Nancy Cunard, avant Elsa…


     Parmi toutes les femmes qui ont partagé la vie d’Aragon, deux se détachent : l’anglaise Nancy Cunard, jeune femme fortunée en tant qu’héritière du fondateur de la Cunard Line, installée à Paris dés le début des années 1920, libérée et volage qui fréquentait le milieu intellectuel d’avant-garde parisien avec qui il a vécu de 1926 à 1928 et, après son abandon par celle-ci lors d’un voyage à Venise, Elsa Triolet, une jeune femme russe d’une grande force de caractère, sœur de Lili Brink, la compagne de Maiakowski, séparée de son mari français, qui en dépit de diverses crises l’accompagnera et exercera une grande influence sur lui jusqu’à la fin de sa vie.

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Louis Aragon et Nancy Cunard aux bracelets photographiée par Man Ray – année 1926 

« Elle n’aimait que ce qui passe et j’étais la couleur du temps. Et tout de même l’Ile Saint-Louis n’était pour elle qu’un voyage. Elle parlait d’ailleurs. Toujours d’ailleurs. Je rêvais l’écoutant, comme à la mer un coquillage »   Aragon, le Roman inachevé.

    Il semble qu’Aragon ait été amoureux passionné de Nancy Cunard, avec laquelle il partagea de nombreux voyages en Espagne, en Hollande, en Italie, en Allemagne, et en divers lieux de France. Le dernier de ces voyages qui se situait à Venise en août 1928 se termina par un drame, Nancy l’ayant abandonné pour un musicien de jazz noir, Aragon fit une tentative de suicide aux somnifères. Nancy aurait été le grand amour de sa vie hypothèse corroborée par Elsa Triolet elle-même qui dira à ce propos :  « On parle toujours des poèmes que Louis a écrits pour moi. Mais les plus beaux étaient pour Nancy. »


Le roman inachevé : extrait

Malles
Chambres d’hôtel
Ainsi font ainsi font font font
Dans les couloirs silencieux les chemins gris bordés de rouge
Et l’on met les souliers dehors afin de mieux voir au plafond
Le couple des ombres qui bouge

Elle n’aimait que ce qui passe et j’étais la couleur du temps
Et tout même l’Ile
Saint-Louis n’était pour elle qu’un voyage
Elle parlait d’ailleurs
Toujours d’ailleurs
Je rêvais l’écoutant
Comme à la mer un coquillage

Une femme c’est un portrait dont l’univers est le lointain
À Paris nous changions de quartier comme on change de chemise
De la femme vient la lumière
Et le soir comme le matin
Autour d’elle tout s’organise

Une femme c’est une porte qui s’ouvre sur l’inconnu
Une femme cela vous envahit comme chante une source
Une femme toujours c’est comme le triomphe des pieds nus
L’éclair qu’on rejoint à la course

Ali l’ignorant que je faisais
Où donc avais-je avant les yeux
On quitte tout pour une femme et tout prend une autre envergure

Tout s’harmonise avec sa voix
La femme c’est le
Merveilleux
Tout à ses pas se transfigure

Et je m’amusais tout d’abord
Crépusculaires
Ophélies
Aventuriers au teint brûlé comme des châteaux en
Espagne
Gens en disponibilité
Charlatans de
Gallipoli
De ce monde qui l’accompagne

Qui est l’actrice aux yeux d’iris lourde et blonde comme un bouquet

(…)

Portrait de Nancy Cunard par Barbara Ker-Seymer

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J’avais ma peine et ma valise
Et celle qui m’avait blessé
Riait-elle encore à Venise 
Moi j’étais déjà son passé

Aragon, Après l’amour

Portrait de Nancy Cunard par Barbara Ker-Seymer


    Et pour clore cet article, toujours tiré du Roman inachevé, le poème qui évoque sa tentative de suicide à Venise – Poème mis en musique et chanté par Léo Ferré

Il n’aurait fallu
Qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
A l’immensité
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d’air

Rien qu’un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s’appuie
A moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m’a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l’herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon cœur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l’ombre douce

Louis Aragon : Le Roman Inachevé (1956)

 


 

A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux

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Nostalgie d’un amour passé… Man Ray et Lee Miller.

