Architecture

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« L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière»    Le Corbusier

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design du mobilier : sièges créés par Charlotte Perriand, Edouard Jeanneret et Le Corbusier (1928 -1929)

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Charlotte Perriand, Edouard Jeanneret et Le Corbusier au studio de la rue de Sèvres à ParisCharlotte Perriand, Edouard Jeanneret et Le Corbusier au studio de la rue de Sèvres à Paris

La première rencontre qui eut lieu en 1927 dans le studio de la rue de Sèvres à Paris entre Charlotte Perriand, jeune femme designer de 24 ans fraîchement émoulue de l’Ecole des Arts décoratifs de Paris et Le Corbusier se passa fort mal : la proposition de collaboration de la jeune femme dans les domaines de la conception de mobilier, celui-ci répondit : « Nous n’avons ici nul besoin de broder des coussins… » Quelque temps après, Le Corbusier devait réviser son attitude après avoir vu le travail exécutée par celle-ci en acier, aluminium et verre pour « le bar glaciaire sous le toit » au Salon d’Automne de Paris. S’ouvrira alors une période de collaboration de dix années jusqu’au moment où elle    collaborera avec l’artiste Fernand Léger et le constructeur Jean Prouvé.

siège créé par Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret en 1928siège créé par Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret en 1928

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Fauteuil à dossier B301 de Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret - années 1928

Fauteuil à dossier B301 de Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret – années 1928

Chaise Lounge LC1 créée par Le Corbusier en 1928

La chaise Sling LC1 créée par Le Corbusier en 1928 est une chaise basculante, inspirée des chaises d’officiers britanniques, qui a été conçue en 1928 par « Le Corbusier », designer/architecte. Elle est probablement son meuble le plus connu. les Piétements sont en acier tubulaire chromé. L’assise, les accoudoirs et le dossier basculant en cuir italien. Dimensions : Hauteur : 66 cm, largeur : 49 cm, profondeur : 59 cm.

chaise longue créée par Le Corbusier en 1928

chaise longue à bascule B306 Conception: Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret, 1928

chaise longue à bascule créée par Le Corbusier, Charlotte Perriand et Pierre Jeanneret en 1928

Chaise Longue B306,  Conception: Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret, 1928

Chaise Longue B306,  Conception: Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret, 1928

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Charlotte Perriand sur la Chaise Longue B306, 1928

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Swivel chair B302 de Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret - années 1928-29

Swivel chair B302 de Charlotte Perriand, Le Corbusier, Edouard Jeanneret – années 1928-29

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fauteuil pivotant LC7 et tabouret LC8 créés par Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand en 1928

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Fauteuil Grand LC3 créée par Le Corbusier et Charlotte Perriand

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fauteuil créé par Le Corbusier en 1929

fauteuil créé par Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand en 1929

canapé LC-2 créé par Le Corbusier

canapé LC-2 créé par Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand

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Home, sweet home : la villa Savoye à Poissy de Le Corbusier (1928-1931)

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Le Corbusier (1887-1965)

« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. »     Le Corbusier (1887-1965)

La villa Savoye est une maison emblématique construite en France de 1929 à 1931 par l’architecte d’origine Suisse Le Corbusier (de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret-Gris), sur la commune de Poissy, dans le département des Yvelines. Elle a contribué à jeter les bases d’une nouvelle architecture domestique et a exercé une influence considérable dans l’histoire de l’architecture.

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Le propriétaire, Pierre Savoye, riche administrateur d’une compagnie de courtage d’assurance et sa femme Eugénie, décrits par Le Corbusier comme comme des clients « dépourvus totalement d’idées préconçues : ni modernes ni anciens », souhaitaient construire  une maison de week-end dans un magnifique parc entouré de bois et forêts situé à 30 km de Paris et avaient confié le projet à l’architecte âgé alors de 42 ans. Celui-ci venait alors de relancer son activité théorique et professionnelle en association avec son jeune cousin Pierre Jeanneret en publiant dans une revue d’avant-garde un manifeste architectural anti-académique qui dénonçait le principe du décor qui dégrade la forme pure et promouvait une architecture moderne basée sur la mise en œuvre de cinq principes fondamentaux.

