Home, sweet home au Japon – maison ossature bois dans la baie de Wakaura – Archivi architectes & associés

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lieu d’implantation : ville de Wakayama, Japon
concepteurs :
 Archivi Architectes (Seiichi Kubo, Yoshinobu Kagiyama, Mine Muratsuji)
fonction : résidence principale
structure : bois
superficie du bâtiment : 1 162 pieds carrés
surface totale du terrain : 1431 pieds carrés
niveaux : R + 1 + terrasse en toiture
Photographies : Yutaka Kinumaki

   Cette villa à ossature bois de deux étages se situe dans la ville de Wakayama située dans un secteur résidentiel de la partie Est de la Baie de Wakaura, au pied du parc national très fréquenté du mont Akibasan. Les architectes de l’agence Archivi (Seiichi Kubo, Yoshinobu Kagiyama, Mine Muratsuji). Le terrain d’implantation était peu propice à l’accueil d’une construction compte tenu de sa surface réduite et sa forme compliquée que les architectes qualifiait de « bossue ».
   Les architectes ont choisis de développer la construction autour d’une cour centrale aménagée en jardin traversée et contournée par un corridor de liaison largement vitré qui remplit  également la fonction de galerie pour abriter la collection léguée par le grand-père.  Les différentes pièces de la villa possède de larges baies vitrées pour pouvoir profiter de la lumière, de la végétation et de l’environnement naturel de la baie de Wakaura. Le jardin intérieur est ainsi visible de pratiquement tous les points de la villa. Les architectes ont également cherché à prolonger les espaces intérieurs sur l’extérieur par l’aménagement de terrasses bois et rendu accessible la toiture terrasse.
arbre subi ou cèdre japonais  Après avoir fait largement appel aux techniques et matériaux nouveaux, les japonais reviennent aujourd’hui aux matériaux et techniques traditionnels jugés de meilleure qualité. Les matériaux utilisés pour la construction de la villa l’ont été dans une optique de développement naturel et durable en référence aux techniques traditionnelles des charpentiers locaux. C’est ainsi que le cèdre et le cyprès japonais ont été utilisés pour la réalisation de la structure principale, les planchers et les revêtements même ceux composés d’éléments tressés. Les plafonds et certains revêtements intérieurs ont été réalisés en contreplaqué de bois Lauan. L’arbre sugi, qualifié de japan cedar en anglais, n’appartient pas en fait à la famille des cèdres mais est apprécié pour son bois clair et est largement utilisé dans la construction de maisons modernes. Le cyprès japonais, quand à lui, est une espèce de cyprès qui pousse à 35 m de haut et qui est cultivé pour son bois de très haute qualité. Le contreplaqué lauan est pour sa part beaucoup moins écologique, le bois de lauan, anciennement importé des Philippines, l’est aujourd’hui d’Indonésie et de Malaisie par suite de la destruction de 85 % des forêts de l’archipel philippin.

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axonométries montrant la structure interne de la maison et l’organisation des espaces

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–––– les façades  et les patios ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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façades donnant sur l’un des jardins intérieurs : largement vitrés, les volumes intérieurs se projettent sur l’espace extérieurs par l’intermédiaire de balcons et de larges terrasses en bois.

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vue sur la galerie qui sépare la cour centrale en deux jardins et sur l’escalier d’accès au niveau 1

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partie supérieure de la maison : le toit de la galerie est traité en coursive de circulation extérieure et la toiture en terrasse accessible aménagée

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–––– plans et vues intérieures –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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 plan du rez-de-chaussée

    . Une paroi pleine en bois isole la maison et ses jardins de la rue
    . l’entrée et de l’espace de stationnement des automobiles sont situés latéralement
    . l’entrée de la maison est précédée d’un porche d’où l’un des jardins est visible
    . le vestibule se prolonge par une première galerie adossée au mur sur rue et ouverte sur les jardins.
    . la galerie conduit à une première pièce ouverte sur un jardin et à espace de dépôt.
    . une 2ème galerie vitrée perpendiculaire à la 1ère traverse la cour et conduit au séjour-cuisine
   . l’espace séjour-cuisine se prolonge dans le jardin par une vaste terrasse
   . l’escalier d’accès à l’étage est accolé à cette seconde galerie
   . une autre pièce donne sur l’espace séjour-cuisine ainsi que des sanitaires

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plan du niveau 1

    . les volumes bâtis ne sont plus en continuité mais séparés par les espaces jardins
   . l’escalier issu du R-de-C débouche sur une coursive ouverte sur l’espace séjour-cuisine
   . la coursive donne accès à une pièce, un sanitaire et à l’escalier d’accès à la terrasse haute
   . la toiture du volume annexe séparé est traité en terrasse accessible grâce à un escalier

