meraviglia : la parade des fées


Xian he, la Grue Fée

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                        Grus japonensis – Grues de Manchourie ou grues à couronne rouge
       Ce magnifique oiseau que l’on trouve dans le Sud-Est de la Russie (en Sibérie), en Mongolie, au Nord-Est de la Chine, en Corée et au Japon est une espèce menacée. En 2016, on ne comptait plus que 1830 individus adultes alors qu’ils étaient 12.000 en 1953. Avec une taille approchant 1,60 m, une envergure de 2,40 m et un poids de 7,5 kg, c’est l’un des plus grands oiseaux du monde. En Chine, une légende selon laquelle les immortels et les défunts voyagent à dos de grue lui a donnée son nom actuel de xian he, c’est-à-dire la grue fée.


la folle écarlate à la voix de crécelle…

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Pincez moi pour que je puisse savoir si je rêve…

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     Imaginez mon émoi lorsqu’au cours d’une promenade, je vis surgir d’on ne sait où, une créature étrange, espèce d’elfe déchue, de nymphe déjantée ou de vampire femelle aguicheuse entièrement vêtue de rouge, lèvres couleur de sang, fleur écarlate dans les cheveux et foulard de même couleur lui enserrant le cou dans le dessein probable de cacher les stigmates sanglants laissées par les canines pointues de son maître nocturne, se mettre soudainement à se trémousser devant moi de la plus étrange manière en se tordant le corps dans tous les sens, tournant sur elle même telle une toupie au risque de perdre l’équilibre, levant une fois un bras, une fois une jambe vers le ciel comme si elle exécutait sa leçon de gymnastique, avançant les bras tendus devant elle comme le font les somnambules, puis titubant comme si elle se trouvait sous l’emprise de l’alcool, mouvant son bassin et ses hanches à la façon de la danse des sept voiles, embrassant le vide en tentant d’étreindre l’homme invisible, prenant des poses compliquées sorties tout droit d’un tableau préraphaélite, imitant ensuite les danseuses de l’Egypte antique à la façon des bas-reliefs hiéroglyphiques, rejetant son corps violemment en arrière en défi total aux lois de l’équilibre comme pouvaient le faire les hystériques de Charcot, invoquant les divinités d’un air profondément inspiré en joignant ses mains avec dévotion, pour prendre finalement le monde à témoin en gesticulant et faire des signes d’appels au loin à des visiteurs inexistants. Bref, une suite ubuesque d’attitudes et de mouvements tous plus incohérents et délirants les uns que les autres qui laissaient douter de son intégrité mentale… Le pire était à venir et fut quand elle se mit à chanter — que dis-je chanter — plutôt à glapir et hululer, avec une voie aigüe de crécelle venue d’outre-tombe qui fit immédiatement fuir toute la faune environnante et flétrir toutes les fleurs présentes. Dieu merci, elle finit par disparaître en un clin d’oeil de la même manière qu’elle était apparue, à la fin de sa chanson. J’en suis encore tout retourné… J’aurais pu croire que j’avais été victime d’un mauvais songe ou d’une hallucination si je n’avais eu la présence d’esprit de la filmer avec mon Iphone  —  Je vous laisse juge — Pour ma part, totalement traumatisé, je n’ose plus la visualiser…

Enki sigle

« Wuthering Heights »

Out on the wiley, windy moors
We’d roll and fall in green.
You had a temper like my jealousy:
Too hot, too greedy.
How could you leave me,
When I needed to possess you?
I hated you. I loved you, too.

Bad dreams in the night.
They told me I was going to lose the fight,
Leave behind my wuthering, wuthering
Wuthering Heights.

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Ooh, it gets dark! It gets lonely,
On the other side from you.
I pine a lot. I find the lot
Falls through without you.
I’m coming back, love.
Cruel Heathcliff, my one dream,
My only master.

Too long I roam in the night.
I’m coming back to his side, to put it right.
I’m coming home to wuthering, wuthering,
Wuthering Heights,

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Ooh! Let me have it.
Let me grab your soul away.
Ooh! Let me have it.
Let me grab your soul away.
You know it’s me–Cathy!

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
Let me in-a-your window.

Heathcliff, it’s me–Cathy.
Come home. I’m so cold!
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meraviglia

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L’envol

Charlotte Siepiora par Yang Wang

Charlotte Siepiora photographiée par Yang Wang

Eteins la parole
éteins la pensée
et va ! vole ! tombe !
sans haut ni bas
aspiré, foulé
dans les failles de l’air
entre courbures d’une mélodie
que personne ne joue

Lorand Gaspar, Patmos et autres poèmes.