     En 1929, Lee Miller après un début de carrière comme mannequin vedette du magazine Vogue et modèle à New York s’installe à Paris et devient assistante, modèle et compagne de Man Ray. Elle découvre alors la photographie et commence à réaliser des portraits et des photographies de mode dans un style fortement influencé par la mouvance surréaliste. Elle quittera Man Ray en 1932 et rejoint alors New York ou elle ouvre son propre studio de photographie qui connaîtra vite le succès.

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« Il est sept heures du matin à l’horloge, avant que la faim de l’imagination ne soit satisfaite. Le soleil ne s’est pas encore décidé s’il allait se lever ou rester couché – mais ta bouche apparait… Elle devient comme deux corps, séparés par une ligne d’horizon, mince, ondulante. Comme la terre et le ciel, comme toi et moi, et donc comme tous les objets microscopiques, invisibles à l’œil nu… Lèvres du soleil, vous vous m’attirez sans cesse de plus en plus près et, en cet instant d’avant le réveil, lorsque je sort de mon corps – que je suis en état d’apesanteur – je te rejoins dans la lumière du jour et le même espace vide, et, mon unique réalité, je t’embrasse avec la seule chose qui reste de moi : mes propres lèvres »  (Man Ray, Cahiers d’Art, 10 : 5-6)
Lee Miller

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Man Ray – A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux, 1932-34

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MAN RAY

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« Les lèvres rouges flottaient dans un ciel bleu-gris, au-dessus d’un paysage crépusculaire où l’on voyait, à l’horizon, un observatoire et ses deux dômes, comme des seins, à peine suggérés dans la pénombre. C’était une impression que je gardais de mes promenades quotidiennes dans les jardins du Luxembourg. Probablement à cause de leurs dimensions, les deux lèvres ressemblaient à deux corps enlacés. C’était très freudien. » (Man Ray, Autoportrait, Actes sud, 1998, pp. 334-35)

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    Dans les années 1929-1932, Man Ray était obsédé par la perfection de la bouche de sa muse, assistante et compagne du moment, Lee Miller. la reproduction de cette bouche sera pour lui un leitmotiv qu’il déclinera sous de multiples formes. Lee Miller rompra avec son amant trop possessif une nuit d’octobre 1932 et retournera à New York voler de ses propres ailes. Désespéré, Man Ray voudra exorciser son chagrin en se lançant durant deux années dans la réalisation d’un imposant tableau représentant les lèvres de Lee : « A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux » , on y voit les lèvres démesurées de Lee, flotter dans un ciel chargé de nuages moutonnants au-dessus de l’Observatoire de Paris dont la coupole dédoublée évoque une poitrine de femme. Quelques années plus tard, de 1934 à 1936, il réalisera une série de photographies de ce tableau au pied duquel sont disposés une table jeu d’échec, un corps de femme ou Man Ray lui-même, étendus ou assis sur un divan.

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A propos du poème d’Eluard, « Man Ray » (1935)…

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Paravent des Yeux fertiles inspiré par Man Ray par le poème d'Eluard, 1935

Paravent des Yeux fertiles inspiré par Man Ray par le poème d’Eluard, 1935

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L’orage d’une robe qui s’abat
Puis un corps simple sans nuages
Ainsi venez me dire tous vos charmes
Vous qui avez eu votre part de bonheur
Et qui pleurez souvent le sort sinistre de celui qui vous a rendue si heureuse
Vous qui n’avez pas eu envie de raisonner
Vous qui n’avez pas su faire un homme
Sans en aimer un autre

Dans les espaces de marées d’un corps qui se dévêt
A la mamelle du crépuscule ressemblant
L’œil fait la chaîne sur les dunes négligées
Où les fontaines tiennent dans leurs griffes des mains nues
Vestiges du front nu joues pâles sous les cils de l’horizon
Une larme fuse fiancée au passé
Savoir que la lumière fut fertile
Des hirondelles enfantines prennent la terre pour le ciel

La chambre noire où tous les cailloux du froid sont à vif
Ne dis pas que tu n’as pas peur
Ton regard est à la hauteur de mon épaule
Tu es trop belle pour prêcher la chasteté

Dans la chambre noire où le blé même
Naît de la gourmandise

Reste immobile
Et tu es seule.

