52 % des animaux sauvages ont disparu depuis 1970 – poème Quand….

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L’Indice Planète Vivante ® (IPV), établi en mesurant plus de 10 000 populations représentatives de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons, a décliné de quelque 52 % depuis 1970. (Rapport Planète Vivante 2014)

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Quand…

Quand le dernier Rhinocéros sera abattu
pour que le tycoon puisse épancher son foutre
dans le ventre d’une putain.
Quand le dernier ourang-outang sera en cage
dans un zoo d’Atlanta ou de Berlin.
Quand le dernier ours blanc sera mort noyé
après la fonte de sa banquise.
Quand toute la vie sauvage se réduira
à des échantillons d’ADN conservés
dans des silos réfrigérés protégés
pour préserver la bonne conscience.
Quand les bêtes ne seront plus que des images.
Quand tous les arbres de la dernière forêt primaire
auront été remplacés par des palmiers à huiles,
alignés et plantés au cordeau.
Quand, dans le monde, la dernière courbe
aura été redressée et mise au pas.
il ne restera plus alors comme courbes
que les lignes de tes jambes,
la chute de tes reins, les rondeurs de tes seins
Il ne restera plus comme sauvagerie
que toi et moi quand nous faisons l’amour.
Et quand même cela aura disparu,
alors il ne restera plus rien.

Enki signature °°

le 9 octobre 2014

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logo WWF

Le Rapport Planète Vivante 2014

Cette nouvelle édition du Rapport Planète Vivante ® ne conviendra pas aux âmes sensibles : la première conclusion qui s’impose, en effet, c’est que l’Indice Planète Vivante ® (IPV), établi en mesurant plus de 10 000 populations représentatives de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons, a décliné de quelque 52 % depuis 1970.
Autrement dit, en moins de deux générations, la taille des populations des espèces sauvages a fondu de moitié. Or, les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur Terre, et le baromètre de ce que nous faisons subir à notre planète, notre unique demeure. Et en nous désintéressant de leur sort, nous courons à notre propre perte.
Ce que nous faisons, c’est dilapider les dons offerts par la nature comme si nous avions plus d’une Terre à notre disposition. En prélevant dans nos écosystèmes et nos processus naturels davantage que ce qu’ils peuvent régénérer eux-mêmes, c’est notre avenir que nous hypothéquons.
Conservation de la nature et développement durable sont pourtant indissociables : à travers eux, il ne s’agit pas uniquement de préserver la biodiversité et les milieux, mais rien de moins que préserver l’avenir de l’humanité, c’est-à-dire notre bien-être, notre économie, notre sécurité alimentaire, notre stabilité sociale, en un mot, notre survie.
Dans un monde où la pauvreté est une réalité pour tant d’individus, la protection de la nature pourrait passer pour un luxe. C’est pourtant le contraire : pour les plus modestes de la planète, c’est un moyen de survie. Mais le plus important, c’est que nous sommes tous dans cette situation : où que nous vivions sur le globe, nous avons tous besoin d’aliments nutritifs, d’eau douce, et d’air pur.
La situation est si préoccupante qu’il semble difficile d’envisager l’avenir avec optimisme. Difficile, certes, mais pas impossible, parce que c’est en nous-mêmes, qui sommes à l’origine du problème, que nous pouvons trouver la solution. À présent, notre obligation est de faire en sorte que la génération à venir saisisse l’occasion que nous avons laissé passer jusqu’ici et referme ce chapitre destructeur de notre histoire, pour bâtir des lendemains où les êtres humains vivent et prospèrent en harmonie avec la nature.
Oui, nous sommes tous reliés les uns aux autres, et, ensemble, nous pouvons imaginer et adopter les solutions qui sauvegarderont l’avenir de notre seule et unique planète.

Marco Lambertini
Directeur général
WWF International

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Rapport Planète Vivante 2014°°°

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pour télécharger le rapport, c’est ICI

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