organisation et appréhension de l’espace en Grèce antique : (I) – formes d’habitat et d’occupation

–––– Protohistoire de la Grèce antique ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    La maison grecque de l’antiquité ne présente pas un modèle unique, elle va de la cabane rudimentaire du paysan construite en pierre ou en torchis couverte de chaume et parfois sans fenêtres à la maison de plusieurs pièces à deux étages articulées autour d’une cour.
     Peu de fouilles archéologiques ont été menées sur la maison grecque antique mais on sait qu’il existait deux styles architecturaux qui se répartissaient en fonction de critères géographiques et sociaux : la maison à plan circulaire ou ellipsoïdal surtout présente dans le nord et la maison à plan dite à megaron qui est une pièce principale longue et rectangulaire, parfois unique, avec foyer central séparée en deux par une colonnade centrale en bois soutenant un toit à double pente couvert de bois, de chaume ou de paille et plus tardivement de tuiles d’argiles. Pour permettre l’éclairage et la ventilation du mégaron, un large espace vide a été ménagé entre le toit et le mur de façade, la ventilation pour l’évacuation des fumées était indispensable car la plupart des maisons grecques ne possédait pas de cheminée mais un foyer aménagé à même le sol. La cuisson des aliments ne nécessitait pas de foyer fixe et l’on se contentait d’allumer à même le sol des petits feux de charbon de bois ou de branchages. Certaines maisons possédaient des foyers portables en terre cuite. Seules les maisons des plus aisés étaient munies d’un conduit de cheminée.  Les murs, protégés par des avancées de toiture, sont le plus souvent érigés en briques d’argile séchée ou en torchis sur ossature bois sur une base de pierre pour lutter contre les remontées d’humidité. Il sont blanchis à la chaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. En règle générale, deux petites pièces complètent le megaron à son arrière. Cette organisation déjà utilisée à l‘Âge du bronze serait originaire de Russie où elle était déjà présente à l’époque paléolithique. Sur le continent, le megaron peut se développer sur deux étages, le niveau supérieur étant alors occupé par deux chambres et un vestibule et un porche à colonnade surmonté parfois d’un pignon à faible pente ou un fronton sont aménagés à son entrée donnant sur une cour ou patio parfois à péristyle autour de laquelle s’articulent les constructions annexes. La cour qui donnait directement sur la rue était un élément essentiel de la maison dont elle occupait la position centrale, elle était aussi bien une pièce de séjour que de travail. Les demeures hellénistiques les plus répandues sont les maisons à péristyle : la cours centrale est entourée d’une colonnade, le tout formant une sorte de préau… Certaines maisons possèdent des pièces séparées pour les hommes et les femmes (andrôn et gynécée). Les esclaves étaient logés là où ils pouvaient dans les locaux annexes. L’andrôn était la seule pièce de la maison où les étrangers avaient accés, elle participait donc au prestige social des occupants et son aménagement et sa décoration étaient plus soignés : son sol était revêtu de ciment ou de galets et une dépression centrale rectangulaire. Le long des murs, des banquettes en pierre, en bois ou en métal parfois précieux, les klinês, étaient disposés, servant de lit ou de canapé. Il faut signaler que de nombreuses maisons urbaines étaient en fait des fermes où l’on entreposait le matériel et où l’on transformait les produits de la terre. Le plus souvent un atelier ou cellier était réservé pour le traitement et l’entreposage de l’huile d’olive et le vin. Les réserves alimentaires étaient le plus souvent conservées en vrac dans de grandes jarres, parfois enfoncées dans le sol et les objets précieux entreposés dans les pièces intérieures, plus sûres, appartements ou ateliers. De manière générale, en dehors de l’andrôn, les pièces de la maison grecque était de fonction polyvalente, un cellier pouvait être utilisé en chambre d’hôte (Protagoras de Platon). Dans les villes certaines pièces donnant sur la rue n’étaient pas reliées à la maison et était accessible par une porte ouvrant sur l’espace public ou par une échelle ou un escalier; ces pièces pouvaient servir d’échoppes, d’ateliers et d’entrepôts pour les marchands et colporteurs ou bien être loués à des  personnes étrangères à la famille.
La construction de l’habitat en relation avec le climat s’est développé empiriquement, car il ne fallait pas être un savant pour apprécier la meilleure orientation pour se protéger du vent ou pour bénéficier de la chaleur du soleil en hiver. Cependant, les philosophes de la Grèce antique ont été les premiers a établir quelques règles qui pourraient être reproduites. D’après Xénophon, Socrate expliquait qu’une maison avec un portique orientés au Sud pouvait permettre la pénétration des rayons du soleil en hiver, tout en restant à l’ombre en été, car le trajet du soleil pendant l’été est plus élevé dans le ciel. Ce concept simple a été utilisé pour le développement de l’architecture des cités en instaurant un droit au soleil pour chaque parcelle, à l’intérieur de laquelle les habitants pouvaient disposer les pièces afin de bénéficier de l’ensoleillement suivant les saisons.
    La maison grecque à des fondations en pierre et des murs en brique crue ainsi que des toits en tuiles de terre cuite. Ses fenêtres étroites protégent en partie la maison de la chaleur et des voleurs. Les portes et les volets sont en bois. Les maisons grecques ont une cour centrale ouverte dans laquelle se trouve un hôtel (bâtiment qui permet aux habitants d’honorer les dieux).Dans les riches demeures, il y aussi un puits dans la cour, mais la plupart du temps, les femmes vont chercher l’eau à la fontaine publique. Les maisons grecques avaient une pièce réservée aux femmes, le gynécée et une pièce réservée aux hommes pour les banquets. Les riches demeures ont aussi des salles de bains. Le mobilier était fait de bois et de bronze. Pour s’éclairer, ils se servaient de lampes à huile.
    Les étages n’apparaissent que tardivement. D’autre part la séparation hommes femmes est essentiellement conceptuelle et comportementale, elle ne se vérifie pas dans l’organisation physique de la maison (sauf pour l’andrôn). Toutes les pièces que l’oikos n’utilisait pas pour le travail, et où ne vivaient ni ne dormaient les femmes de la maison pouvaient être utilisées par les hommes de la maison et leurs amis.