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–––– Les principes architecturaux défendus par Le Corbusier –––––––––––––––––––––––––––––––––––

Le Corbusier a élaboré ses théories et sa pratique architecturale à partir de quatre expériences  :

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croquis du Parthénon par Le Corbusier

  • la période formatrice entre 1909 et 1911 par les divers voyages d’étude qu’il a réalisé à travers l’Europe et l’Orient.
  • les expériences de travail notamment à Berlin chez l’architecte Peter Behrens, co-fondateur de la Deutscher Werkbund (Association allemande des artisans) qui s’est fixée pour tâche de concilier l’industrie, la modernité et l’esthétique et où il rencontrera les architectes Ludwig Mies Van Der Rohe et Walter Gropius et en France chez les frères Perret, industriels du bâtiment, et le dernier fils de la fratrie, l’architecte Auguste Perret chez lesquels il se familiarisera avec la technique du béton armé qui permet de libérer les façades des constructions de leur fonction traditionnellement porteuse en assurant le support des planchers par de simples poteaux. Cette avancée technologique offerte par le béton armé alliée à l’utilisation de matériaux nouveaux tels que le verre en grande dimension et les matériaux composites permettra à Le Corbusier d’avancer sa théorie du « plan libre » qui permet une organisation souple des espaces totalement affranchie des impératifs structurels du bâtiment.
  • l’aventure artistique du mouvement post-cubiste du Purisme qu’il mène avec le peintre Amédée Ozenfant, le poète Paul Dermée et le dessinateur et peintre théoricien Albert Gleizes qui préconise un retour à l’ordre en s’opposant aux dérives de l’art, stigmatise le cubisme et les excès futuristes. En architecture  le mouvement s’oppose au style académique et à l’éclectisme (mélange de styles architecturaux) et prônent les volumes simples qui valorisent  l’espace et la lumière et les formes pures dépourvues d’ornementations basées sur l’utilisation du nombre d’or.
  • La réflexion menée à partir de en compagnie de Pierre Jeanneret qui lui permettra de définir la théorie des « cinq points en architecture moderne » :
      • Capture d’écran 2013-09-12 à 08.07.23l’utilisation des pilotis
      • le toit-terrasse
      • le plan libre
      • la fenêtre-bandeau
      • la façade libre

     l’architecte-urbaniste et théoricien suisse Bruno Marchand dans son cours a montré que conjointement à l’élaboration de la théorie des cinq points, Le Corbusier a également mené une réflexion sur les différents types de formes extérieures de ses villas qu’il classait en quatre types :

      • resize_lecorbusier_laroche01«Le premier type montre chaque organe constitutif de la constuction surgissant à côté de son voisin, suivant une raison organique le “dedans prend ses aises, et pousse le dehors qui forme des saillies diverses.” Ce principe conduit à une composition “pyramidale”, qui peut devenir tourmentée si l’on n’y veille (voir la villa La Roche à Auteuil).                                                                                         
      • g4Le second type révèle la compression des organes à l’intérieur d’une enveloppe rigide, absolument pure. Problème difficile qui constitue peut-être une délectation de l’esprit et implique une dépense d’énergie spirituelle au milieu d’entraves qu’on s’est imposées (voir la villa Stein « Les Terrasses » à Garches).                                                                                                    
      • Capture d’écran 2013-09-12 à 12.45.20Le troisième type fournit, par l’ossature  apparente, une enveloppe simple, claire, transparente comme une résille; il permet, à chaque étage diversement, d’installer les volumes utiles des chambres, en forme et en quantité. Type ingénieux convenant à certains climats; composition très facile, pleine de ressources (villa Baizeau àTunis).                                                 
      • villa savoye-le corbusier - 1929-1931Le quatrième type atteint, pour l’extérieur, à la forme pure du deuxième type; à l’intérieur, il comporte les avantages, les qualités du premier et du troisième.Type pur, très généreux, plein de ressources lui aussi (Poissy).»

