illustre illustrateur : Lynd Ward, graveur sur bois expressionniste – Frankenstein (1934).

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LWCOV-C

    Lynd Ward (1905 – 1985) était un artiste américain connu pour ses gravures sur bois, en particulier, ses romans sans paroles, dans lequel il raconte une histoire entièrement par des gravures sur bois. Son style allie style Art déco et expressionnisme allemand. Il a illustré dans un style profondément troublantt et poétique  le roman de Mary Shelley Frankestein dans une édition de Harrison Smith et Robert Hass à New York, en 1934.
   

Lynd Ward - Frankenstein, 1934

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QUATRIÈME LETTRE
À Madame Saville, en Angleterre

    L’événement que nous venons de vivre est si étrange que je ne peux pas m’empêcher de vous le rapporter, même s’il est probable que nous allons nous revoir avant même que cette lettre soit parvenue en votre possession.
    Lundi dernier (le 31 juillet), nous étions presque entourés par la glace qui encerclait notre navire de toutes parts, lui laissant à peine un espace où il flottait. Notre situation était extrêmement dangereuse, surtout qu’un épais brouillard nous enveloppait. Nous sommes restés sur place, espérant quelque changement, une atmosphère et un temps plus favorables.
   Vers les deux heures, le brouillard se dissipa et nous aperçûmes autour de nous d’immenses îlots de glace déchiquetés : ils semblaient ne pas avoir de bornes.
    Quelques-uns de mes compagnons se mirent à gémir et je commençais aussi à devenir inquiet, quand soudain notre attention fut attirée par un objet bizarre, de telle sorte que la situation où nous trouvions nous préoccupa moins.
    Nous distinguâmes un chariot bas, fixé sur un traîneau et tiré par des chiens, passer au nord, à la distance d’un demi-mille. Une silhouette de forme humaine, de toute apparence de stature gigantesque, était assise dans le traîneau et guidait les chiens. Avec nos télescopes, nous observâmes la rapidité de la course du voyageur, jusqu’à ce que celui-ci disparaisse parmi les enchevêtrements de glace.
    Cette circonstance nous sidéra. Nous étions – ou du moins nous pensions nous trouver à des centaines de milles de la terre. Mais cette apparition laissait supposer le contraire : en réalité nous étions moins loin que nous le croyions
     Comme nous étions entourés de glace, il ne nous fut pas possible d’en suivre les traces avec une attention plus soutenue.
    Environ deux heures après cette rencontre nous perçûmes le grondement de la mer et avant la nuit la glace se rompit et libéra le navire. Mais nous restâmes sur place jusqu’au matin de peur de heurter dans l’obscurité ces grandes masses qui dérivent, dès lors que la glace s’est brisée. j’en profitai à ce moment-là pour me reposer quelques heures.
Dans la matinée cependant, au point du jour, je montai sur le pont et trouvai tous les matelots réunis d’un seul côté du navire, comme s’ils parlaient à quelqu’un qui se trouvait dans la mer. Et en effet, un traîneau semblable à celui que nous avions vu avait dérivé vers nous pendant la nuit, sur un énorme morceau de glace. Un seul chien encore était vivant. Mais il y avait aussi un homme auquel les matelots s’adressaient pour qu’il monte à bord. Ce n’était pas, ainsi que l’autre voyageur le paraissait, un habitant sauvage d’une île inconnue mais un Européen. Lorsque j’arrivai sur le pont, le second lui dit
     – Voici notre capitaine ! Il ne vous laissera jamais périr en pleine mer.
    En m’apercevant, l’étranger m’adressa la parole en anglais, bien qu’avec un accent étranger :
    – Avant que je monte à bord de votre vaisseau, dit-il, auriez- vous la bonté de me dire de quel côté vous vous dirigez ?
    Vous devez concevoir mon étonnement en entendant la question que posait cet homme qui était plongé dans les affres et à qui mon vaisseau devait paraître comme un bien plus précieux que tous ceux que l’on rencontre sur la terre. Je lui répondis toutefois que nous allions en exploration vers le pôle Nord.
    Il parut satisfait et accepta de monter à bord. Mon Dieu, Margaret, si vous aviez vu l’homme qui capitulait ainsi pour son salut, vous auriez connu une énorme surprise !
   Ses membres étaient presque gelés et son corps était atrocement meurtri par la fatigue et la souffrance. Je n’ai jamais vu un homme dans un tel état. Nous nous efforçâmes de le conduire dans la cabine mais, dès qu’il ne fut plus en plein air, il perdit connaissance.    Nous le ramenâmes aussitôt sur le pont et, pour qu’il recouvre ses esprits, nous le frottâmes avec de l’eau de vie et fîmes en sorte qu’il en avale une faible quantité. Petit, à petit, il redonna des signes de vie. Nous l’enveloppâmes alors dans des couvertures et nous le plaçâmes près du poêle de la cuisine. Il alla progressivement de mieux en mieux et prit un peu de potage pour se revigorer.