Les jardins
   L’étude des jardins en Grèce antique révèle que les maisons privées n’étaient pas entourées de jardins comme nos maisons contemporaines. La maison grecque s’oriente vers l’intérieur, mais généralement, la cour centrale n’était pas pourvue d’un jardin. En revanche, il est probable que les habitants plantaient des fleurs ou des herbes aromatiques dans des pots à fleurs. Dans les villes grecques, les zones de verdure se trouvaient surtout sur les places publiques ou autour des sanctuaires. Les jardins privés se situaient à l’extérieur des villes, de même que les grands parcs autour des gymnases et des écoles philosophiques, telle l’Académie de Platon.

   Le monde égéen

Vasilika

On appelle la révolution néolithique, le passage de l’état nomade à l’état sédentaire. Au début du VIe millénaire avant notre ère se développent en Méditerranée centrale et occidentale les premières économies fondées sur l’élevage et l’agriculture («culture de la céramique imprimée»). Les communautés qui les constituent nous livrent un paysage culturel multiforme. A la même époque, dans l’ensemble du monde grec, depuis la Crète jusqu’en Macédoine, apparaissent des habitats fixes, tournés vers un mode de vie Makrygialosessentiellement agropastoral et pratiquant, parallèlement à l’industrie lithique taillée, des techniques nouvelles, telles que l’industrie lithique polie et la poterie. Les grottes ont été abandonnées au profit de maisons construites en pierre et en terre crue et deux modes d’occupation du terrain se développent alors, l’un horizontal, s »étalant dans l’espace, de faible densité (sites de Vassilika et de Makrygialos, tous les deux en Macédoine, près de Thessalonique), l’autre vertical. très concentré et se développant en hauteur connu, dans le langage archéologique, sous le nom de tell ou, pour la Grècede toumba ou de magoula (colline arrondie). Certains sites sites du Néolithique grec, Sesklo et Dimini, en Thessalie, offrent l’exemple d’une combinaison de deux types d’habitats : autour d’une éminence naturelle, progressivement élevée par le cumul de constructions successives, une partie de l’habitat s’organise selon le modèle plat.

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––– exemple d’une maison du site de Néa Nicomédia, Macédoine (6.000 ans avant JC) ––––––––––––

maison à Néa Nicomédia (Macédoine)

reconstitution d’une maison à Néa Nicomédia (Macédoine)

 Nea Nikomedeia    Néa Nicomedia est le village néolithique grec le plus ancien. Il date de plus de 6.000 ans avant J.C. La reconstitution ci-dessus montre une maison dont le toit à deux ou quatre pans est constitué d’une charpente légère et d’une couverture en chaume est supporté par une série de poteaux en bois. Les poteaux situés en périphérie possède un clayonnage intermédiaire formant armature qui est rempli de pisé. (d’après R. Rodden).

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–––– acropole de Sesklo, Tessalie (6.000 à 5.300 ans avant JC) ––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Acropole de Sesklo

Reconstitution de l’acropole de Sesklo (6.000 à 5.300 ans av. J.C.)

Sesklo    Le site de Sesklo a donné son nom à une culture qui a couvert de 6.000 à 5.300 ans av. J.C. un territoire qui s’étendait de la Macédoine grecque occidentale à la Phthiotide. il comprend une acropole entourée d’un mur d’un mètre d’épaisseur au-delà à l’intérieur duquel étaient bâtis des maisons carrées ou rectangulaires de une à deux pièces et pour certaines deux niveaux séparées les unes des autres par des allées étroites. Près du centre géométrique était érigé un vaste Megaron. Au pied de l’acropole s’étendait  une ville basse. Les murs des maisons étaient réalisés en briques crues posées sur un socle de pierres sèches. On suppose que les toitures étaient à deux pans.