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––––Présentation de la villa Savoye –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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     Baptisée « les Heures claires » par ses propriétaires et de « machine à habiter » par son architecte, achevait la période dite des villas blanches de l’architecte. Elle est constituée d’un parallélépipède blanc soutenu par de fins pilotis, couvert de fenêtres en bandeau et surmonté de toits-terrasses.
     Compte tenu du caractère isolé de la villa, l’automobile était le seul moyen d’accès à celle-ci aussi Le Corbusier a-t-il privilégié la fonction de desserte de la maison par ce moyen de locomotion. C’est ainsi que la forme du volume du niveau Rez-de-chaussée s’inscrit de manière libre entre les pilotis de support du niveau supérieur et est en partie circulaire selon une courbe définie à partir du rayon de courbure minimum de braquage d’une automobile. L’automobile s’engage donc dans l’espace défini par le volume clos de forme courbe qui abrite les services communs et les pilotis pour conduire les usagers qu’à la porte du vestibule, puis selon les cas, se range dans le garage ou bien poursuit sa route pour le retour.
Les pièces habitables se situent au niveau supérieur.

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villa Savoye à Poissy, niveau Rez-de-chaussée : grand vestibule avec escalier et rampe d’accès au niveau 1, buanderie-lingerie, chambres personnel, garage.

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l’aire de circulation des automobiles et la grande verrière courbe du vestibule

     Cette organisation a pour conséquence que la maison semble posée sur l’herbe comme un objet, sans modifier ou déranger le terrain naturel. De ce fait elle ne possède pas de jardin aménagé directement sur le sol mais un patio situé au niveau 1 qui fait office de jardin sec et une terrasse situées sur la toiture terrasse d’où on pourra jouir d’une vue dégagée sur le paysage mieux qu’au niveau du sol.

     La structure de la construction est conforme en tous points aux principes architecturaux définis par l’architecte : poteaux porteurs équidistants portant des chevalets qui supportent eux-mêmes des poutrelles régulières et égales, plan libre et toitures terrasses. Il est à noter que si le plan et les façades des volumes habitables sont libres, la maison est perçue comme un parallélépipède rigide, l’architecte ayant clos son patio dans une seconde façade ajourée. L’éclairage naturel est assuré par des ouvertures linéaires en continu conformément au principe défendu de la fenêtre-bandeau et par quelques ouvertures zénithales.

Villa Savoye, l'escalier d'accès au niveau 1 dans le vestibuleDépart de l’escalier d’accès au niveau 1 dans le vestibule aux parois vitrées.

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arrivée de l’escalier et de la rampe au niveau 1 et escalier d’accès à la toiture terrasse du niveau 2.

villa Savoye à Poissy, niveau 1 avec patiovilla Savoye à Poissy, plan du niveau 1 avec patios : séjour, cuisine, 3 chambres, 2 salles de bain, un boudoir.

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espace séjour et patio

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ouverture sur le patio et le paysage

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––– la toiture terrasse aménagée et le patio –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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villa Savoye, toiture terrasse

au niveau 2, la toiture terrasse est en partie accessible (solarium)

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–––– conclusions ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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     Ce dessin exprime les trois grands objectifs qu’il convenait d’atteindre dans la conception de la villa Savoye…  On a souvent reproché à Le Corbusier le simplisme de ses théories urbanistiques et architecturales, c’est ainsi que ses théories urbanistiques défendues en 1933 dans la Charte d’Athènes qui prônaient pour l’aménagement des villes une séparation nette des quatre « fonctions » vie, travail, loisirs et circulation ont été par la suite vivement critiquées pour leurs aspects réducteur, rationaliste et techniciste.
     Dans le cas particulier de la villa Savoye, comment peut-on considérer que l’acte d’habiter se limite à trois fonctions fondamentales telles que l’économie, la recherche de l’hygiène et la facilité de circuler ? et comment la mise en forme de l’architecture qui l’accompagne peut-elle se fonder sur cette théorie aussi simpliste ? Quid des autres fonctions tout aussi fondamentales que la relation de l’homme avec son acquis culturel – qu’il s’exprime de manière consciente ou inconsciente – avec la nature qui l’entoure ou bien du caractère irrationnel lié à l’imaginaire qui prévaut lorsqu’il bâtit son habitat ? Le Corbusier a eu trop souvent tendance dans sa réflexion théorique à réduire la complexité de la vie humaine à quelques fonctions de base qu’il envisageait séparées alors que dans la réalité vécue elles sont intrinsèquement liées et réagissent les unes avec les autres. A supposer même que l’affirmation de Le Corbusier soit fondée, on ne voit pas en quoi la maison Savoye répondrait, de par sa conception ou ses caractéristiques, aux objectifs proclamés :