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Lynd Ward - autoportrait, 1930

Lynd Ward – autoportrait, 1930

     Plus que tout autre illustrateur, Ward a saisi dans ses gravures l’ambivalence avec laquelle l’auteur de Frankenstein a décrit le «monstre» (également appelé «être», «créature», «démon», «démon», «misérable», et « diable »). Celui-ci apparaît  à la fois pathétique et terrifiante et son corps est à la fois athlétique et déformée. On éprouve de la pitié pour lui, de la la sympathie et l’on peut même parfois s’identifier à lui, sans pour autant vouloir lui tenir la main ou le laisser pleurer sur notre épaule….

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Gravures et extraits du texte auquel elles se réfèrent

Lynd Ward - Frankenstein : Elisabeth enfant, 1934

Elisabeth enfant
   Elle avait vécu auprès de ses parents d’adoption et elle avait grandi dans cette masure, un peu comme une rose au milieu des ronces.
   Quand mon père revint de Milan, il trouva jouant à mes côtés dans le vestibule de notre demeure, une enfant plus belle qu’un chérubin, une créature dont le regard irradiait et dont les mouvements étaient plus gracieux que ceux des chamois sur les montagnes. Cette présence fut rapidement expliquée. Avec son accord, ma mère persuada les paysans qui la gardaient de lui confier la charge de l’enfant. Ils l’aimaient certes et pour eux elle avait été une bénédiction. Mais ils comprirent qu’il n’était pas juste de la laisser dans la pauvreté et le besoin au moment où la Providence lui assurait une protection plus puissante. Ils consultèrent le curé du village : il fut décidé qu’Élisabeth Lavenza viendrait habiter la maison de mes parents. Elle ne fut pas seulement une sœur pour moi mais aussi la délicieuse compagne de mes études et de mes loisirs.
Tout le monde adorait Élisabeth. L’attachement passionné, la vénération que chacun lui vouait et qui m’animait aussi furent mon orgueil et mon ravissement. La veille de son arrivé

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Lynd Ward - Frankestein, 1934

La vision nocturne
    Une sueur glacée me couvrait le front, mes dents claquaient, j’étais saisi de convulsions. Puis, la lumière jaunâtre de la lune se glissa à travers les croisées de la fenêtre et j’aperçus le malheureux – le misérable monstre que j’avais créé. Il soulevait le rideau de mon lit et ses yeux, si je puis les appeler ainsi, étaient fixés sur moi. Ses mâchoires s’ouvrirent et il fit entendre des sons inarticulés, tout en grimaçant. Peut-être parlait-il mais je ne l’entendis pas. Une de ses mains était tendue, comme pour me retenir. Je pris la fuite et me précipitai vers les escaliers. Je cherchai refuge dans la cour de la maison où je passai le reste de la nuit, marchant fébrilement de long en large, aux aguets, attentif au moindre bruit, à croire qu’il annonçait chaque fois l’approche du démon à qui j’avais si piteusement donné la vie.
   Oh! Quel mortel pourrait supporter l’horreur d’une telle situation ! Une momie à qui l’on rendrait l’âme ne pourrait pas être aussi hideuse que ce misérable. Je l’avais observé avant qu’il ne fût achevé : il était laid à ce moment-là, mais quand ses muscles et ses articulations furent à même de se mouvoir, il devint si repoussant que Dante lui-même n’aurait pas pu l’imaginer.