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–––– exemple des deux sites de Domini, Tessalie (6.000 à 5.300 ans avant JC) ––––––––––––––––––––

dimini

reconstitution du site de Dimini avec son megaron (5.000 ans av. JC)

Dimini

 Dimini   Le site de Dimini présente deux exemples d’installation néolithique : l’une occupe le sommet d’une colline et une autre, mycénienne, s’est développée dans la plaine, à l’est et au sud-est. Seules les fondations de pierre des maisons les plus anciennes sont encore visibles. Les installations étaient implantées dans six enclos concentriques défensifs constitués de murs.  L’ensemble est couronné à son sommet par une cour rectangulaire de dimensions 30 m x 25 m sur lequel donne un mégaron (habitat principal) composé de deux chambres et d’un porche. Ce bâtiment, manifestement le principal édifice du village, date de la fin du néolithique (fin du 4ème millénaire avant JC); malgré son importance, il ne faut  pas l’imaginer comme un palais ou comme le prototype direct du futur palais mycénien; ce n’était que l’habitation rustique d’un chef de village.

Reconstitition d'une maison à Dimini

Reconstitition d’une maison néolithique à Dimini

    Dans la site de Dimini (IVe millénaire), le décor des céramiques est enrichi par l’introduction de la bichromie et l’apparition de motifs nouveaux, en particulier la spirale, comme sur cette jarre où des faisceaux de lignes parallèles s’organisent sans monotonie ni froide symétrie autour d’un motif central en spirale. On trouve un peu partout dans ce vaste espace des figurines d’aspect semblable. Les plus nombreuses sont des figurines féminines, généralement nues, aux formes plantureuses, aux caractères sexuels accusés et à l’attitude stéréotypée aux bras ramenés sur les seins ou sur le ventre. Certaines figurines, plus rares, sont masculines.

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–––– exemple des maisons de Lefkandi, île d’Eubée (1.200 à 1.100/1075 ans avant JC) ––––––––––––

Lefkandi     A Lefkandi, sur l’île d’Eubée, à l’orée orientale de la riche plaine lélantine qui sera l’objet au VIIIe siècle d’un conflit entre les cités de Chalcis et d’Erétrie. Le site se trouve en bordure de mer à mi-distance des deux cités. Il semble avoir été abandonné au début du VIIe siècle au moment de la guerre entre les deux cités (710-650 avant JC). Les constructions mises à jour datent paradoxalement de la fin de la période palatiale mycénienne (1.200-1.100/1075 avant JC) et le début des « siècles obscurs » où les sites fortifiés étaient abandonnés. La construction présentée ci-dessus a fait l’objet d’un agrandissement après sa construction, une abside ayant été ajoutée ultérieurement. Les archéologues pensent qu’elle était un lieu à vocation collective ou était « une maison de chef ». Elle était entourée de huttes avec lesquelles elle formait un village d’une centaine d’habitants.

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––––––––––––––––––– habitats et établissements mycéniens de l’âge du bronze –––––––––––––––––––

      L’âge du bronze est une période de la Protohistoire caractérisée par l’usage de la métallurgie du bronze, nom générique des alliages de cuivre et d’étain. Cette période a succédé à l’âge du cuivre (ou Chalcolithique) et a précèdé l’âge du fer. Les limites chronologiques de l’âge du bronze varient considérablement selon les aires culturelles et  géographiques considérées. Pour la Grèce, on considère que la civilisation des Cyclades correspond à  l’âge du bronze ancien (de -3200 à -1950 av. J.-C.) avec les sites de Grotta-Pélos et Kéros-Syros, la civilisation crétoise ou minoenne correspond à l’âge de bronze moyen (de -1550 à -1200 av. J.-C.) et la civilisation mycénienne ou hellénique font partie de l’âge du bronze.
    L’expression « siècles obscurs » ou « âges obscurs » fut popularisée par The Dark Age (1971) d’Anthony Snodgrass et The Greek Dark Ages (1972) de R. A. Desborough. À cette époque, la fin du xiiie siècle apparaissait comme une chute irrémédiable de la civilisation mycénienne, surnommée « la Catastrophe ». On parle aussi de « Moyen Âge grec ». Par contraste, le viiie siècle apparaît comme une véritable Renaissance de la Grèce.
    Selon Desborough, le recul du xiiie siècle s’explique par de grandes invasions. Snodgrass se montre plus prudent. Aujourd’hui, les historiens ont tendance à rejeter cette hypothèse, en l’absence de preuves archéologiques. L’effondrement de la civilisation mycénienne peut aussi avoir eu des causes climatiques déstabilisant l’équilibre économique et donc politique régional (la sédimentologie indique des sécheresses prolongées alternant avec des pluies diluviennes, d’où perte probable des récoltes et turbidité de la mer réduisant les prises de pêche1) car à peu près à la même époque, ladomination hittite en Anatolie prenait brutalement fin avec la destruction de leur capitale Hattusa, tandis que la fin de la XIXe et la XXedynasties égyptiennes étaient confrontées aux invasions des Peuples de la mer.
Il n’y a pas d’explication arrêtée à la chute du monde mycénien, mais son déclin progressif est probablement dû à une combinaison de phénomènes naturels, de tensions intérieures et de fragilité intrinsèque du système mycénien.
    Desborough et Snodgrass s’accordaient pour dresser un tableau apocalyptique de la période des âges sombres : chute dramatique de la démographie, perte de l’écriture et des techniques architecturales, pauvreté, etc.
    De fait, les grands palais mycéniens succombèrent aux incendies à Mycènes elle-même, Tirynthe, Pylos et Thèbes. En Crèteexceptée, aucune grande construction en pierre ne fut plus entreprise. Les grandes tombes collectives furent remplacées par des tombes individuelles, beaucoup plus modestes, ou par l’incinération. Le travail du bronze s’éteignit, faute des nécessaires contacts avec l’extérieur pour importer le cuivre et l’étain. Seule la céramique demeura comme trace matérielle de la culture de l’époque. Le linéaire B disparut, sauf à Chypre. Enfin, de grandes régions se trouvèrent dépeuplées, comme en Laconieet Messénie. Certaines populations cessèrent de cultiver leurs champs et se consacrèrent exclusivement à l’élevage.
    Les « siècles obscurs » paraissent aujourd’hui davantage une période de changement que de déclin; ils portent les prémisses des techniques, pratiques sociales et modes de pensée qui vont définir la Grèce archaïque. Ils sont aussi l’époque de rédaction de documents écrits dont certains d’une importance capitale dans la culture grecque: les poèmes homériques, l’Illiade et l’Odyssée attribués à Homère. La cité grecque ne semble plus apparaître d’un coup au viiie siècle : elle figure déjà en filigrane dans les textes homériques.

