Quand Mariette Lydis croquait Verlaine…


Capture d’écran 2018-12-20 à 05.20.54.pngPaul Verlaine (1844-1896)

Parallèlement

     C’est en 1889 que Verlaine publie ce recueil de poème chez l’éditeur Léon Vanier à Paris. Il est au crépuscule de sa vie et depuis la mort de sa mère survenue 3 ans plus tôt, il n’est que l’ombre de lui-même, ayant sombré dans l’alcool, sans le sou, vagabondant et alternant les séjours dans les hôpitaux. Paradoxalement, cette époque est aussi celle de la reconnaissance si longtemps attendue. Cette œuvre s’inscrit dans un projet plus vaste qu’il mène depuis plusieurs années et qui consiste à présenter sous forme de 4 recueils les parts sombres et lumineuses de sa personne. Le recueil Parallèlement qui décrit la part sombre et maudite sera le premier publié et doit s’inscrire « en parallèle » sinon en opposition aux trois autres recueils qui suivront et qui auront pour tâche de définir la part claire et positive du poète après la rédemption qu’il espère suite à sa conversion au catholicisme  : Sagesse, Amour et Bonheur. Mais la présentation de ce premier recueil dans lequel abondent les scènes érotiques et scabreuses contraires à la morale bourgeoise du temps  est ambiguë car, alors que devait transparaître dans ce qui était présenté comme une confession le regret de l’auteur, on constate au contraire une complaisance certaine dans la description des scènes érotiques qui laisse à penser que la rédemption n’est pas complète. Mais pouvait-il en être autrement ? Verlaine est un être ambivalent dont la vie aura oscillé en permanence entre l’élévation vers un idéal de pureté impossible à atteindre et la chute dans des abîmes sans fond. C’est sans doute à cette ambivalence absolue que nous devons son œuvre poétique si attachante.


 gettyimages-56233749-1024x1024.jpgMariette Lydis (1887-1970)

    Mariette Lydis est une comète lumineuse qui aura traversé le ciel européen avant se de poser sur le sol argentin. Née à Vienne en 1887 sous le nom de Marietta Ronsperger dans une famille juive, on connaît peu de choses sur son enfance sauf qu’elle a beaucoup voyagé à travers l’Europe et qu’elle est sur le plan de la peinture autodidacte. Sa carrière de peintre est connue  de 1919 à 1922 par ses œuvres signées des initiales MPK, du nom de son premier mari, Julius Koloman Pachoffer-Karñy. Divorcée de celui-ci, elle épouse en 1918 un citoyen grec du nom de Jean Lydis, et vivra avec lui un temps près d’Athènes avant de reprendre sa liberté en 1925 et se transporter un temps à Florence. Ayant fait connaissance du romancier, poète et auteur dramatique italien Massimo Bontempelli qui vivait alors à Paris et était très proche des cercles surréalistes, elle le suit à Paris en 1926 puis décide de s’installer en France dont elle prendra la nationalité en 1939. Elle se lie en 1928 au comte Giuseppi Govone, un éditeur d’art ami de Gabriel d’Annunzo, qu’elle épousera en 1934. Au moment de l’Anschluss, dans la crainte d’une invasion allemande, elle rejoint son amie intime  Erica Marx, une éditrice anglaise fille du riche collectionneur Hermann Marx (Cobham). Mais au bout d’une année, elle part pour Buenos Aires en juillet 1940 à l’invitation du marchand d’art Muller, pays où elle s’installera définitivement jusqu’à sa mort survenue en 1970. Mariette Lydis est connue par ses estampes en couleurs et pour ses illustrations aux couleurs délicates « empreintes de douceur et d’une certaine grâce nonchalante » de grands ouvrages littéraires pour des auteurs tels que Paul Valéry, Paul Verlaine, Edgar Poe, Armand Godoy, etc… Amie de Montherlant, elle a illustré plusieurs de ses œuvres telles Le serviteur châtié (1927) et Serge Sandrier (1948). Elle a illustré également Les Claudine de Colette (1935), Une Jeune Pucelette… (Folastrie) de Pierre de Ronsard (1936), Les Paradis artificiels de Charles Baudelaire (1955), , Madame Bovary de Flaubert (1949). Enfin elle était passée maître de l’illustration érotique avec ses séries réalisées entre 1926 et 1930 sur les prostituées, les lesbiennes et les figures de femmes à la sensualité forte et expressive. Parmi les illustrations d’ouvrages érotiques on citera les eaux-fortes de Sappho (1933), Les chansons de Bilitis de Pierre Louys (1946) et « Parallèlement » de Paul Verlaine édité en 1949 par l’éditeur Georges Guillot et dont nous présentons ci-après quelques exemples…

nude-watched-by-paul-verlaine.jpgIllustration de la page d’en-tête du recueil
En arrière-plan est représenté Paul Verlaine


«Parallèlement : un livre orgiaque et sans trop de mélancolie »

    Le recueil se compose de quatre grandes parties titrées : « Les Amies », « Filles », « Révérences » et « Lunes » et de deux autres parties, l’une introductive qui comporte une préface, un avertissement, et deux poèmes ; l’autre n’est pas titrée et rassemble un grand nombre de poèmes en fin de recueil. Pour lire l’ensemble des poèmes du recueil consulter le site Wikisource, c’est ICI .