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Lynd Ward - Frankestein, 1934

L’excursion avec Henry
   Le mois de mai avait déjà commencé et j’attendais tous les jours la lettre qui fixerait la date de mon départ, quand Henry me proposa une excursion pédestre dans les environs d’Ingolstadt, afin que je puisse prendre congé du pays où j’avais si longtemps habité. J’acceptai avec plaisir cette proposition. J’aimais l’exercice physique et Clerval avait toujours été mon compagnon favori lors des randonnées que nous faisions çà et là dans mon pays natal.
    Ce furent quinze jours de pérégrinations. Ma santé et mon moral m’étaient revenus depuis longtemps, et le bon air, les avatars habituels du voyage, les discussions avec mon ami me fortifièrent plus encore. Les études m’avaient retenu à l’écart de mes semblables et j’étais devenu un être asocial. Clerval réussit à ranimer en mon cœur de meilleurs sentiments. Il m’apprit à aimer de nouveau la contemplation de la nature et le visage souriant des enfants. Excellent ami ! Comme tu m’aimais sincèrement, avec quel courage n’as-tu pas essayé d’élever mon âme au niveau de la tienne ! Des expériences égoïstes m’avaient miné l’esprit mais par ta gentillesse et ta douceur tu m’as rendu l’équilibre! Et je redevins la créature heureuse qui, il y a quelques années à peine, était aimée de tous et n’avait ni chagrin, ni souci. Lorsque j’étais heureux, la nature avait le pouvoir de m’offrir les plus exquises sensations. Cette saison était vraiment divine. 

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Justine en prison
Nous entrâmes dans la cellule obscure et nous aperçûmes Justine assise sur de la paille. Ses mains étaient ligotées et sa tête reposait sur ses genoux. Elle se dressa en nous voyant entrer. Quand nous fûmes seuls avec elle, elle se jeta aux pieds d’Élisabeth et se mit à pleurer. Ma cousine pleurait aussi.
– Oh! Justine, dit-elle, pourquoi m’as-tu privée de ma dernière consolation ? Je comptais sur ton innocence et, bien que j’aie été très malheureuse, je ne le suis pas autant que maintenant.
Vous aussi vous pensez que je suis foncièrement mauvaise ? Vous vous joignez donc à mes ennemis pour m’accabler et me tenir pour une criminelle ?
Des sanglots étouffaient sa voix.
– Lève-toi ma pauvre fille, dit Élisabeth ! Pourquoi te mettre à genoux, si tu es innocente ? Je ne fais pas partie de tes ennemis. Je crois que tu n’es pas coupable, malgré toutes les charges qui pèsent sur toi, tant que je n’aurai pas entendu tes propres aveux. La rumeur, dis-tu, est fausse.
Ma chère Justine, sois assurée que rien ne pourra ébranler ma confiance en toi, excepté ta confession.
– J’ai avoué mais c’est un mensonge. 

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Lynd Ward, Frankenstein, 1934

la rencontre à la Mer de Glace
    J’avais à peine parlé lorsque j’aperçus soudain, à une certaine distance, la silhouette d’un homme qui avançait vers moi à une vitesse surhumaine. Il bondissait au milieu des cratères de glace, parmi lesquels je m’étais promené avec précaution. Sa stature aussi, tandis qu’il s’approchait, semblait exceptionnelle pour un homme. J’étais troublé.
    Un brouillard passa sous mes yeux et je sentis que je perdais contenance. Mais, avec le vent glacial qui soufflait, je repris rapidement les esprits. Et je vis, lorsque la créature fut toute proche (spectacle extraordinaire et abhorré!), que c’était le monstre à qui j’avais donné la vie.
     Je tremblai de rage et d’horreur, résolu à attendre sa venue avant d’engager avec lui un mortel combat. Il approcha.
    Ses traits exprimaient une douloureuse angoisse, mêlée de dédain et de malice, alors que sa laideur atroce avait quelque chose de trop horrible pour un regard humain.
    Mais je me gardai de l’observer. La rage et la haine m’avaient tout d’abord privé de parole et je ne la retrouvai que pour exprimer ma fureur et mon abomination.

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Lynd Ward - Frankestein, 1934

Le rejet
« Je me réveillai vers midi. Encouragé par la chaleur du soleil qui brillait avec éclat sur le sol blanc, je décidai de poursuivre mon voyage. Je ramassai ce qui restait encore du repas, le fourrai dans une besace que je trouvai et m’avançai parmi les champs de nombreuses heures.
Au coucher du soleil, j’étais aux abords d’un village. Quel spectacle miraculeux! Les cabanes, les cottages charmants, les maisons imposantes éveillèrent tour à tour mon admiration. Les légumes dans les jardins, le lait et le fromage que je voyais exposés à la fenêtre de certains chalets excitèrent mon appétit. J’entrai dans l’un des plus beaux mais j’avais à peine mis le pied à l’intérieur que les enfants se mirent à crier et qu’une femme s’évanouit. Tout le village était en effervescence. Certains fuyaient, d’autres m’attaquèrent jusqu’à ce que, gravement blessé par les pierres et les autres projectiles qu’on me lançait, je me sauve dans la plaine et aille peureusement me réfugier dans une petite hutte, toute basse, et dont l’apparence, comparée aux demeures du village, était misérable.