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coupes transversale et longitudinale

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Vue de la galerie adossée contre le mur isolant de la rue et ouverte sur le jardin à partir du volume annexe extérieur

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vue du porche et de l’entrée, de la coursive du niveau 1 donnant sur le vide séjour-cuisine du R-de-C et de l’escalier d’accès à la toiture terrasse

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vue sur les volumes intérieurs

 

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–––– le point de vue d’Enki ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

    L’architecture contemporaine du Japon frappe toujours les européens par sa spécificité et par la grande liberté formelle dont elle fait preuve.  Les architectures européenne et américaine ne se sont pas encore complètement dégagées des canons de l’architecture traditionnelle et expriment souvent un formalisme de composition dans la recherche du « beau » ou du « pittoresque » qui ramène au classicisme ou à l’expressionnisme même si cela est un peu moins vrai pour l’architecture américaine qui peut faire preuve d’un certain éclectisme.
   L’architecture japonaise moderne apparaît tout au contraire pragmatique. Les volumes, les matériaux sont représentés pour ce qu’ils sont, dans leur vérité première, sans être contraints de se couler dans un moule esthétique prédéterminé. De cette pratique qui s’apparente à une philosophie nait une architecture spontanée et naturelle souvent jugée par l’européen comme éclectique et parfois même hétéroclite.
 La maison conçue par les architectes du cabinet Archivi dénoterait sans doute dans un environnement urbain européen avec son manque d’homogénéité au niveau de la volumétrie et ses multiples édicules qui jaillissent des volumes de base mais elle est intéressante dans la mesure où son architecture s’affranchit des préjugés et des règles esthétiques préétablies.

 Les architectes font référence aux préoccupations environnementale et de développement durable, préoccupations qui auraient été les leurs lors de la conception du projet. S’il est vrai que le bois local a été largement utilisé pour la structure de la construction, cela est moins vrai pour la réalisation des parements en contreplaqué fabriqués à partir de bois du sud-est asiatique dont la production est aujourd’hui mal contrôlée et contribue à une déforestation dévastatrice dan cette région du monde. Mais le problème principal est posé par le choix d’une architecture éclatée ou les surfaces habitables largement vitrées pour des raisons esthétiques se répartissent dans des volumes séparés par des jardins et des patios, ce qui a pour conséquence d’augmenter de manière très importante les surfaces de façades et donc les déperditions calorifiques qui en découlent. Sur le plan de la consommation énergétique liée au chauffage, ce projet ne contribue en rien à l’affirmation du principe de développement durable.

    L’organisation intérieure des pièces étonnera également un observateur occidental mais ne peut s’analyser qu’en référence avec la maison japonaise typique à laquelle le projet se réfère et qui privilégiait, dans un plan éclaté en équerre ou en « U », une cour intérieure fermée et un « couloir-service » par lequel les différentes pièces s’ouvraient sur la cour.

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Exemple de résidence typique japonaise D’après Engel H., The Japanese House, p 92.

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     Enfin, de manière anecdotique, le projet de l’agence Archivi me semble pouvoir apporter une réponse sur le plan architectural – même si cette réponse ne constituait vraisemblablement pas pour les architectes auteurs du projet un but recherché – au problème de l’intégration de constructions ou de maisons à toitures terrasses dans un environnement bâti à toitures en pentes grâce à la présence de l’édicule de couverture de l’escalier qui introduit dans l’architecture des façades un élément oblique structurant qui fait référence à l’oblicité des toitures environnantes. Ce traitement en oblique d’éléments secondaires mais occupant une place très visible dans une architecture aux toits plats pourraient permettre dans certains projets de faciliter leur intégration dans un environnement bâti traditionnel.

Enki signature °°
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le 4 juin 2014

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Déconstructivisme : maison sculpture Dupli.Casa près de Ludwigsburg (RFA) – architectes : J. Mayer H.

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Jürgen Mayer H.