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Dali, Gala, Eluard et Nush en 1931

Dali, Gala, Eluard et Nush en 1931

    L’atelier de Man Ray voyait défiler nombre de jolies femmes que le photographe dénudait pour les photographier et les mettait parfois dans son lit. Les surréalistes et leurs compagnes étaient des habitués de l’atelier et participaient souvent à ses travaux. On ignore quelle pourrait être précisément la femme à laquelle le poème fait allusion dans son poème. Ce pourrait être aussi bien Gala le premier grand amour d‘Eluard qu’il avait épousé en 1917 en et qui l’avait quitté en 1929 pour Salvator Dali après avoir été un moment la maîtresse de Max Ernst, ou bien Nush, sa seconde femme qu’il avait rencontré en 1929 et qu’il épousera en 1934. Quelques vers du poème pourraient néanmoins donner une indication :

Dans les espaces de marées d’un corps qui se dévêt
A la mamelle du crépuscule ressemblant
L’œil fait la chaîne sur les dunes négligées
Où les fontaines tiennent dans leurs griffes des mains nues
Vestiges du front nu joues pâles sous les cils de l’horizon
Une larme fuse fiancée au passé
Savoir que la lumière fut fertile

   Ces vers font en effet penser au montage photographique réalisé en 1925 par Man Ray sur un frottage de Max Ernst qui présente, dans une ambiance crépusculaire, les yeux et une partie du visage de Gala se superposant à un horizon de dunes et à la surface plane d’une mer au repos. L’universitaire Jean-Charles Gateau, spécialiste de poésie contemporaine, émet l’hypothèse que les hirondelles du poème pourraient évoquer les sourcils de Gala et l’expression « L’œil fait la chaîne » s’interpréter comme « forge la chaîne qui m’enchaîne ». Cette deuxième strophe du poème serait alors une référence nostalgique à la période de la vie d’Eluard antérieure à 1929.

montage réalisé par Man Ray sur un frottage de Max Ernst - les yeux de Gala, 1925

    

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Mes Deux-Siciles : le portrait de Rosaria Schifani par la photographe antimafia Letizia Battaglia (II) – Regards croisés

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Rosaria Schifani - photo de Letizia Battaglia, Palerme 1993

Rosaria Schifani, Palerme 1993

Cette photo magistrale réalisée en 1993 par la photographe Letizia Battaglia est celle de Rosaria Schifani, la jeune veuve de l’agent Vito Schifani, assassiné le 23 mai 1982 par la Mafia sicilienne en même temps que le juge Giovanni Falcone, membre du « pool » antimafia de Palerme, son épouse et deux autres gardes du corps. (voir l’article précédent portant sur les faits, c’est ICI).

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Décryptage de la photo.

   Au premier abord, la photo nous frappe par la simplicité et la rigueur de sa composition basé sur la symétrie: un axe vertical situé au centre du cadrage divise la photo en deux parties rigoureusement égales. Cet axe passe exactement au milieu du visage suivant l’arête du nez et rejoint à la base de la photo l’échancrure basse en V de la robe et la pointe du collier. La moitié gauche du visage apparaît dans la photo presque totalement plongée dans une zone d’ombre profonde, presque noire, alors que la moitié droite est elle fortement éclairée par une projection lumineuse parfaitement encadrée par la zone d’ombre et la chevelure brune.
    La partie inférieure droite du visage se détache de l’ensemble, marquée par l’ombre portée du sommet du cou, et dessine un angle aigu lumineux à la pointe dirigée vers le bas. A cet angle, répondent en écho l’angle formé par la pommette droite et un angle lumineux identique formé par le décolleté du vêtement.
Cette rigueur extrême de la composition, cette rigidité, confère au portrait l’expression d’un sentiment de gravité et de dignité.

décryptage

    L’autre élément déterminant de la photo est évidemment le fait que Rosaria a les yeux clos, élément encore renforcé par la configuration chez elle de la paupière qui apparaît fortement marquée. La bouche est légèrement entrouverte exprimant un état de détente ou d’abandon.