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Lynd Ward - Frankestein, 1934

La révélation de sa laideur
    «Peu à peu, je me rendis compte que les sons qu’il émettait lorsqu’il parlait étaient les mêmes que ceux qu’il émettait lorsqu’il lisait. Je supposai donc qu’il trouvait sur le papier des signes qui lui permettaient de parler et qu’il comprenait et je voulus moi aussi les connaître. Mais était-ce possible puisque je ne pouvais pas saisir les sons correspondant à ces signes ? Néanmoins, je fis de notables progrès en ce domaine mais ils n’étaient pas suffisants pour me permettre de suivre une conversation quelconque (…). J’avais une grande envie de révéler ma présence aux fermiers mais je m’apercevais bien que je ne devais rien tenter avant d’avoir réussi à maîtriser leur langage – et peut-être, en étant capable de parler, pouvais- je aussi faire oublier la difformité de ma figure, car sur ce point-là aussi j’avais appris à mesurer les différences existant entre nous.
    « J’avais admiré la perfection des corps des fermiers -leur grâce, leur beauté, la délicatesse de leur allure. Comme j’étais terrifié lorsque je voyais mon reflet dans l’eau ! La première fois, je m’étais jeté en arrière, ne pouvant pas croire que c’était moi que le miroir réfléchissait. Mais lorsque je fus pleinement convaincu que j’étais un authentique monstre, je ressentis une profonde, une humiliante amertume. Hélas ! Je ne connaissais pas tout à fait encore les conséquences fatales de ma misérable difformité ! 

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Le père de Safie en prison
    Quelques mois encore avant mon arrivée, ils vivaient dans une grande et luxueuse ville nommée Paris, (…). 
    Le père de Safie avait été la cause de leur ruine. C’était un marchant turc’ Il habitait déjà Paris depuis quelques années lorsque, pour une raison que je ne pus comprendre, il avait été banni par son gouvernement. Il avait été arrêté et jeté en prison le jour même où Safie arrivait de Constantinople pour venir vivre avec lui. Il avait été jugé et condamné à mort. L’injustice de cette sentence était par trop flagrante. Tout Paris s’en était indignée. L’on prétendait que c’était moins à cause du forfait qu’il avait commis qu’on l’avait condamnée qu’à cause de sa religion et de sa, richesse.
    Par hasard, Félix avait assisté au procès. Quand il avait appris la décision de la cour, il avait été horrifié et indigné. À ce moment-là, il avait fait le vœu solennel de délivrer cet homme et de faire l’impossible pour y aboutir. Après qu’il avait plusieurs fois essayé en vain de s’introduire dans la prison, il s’était aperçu qu’une fenêtre grillagée, dans une partie non gardée du bâtiment, donnait accès à la cellule du malheureux mahométan. Celui-ci, lié avec des chaînes, attendait dans le désespoir l’exécution de l’atroce sentence.

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Lynd Ward - Frankestein, 1934Agressé par Félix
    À cet instant, j’entendis les pas de mes jeunes protecteurs. Je n’avais plus une seule seconde à perdre. Je saisis la main du vieillard et criai :
    « – Il est grand temps ! Sauvez-moi, protégez-moi ! C’est vous et votre famille, ces amis que je cherchais. Ne m’abandonnez pas alors que l’heure de mon épreuve vient de sonner !
    « – Grand Dieu ! s’exclama le vieillard. Qui êtes-vous ?
    À cet instant, s’ouvrit la porte du chalet et Félix, Safie et Agatha entrèrent. Comment décrire leur épouvante et leur stupéfaction lorsqu’ils m’aperçurent? Agatha s’évanouit. Safie, incapable de secourir son amie, se précipita hors du chalet. Félix, lui, bondit sur moi et, avec une force surhumaine, m’arracha des genoux de son père. Saisi de fureur, il me jeta sur le sol et me frappa violemment avec un bâton. J’aurais pu lui briser les membres, comme le lion en présence d’une antilope. Mais mes forces, paralysées par la fièvre, défaillirent et je me retins. Je vis qu’il allait me refrapper. Vaincu par la douleur et l’angoisse, je sortis du chalet et, dans le tumulte général, courus me cacher dans ma cabane. » 