    Jürgen Mayer H. est le fondateur et le directeur de l’agence interdisciplinaire J. MAYER H. Architects axée sur les travaux à l’intersection de l’architecture, de la communication et des nouvelles technologies . Il a étudié à l’Université de Stuttgart, la Cooper Union et à Princeton University. Son travail a été publié et exposé dans le monde entier et fait partie des collections internationales comme le MoMA de New York et SF MoMA. Il a été récompensé par de nombreux prix, comme le Mies-van-der-Rohe Award 2003 et le Holcim Awards 2005 Bronze Europe pour le projet Metropol Parasol. Jürgen Mayer H. a enseigné à l’Université de Princeton, l’Université des Arts de Berlin, l’Université de Harvard, Kunsthochschule Berlin, l’Architectural Association de Londres et enseigne actuellement à l’Université Columbia à New York.
    Basé à Berlin, ses projets récents, outre la la villa Dupli.Casa près de Ludwigsburg, comprennent un centre étudiant à l’Université de Karlsruhe et le ADA1 immeuble de bureaux à Hambourg en Allemagne, le réaménagement de la Plaza de la Encarnación à Séville en Espagne et l’extension du parc scientifique Danfoss, Danemark. 

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DUPLI CASA – Villa près de Ludwigsburg, RFA

    • Cabinet d’architecte : J. MAYER H. Architects
    • Localisation : Ludwigsburg près de Stuttgart
    • fonction : maison d’habitation privée
    • Architectes chargés du projet : Georg Schmidthals, Thorsten Blatter
    • Equipe du projet : Juergen Mayer H., Simon Takasaki, Andre Santer, Sebastian Finckh
    • années de conception du projet : 2005-2008
    • années de réalisation : 2006-2008
    • superficie du terrain : 6.900 m2
    • emprise au sol de la construction : 569 m2
    • surface de plancher construite : 1.190 m2
    • nombre de niveaux : 3
    • hauteur de la construction : 12,20 m
    • Structure : béton armé, brique , charpente en bois
    • matériaux pour les murs extérieurs : béton cellulaire avec plâtre, verre
    • matériaux pour les parois et revêtements intérieurs : panneaux de bois, plâtre
    • Architecte chargé des travaux : AB Wiesler, Stuttgart
    • ingénieurs structure : Dieter Kubasch, Ditzingen und IB Rainer Klein, Sachsenheim
    • Architectes paysagistes : Büro Klaus Wiederkehr, Nürtingen
    • Photographe : David Franck

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   Le terrain se situe en bordure de la rivière Neckar et offrait des vues spectaculaires sur la vieille ville de Marbach, la ville natale de Friedrich von Schiller. Une maison d’habitation construite en 1984 qui avait subi de nombreuses extensions et modifications depuis sa construction occupait le terrain et les concepteurs du nouveau projet proclament que la géométrie de la nouvelle construction est basée sur l’emprise au sol de l’ancienne construction et continue de s’en faire l’écho grâce à un procédé de duplication et de rotation utilisé lors de la conception et qui constituerait une forme d‘ »archéologie de la famille ».

     La villa dispose de trois étages. A chaque niveau, les volumes sont organisés en saillie à à partir du noyau central de la maison, formant des porte-à-faux et leur fenêtres sont orientées de manière à révéler des vues spécifiques du paysage et des bâtiments environnants dont le bâtiment des archives de la littérature allemande créé par l’architecte britannique David Chipperfield. Pour organiser sa construction Mayer déclare avoir réutiliser le plan de la construction ancienne et l’avoir extruder en « torsion » pour définir les niveaux supérieurs. De ce fait, les espaces intérieurs et extérieurs s’interpénètrent et leur limites apparaissent indéfinies et aléatoires.
   Juergen Mayer H. est connu pour ses bâtiments d’allure futuriste. Il travaille en numérique dés le processus de conception et a un penchant pour les architectures tourmentées et incompréhensibles à la première lecture excluant souvent la ligne droite.  L’enveloppe globale est traitée comme une peau lisse de la toiture jusqu’au sol qui évite toute rupture par des transitions douces et homogènes.

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crocodile Lego

Vaisseau interstellaire échoué à mi-pente ou reste de fossile géant aux os blanchis par le temps qui nous accueille la gueule grande ouverte toute prête à nous happer…

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L’entrée principale monumentale marquée par un auvent imposant qui se projette en avant du bâtiment est assez réussie mais quelle est la raison qui justifie pour une maison individuelle un tel traitement du porche ?. L’effet dynamique est renforcé par le fait que cet auvent est traité en porte-à-faux

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En partie inférieure du terrain les trois niveaux de la construction sont visibles en totalité. Contrairement à l’impression ressentie au niveau supérieur la construction apparaît comme un agglomérat  de volumes en majorité paralélépipédiques aux bords arrondis et à toiture terrasse qui se détachent le plus souvent en porte-à-faux du noyau central. A noter le raccordement au sol du bâtiment par l’intermédiaire d’un revêtement de sol formant socle donnant l’impression que la peau de façade se prolonge sur le terrain pour « asseoir » la construction. Celle-ci apparaît alors comme un objet « posé » sur le terrain qu’on pourrait « décoller », transporter et poser ailleurs… A noter également la piscine au rez-de-chaussée à la fois ouverte et couverte par un volume en excroissance qui apparaît sur-ajouteé à la construction de base. (photos ci-dessus et ci-dessous)

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Tiens ! de ce côté là, les blocs de béton aux bords arrondis  empilés les uns sur les autres donnent une impression de blockhaus du mur de l’Atlantique peints en blanc avec vue sur la mer….