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–––– exemple des maisons de Nichoria (1.500 à 1.200 ans avant JC) –––––––––––––––––––––––––––––––

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reconstitution d’une maison du début de l’âge de bronze à Nichoria, Messénie dans le Péloponnése (d’après McDonald et autres)

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construction de l’unité IV-1 de Nichoria en Messénie – phases 1 et 2

Lefkandi

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Lefkandi

Nichoria    Nichoria était une implantation idéalement située pour l’établissement d’une vigie afin de surveiller la plaine et la côte. C’est un des plus grands sites de la région, un centre important pour le travail du bronze et un gros fournisseur de lin pour l’artisanat textile. Sa prospérité et sa chute sont liées à celles du palais de Nestor. Une image détaillée de la Messénie, aussitôt après la destruction du palais, est plus difficile à établir, notamment durant les siècles obscurs. Alors que le royaume de Pylos est organisé en deux provinces, qu’on y recense 240 établissements, qu’il possède une administration développée, une économie structurée et centralisée, une élite dirigeante cultivée, tout disparaît autour de 1.200 avant J.-C. Le site est réoccupé vers 1.100-900 : les archéologues ont repéré des traces d’activité domestique et des habitats construits avec les pierres du palais. Moins de douze sites ont été recensés pour les siècles obscurs. Au IXe siècle, ils sont concentrés dans des zones fertiles, la plaine du Stenyclarus et la vallée de la rivière Pamisos.

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–– exemple d’un grenier à Smyrne (800 ans avant JC) ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Reconstitution d'un grenier circulaire du vieux Smyrne (VIIIe siècle avant J.C)

Reconstitution d’un grenier circulaire du vieux Smyrne (VIIIe siècle avant J.C)

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–– exemple d’une maison urbaine à Olynthus ( Ve siècle avant JC ) ––––––––––––––––––––––––––––––

