l’Antiquité à qui il était interdit de prononcer le nom de leur divinité et qui le désignait par qualificatifs ou métaphores, l’illustre solitaire, le grand ermite, le géant muet, le neigeux, le morne dôme, le froid géant*, je veux dire, et tant pis si je suis frappé par la foudre en prononçant son nom, le mont Blanc… Nous avions choisi de nous diriger, à partir du lac de Roselend, vers le col du Bonhomme en suivant dans un premier temps la ligne de crête des Frettes qui domine le vallon et le lac de la Giettaz puis le flanc nord du Roc des Vents mais nous dûmes bientôt rebrousser chemin, après nous être heurtés à des névés très raides, à cause du manque d’équipement. Cette courte randonnée nous aura tout de même permis de découvrir un court moment dans le lointain brumeux, à l’occasion d’un éclaircissement du manteau nuageux, le dôme immaculé de l’auguste sommet.

pour la suite, c’est ICI

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Des petits Huang Shan à deux pas de chez moi : Parmelan (Bornes), Semnoz, Roc des Bœufs (Bauges)
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montée au Parmelan le 19 septembre 2010 à 10h 40 par Enki - DSC_0317 2

     Connaissez vous les monts Huang, ou Huang Shan qui signifient littéralement en chinois «la montagne jaune» ? C’est un massif montagneux granitique de la province de l’Anhui méridional, à l’est de la Chine. La région est connue pour la magnificence de ses paysages à l’aspect changeant formés d’une multitude de pics piquetés de pins aux formes tourmentées émergeant de mers de nuages et de bruines. Ces montagnes mythiques ont toujours constituées un sujet privilégié pour la peinture et la littérature chinoises traditionnelles et sont aujourd’hui une destination touristique prisée. Un million de visiteurs les visitent chaque année.  Eh bien à deux pas de chez moi, sur les bords du Lac d’Annecy, j’ai la chance d’avoir de multiples petits Huang Chang à portée de main, ou plus exactement de pieds… Il s’agit du vaste plateau de lapiaz du Parmelan (1.832 m), de l’arête du Roc des Bœufs (1.774 m) qui fait charnière entre le col de Leschaux et la vallée d’Entrevernes et du Semnoz (1.699 m) qui sont des massifs composés de roches calcaires dures formées par sédimentation pendant la période de l’urgonien (entre  -130 à -112 millions d’années) au fond de mer tropicales peu profondes. Les points de départ des randonnées pédestres permettant d’accéder à ces sommets se situent tous à environ Trois quarts d’heure d’Annecy.    suite….

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randonnée dans le massif des Aravis : le lac Charvin (2011 m)
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de « Sous l’Aiguille » (1180 m) au Pas de l’Ours (2080 m) – randonnée du 31 août 2013

suite…..

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ARTICLES PUBLIES SUR LE THEME DE L’ARPITANIE (domaine franco-provençal)

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Arpitanie : aire du francoprovençal

*Arpitanie : Terme désignant l’aire linguistique à cheval sur plusieurs pays européens ayant  la langue romane arpitane en commun, c’est à dire le franco-provençal. L’aire géographique est constituée des provinces française du Lyonnais, du Forez, du Mâconnais, de Bresse, de Savoie, de Franche-Comté et du Dauphiné, les cantons de la Suisse romande, le Val d’Aoste et une partie du Piémont en Italie.        Il est également employé dans deux petites localités des Pouilles, Faeto et Celle di San-Vito, vestiges d’une ancienne colonie suisse.  une zone mixte. Au nord de cette aire se trouve une aire où les parlers sont intermédiaires entre le français et le francoprovençal : Chalonnais, Franche-Comté, Jura suisse.    

aire du franco-provençal

    Le terme arpitan qui signifie montagnard ou berger a été repris au début des années septante (1970) pour répondre au besoin de lever la confusion générée par le terme « francoprovençal ». La forme particulière arpitan a été choisie pour sa ressemblance avec le nom de la seconde grande langue gallo-romane, l’occitan. Arpitan est formé à partir de la racine pré-indo-européenne alp-, dans sa variante dialectale moderne arp- ; en langue arpitane, ce mot ne désigne non pas la «montagne», une «forme de relief élevé», comme on le croit communément, mais les «pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l’été». Cette racine est présente dans de nombreux noms de lieux, tant en Haute-Provence (Arpasse, Arpette, Arpillon, …), qu’en Dauphiné (Arp, Arpion, Arpisson, …), qu’en Savoie (Arpettaz, Arpeyron, Arpiane, …), qu’en Valais (Arpette, Arpache, Arpitetta, …) et que sur le versant italien (Arpet, Arpetta, Arpettaz,…). On retrouve cette racine ou sa variante en Lombardie, en Suisse, en Allemagne et en Autriche.

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