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la maison, la nuit… Forme spectrale se détachant sur le fond sombre du terrain et de la végétation

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–––– plans, coupe et vue des volumes intérieurs –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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coupe transversale sur la piscine au rez-de-chaussée et sa verrière d’éclairage, sur le hall d’entrée, l’espace central se développant sur toute hauteur  au niveau 1 et sur les volumes des chambres au niveau 2

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niveau Rez-de-chaussée avec la piscine semi-couverte et les volumes encastrés dans la pente

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la piscine au rez-de-chaussée

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niveau 1er étage avec l’entrée principale (à gauche), le noyau central composé d’un vide qui s’ouvre sur toute hauteur éclairé par une verrière en plafond et une cage escalier/ascenseur et les volumes secondaires qui se projettent sur l’extérieur et qui abritent la salle de séjour, la cuisine et la salle à manger, un salon. A noter la verrière de toiture du volume fermé de la piscine. Les architectes insistent sur l’axe de l’entrée qui offre une échappée visuelle sur la vieille ville de Marbach et sur le fait que les ouvertures des volumes séjour et salon donnent sur l’espace extérieur historique Goethe/Schiller (apparemment le musée-archives de la littérature allemande).

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    le volume salon avec en premier plan l’espace central se développant sur deux niveaux (photo ci-dessus) et offrant une vue dégagée et encadrée par les éléments obliques de la construction sur la Neckar et la vieille ville de Marbach avec l’espace Goethe/Schiller et le musée-archives de la littérature allemande (photo ci-dessous).

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    Il est intéressant de constater sur cette photo ci-dessus qu’un encadrement de vue non rectangulaire apparaît comme marqué du sceau de l’arbitraire (cette délimitation du paysage apparaît alors comme imposée par le concepteur et peut être considérée comme gênante pour la perception en tant que cadre inadapté) alors qu’un rectangle est une figure tout aussi particulière et imposée mais est interprétée de manière conventionnelle par l’habitude de l’usage comme une forme neutre et sans effet n’interférant pas sur la perception de ce paysage, ce qui est partiellement faux.

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Le volume salle à manger ouvert sur deux côtés. Où placer le buffet hérité de Grand-Mère ?

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le noyau et le vide central et la verrière d’éclairage en toiture

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niveau 2ème étage : c’est l’étage des chambres qui s’ordonnent par l’intermédiaire d’une coursive en mezzanine autour du noyau central composé du vide qui s’ouvre sur toute hauteur et une cage escalier/ascenseur.

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niveau 2 des chambres : vue sur le niveau inférieur à travers le vide central à partir de la mezzanine

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Le point de vue d’Enki

la toile déborde de sites présentant la DupliCasa de Meyer. Ce type d’architecture atypique qualifiée de « futuriste » répond bien à la recherche du « sensationnel » qui anime la plupart d’entre eux. Tous alignent les mêmes photos de caractère hyper-réalistes du photographe David Franck, apparemment photographe officiellement choisi par l’architecte. Ces photos ont une constante :

  • ils ne présentent la construction que dans sa globalité ou dans ses détails de manière partielle sans que soit visible l’environnement même immédiat et ceci malgré le fait que la rivière Neckar et la vieille ville de Marbach sont tous proches et en particulier le bâtiment des archives de la littérature allemande de l’architecte britannique David Chipperfield. Il aurait pourtant été intéressant de montrer de quelle manière le bâtiment s’intégrait ou au contraire s’opposait à l’environnement naturel et bâti dans lequel il était bâti.
  • les portions d’espaces verts visibles sur les photographies en bordure de la construction ne montrent que des pelouses présentant un aspect et une couleur uniformes comme si elles avaient été retouchées. La maison donne l’impression d’être posée sur une pelouse parfaite totalement artificielle. Cette impression est encore renforcée lorsque la peau extérieure des façades donne l’impression de se poursuivre sur le sol à la façon d’un socle qui aurait la fonction d’en assurer le support et la stabilité.
  • les volumes bâtis apparaissent vides meublés seulement de rares meubles contemporains soigneusement alignés dont le style a été choisi pour s’accorder à l’architecture. Aucun occupant n’est visible 

    Il résulte de tous ces éléments que la maison est représentée sur ces photos, non pas comme un lieu vivant, habité par une famille qui y a imprimé sa marque et son style de vie mais comme un objet sans vie parce que non habité, une sculpture dont la fonction est d’être contemplée et admirée mais en aucun cas utilisée et vécue.
   Il est à craindre que si les architectes ont choisi pour faire connaître leur œuvre, un mode de présentation aussi froid et désincarné, c’est que cette architecture était pensée dés l’origine de la conception d’abord comme une sculpture.