À Mademoiselle ***

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Rustique beauté
Qu’on a dans les coins,
Tu sens bon les foins,
La chair et l’été.

Tes trente-deux dents
De jeune animal
Ne vont point trop mal
À tes yeux ardents.

Ton corps dépravant
Sous tes habits courts,
Retroussés et lourds,
Tes seins en avant,

Tes mollets farauds,
Ton buste tentant,
— Gai, comme impudent,
Ton cul ferme et gros,

Nous boutent au sang
Un feu bête et doux
Qui nous rend tout fous,
Croupe, rein et flanc.

Le petit vacher
Tout fier de son cas,
Le maître et ses gas,
Les gas du berger

Je meurs si je mens,
Je les trouve heureux,
Tous ces culs-terreux,
D’être tes amants.

***


Impression fausse

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Dame souris trotte
Noire dans le gris du soir,
Dame souris trotte
Grise dans le noir.

On sonne la cloche :
Dormez, les bons prisonniers
On sonne la cloche :
Faut que vous dormiez.

Pas de mauvais rêves,
Ne pensez qu’à vos amours.
Pas de mauvais rêves :
Les belles toujours !

Le grand clair de lune !
On ronfle ferme à côté.
Le grand clair de lune
En réalité !

Un nuage passe,
Il fait noir comme en un four.
Un nuage passe.
Tiens, le petit jour !

Dame souris trotte,
Rose dans les rayons bleus.
Dame souris trotte :
Debout, paresseux !

***


Pensionnaires

Mariette Lydis - Pensionnaires, 1920 (Parrallèlement par Verlaine)

L’une avait quinze ans, l’autre en avait seize ;
Toutes deux dormaient dans la même chambre
C’était par un soir très lourd de septembre :
Frêles, des yeux bleus, des rougeurs de fraise,

Chacune a quitté, pour se mettre à l’aise,
La fine chemise au frais parfum d’ambre.
La plus jeune étend les bras et se cambre,
Et sa sœur, les mains sur ses seins, la baise.

Puis tombe à genoux, puis devient farouche
Et tumultueuse et folle et sa bouche
Plonge sous l’or blond, dans les ombres grises ;

Et l’enfant, pendant ce temps-là, recense
Sur ses doigts mignons des valses promises,
Et, rose, sourit avec innocence.

***


La dernière fête galante

Capture d’écran 2018-12-19 à 20.52.31.pngPour une bonne fois, séparons-nous,
Très chers messieurs et si belles mesdames.
Assez comme cela d’épithalames,
Et puis là, nos plaisirs furent trop doux.

Nul remords, nul regret vrai, nul désastre ;
C’est effrayant ce que nous nous sentons
D’affinités avecque les moutons
Enrubannées du pire poétastre.

Nous fûmes trop ridicules un peu
Avec nos airs de n’y toucher qu’à peine.
Le Dieu d’amour veut qu’on ait de l’haleine.
Il a raison ! Et c’est un jeune Dieu.

Séparons-nous, je vous le dis encore.
Ô que nos cœurs qui furent trop bêlants,
Dès ce jourd’hui réclament trop hurlants
L’embarquement pour Sodome et Gomorrhe !

***


Ces passions…

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Ces passions qu’eux seuls nomment encore amours
Sont des amours aussi, tendres et furieuses,
Avec des particularités curieuses
Que n’ont pas les amours certes de tous les jours.

Même plus qu’elles et mieux qu’elles héroïques,
Elles se parent de splendeurs d’âme et de sang
Telles qu’au prix d’elles les amours dans le rang
Ne sont que Ris et Jeux ou besoins érotiques,

Que vains proverbes, que riens d’enfants trop gâtés,
— « Ah ! les pauvres amours banales, animales,
Normales ! Gros goûts lourds ou frugales fringales,
Sans compter la sottise et des fécondités ! »

— Peuvent dire ceux-là que sacre le haut Rite,
Ayant conquis la plénitude du plaisir,
Et l’insatiabilité de leur désir
Bénissant la fidélité de leur mérite.