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LW161L’assassinat du petit William
    À ce moment, un léger sommeil dissipait déjà ma rancœur quand je fus réveillé par l’arrivée d’un beau garçon qui, plein d’agilité, venait en courant vers l’abri que je m’étais choisi. Et soudain, en le voyant, j’eus l’idée qu’une petite créature ne pouvait pas avoir, elle, de préjugés et qu’elle n’avait assez vécu pour connaître l’épouvante et la laideur. Aussi, si je parvenais à m’emparer de lui, si je réussissais à en faire un ami et un compagnon, je ne serais plus seul dans ce monde peuplé d’hommes’ »Obéissant à mon impulsion, je saisis le garçon au passage et l’attirai vers moi. Dès que ma physionomie lui fut révélée, il plaça ses mains devant les yeux et poussa un cri formidable. Je lui tirai énergiquement les mains du visage et lui dis :
« – Pourquoi fais-tu cela, mon enfant ? Je n’ai pas l’intention de te nuire. Écoute-moi.
    Il se débattit violemment.
« – Lâchez-moi, hurla-t-il. Monstre ! Abominable créature ! Vous voulez me manger et me mettre en pièces. Vous êtes un ogre. Laissez-moi partir ou je le dirai à mon papa.
« – Tu ne reverras plus jamais ton père, mon garçon. Tu dois venir avec moi !
« – Hideux monstre ! Laissez-moi partir. Mon papa est un syndic’ C’est M. Frankenstein’.. Il vous punira. Vous n’oserez pas me garder !
« – Frankenstein ! Tu es donc de la famille de mon ennemi, de celui envers lequel je nourris une éternelle vengeance. Tu seras ma première victime !
    L’enfant se débattait toujours et m’accablait d’injures qui me déchiraient le cœur. Je le pris à la, gorge pour le faire taire mais, en un rien de temps, il tomba mort à mes pieds.
  Je contemplai ma victime et mon cœur se gonfla d’exultation et d’un triomphe infernal. En battant des mains, je m’écriai :
« – Moi aussi, je peux créer la désolation. Mon ennemi n’est pas invulnérable. Cette mort le remplira de désespoir et mille autres misères le tourmenteront et l’annihileront !

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Lynd Ward - Frankenstein, 1934

La navigation en barque sur le lac Léman.
    Souvent, après que le reste de la famille se retirait pour la nuit, je prenais une barque et passais de longues heures sur l’eau. Et parfois, toutes voiles dehors, je me laissais pousser par le vent ou alors, après avoir ramé jusqu’au milieu du lac, je laissais mon embarcation dériver et je m’abandonnais à de sombres réflexions. Quand tout était silencieux alentour, quand il ne restait que moi comme créature inquiète au milieu de ce site si beau et si merveilleux – si l’on excepte quelques chauves-souris et quelques grenouilles dont le coassement rude et continu ne se percevait qu’aux abords du rivage -, j’étais régulièrement tenté de me précipiter dans le lac afin que ses eaux puissent se refermer à jamais sur moi et sur mes malheurs. Mais j’étais retenu par la pensée de l’héroïque Élisabeth que j’aimais tendrement et dont l’existence était fondée sur la mienne. Je pensais aussi à mon père et au frère qui me restait. Pouvais-je donc, par ma désertion honteuse, les laisser exposés, sans aucun moyen de défense, à la malice de la créature que j’avais moi-même déchaînée parmi eux ? 
    Dans ces moments-là, je pleurais amèrement et je souhaitais recouvrer la paix afin d’apporter aux miens la consolation et le bonheur. Mais ce n’était pas possible. Le remords étranglait le moindre espoir.

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Etats d’âme…
   Un soir, je me trouvais dans mon laboratoire. Le soleil avait disparu et la lune venait juste de se lever au-dessus de la mer. Il ne me restait plus assez de lumière pour travailler et je demeurai là, perplexe, me demandant si j’allais abandonner ma tâche pour la nuit ou si, en m’appliquant plus encore, je ne pourrais pas plus vite la mener à bonne fin. Comme je m’interrogeais, une foule de pensées vinrent m’assaillir et je me mis à réfléchir sur les conséquences de mon acte. Trois ans plus tôt, je m’étais déjà engagé dans la même voie et j’avais créé un démon dont l’effroyable barbarie m’avait déchiré le cœur et avait fait naître en moi les remords les plus amers. Et maintenant, j’étais sur le point de fabriquer une autre créature dont je ne savais pas quelles seraient les dispositions d’esprit. Elle pouvait être mille fois plus mauvaise que la première et prendre plaisir à tuer et à semer la désolation. 
    Le démon, lui, avait juré de quitter le voisinage des hommes et de se cacher dans les déserts. Mais que dire de sa compagne ? Elle qui, selon toute probabilité, allait devenir un animal doué de pensée et de raison, refuserait peut-être de se soumettre à un pacte conclu avant sa création. 