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   Voyons maintenant comment les architectes expliquent le parti-pris architectural pour lequel ils ont opté pour la conception de cette construction. La plupart des sites font référence à une ancienne construction bâtie en 1981 qui a été détruite pour réaliser la nouvelle et dont les architectes auraient réutilisé le plan d’origine pour la conception des niveaux supérieurs mais en les faisant pivoter autour d’un axe comme si une construction de trois étages aux plans de niveaux identiques ou semblables avait fait l’objet d’une « torsion » circulaire. C’est ce que représente le schéma-maquette ci-dessus fournis par l’architecte.

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    Cette torsion de la construction implique, pour pouvoir en assurer la stabilité, que de les volumes qui se  retrouvent alors en situation de porte-à-faux soient repris et supportés par de nouvelles structures porteuses. Dans la logique du phénomène de torsion défendu par les architectes, ces éléments porteurs ont été conçus de forme obliques comme si certains éléments porteurs verticaux de la construction initiale avaient été étendus obliquement de manière élastique sous l’effet de la déformation. 

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    C’est ce qu’exprime les deux maquettes ci contre où l’on peut voir en façades des deux niveaux inférieurs les structures porteuses obliques de liaison qui semblent avoir « accompagné » la déformation du bâtiment. Ce sont ces éléments de structure obliques qui impriment à la construction une tension et un certain dynamisme formel et qui atténuent l’effet de lourdeur causé par la superposition des volumes d’habitation conçus comme des blocs massifs se détachant d’un noyau central. Cette incorporation d’éléments formels obliques dans le volume de la construction s’applique également à certains des volumes de constructions traités en saillie et en pointe.

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     Que penser globalement de cette architecture ? Lorsque l’on cherche à la relier à un style ou à un  mouvement architectural passé ou présent on éprouve des difficultés à définir les critères de classification qui justifierait son intégration à l’un ou l’autre de ces mouvements. Ce qui apparaît certain, c’est qu’elle s’inscrit dans le mouvement actuel  qualifié de déconstructiviste en architecture défendu depuis les années quatre-vingt par des architectes tels que  Zaha Hadid, Rem Koolhaas et Frank Gehry, et qui cherche à se libérer des conventions techniques et culturelles pour inventer et mettre en scène des formes libres et chaotiques, imprévues mais contrôlées. On pourrait aussi le relier au mouvement expressionniste en architecture qui s’était épanoui en Allemagne au pendant la période Weimar.

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Vitra Design Museum en RFA de Frank Gehry (1989) et tour Einstein à Babelsberg de Mendelsohn (1921)

   Ce qui nous semble gênant dans le projet de la maison Dupli.Casa tel qu’il a été réalisé par le cabinet J. MAYER H. Architects est le côté « parti-pris » qui a prévalu au départ à sa conception sans s’appuyer sur une vision d’ensemble de l’architecture mise en œuvre en relation avec la vieille ville de Marbach chargée d’histoire  toute proche. L’élément déterminant qui a conditionné toute la conception architecturale du projet est une « idée » initiale, celle de la réutilisation d’une partie du plan de la construction ancienne qui occupait le terrain et sa  déclinaison pour les différents niveaux mais en la déformant et en modifiant son positionnement initial par un phénomène de « torsion ». Ceci dans le but de mettre en valeur un concept fumeux d’ « archéologie de la famille » qui doit vouloir exprimer dans l’esprit de ses défenseurs le souhait de réintégrer la nouvelle construction dans l’histoire familiale. Ceci est une plaisanterie. En fait, il nous semble que le désir premier de l’architecte était de réaliser une maison-sculpture en référence à l’architecture de type déconstructiviste actuellement à la mode et qui est la marque de fabrique de cette architecte et que la théorie de la torsion du plan initial n’est qu’un prétexte élaboré pour justifier le parti architectural adopté. On serait alors en présence d’un exemple d’œuvre artistique créée en référence à la théorie non avouée de l’art pour l’art dans laquelle la conception architecturale s’affranchit de toute contrainte sociale ou fonctionnelle qui irait à l’encontre de la créativité de l’artiste. Ce n’est pas tant l’architecture déconstructiviste qui est ici mise en cause que les dérives de certains de ses laudateurs. Il est navrant que la majorité des sites sur Internet traitant du design et de l’architecture adulent ce projet sous le prétexte qu’il est « futuriste » ou « surprenant ».