Les maisons des Grecs au Ve siècle avant J.C
    Les paysans vivaient dans des cabanes fabriquées en torchis, sans fenêtre et le toit était en chaume (paille après la moisson). Les gens plus aisés avaient une maison plus grande (1 pièce principale et deux chambres), puis la population riche, qui avait une maison comportant plus d’une dizaine de pièces…
    Le toit des habitations était le plus souvent fait de tuiles d’argile, les murs étaient faits de torchis ou de brique, les fenêtres étaient petites, peu nombreuses et n’avaient pas de vitres, seulement des volets donc la lumière rentrait surtout par la cour. Des murs de pierre entouraient la maison pour la protéger des intrus. Dans chaque habitation on trouvait un autel pour faire des offrandes aux dieux, dans les maisons on trouvait plusieurs pièces: l’andrôn une salle réservée aux banquets, le gynécée une pièce réservée aux femmes on y trouvait souvent un berceau, un lit, un métier à tisser ; la cuisine, les Grecs cuisinaient à même le sol, ils allumaient un petit feu de brindilles ou de charbon et n’avaient pas besoin de foyer pour cuisiner, l’atelier qui servait à stocker l’huile et le vin et la cour située au centre de la maison, on pouvait y travailler et tout autour on trouvait souvent une colonnade.
    Dans les quartiers populaires, la plupart des maisons étaient fort petites et formées seulement d’un rez-de-chaussée avec deux ou trois pièces exiguës. Lorsqu’elles possédaient un étage avec une ou deux chambres, on y accédait souvent par un escalier extérieur en bois. Ces mansardes pouvaient être louées à de pauvres campagnards ou à des étrangers qui désiraient avoir un pied-à-terre en ville . « Il y avait dans notre maison, dit un plaideur, un étage, qu’occupait Philonéos lorsqu’il résidait à la ville. »
    Les murs de ces maisons étaient en bois, en brique crue ou en cailloux agglutinés par un mortier fait de terre délayée. Ils étaient tellement faciles à percer que les voleurs ne se donnaient pas la peine de chercher à forcer les portes et les fenêtres ; ils préféraient faire un trou à travers ces minces cloisons, si bien que les cambrioleurs, à Athènes, étaient appelés toichorychoi, ce qui veut dire « perce-murailles ».
    Les proportions des maisons dont on distingue des traces à Athènes sont toujours exiguëes. Les portes, nous dit Plutarque, s’ouvraient sur le dehors et l’on frappait avant de sortir afin d’épargner aux passants le désagrément d’être heurtés par une porte brusquement ouverte.
Les toits étaient en terrasse. Les fenêtres, lorsqu’elles existaient, étaient nécessairement fort petites, de la dimension de simples lucarnes, puisque les Anciens ignoraient l’usage des vitres transparentes : si, par mauvais temps, l’on voulait obstruer les fenêtres, on ne pouvait le faire qu’au moyen de panneaux opaques.
    Lorsque de telles maisons étaient louées, le propriétaire, s’il ne recevait pas régulièrement le montant du loyer, employait, pour se faire payer son dû, des moyens énergigues : il enlevait la porte de la maison, ou bien les tuiles du toit, ou, enfin, il fermait l’accès du puits. Et les locataires insolvables allaient rejoindre la foule, nombreuse à Athènes, des sans-logis.
    Avant les VIIe et VIe siècles, les maisons étaient bâties en matériaux périssables, et étaient de plan circulaire, ellipsoïdal ou rectangulaire.
    Par la suite elles sont construites plus solidement avec des briques crues et des soubassements en pierre. La petite maison rectangulaire, à deux ou trois pièces, est la plus répandue.
    A partir du IVe siècle, on commence à embellir les façades et l’intérieur des maisons, qui deviennent plus vastes et plus luxueuse. La maison devient plus fonctionnelle mais aussi plus planifiée.
    Vers le IIIe siècle, sur le site de Priène, la galerie se voit réduite, l’andrôn disparaît même pour faire place à l’oikios. Les maisons sont plus élaborées, les femmes commencent à être séparées des hommes.
    Au IIe siècle, le portique nord est parfois rehaussé, les étages supérieurs font leur apparition. Les maisons ressemblent à celles de l’île de Délos.

plans d'un quartier et d'une maison urbaine à Olynthus (Ve siècle av. J.C.)plans d’un quartier et d’une maison urbaine à Olynthus (Ve siècle av. J.C.)

plan schématique du rez-de-chaussée d'une maison_d'Olynthe

Olynthus    Aux Ve et IVe siècles, la maison est plus élaborée. C’est le cas du site d’Olynthe où les maisons comportent une partie résidentielle (oikios) au nord et une galerie (pastas), qui communique avec une cour rectangulaire pavée. Sur l’un de ses côtés, se trouvent une salle réservée aux banquets (andrôn) et un vestibule, et de l’autre côté un magasin. A partir du IVe siècle, on commence à embellir les façades et l’intérieur des maisons, qui deviennent plus vastes et plus luxueuses. La maison devient plus fonctionnelle mais aussi plus planifiée.

la maison colorée à Olynthus (IVe siècle avant J.C.)

la maison colorée à Olynthus (IVe siècle avant J.C.)

     Les maisons olynthiennes du Ve siècle et de la première moitié du IVe, sont loin d’être aussi modestes que leurs contemporaines athéniennes. Beaucoup avaient deux étages et de 6 à 12 chambres au rez-de-chaussée. La pièce la plus caractéristique présente une dépression rectangulaire centrale, ornée de mosaïques et entourées d’une bordure en ciment. Il n’y a pas de colonnes autour de la cour centrale sur laquelle s’ouvre la pièce principale accostée d’une seconde pièce communiquant avec elle et avec la cour. Ces détails reparaissent dans les maisons de Doura-Europos, où l’on avait déjà soupçonné une origine macédonienne, aujourd’hui confirmée. Les pièces principales regardent vers le sud et sont ainsi abritées contre les intempéries. Sur l’un des côtés court une loggia d’où l’on dominait tout le site d’Olynthe. Les rues se coupaient à angle droit, suivant les principes de l’architecture urbaine mis à la mode par Hippodamos de Milet. (Revue belge de philologie et d’histoire, 1931)

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–––– exemples de maison grecque –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    La maison grecque de l’antiquité ne présente pas un modèle unique, elle va de la cabane rudimentaire du paysan construite en pierre ou en torchis couverte de chaume et parfois sans fenêtres à la maison de plusieurs pièces à deux étages articulées autour d’une cour.

maison grecque (-IVe siècle)°°°

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Le rez-de-chaussée d’une grande maison grecque au IVe siècle :