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L’assassinat de Henry Clerval
   Comme il avançait le long de la grève, il avait heurté du pied quelque chose et s’était de tout son long étalé sur le sol. Ses compagnons lui avaient porté secours et, à la clarté de leur lanterne, ils s’étaient rendu compte qu’il était tombé sur le corps d’un homme mort, selon toute apparence. 
   Ils avaient d’abord cru que c’était là le cadavre d’un noyé, rejeté par la mer sur le rivage. Mais, par la suite, ils avaient remarqué que les vêtements de l’homme n’étaient pas mouillés et même que le corps n’était pas encore tout à fait froid. Ils l’avaient immédiatement transporté dans la maison d’une vieille femme qui habitait les environs et avaient essayé en vain de le ranimer. Tout semblait indiquer qu’il s’agissait d’un jeune homme qui devait avoir dans les vingt-cinq ans. À première vue, il avait été étranglé et, en dehors d’une marque de doigt noire autour du cou, on ne voyait sur lui aucune trace de violence. La première partie de cette déposition ne me concernait nullement. Mais, lorsque fut mentionnée la marque de doigt, je me souvins du meurtre de mon frère et me sentis extrêmement secoué. Mes membres tremblaient, un voile me couvrit les yeux et je dus m’appuyer sur une chaise pour me retenir.

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LW217Lynd Ward - Frankestein, 1934

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L’assassinat d’Elisabeth
Mais je ne découvris aucune trace de lui et je commençais déjà à supposer qu’il y avait beaucoup de chance qu’il ne mît pas sa menace à exécution, lorsque tout à coup j’entendis un cri terrible et effrayant. Il venait de la chambre où Élisabeth s’était retirée. La vérité, toute la vérité s’imposa à moi : je laissai tomber les bras et tous mes muscles se figèrent. Je sentis que mon sang se glaçait et venait chatouiller l’extrémité de mes membres. Mais cela ne dura qu’un instant. Un autre cri jaillit et je me ruai vers la chambre. 

      Grand, Dieu ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ce moment- là ? Pourquoi suis-je ici à vous relater l’anéantissement de ma seule espérance et de la plus pure des créatures humaines ? Elle gisait, inerte et sans vie, en travers du lit, la tête pendante, les traits livides, contractés, à moitié cachés par sa chevelure. Où que je me tourne, je vois la même image – les bras ballants, étendue sur son lit nuptial, telle que le meurtrier l’avait laissée. Pourrais-je encore vivre après cela ? Hélas ! La vie est obstinée : elle se cramponne à vous même quand on la déteste. À cet instant, je perdis connaissance et m’écroulai sur le sol.

     Lorsque je retrouvai mes esprits, les gens de l’auberge m’entouraient. Leur physionomie exprimait une indicible terreur mais cette terreur-là me semblait une caricature, l’ombre des sentiments qui m’accablaient. Je m’écartai d’eux et gagnai la chambre où gisait le corps d’Élisabeth, mon amour, mon épouse, si vivante, si douce, si belle, il y a quelques minutes à peine. Elle n’était plus dans la position dans laquelle je l’avais découverte la première fois. À présent, elle avait la tête appuyée sur un bras. Un mouchoir lui couvrait le visage et le cou. J’aurais pu croire qu’elle dormait. Je me ruai sur elle et l’enlaçai avec ardeur mais la rigidité de ses membres et le froid de sa chair me disaient que je ne tenais plus entre mes bras cette Élisabeth que j’avais tant aimée et tant chérie. Sur son cou apparaissaient les traces de doigt criminelles et aucun souffle ne s’échappait de ses lèvres. Tandis que je me tenais penché sur elle, dans l’agonie du désespoir, je levai les yeux. Jusqu’à cet instant, les fenêtres de la chambre étaient sombres et j’éprouvai une espèce de panique en voyant la lueur jaune et pâle de la lune illuminer la pièce. À l’extérieur, les volets n’étaient pas mis. Avec une sensation d’horreur indescriptible, je vis à travers la fenêtre ouverte la plus hideuse, la plus abominable des figures. Une grimace tordait les traits du monstre. Il semblait se moquer et, d’un doigt immonde, me désigner le corps de ma femme. Je me précipitai vers la fenêtre, tirai m’on pistolet de ma poitrine et fis feu. 

