Promenade matinale avec Gracie


Samedi 24 juin vers 7h du matin : petite promenade matinale pour Gracie avant la canicule – Temps gris et brumeux…

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Gracie prenant la pose près du tas de bois

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Dans le tronc d’un arbre mort, un pivert a exécuté un cône parfait

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Derrière sa vêture d’écorce, la peau nue toute ridée d’un vieil arbre

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le plan d’un labyrinthe ou un langage à déchiffrer ?

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Un petit air de Louisiane en Haute-Savoie

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Gracie incommodée par la chaleur : « vivement la neige ! »

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Effet de la canicule sur les marronniers

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Land Art (ci-git personne…)


Home, sweet home : le retour aux forêts

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Vivez parmi les arbres…  Hironaka Ogawa & Associates, 2010

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Hironaka Ogawa

arbre-à-singes    La décision de l’architecte Hironaka Ogawa d’intégrer des arbres à l’intérieur de l’espace de la maison est née d’une discussion avec son client au cours de laquelle celui-ci lui avait raconté qu’il avait l’habitude, enfant, de grimper dans les arbres pour y rester un long moment et qu’il éprouvait pour cette époque une profonde nostalgie.

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impressionnisme

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Reflets d’hiver

Impressions - Reflets – photo Enki, mercredi 17 février 2016 (IMG_5698)

Impressions, reflets d’hiver près du lac d’Annecy – photo Enki, mercredi 17 février 2016

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meraviglia

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L’arbre selon Erri De Luca

      Un arbre a besoin de deux choses : de substance sous terre, et de beauté extérieure. Ce sont des créatures concrètes mais poussées par une force d’élégance. La beauté qui leur est nécessaire c’est du vent, de la lumière, des grillons, des fourmis et une visée d’étoiles vers lesquelles pointer la formule des branches. Le moteur qui pousse la lymphe vers le haut dans les arbres, c’est la beauté, car seule la beauté dans la nature s’oppose à la gravité. Sans beauté l’arbre ne veut pas. C’est pourquoi je m’arrête à un endroit du champ et je lui demande : « ici tu veux ? » Je n’attends pas de réponse, de signe dans la main qui tient son tronc, mais j’aime dire un mot à l’arbre. Lui sent les bords, les horizons et cherche l’endroit exact pour pousser. Un arbre écoute les comètes, les planètes, les amas et les essaims. Il sent les tempêtes sur les soleil et les cigales sur lui avec une attention de veilleur. Un arbre est une alliance entre le proche et le lointain parfait.

Erri De Luca, Trois chevaux – trad. Danièle Valin – Éd. Gallimard, 2002

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Images du temps

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Le premier arbre

C’était lors de mon premier arbre,
J’avais beau le sentir en moi
Il me surprit par tant de branches,
Il était arbre mille fois.
Moi qui suis tout ce que je forme
Je ne me savais pas feuillu,
Voilà que je donnais de l’ombre
Et j’avais des oiseaux dessus.
Je cachais ma sève divine
Dans ce fût qui montant au ciel
Mais j’étais pris par la racine
Comme à un piège naturel.
C’était lors de mon premier arbre,
L’homme s’assit sous le feuillage
Si tendre d’être si nouveau.
Etait-ce un chêne ou bien un orme
C’est loin et je ne sais pas trop
Mais je sais bien qu’il plut à l’homme
Qui s’endormit les yeux en joie
Pour y rêver d’un petit bois.
Alors au sortir de son somme
D’un coup je fis une forêt
De grands arbres nés centenaires
Et trois cents cerfs la parcouraient
Avec leurs biches déjà mères.
Ils croyaient depuis très longtemps
L’habiter et la reconnaître
Les six-cors et leurs bramements
Non loin de faons encore à naître.
Ils avaient, à peine jaillis,
Plus qu’il ne fallait d’espérance
Ils étaient lourds de souvenirs
Qui dans les miens prenaient naissance.
D’un coup je fis chênes, sapins,
Beaucoup d’écureuils pour les cimes,
L’enfant qui cherche son chemin
Et le bûcheron qui l’indique,
Je cachai de mon mieux le ciel
Pour ses distances malaisées
Mais je le redonnai pour tel
Dans les oiseaux et la rosée.

Jules Supervielle

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