1 – porche d’entrée et vestibule
2 – cour
3 – autel
4 – salle à manger
5 – office
6 – portique
7 – cuisine
8 – four ou foyer
9 – salle de bains
10 & 11 – salles de séjour
12 – pièce du gynécée
13 – atelier, magasin à vivres

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Oikios à Heraklia`Oikios à Heraklia

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–––– la maison déliante au IIe siècle ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

maison déliante

    Dans l’île de Délos on rencontre des habitations plus grandes et plus luxueuses. Les états des lieux, annexés aux baux des domaines d’Apollon délien, nous font connaître les pièces ou bâtiments qui, réunis dans un enclos, composent une forme grecque : ce sont la chambre à coucher, la chambre pour les hommes, l’étable, l’écurie, la bergerie, le grenier pour les céréales, la grange pour la paille, le moulin, le cellier pour les grandes vases d’argile ; on signale rarement un étage. La ferme atteint souvent un jardin.
    Les maisons riches des villes différaient selon les régions et selon le goût des propriétaires. Les fouilles nous ont livré deux types principaux : l’un à Priène, l’autre à Délos. La maison priérienne comprend trois parties : une cour ; au fond de la cour un vestibule, largement couvert et soutenu par deux colonnes ; enfin une ou deux chambres, donnant sur le vestibule.
     La maison délienne a comme centre une cour entourée d’une colonnade ; sur la rue, de petites pièces, isolées du reste de la maison, servent de boutiques ; un large passage conduit à la cour et, tout autour de la cour, s’ouvrent des chambres de dimensions variables, salle de réception, salles à manger, cuisine, communs ; à noter les latrines, avec un système primitif de tout-à-l’égout. Un escalier conduit à l’étage, dont les pièces s’ouvrent sur une galerie portée par la colonnade de la cour. Pendant longtemps on se contenta d’étendre sur les murs un lait de chaux, qui masquait les imperfections de la construction. Avec le progrès du luxe, la décoration se complique et s’enrichit. A l’époque hellénistique, les murs sont recouverts de stucs peints qui, toujours disposés de même, constituent un vrai système décoratif. Ils prétendent imiter la construction en marbre des grands édifices et en reproduisent les éléments essentiels. : au ras du sol une plinthe, puis des grands lambris rectangulaires, un bandeau mouluré, décoré parfois de guirlandes, de personnages, enfin plusieurs assises de panneaux rectangulaires. Au-dessus de ces assises des colonnettes ou des pilastres supportent un entablement. Cette décoration stuquée et peinte se retrouve dans tout le monde grec, à Alexandrie, à Délos, à Priène, à Théra, en Macédonie, dans la Russie méridionale ; elle est le point de départ de la décoration murale des maisons romaines de Pompéï.
     Le mobilier a toujours été rudimentaire. Le Grec, qui vit beaucoup au dehors, ignore à peu près le luxe de l’ameublement. On a des sièges sans dossier, des chaises à haut dossier. Les tables sont basses, le plus souvent rondes et à trois pieds. Le lit est bas, muni de couvertures et d’oreillers. On renferme les vêtements, les objets de toute sorte dans de grands coffres. On éclaire avec des lampes de terre cuite ou de bronze, à une ou plusieurs mèches. On se chauffe avec de hauts braseros de terre cuite.L’architecture publique privilégie la construction de temples, l’absence de palais s’explique par le fait que les Grecs anciens n’ont pas eu de royauté1

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–––– Définitions ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Achéens :
les Achéens sont l’un des premiers peuples Indo-européens à avoir envahi la Grèce. Ils y apparaissent vers 1900 av. J.-C.. Ils sont originaires des régions plus septentrionales et arrivent par l’Ouest. Ils s’installent d’abord en Épire, puis descendent en Thessalie. Ils chassent les premiers habitants, les Pélasges grâce à leur suprématie militaire (usage de l’épée au lieu du poignard, usage du bronze). Ils vont ensuite dominer les populations de Béotie, d’Attique et enfin du Péloponnèse où ils vont s’arrêter en Argolide. Un groupe ira même former la population ionienne d’Asie Mineure. (Wikipedia)

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Andrôn :
L’andrôn (du grec ancien ἀνδρών / andrốn) désigne dans l’architecture domestique grecque antique littéralement la pièce ou la partie de la maison réservée aux hommes.
Elle consistait en une cour découverte (aulê), entourée de colonnades, autour de laquelle étaient disposés les divers appartements exigés pour le service du maître et de ceux qui étaient à lui. Elle était séparée de l’autre division, qui contenait les appartements des femmes par un passage et une porte. (Wikipedia)