   Le résultat est un « monstre architectural » à l’image des chimères que sont ces animaux fabuleux composés de parties d’animaux de différentes espèces. C’est ainsi qu’à une façade composée de volumes d’une certaine lourdeur qui rappellent les anciens blockaus assemblés de manière agglomérante succède une façade composés des mêmes éléments traités cette fois avec des angles aigus ou une façade traitée de manière cette fois monolithique percée d’ouverture (façade en continuité de l’entrée) et que des éléments constructifs apparaissaient sur-ajoutés à la structure initiale pour compenser des manques structurels dus aux choix architecturaux initiaux et où l’espace extérieur de l’entrée est traité de manière inutilement monumentale à la manière d’une entrée de bâtiment public.

    Les photos présentées sont celles d’une construction-sculpture désincarnée sans présence humaine, il serait intéressant de savoir, après quelques années d’occupation, comment la famille occupante s’est appropriée l’espace et  vit dans l’architecture imaginée par l’architecte. Il serait également intéressant de savoir comment cette construction atypique est ressentie par les habitants de la ville voisine de Marbach.

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    On est loin avec cette maison, de l’archétype cher au philosophe Bachelard de la maison traditionnelle qui se développe de la cave au grenier sous une toiture à double pans et se rattache, véritable Axis Mundi, par la cave au monde tellurique et par la cheminée, le grenier et ses poutres, au monde du ciel. Mais cette structure de la maison étudiée par Bachelard (qui était celle où il avait vécu enfant) à partir de laquelle se déploie pour ceux qui y habite un imaginaire très particulier n’est pas la seule forme possible. Dans une architecture différente de la maison traditionnelle, il est possible de déployer un tout autre type d’imaginaire qui découlera des caractéristiques propres à cette architecture et des ouvertures qu’elle offre à la rêverie. C’est ainsi que certains habitants logeant au plus haut d’une tour d’habitation déclarent avoir le sentiment de vivre au-dessus du monde réel, dans les nuages et développent un imaginaire qui leur est propre lié à cette sensation. Les occupants d’une maison-coquillage ou d’une maison-nid développeront un imaginaire lié à l’image du cocon protecteur qui protège en épousant les formes du corps, qui est celle du foetus dans le ventre de sa mère. Les habitants d’une demeure historique vont développer pour leur part un imaginaire lié à la préservation d’un héritage historique et culturel impliquant une mission de protection et de préservation de la construction qui a résisté jusque là aux assauts du temps.   Pour une maison-sculpture qui se proclame œuvre d’art en rupture avec les formes imposées par les stéréotypes ou les modèles anciens hérités du passé, l’imaginaire de l’occupant pourra se développer à partir du sentiment exaltant d’être un précurseur en avance sur son temps et de participer à une expérience artistique enrichissante à moins qu’il juge insupportable les contraintes imposées par l’architecture qui lui a été imposée… De là les nombreuses modifications apportées par les occupants aux projets initiaux de grands architectes au grand dam des défenseurs de la préservation de la pureté architecturale. A partir du moment où les fonctions matérielles, familiales et  et sociales de bases sont assurées par l’habitat, le champ de développement des fonctions culturelles auquel il doit aussi répondre est infini et peut se déployer dans toutes les directions en fonction de la personnalité de chacun.

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9 janvier 2014
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–––– Documents complémentaires ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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Home, sweet home : la maison « Model Home 2020 » de la société VELUX à Verrières-le-Buisson 91

–––– Projet Maison Air et Lumière du programme Model Home 2020 de VELUX en France ––––––––

Maison Air et Lumière

Le projet Model Home 2020 est un projet lancé à l’échelle européenne sous l’égide de la société VELUX qui prévoit de réaliser 6 maisons expérimentales à faible consommation d’énergie et utilisation d’énergies renouvelables dans six pays d’Europe (Royaume-Uni, Danemark, Autriche, Allemagne, et France.)