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Percy, Gordon, Mary, Claire et les autres au pays du Mont-Blanc ou le quator infernal – (1)…

 

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Jean-Antoine Linck - Vue de Genève depuis Cologny

Jean-Antoine Linck – Vue de Genève depuis Cologny

Francois Diday - Le Mont Blanc et l'Arve vus de Sallanches

François Diday – le Mont Blanc et l’Arve vus de Sallanches

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Percy et Mary Shelley, Byron et Claire Clairmont

Le quator infernal : Percy et Mary Shelley, Byron et Claire Clairmont°

    Entre le 10 juin et le 20 juillet 1816, le temps est exécrable au-dessus du lac de Genève. Des orages terribles se succèdent jour après jour, les roulements de tonnerre rompent le silence et les éclairs trouent le velours noir de la nuit. La température est anormalement basse pour la saison, il neige et il a même gelé alors que l’on est en plein été. Dans la grande et belle demeure que l’un d’entre eux a loué au bord du lac, quatre jeunes anglais à l’âme romantique s’évertuent à tuer le temps en imaginant des histoires fantastiques et lugubres. Le  plus âgé n’a que 28 ans, il est arrivé à Genève précédé d’une réputation sulfureuse de poète décadent et maudit, c’est le jeune homme qui a loué la villa, tout à la fois poète et Lord, George Gordon Byron. Avec lui se trouve un autre jeune poète de quatre années son cadet, Percy Bisshe Shelley, sa maîtresse, Mary Wollstonecraft Godwin âgée de 19 ans et la demi-sœur de celle ci, Mary Jane Clairmont plus connue sous le nom de Claire Clairmont, âgée elle de 18 ans, qui est devenue la maîtresse de Byron. Si deux d’entre eux, Byron et Shelley, sont déjà célèbres, l’une des jeunes filles Mary, qui deviendra Mary Shelley le sera bientôt après avoir écrit un roman qui connaîtra un immense succès. L’un des accompagnateurs de Byron, le sieur Polidori qui remplit pour celui-ci le double rôle de médecin et de secrétaire connaîtra également un succès littéraire avec un roman écrit au même moment. Ce que tous ces anglais ignorent, c’est qu’un volcan s’est réveillé quinze mois plutôt à plus de 11.000 km de là, sur une petite île de l’archipel indonésien, et que l’éruption terrible qui a accompagné son réveil  exercera une influence importante sur leur existence.

Vue de Genève et Mont-Blanc depuis Pregny, vers 1815/1820 - émail signé J-L Richter et A-J Troll.

Vue de Genève et Mont-Blanc depuis Pregny, vers 1815/1820 – émail signé J-L Richter et A-J Troll.

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Les protagonistes

Mary Wollstonecraft Godwin

20070418klplylliu_147.Ies.SCO   Née en 1797 à Somers Town, un faubourg de Londres, elle est la fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft militante du droit des femmes et de l’écrivain politique William Godwin considéré aujourd’hui comme l’un des pères de l’anarchisme. Elle ne connaîtra jamais sa mère, morte de septicémie des suites de ses couches alors qu’elle n’est âgée que de onze jours. Mary idéalisera toute sa vie cette mère absente. Elle a alors une demi-sœur de trois années son aînée, Fanny Imlay, née d’une première liaison de sa mère. Son père se remariera quatre ans plus tard avec Mary Jane Clarmont qui a déjà un fils et est déjà enceinte sans que l’on sache aujourd’hui qui en était le père. Claire Clarmont naîtra en 1798 et sera donc la sœur cadette de Mary Wollstonecraft Godwin. Son père fera en sorte que Mary bénéficie d’une éducation étendue et l’encourage à adhérer à ses théories politiques libérales. En 1814, elle a alors 17 ans, Mary entame une liaison avec un ami et admirateur de son père, le poète Percy Bysshe Shelley. Shelley était alors alors marié avec Harriet Westbrook avec laquelle il avait eu une petite fille née l’année précédente, Lanthe Shelley, et Harriet était de nouveau enceinte. Le 26 juin 1814 ils se déclarent mutuellement leur amour sur la tombe de la mère de Mary au cimetière de Saint-Pancras, lieu où ils avaient l’habitude de se rencontrer secrètement. Shelley demande la main de la jeune fille à Godwin mais se heurte à un refus. Les tourtereaux décident alors de fuir et le 28 juillet le couple prend le chemin du continent en compagnie de Claire Clairmont, la demi-sœur cadette de Mary. Ils effectueront un voyage rocambolesque à travers la France en compagnie d’un âne, une mule ou sur une carriole et termineront leur périple à Lucerne en Suisse d’où ils devront regagner l’Angleterre par le Rhin en septembre 2014 par manque d’argent. Mary étant tombée enceinte durant le voyage, un bébé naîtra en janvier 2015, prénommé William, à peine quatre mois après la naissance de Charles, l’autre fils de Shelley, Harriet ayant accouché entre temps.