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 Doriens :
Les Doriens (grec ancien : Δωριεῖς, Dōrieis, singulier Δωριεύς, Dōrieus) étaient l’un des quatre ethnē majeures de la grèce antique que les historiens de l’époque classique reconnaissaient comme constituant leur propre peuple. (les autres peuples étant les Achéens, les Ioniens et les Éoliens). Ethnos a ici le sens de groupe ethnique. Hérodote utilisait ce mot pour les désigner. Ils sont cependant le plus souvent appelé juste les Doriens dans des textes littéraires aussi anciens que l’Odyssée, qui les localisait à l’époque dans l’île de Crète.
Ils étaient très diversifiés dans leur vie et leur organisation sociale qui allait depuis la cité commerciale de Corinthe connue pour son style ornementé dans l’art et l’architecture, jusqu’à l’état militaire isolationniste de Sparte. Pourtant, tous les Hellènes savaient quelles villes étaient doriennes et lesquelles ne l’étaient pas. A la guerre, les États doriens pouvaient généralement compter sur l’assistance des autres États doriens. Les Doriens se distinguaient des autres grecs par leur dialecte et par des caractéristiques sociales et historiques.
Au 5e siècle avant JC , Doriens et Ioniens étaient politiquement les deux plus importants groupes ethniques. Leur confrontation a abouti à la Guerre du Péloponnèse.
Les opinions quant à leur lieu d’origine sont diverses. Une théorie largement admise dans les temps anciens est qu’ils provenaient des régions montagneuses du nord et du nord-est de la Grèce, en Macédoine et en Épire, d’où, à la suite d’obscures circonstances, ils se seraient déplacés vers le Péloponnèse, les îles Égées, la Grande-Grèce, Lapithos et la Crète. L’origine des Doriens est un concept à multiples facettes. Pour la science moderne, le terme a souvent représenté l’emplacement de la population qui a diffusé le dialecte dorique grec au sein d’une population de langue proto-grecque hypothétique. Ce dialecte est connu à partir de sources classiques issues du nord-ouest de la Grèce, du Péloponnèse, de la Crète et de diverses îles. L’information ethnique et géographique trouvée dans le texte littéraire connu le plus ancien de la Grèce occidentale, l’Iliade, combinée avec les registres administratifs des états Myceniens antérieurs, prouvent à la satisfaction générale que les locuteurs de l’est de la Grèce étaient autrefois dominants dans le Péloponnèse mais ont subi un revers et ont été remplacés, au moins dans les niveaux supérieurs de la société, par des locuteurs de l’ouest de la Grèce. Un évènement historique est associé à ce renversement. Les Grecs classiques l’appelaient « le retour des Héraclides », les historiens moderne le nomment l’invasion dorienne.
Cette théorie du retour ou d’une invasion présuppose que les locuteurs de la Grèce orientale vivaient dans le nord-ouest de la Grèce puis ont envahi le Péloponnèse, remplaçant par leur propre dialecte celui des Grecs qui s’y trouvaient. Il n’existe aucune autre source de l’âge du bronze que les registres mycéniens, l’existence d’un peuplement hellène à l’ouest de la Grèce à cette époque ne peut ni être prouvée, ni être infirmée. Au contraire des Grecs orientaux, ils ne peuvent être associés à aucune preuve d’un évènement migratoire. Cela suggère comme preuve circonstancielle que le dialecte dorien était diffusé parmi les Hellènes au nord-ouest de la Grèce, une région très montagneuse et quelque peu isolée. (Wikipedia)

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gynécée :
   Le gynécée (du grec ancien γυναικεῖον/gynaikeîon) est l’appartement des femmes dans les maisons grecques et romaines.
    La zone allouée aux femmes est utilisée pour les activités qui leur sont traditionnellement dévolues. La société grecque antique les confine dans des rôles liés au foyer. La pensée grecque les excluait des tâches intellectuelles ou culturelles, comme au théâtre, qu’il soit comique ou tragique, où les femmes étaient interdites de scène — les rôles féminins étaient exclusivement tenus par des hommes —, mais également d’assister aux représentations.
    Comme tout lieu où s’exerce une ségrégation sexuelle, le gynécée est empreint d’érotisme. Ajoutons à cela que lamythologie grecque place nymphes, ondines et déesses sous des formes féminines évoquant leur grâce, il n’en fallait pas plus pour inspirer les artistes se réclamant de cet héritage.

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herôon :
    Un hérôon (au pluriel Heroa, en grec ἡρῷον) est un édifice d’architecture gréco-romaine dédié à un héros ou à une héroïne et construit au-dessus de la tombe ou du cénotaphe de celui-ci. Il était consacré à la commémoration ou au culte rendu au fondateur de la cité dit aussi œciste. (Wikipedia)

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Ionien :
    L’ionien est un groupe dialectal du grec ancien, parlé dans une grande partie du pourtour de la mer Égée, principalement dans la région ancienne Ionie et ses colonies. (Wikipedia)