  • on ne peut considérer en aucune manière que la maison Savoye avec sa base structurelle démesurée par rapport à la faible importance des volumes bâtis et son absence de compacité soit « économique ».
  • On se pose également la question de l’aspect « hygiéniste » de cet exemple de l’architecture moderne par rapport à l’architecture traditionnelle. Le caractère hygiéniste ou non d’une construction relève plus des conditions de vie de ses occupants et de la nature et la qualité de son équipement que du fait qu’elle relève d’une architecture traditionnelle ou contemporaine.
  • De la même manière, on ne voit pas en quoi, la maison Savoye répond spécifiquement au problème posé par la circulation. Il ne faut pas accorder une importance excessive à la configuration de l’espace du rez-de-chaussée adapté au braquage des roues d’une automobile qui n’est en fait q’un gadget sympathique. Avec toute autre construction d’une architecture différente, l’accès aurait été traité de manière identique. Quant aux circulations verticales à l’intérieur de la villa, elles sont traitées de manière classique. 

     Limiter le problème de la définition architecturale d’une maison d’habitation à la manière de répondre au mieux à quelques fonctions choisies parmi toutes les autres et privilégiées parce que considérées comme fondamentales dans le cadre d’une théorie formelle contraignante ne peut être que réductrice par excès de simplification. Si l’on est un bon architecte sur le plan formel, on pourra faire dans ce cas un bel objet qui sera agréable à contempler voire génial mais impropre à sa fonction.

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–––– Sites et documentation utiles ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

  • Au sujet des villas qui ont précédées la Villa Savoye appelées « série des villas blanches » et qui ont permis à Le Corbusier d’expérimenter et forger ses théories, c’est « ICI« .
  • Théorie de l’architecture III par le professeur Bruno Marchand – Le Corbusier : ‎ltha.epfl.ch/enseignement_lth/theorie/polycopie_th4/chap_3.pdf

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Home, sweet home : la série des « villas blanches » de Le Corbusier (1928-1931)

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Le Corbusier (1887-1965)

« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. »     Le Corbusier (1887-1965)

La villa Savoye est une maison emblématique construite en France de 1929 à 1931 par l’architecte d’origine Suisse Le Corbusier (de son vrai nom Charles-Edouard Jeanneret-Gris), sur la commune de Poissy, dans le département des Yvelines. Elle a contribué à jeter les bases d’une nouvelle architecture domestique et a exercé une influence considérable dans l’histoire de l’architecture. Cette villa apparait comme l’aboutissement des recherches formelles de Le Corbusier et la mise en œuvre systématique de sa théorie des cinq points de l’architecture nouvelle réalisées lors de l’étude et la réalisation des villas qui l’ont précédées qui sont rassemblées sous le vocable des « Villas blanches ».

Pour en savoir plus sur la villa Savoye, c’est « ICI« .

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–––– Les villas de Le Corbusier qui ont précédé la villa Savoye, dites « villas blanches » ––––––––––––

  •  villa Jeanneret-Perret (plan de 1912), dite « Maison Blanche » réalisée pour ses parents à La Chaux-de-Fond (Suisse).

villa Jeanneret à La Chaux de Fond

  • la Villa Ker-Ka-Ré aussi appelée Villa Besnus, à Vaucresson, sa première réalisation française livrée en 1923 à un couple de rentiers retraités.

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villa Besnus, "Ker Ka Ré" - Le Corbusier, 1922

  • la maison-atelier Ozenfant pour son ami peintre, à Paris, également livré en 1923

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  • les six maisons ouvrières réalisées à Lège à l’invitation de l’industriel bordelais Henri Frugès.

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  • la Villa Le Lac à Corseaux au bord du lac Léman, commandée par ses parents, construite en 1924.

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  • la Cité Frugès à Pessac est composé de 50 logements dans le quartier moderne de Pessac, commandés en 1924 par le promoteur Henri Frugès et construits en 1926. « Je vous autorise à réaliser dans la pratique vos théories (…) Pessac doit être un laboratoire. » Henry Frugès passe commmande à l’architecte Le Corbusier en 1924. En effet le riche industriel pessacais souhaite implanter une  » cité-jardin  » pour loger ses ouvriers. L’absence de viabilisation du quartier entraîne la faillite du promoteur.