Capture d’écran 2013-12-13 à 07.18.09Capture d’écran 2013-12-13 à 07.21.58    Cet état pourrait être celui de la mort avec la mise en scène de la présentation d’une morte à l’intention des vivants renvoyant à la coutume sicilienne d’exposition des cadavres au public. Dans les années soixante j’avais été choqué par la coutume encore vivace à cette époque qui consistait à exposer les cadavres en bordure de rue, à la porte des demeures, entourés par les femmes de la famille éplorées et en habit de deuil et par la mise en scène qui l’accompagnait mais je pense plutôt que l’attitude de la jeune femme est l’expression d’un retrait du monde, d’un refus d’être mis en présence de la barbarie des uns, de la lâcheté des autres et d’assister à la défaite des justes. Ce faisant, elle s’isole, rentre dans sa coquille intérieure où elle va se ressourcer, retrouver des forces pour affronter de nouveau le monde… Rappelons que cette photo a été prise en 1993, l’année qui avait suivi le meurtre du juge Falcone et de son mari et qu’un nouvel attentat avait eu lieu quelque temps plus tard dont la victime était cette fois le juge Borsellino. Si cette interprétation est juste, le retrait du monde de Rosaria ne sera  pas définitif, et c’est finalement la vie qui reprendra le dessus, elle quittera la Sicile avec son fils, fondera un nouveau foyer et fera comprendre à ceux qui ne voulait voir en elle qu’une veuve éplorée qu’elle ne voulait pas être réduite à cette image allégorique.

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Regards croisés

La première fois que j’ai pris connaissance de cette photo de Letizia Battaglia , j’ai eu l’impression qu’elle m’était familière, que je l’avais déjà contemplé. J’ai mis du temps à comprendre les raisons de cette impression. Sur le plan formel, cette photo faisait écho  à des thèmes traités par plusieurs œuvres artistiques très connues dans les domaines de la peinture et de la photographie et en particulier certains clichés de Man Ray et ceratins tableaux de Picasso.

Man Ray - Noire et Blanche, 1926

Man Ray – Noire et Blanche, 1926 : dans cette photographie les thèmes traités sont ceux de l’opposition entre le noir et le blanc et les yeux clos.

   L’irruption de l’art africain et de ses masques à la forte puissnace expressive dans le domaine artistique date du début du vingtième siècle. La légende veut que le peintre Maurice de Vlaminck avait découvert dans une gargotte d’Argenteuil deux statuettes du Dahomey en bois peint et une autre, noire, originaire de Côte d’Ivoire. Vivement impressionné, il en fit l’acquisition et compléta plus tard sa collection par d’autres acquisitions. Parmi celle-ci un masque blanc du Gabon, cédé par la suite à Derain qui, à sa vue, en serait resté si l’on en croit Vlaminck « bouche bée » et qui impressionnera également vivement Picasso et de Matisse. Ambroise Vollard le lui emprunta ensuite et en fit faire un moulage en bronze par le fondeur de Maillol. C’est sur l’instigation de Matisse que Picasso ira visiter en 1907, le musée d’Ethnographie et influencé par cette visite peindra ses premières œuvres inspirées par l’art africain. Dés lors, la mode de « l’art nègre » était lancée. On s’arrachait les œuvres. L’Amérique fur également touchée par le phénomène à l’occasion du lancement à New York par le photographe Stieglitz d’une exposition consacrée à Matisse et à Picasso où figuraient des objets africains. C’est à cette occasion que l’artiste peintre et photographe américain Man Ray aurait découvert l’art africain.

masque aboulémasques baoulés

masque Baoulé

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Rosaria Schifani - photo de Letizia Battaglia, Palerme 1993

Les masques mbangu des Pende

Masque mbangu de l’ethnie Pende

    Les Pende du Congo situés à la limite du Kassaï sont connus pour leur masque dont on en distingue deux catégories: les minganji qui sont des masques d’ancêtres et les mbuya qui sont plutôt des masques évoquant des individus comme le chef, l’ensorcelé, l’amoureux, l’homme en transe etc… Les masques mbangu représentent « l’ensorcelé » et font donc parties de cette deuxième catégorie. Le masque ci-dessus fait partie des collections du Musée Royal de l’Afrique Centrale à Tervuren (Belgique). Il est bicolore à l’axe de symétrie tordu. L’opposition noire et blanc fait référence aux cicatrices provoquées par les brûlures de celui qui serait tombé dans le feu lors d’une crise d’épilepsie. De plus, la distorsion du visage symbolise toutes les maladies connues. On a attribué à ce masque une influence sur les Demoiselles d’Avignon de Picasso.

Picasso - les Demoiselles d'Avignon - ExtraitPicasso – les Demoiselles d’Avignon, 1907 – Extrait

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