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La plénitude ! Ils l’ont superlativement :
Baisers repus, gorgés, mains privilégiées
Dans la richesse des caresses repayées.
Et ce divin final anéantissement !

Comme ce sont les forts et les forts, l’habitude
De la force les rend invaincus au déduit.
Plantureux, savoureux, débordant, le déduit !
Je le crois bien qu’ils ont la pleine plénitude !

Et pour combler leurs vœux, chacun d’eux tour à tour
Fait l’action suprême, a la parfaite extase,
— Tantôt la coupe ou la bouche et tantôt le vase, —
Pâmé comme la nuit, fervent comme le jour.

Leurs beaux ébats sont grands et gais. Pas de ces crises :
Vapeurs, nerfs. Non, des jeux courageux, puis d’heureux
Bras las autour du cou, pour de moins langoureux
Qu’étroits sommeils à deux, tout coupés de reprises.

Dormez, les amoureux ! Tandis qu’autour de vous
Le monde inattentif aux choses délicates,
Bruit ou gît en somnolences scélérates,
Sans même, il est si bête ! être de vous jaloux.

Et ces réveils francs, clairs, riants, vers l’aventure
De fiers damnés d’un plus magnifique sabbat ?
Et salut, témoins purs de l’âme en ce combat
Pour l’affranchissement de la lourde nature !

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Autres illustrations érotiques de Mariette Lydis


Rêves de pierre…

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Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre…   Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

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Thomas and William Daniell – Observatoire de Delhi Samrat Yantra avec en arrière-plan le Jai-Prakash Yantra constitué de 2 structures concaves hémisphériques utilisées pour mesurer la position des corps célestes, 1808.

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Illustres illustratrices : Anna + Elena = Balbusso

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Deux cerveaux pour imaginer + quatre mains pour dessiner et peindre

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Anna + Elena Balbussot twins

     Les deux jumelles nées dans le Frioul (Udine) ont entrepris des études artistiques durant cinq années à Institut d’art « G. Sello » d’Udine d’où elles sont sorties avec un Diplôme d’études secondaires de conception graphique et de photographie puis durant encore quatre années en section peinture  à l’Académie des Beaux-Arts de Milan, ville où elles vivent et travaillent aujourd’hui. Leur talent est internationalement reconnu dans des domaines aussi variés que l’édition, la presse, les illustrations de livres pour adultes et enfants, la communication sous toutes ses formes et la publicité. Leur travail a fait l’objet de nombreuses exposition et elles ont glanées des prix prestigieux.

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La Lettre,  illustration du roman « Pride et Prejudice » de Jane Austen – Folio société, 2013

     “Be not alarmed, Madam, on receiving this letter, by the apprehension of its containing any repetition of those sentiments or renewal of those offers which were last night so disgusting to you. I write without any intention of paining you, or humbling myself, by dwelling on wishes which, for the happiness of both, cannot be too soon forgotten…”

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After the Ashes de Sara K. Joiner – l’éruption du volcan Krakatoa dans l’île de Java en 1883

     Histoire d’une enfant de 13 ans, Katrien Courtland qui vit à Java où elle vient de terminer la lecture du livre de Darwin « Sur l’Origine des Espèces » et qui inquiète son père et sa tante lorsqu’elle parcourt la jungle avec son ami indigène Slamet à la recherche de coléoptères plutôt que de passer son temps avec une fille blanche « comme il faut » nommée Brigitta que sa famille cherche à lui imposer. Lorsque le volcan Krakatoa entre en éruption, déclenchant un tsunami qui va tuer la moitié de la population, Katrien et Brigitta vont s’entraider pour survivre et ce partenariat va se transformer en amitié.

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House fire

    L’illustration « Maison en feu » crée pour la revue reader’s Digest Magazine de Novembre 2015 a reçu le Award of Excellence au « Communication Arts illustration » de 2016.

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Illustration pour le roman Arts du langage de Stéphanie Kallos, 2015

     Ce roman compte l’histoire de Charles Marlowe, un professeur plein de bonnes intentions, qui enseigne à ses élèves que le langage permet de repousser les limites de leur monde mais qui malheureusement est impuissant à communiquer avec son fils autiste. Sa femme et sa fille ont déserté le foyer familial et il s’interroge sur les raisons qui l’ont amené à cette impasse existentielle. Avec l’aide d’un étudiant en art ambitieux, d’une religieuse italienne et la mémoire d’un jeune garçon en costume blanc qui traduit son enfance avec consolation et tristesse, Charles va pouvoir finalement être capable de réécrire le script de sa vie. L’illustration des sœurs Balbussot représente Cody, le fils autiste comme un enfant alors que dans le roman, il est âgé de 21 ans. Il est vrai que dans le roman il y a beaucoup de flash-back dans les enfances du père et de son fils. Cody est représenté comme un acrobate en équilibre sur la ligne courbe de sa calligraphie pendant qu’il entoure la Lune de cercles concentriques. L’idée était de transmettre le sens de l’équilibre, la sensation de sérénité, du rêve et des émotions qui concourent ç la définition d’une nouvelle dimension de la communication.