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  • la villa La Roche (1923-1925), pour le collectionneur et banquier Raoul La Roche. Le bâtiment comprend un appartement destiné à la famille de son frère pianiste, Alfred Jeanneret. Elle est l’actuelle Fondation Le Corbusier, à Paris.

C’est à propos de cette Villa que le Corbusier présente la notion de promenade architecturale : 

« On entre : le spectacle architectural s’offre de suite au regard; on suit un itinéraire et les perspectives se développent avec une grande variété; on joue avec l’afflux de la lumière éclairant les murs ou créant des pénombres. Les baies ouvrent des perspectives sur l’extérieur où l’on retrouve l’unité architecturale.»  

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  • La Villa Cook à Boulogne sur Seine en 1927.
  • La Villa Stein, « villa les terrasses », livrée vers 1929 à Garches.

Pour cette villa, Le Corbusier va exploiter de nouveau la notion de « promenade architecturale déjà expérimentée dans la villa Roche, en particulier dans le parcours extérieur de la pièce de la pièce à l’air libre jouxtant la maison :

«De l’intérieur du vestibule, une rampe douce conduit, sans qu’on s’en aperçoive presque, au premier étage, où se déploie la vie de l’habitant : réception, chambres, etc. Prenant vue et lumière sur le pourtour régulier de la boîte, les différentes pièces viennent se coudoyer en rayonnant sur le jardin suspendu qui est là comme un distributeur de lumière appropriée et de soleil (…) mais on continue la promenade. Depuis le jardin à l’étage, on monte par la rampe sur le toit de la maison où est le solarium. L’architecture arabe nous donne un ensei- gnement précieux. Elle s’apprécie à la marche, avec le pied; c’est en marchant, en se déplaçant que l’on voit se développer les ordonnances de l’architecture. C’est un principe contraire à l’architecture baroque qui est conçue sur le papier, autour d’un point fixe théorique. Je préfère l’enseignement de l’architecture arabe. Dans cette maison-ci, il s’agit d’une véritable promenade architecturale, offrant des aspects constamment variés, inattendus, parfois étonnants. Il est intéressant d’obtenir tant de diversité quand on a, par exemple, admis au point de vue constructif, un schéma de poteaux et de poutres d’une rigueur absolue.» 

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–––– Sites et documentation utiles ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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Home, sweet home… maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta – 1979

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maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

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Comment les enfants occidentaux dessinent-ils une maison ? Le plus souvent avec un toit d’où dépasse une cheminée qui fume, même si ces enfants habitent un immeuble collectif dans une cité de banlieue… Ce constat amène à penser qu’il existe en Occident une image archétypale de la maison individuelle alimentée par la culture dominante et perpétuée par les médias.

Maisons typique de l'architecture "Zabour" au Yemen - photo PiardochPourtant les maisons ne possèdent pas toutes un toit. dans les régions semi-désertiques du Moyen-Orient et d’Amérique où le bois était rare, les constructions étaient généralement de formes parallélépipédiques avec un toit plat.
Maisons d’architecture « Zabour » au Yemen – photo Piardoch

Mario Botta a osé, osé sortir du moule pré-formaté des habitudes, des préjugés, des règlements publics d’architecture qui, par facilité ou frilosité, freinent l’imagination et la recherche architecturale. Peut-être cette indépendance d’esprit provient-elle de sa formation première en dehors du circuit universitaire officiel. En 1958, à l’âge de quinze ans, il quitte l’école pour devenir apprenti dessinateur en bâtiment chez deux architectes de son Tessin natal : Luigi Camenish et Tita Carloni qui exercent à Lugano. Il y fait preuve d’un certain talent puisque un an plus tard, il concevra sa première maison d’habitation et découvre sa vocation : l’architecture. Il reprend alors ses études interrompues en s’inscrivant en 1961 au « Liceo Artistico » de Milan, puis à « l’Istituto Universitario di Archittettura » de Venise. Durant ses études, il continuera à travailler dans des agences d’architecture, notamment celle de Le Corbusier en 1965. Il ouvrira sa propre agence à Lugano, en 1970, à l’âge de 27 ans.

 

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

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