Maison Air et Lumière _ crédit photo cénario

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Le thème du projet « Model Home 2020 » portait sur la réalisation d’unités architecturales permettant de synthétiser des exigences fortes en matière d’efficacité énergétique présentant un bilan énergétique positif, de qualité architecturale, d’impact faible voir neutre sur l’environnement, de confort de vie pour ses occupants,  et d’utilisation des énergies renouvelables. En France, c’est le projet « Maison Air et Lumière » étudiée par le cabinet Nomade Architectes qui a été choisi pour réaliser une maison de 135 m2 à Verrières-le-Buisson (91).
Faisant le constat qu’en France, l’image de la maison individuelle implique un toit en pente et que la réalisation d’une architecture de toiture est incontournable, le cabinet Nomade a décidé de traiter le toit comme une « cinquième façade ouverte sur le ciel » dont le jeu des unités différenciées traduisent l’organisation intérieure des volumes et dont les pentes ont été optimisées pour recevoir les surfaces de captage des panneaux solaires ou photovoltaïques. Les capteurs solaires n’étant pas considérés comme des éléments parasites plaqués par nécessité sur la construction mais comme totalement intégrés à celle-ci. La maison est composée de trois volumes de base différents, accolés les uns aux autres. Cette juxtaposition de formes simples devrait permettre selon les concepteurs d’exporter le concept pour de l’habitat groupé ou pour une maison plus grande par l’adjonction de modules.

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Caractéristiques techniques de la construction :

  • la surface des baies compte pour 33% de la surface habitable soit le double du minimum imposé par la réglementation actuelle fixée par la RT 2012. L’ensemble des pièces disposent d’un apport de lumière naturelle abondant, mais maîtrisé afin de ne pas produire de surchauffe en été. La taille et la position des fenêtres ont été optimisées grâce à l’emploi du logiciel VELUX Daylight Vizualiser qui permet la simulation des conditions d’éclairement et du niveau lumineux de chaque pièce.
  • cette importance des surfaces de baies risquait de nuire au confort thermique d’été, celui-ci est assuré grâce à la forte inertie thermique de la construction assurée par les dalles des planchers, une isolation performante des parois et des planchers intermédiaires.
  • qualité de l’air assurée par un système hybride de ventilation : VMC double flux en hiver et en ventilation naturelle en été activée par un système d’ouverture automatisée des baies verticales et fenêtres de toit.
  • les objectifs d’énergie positive sont atteints grâce à la mise en place de plusieurs systèmes de production tels que capteurs solaires pour la production d’eau chaude sanitaire, capteurs photovoltaïques pour la production d’électricité, pompe à chaleur pour le chauffage, ventilation double flux et système domotique pour le pilotage de la ventilation, du chauffage et des apports solaires.

Pour de plus amples informations techniques (documentation VELUX) c’est ICI

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schéma du concept énergétiqueschéma du concept énergétique

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La modularité permet une adaptation en habitat simple ou groupé en milieu urb

La maison  Air et Lumière testée en situation

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–––– Décryptage de l’architecture : avis du blog « De paysage en paysage » –––––––––––––––––––––––

   La note de présentation de l’architecte du projet mettait l’accent sur la contrainte que représentait la toiture en pente, contrainte imposée par l’image que l’on pourrait presque qualifier d’archétypale de la toiture en pente dans l’inconscient et l’imaginaire français lié à la maison.
En réduisant ainsi les fonctions de la toiture à son unique fonction de représentation et d’image, on nie ses anciens rôles fonctionnels qui étaient multiples :

  • constructif et économique avec la possibilité, grâce à la mise en place de fermes, d’augmenter les portées et réduire la section des poutres de support du toit.
  • permettre l’évacuation rapide des eaux de pluie et de la neige (en cas de forte pente) et éviter la stagnation de l’humidité.
  • protection des façades des intempéries grâce aux avancées de toitures.
  • protection des abords de la construction des intempéries ou des excès de l’ensoleillement grâce aux avancées de toiture formant auvent et brise-soleil ce qui permettait un prolongement des fonction des volumes intérieurs de la construction sur l’espace extérieur (activités agricoles ou terrasses habitables)

    La logique de cette interprétation de représentation du rôle de la toiture implique qu’elle soit réduite au minimum c’est à dire que son rôle se limite à sa simple fonction de couverture des volumes couverts, ce qui induit en conséquence le choix d’une architecture de volumes type boîtes juxtaposées sans débords de toiture où la couverture est traitée de la même manière que les façades. Le choix professé par l’architecte de traiter la toiture comme une « cinquième façade » est ici poussé à l’extrême, les matériaux pouvant être les mêmes, c’est le cas apparemment de la façade sud et de certains pignons qui possèdent le même revêtement métallique que la toiture, cette dernière semblant alors se poursuivre en façade.
A noter que le désir de ménager un espace terrasse protégé en façade sud a imposé de rompre l’intégrité volumétrique de la boîte séjour en ménageant un retrait de la façade vitrée et donc la reconstitution ponctuelle d’une avancée de toiture.