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meraviglia

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La quête du sourire : le peuple Wodaabe au Niger

Bororo maquillé pour la Fête des Pluies

Bororo maquillé pour la Fête des Pluies

    Dans le centre du NIger, aux confins du Sahara dans la steppe du Sahel, vit un peuple nomade de 45.000 éleveurs, les peul bororo  appelés également Wodaabe ou Foulbés. Ils sont en déplacement perpétuel, poussant leurs troupeaux de zébus aux longues cornes en forme de lyre, chameaux, chèvres et moutons à la recherche de pâturages et d’eau. Malgré la présence de l’Islam, ils ont pu préserver leurs croyances animistes. Le terme wodaabe signifie « Peuple des Tabous », en référence aux règles sociales trans­mises par leurs ancêtres qui impose un code de conduite morale prônant le semteende (la retenue et la modestie), le munyal (la patience et le courage), la hakkilo (l’at­tention et la prévoyance) et le amana (la loyauté). En perpétuel déplacement, les Wodaabe ne pouvaient développer leurs activités artistiques et leur créativité sur les plans de l’architecture et de la sculpture, ils les ont reportés sur l’art corporel, le travestissement et les bijoux qu’ils expriment lors de grandes fêtes intégrant des rites de séduction. La fête la plus importante est la fête des pluies appelée la Gerewol qui a lieu en septembre ou en octobre et qui dure six jours et six nuits où cours de laquelle les clans familiaux représentés par leur plus beaux danseurs s’affrontent au cours de concours de beauté entre hommes. Le jury est composé par les jeunes filles de la tribu choisies parmi les plus belles qui vont choisir parmi les candidats les hommes les plus désirables qui deviendront des maris pour la vie ou amants d’un soir. Les candidats choisis par plusieurs femmes ont néanmoins le choix de choisir leur partenaire. Les candidats peuvent atteindre le nombre de mille. Les Wodaabe étant polygames, les hommes peuvent être les maris de quatre femmes.
     Les Bororos sont réputés pour leur beauté, le visage est ovale, le teint clair et les traits fins, le nez est mince et les dents blanches régulières. Les danseurs arborent des colliers de perles, de coquillages, d’amulettes, le tout devant faire un maximum de bruit. Sur le front ils se parent d’ une plume d’autruche. Ils s’enduisent le visage et les cheveux qui ont été tressés de beurre de karité mélangé à de l’ocre dont l’odeur a la réputation d’être aphrodisiaque. Le visage est divisé en deux par un trait médian de cou­leur jaune pour allonger le nez et la peau est décorée de points ou de damiers et de petits traits blancs, jaunes et noirs pour mettre en valeur l’éclat des yeux que le danseur doit écarquiller pour mieux en faire ressortir le blanc, des dents et souligner la forme du front et celle des pommettes. les sourcils et les lèvres sont parfaite­ment redessinées au charbon. Ces rudes pasteurs parés d’un pagne de femme se doivent de féminiser leur beauté pour la danse de la séduction. Après avoir absorbé une boisson stimulante, Les danseurs se parent de leurs plus beaux atours arborant des chapeaux coniques, une plume d’autruche sur le front, des colliers de perles, de coquillages, d’amulettes, turbans, colliers, bracelets et verroteries, le tout devant faire un maximum de bruit sensés faciliter la victoire. Ils peuvent alors entamer, devant le cercle des anciens et des femmes réunis, les danses de parade qui dureront jusqu’au lendemain. La fête est dominée par trois danses : le ruume, (danse de bienve­nue le jour),  le yaake (danse de séduction la nuit), et le geerewol (au cours de laquelle les jeunes hommes rivalisent pour le titre de beauté).

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Echappée belle…

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Fred Astaire and Rita Hayworth – Amazing dance scene

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Williamsburg, Brooklyn – Dans le métro de New-York, la joie de vivre d’une petite fille

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Grau, Freund, ist alle Theorie, doch grün des Lebens goldner Baum. (Goethe, Faust)
« Grise, cher ami, est toute théorie, et vert l’arbre d’or de la vie ».

Une réponse faite par une lectrice aux articles précédents sur le « mal être » des écrivains, poètes et peintres du mouvement romantique et sur leur disciples gémissants d’aujourd’hui….

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