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The Franklin's Tale is one of The Canterbury Tales by Geoffrey Chaucer. It focuses on issues of providence, truth, generosity and gentillesse in human relationships Dorigen on the black rocks in the sea.

The Franklin’s Tale of the Canterbury Tales by Chaucer

     Le conte du Franklin (The Frankeleyns Tale) est l’un des Contes de Canterbury écrit en Angleterre au XIVe siècle par Geoffrey Chaucer. Il se situe en Armorique et raconte l’histoire du mariage atypique d’Arvéragus de Kerru et de Doriguène dans lequel l’époux n’exerce aucune autorité sur son épouse même si, en public, le couple donne le change. Arvéragus doit partir en Angleterre, plongeant son épouse dans l’affliction et la crainte que son navire soit victime d’un naufrage lors de son retour en se fracassant sur les récifs noirs de la côte. Invitée à une fête où elle ne parvient pas à s’extraire de sa mélancolie, elle fait la connaissance d’Aurélius, un écuyer qui déclare être amoureux d’elle depuis longtemps. Emue par la détresse du jeune homme elle lui déclare qu’elle répondra à ses avances si il parvient à faire disparaître les récifs noirs au large. Un illusionniste parviendra à faire disparaître les rochers et réclame son dû à Doriguène. Celle-ci est désespérée d’avoir à tromper son époux qui entre temps est revenu d’Angleterre et songe au suicide. Finalement, à la vue de son mari, elle lui avoue sa faute mais contre toute attente celui-ci lui demande d’honorer sa promesse en gardant l’affaire secrète. Finalement, Aurélius libérera Doriguène de son contrat, ému par l’étendue de l’amour qui unit les deux époux. L’illusionniste, à son tour, abandonnera sa créance impressionné par la noblesses e l’écuyer. Le narrateur conclut son conte en demandant au public qui a été le plus généreux. L’illustration des sœurs Balbussot montre Doriguène scrutant l’arrivée du navire de son époux entourée de récifs et de falaises noirs.

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Illustration pour la nouvelle de Maupassant, le Horla

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Illustrations pour « Little Knife » de Leigh Bardugo

      La première image représente une énorme vague sous les traits d’une femme qui s’abat sur la forêt. Le jeune garçon qui se tient debout sur le rivage est représenté dans la seconde image agrippé à un arbre qu’entraîne le flot déchaîné.

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au revoir…

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illustres illustrateurs : Willi Geiger (1878-1971)

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Willi Geiger (1878-1971)Willi Geiger (1878-1971)

     Willi Geiger, né le 17 août 1878 à Landshut et mort le 11 février 1971 à Munich, est un peintre et illustrateur expressionniste allemand.
     Willi Geiger entre en 1903 à l’Académie des beaux-arts de Munich sous la direction de Franz von Stuck et dans la même promotion que Hans Purrmann avec qui il se lie. Par la suite, ses travaux, proches du courant expressionniste en font l’un des premiers graphistes au sens moderne : il collabora notamment avec Richard Dehmel et Frank Wedekind sur des projets éditoriaux. Il illustra de nombreux ouvrages durant la période de Weimar, résidant entre Berlin et Munich.
     Après 1933, il est mis à l’index par les nazis pour son style, assimilé à de l’art dégénéré. En 1947, il règle ses comptes avec Hitler en publiant une série de gravures impitoyables (Eine Abrechnung). Munich lui décerna le Grand Prix culturel de la Ville en 1953. Il continua d’enseigner puis de peindre, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.   (Wikipedia)

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Willi Geiger - 1904-1905 - page 240Willi Geiger – 1904-1905 – page 240

Willi Geiger - 1904-1905 - page 237

Willi Geiger – 1904-1905 – page 237

Willi Geiger - 1904-1905 - page 239

Willi Geiger – 1904-1905 – page 239

Willi Geiger

Willi Geiger - 1904-1905 - page 236

Willi Geiger – 1904-1905 – page 236

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi GeigerWilli Geiger

Willi Geiger - Trees reaching toward the sun

Willi Geiger – Trees reaching toward the sun

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger

Willi Geiger – Lickteig

Willi Geiger - Rheinfelder

Willi Geiger – Rheinfelder

Willi Geiger

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