    Les autres façades sont réalisées en lames de bois. On ne saisit pas très bien la logique qui a conduit à traiter certaines façades en bois et d’autres en métal, sauf peut-être le désir de renforcer l’aspect volumétrique de certaines parties de la construction en ne différenciant pas leur traitement de surface mais dans ce cas pourquoi traiter ainsi certains volumes et pas d’autres ?

   Le fait que certaines façades sont traitées en bois sous une couverture non débordante et ne sont donc pas protégées des intempéries fait que nous devons nous poser le problème récurrent de la tenue et de l’aspect futurs de ces façades. On sait que le bois, même de qualité supérieure, exposé de manière directe aux intempéries souffre avec le temps et voit son aspect modifié parfois de manière hétérogène selon son exposition et son emplacement. Le choix d’une suppression des avancées de toiture est-il fonctionnel ou idéologique ? L’architecture contemporaine pour épouser la modernité éprouve trop souvent le besoin de se démarquer à tout prix de l’architecture du passé quitte à adopter des solutions techniques contestables sur les plans techniques et fonctionnels.

   Curieusement, la plupart des constructions promues en Europe par la société VELUX dans le cadre du projet Model Home 2020 se réfèrent au même concept architectural d’architecture volumétrique sans débords de toiture, seul apparemment le projet anglais (est-ce un effet du pragmatisme qui caractérise ce peuple peut enclin à suivre les modes) a conservé des débords de toiture.
A noter la solution originale mise en œuvre par le projet allemand pour résoudre le problème toujours délicat posé par l’intégration architecturale des capteurs solaires à la construction. Plutôt que de vouloir les intégrer, comme dans le cas des autres projets, à la toiture des volumes habités ce qui implique des contraintes d’exposition et de pente, le projet allemand les a placés apparemment en toiture du garage traité comme un volume indépendant s’opposant à la construction principale par son traitement en matériaux verriers.

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–––– autres maisons du projet « Model Home 2020 » de VELUX à l’étranger –––––––––––––––––––––––

Sun Light House en AutricheSun Light House en Autriche  (photos  Adam Mørk)

Licht Aktiv Haus en AllemagneLicht Aktiv Haus en Allemagne

Home for Life au Danemark

Home for Life au Danemark

Green Light House au Danemark

Green Light House au Danemark

Carbon Light Home au Royaume-Uni

Carbon Light Home au Royaume-Uni

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Home, sweet home… maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta – 1979

Mario BottaMario Botta

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

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Comment les enfants occidentaux dessinent-ils une maison ? Le plus souvent avec un toit d’où dépasse une cheminée qui fume, même si ces enfants habitent un immeuble collectif dans une cité de banlieue… Ce constat amène à penser qu’il existe en Occident une image archétypale de la maison individuelle alimentée par la culture dominante et perpétuée par les médias.

Maisons typique de l'architecture "Zabour" au Yemen - photo PiardochPourtant les maisons ne possèdent pas toutes un toit. dans les régions semi-désertiques du Moyen-Orient et d’Amérique où le bois était rare, les constructions étaient généralement de formes parallélépipédiques avec un toit plat.
Maisons d’architecture « Zabour » au Yemen – photo Piardoch

Mario Botta a osé, osé sortir du moule pré-formaté des habitudes, des préjugés, des règlements publics d’architecture qui, par facilité ou frilosité, freinent l’imagination et la recherche architecturale. Peut-être cette indépendance d’esprit provient-elle de sa formation première en dehors du circuit universitaire officiel. En 1958, à l’âge de quinze ans, il quitte l’école pour devenir apprenti dessinateur en bâtiment chez deux architectes de son Tessin natal : Luigi Camenish et Tita Carloni qui exercent à Lugano. Il y fait preuve d’un certain talent puisque un an plus tard, il concevra sa première maison d’habitation et découvre sa vocation : l’architecture. Il reprend alors ses études interrompues en s’inscrivant en 1961 au « Liceo Artistico » de Milan, puis à « l’Istituto Universitario di Archittettura » de Venise. Durant ses études, il continuera à travailler dans des agences d’architecture, notamment celle de Le Corbusier en 1965. Il ouvrira sa propre agence à Lugano, en 1970, à l’âge de 27 ans.

 

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

maison à Pregassona (Tessin), architecte Mario Botta, 1979

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