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megaron :
   Le mégaron (μέγαρον) est le nom de la pièce principale (parfois unique) des habitations de l’âge du bronze, en Grèce et en Anatolie. Elle dispose d’un foyer central entouré de deux ou quatre colonnes, et par extension le nom de ce type de maison. Il existe plusieurs variantes du mégaron, à partir d’un type général, qui est la « pièce longue », grande pièce rectangulaire où la porte se situe alors toujours sur l’un des petits côtés. Cette pièce rectangulaire est séparée en deux par une colonnade en bois qui soutient un toit à double pente couvert de bois ou de paille. Un large espace vide entre le toit et le mur de façade permet l’entrée de la lumière et l’évacuation de la fumée car la maison grecque standard n’a pas de cheminée (seuls les riches ont des conduits pour cheminée). Cette configuration pourrait être originaire de la Russie de l’époque paléolithique.
   Chez Homère, le terme « mégaron » ne désigne qu’une grande salle mais en archéologie, l’usage limite aujourd’hui sa signification à une certaine forme architecturale que l’on trouve dans tous les palais mycéniens. Le mégaron mycénien se compose d’un porche (αἴθουσα), d’un vestibule (πϱόδομος) et d’une grande salle abritant un foyer central et un trône. Le porche donne sur une cour à laquelle on accède par un portail ornemental.
    Le temple grec serait peut-être la forme la plus aboutie du mégaron. (Wikipedia)

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Mycènes :
    Mycènes (en grec ancien Μυκῆναι / Mykễnai) est une cité antique préhellénique située sur une colline au nord-est de la plaine d’Argos, dans le Péloponnèse, et entourée de murs cyclopéens (assemblage de blocs énormes). Mycènes donne son nom à la civilisation mycénienne, qui se développe à partir de 1700 av. J.-C. en Grèce continentale. Ainsi, on a retrouvé des vases en céramique et en métal précieux, des perles d’ambre et un masque funéraire en électrum dans le cercle B des tombes à fosse situées près de l’acropole, daté de 1650-1600 av. J.-C. Il témoigne de la transition entre les premières tombes, au matériel relativement modeste, et le cercle A (1600-1500 av. J.-C.), qui a livré une impressionnante quantité d’or et d’objets précieux. Le matériel et l’iconographie des tombes montrent que Mycènes est alors dominée par une aristocratie guerrière, dont les représentants affichent une taille et une force physique supérieures à la moyenne, sans doute grâce à une meilleure alimentation. Elle se distingue par son goût pour les objets de luxe et par l’importance accordée aux monuments funéraires. La cité est gouvernée par un monarque appelé « wa-na-ka » dans la langue mycénienne des tablettes en linéaire B, correspondant au mot (ϝ)άναξ / (w)ánax (« roi ») de la langue homérique. (Wikipedia)

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oikos :
    Le mot oïkos en grec ancien signifie « maison » ou « maisonnée ». Il désigne le domaine familial avec la maison et les habitants de ce domaine : famille plus ou moins large, esclaves. L’oikos est sous l’autorité du chef de famille, lui-même citoyen. En Grèce antique chaque personne était rattachée à un oïkos, un ensemble de biens et d’hommes rattachés à un même lieu d’habitation et de production, une « maisonnée ». Il s’agit à la fois d’une unité familiale élargie – des parents aux esclaves – et d’une unité de production agricole ou artisanale. Il définissait l’ensemble des biens et des hommes rattachés à un même lieu d’habitation et de production. Le terme désigne à la fois un lieu et une action : l’habitat et les échanges qui fondent le regroupement social. C’est pour cette raison que ce même mot est à la racine des mots écologie et économie. Ces deux disciplines, longtemps considérées comme antinomiques, sont en réalité interdépendantes: pour nous, le développement économique tient compte des ressources naturelles et humaines mobilisées, et la protection de l’environnement suppose de nouvelles dynamiques qui le rend possible.

    En Grèce antique, dès l’époque homérique, chaque personne était rattachée à un oikos (du grec ancien οἶκος, « maison »), un ensemble de biens et d’hommes rattachés à un même lieu d’habitation et de production, une « maisonnée ». Il s’agit à la fois d’une unité familiale élargie – des parents aux esclaves – et d’une unité de productionagricole ou artisanale. Dans l’empire byzantin, le terme sert à désigner les grandes familles d’aristocrates, au sens de « maisons » aristocratiques. L’Oikos était également une sorte de base de ralliement durant les jeux olympiques en Grèce, elle permettait de conserver les prix gagnés sur les sites comme Delphes,Corinthe, Némée etc. mais aussi de réunir les athlètes venus d’une même cité. (Wikipedia)

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propylon et propylée :
   Du grec ancien προπυλαιον, propylaion (« id. ») de pro- (« devant ») et πυλών, pulon (« porte »), vestibule conduisant à un temple grécoromain et par extension, entrée monumentale.
    Un propylée est à l’origine un vestibule conduisant à un sanctuaire. Aujourd’hui on l’emploie au pluriel, il désigne un accès monumental. C’est la porte d’entrée d’un sanctuaire, la séparation entre un lieu profane (la cité) et un monde divin (le sanctuaire).
Le plus célèbre exemple de propylée est celui de l’Acropole d’Athènes, réalisé par Mnésiclès de 437 à 432 av. J.-C., dans le cadre des grands travaux de Périclès après les guerres médiques. Il est composé d’un vestibule central et de deux ailes de chaque côté. À l’Est et à l’Ouest, il est flanqué de deux portiques avec six colonnes doriques. L’aile nord se nomme lapinacothèque et était une salle de banquet et d’exposition d’œuvres d’art. (Wikipedia)

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