St Pancras Old Church et son cimetière. Au premier plan, la rivière Fleet, aujourd'hui souterraine.

St Pancras Old Church et son cimetière où les deux amoureux se retrouvaient. Au premier plan, la rivière Fleet, aujourd’hui souterraine.

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Percy Bysshe Shelley

5115-percy-shelley    Il est né en 1792 près d’Horsham dans le Sussex. Fils de baronet, il fait ses premières études à Brentford dans un établissement à la discipline sévère puis au collège d’Eton où son aspect fragile et efféminé en feront le souffre-douleur de ses camarades. Il se réfugie alors dans les études, la chimie, l’occultisme et l’écriture. Son premier roman, de style gothique, a été écrit à l’âge de seize ans suivi d’ouvrages de poésies. Etudiant à Oxford où il s’est lié d’amitié avec Thomas Jefferson Hogg, il en est exclu avec ce dernier pour avoir écrit et publié un pamphlet, la Nécessité de l’athéisme (1811). Renié par son père, il part pour Londres, où il s’entiche d’une jeune fille, Harriet Westbrook, qu’il enlève et épouse en 1811, il a alors dix-neuf ans et la jeune fille en a seize.. Un enfant naîtra de cette union en 1813, Lanthe. Ses écrits révolutionnaires (Declaration of Rights Dublin, 1812. et The Devil’s Walk (1812) lui attirent les foudres du gouvernement et l’oblige à se déplacer sans cesse pour éviter une arrestation. C’est durant un séjour en Écosse et au Pays de Galles qu’il il écrit son premier grand poème : la Reine Mab (1813). Mais le mariage avec Harriet se délite; séparé d’elle alors qu’elle est enceinte, il fait la connaissance, en mai 1814, des filles du philosophe Godwin qu’il admire et dont il est devenu l’ami. Il semble qu’il ait d’abord été attiré par l’aînée, Fanny, que Godwin éloigne prudemment de lui mais c’est finalement sur la plus jeune, Mary, alors âgée de 17 ans, qu’il jette son dévolu et avec laquelle il débute une liaison malgré l’opposition catégorique du père. Bravant l’hostilité de celui-ci, il l’enlève et s’enfuit avec elle et sa demi-sœur Claire Clairmont en France, puis en Suisse.

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Mary Jane Clairmont (1798-1879)

 Claire_Clairmont,_by_Amelia_Curran    Plus connue sous le nom de Claire Clairmont, elle est la fille que Mary Jane Vial Clairmont, la seconde femme du philosophe William Godwin,, a eu en 1798 d’une union précédente. Godwin l’a épousé quatre années après la mort de sa première femme, Mary Wollstonecraft, en 1801.  La petite Claire sera donc élevé au domicile familial en compagnie de ses deux demi-sœurs : Mary, la fille de Mary Wollstonecraft et de Godwin et Fanny Imlay, la fille que Mary Wollstonecraft avait eu d’une première liaison.
     Mary Jane Vial Clairmont, la nouvelle épouse de Goldwin avait tendance dans la famille à favoriser ses propres enfants et Claire fut par exemple la seule à prendre des cours de français qu’elle parlait parfaitement. C’était une jeune fille vive et jolie aux cheveux noirs et bouclés qui possédait un beau teint et des yeux noirs brillants. Elle était imaginative et émotive mais se laissait vite déborder par ses humeurs et ses impulsions. Elle possédait un vif sens de l’humour. Très bonne chanteuse et pianiste accomplie, elle était de bonne compagnie mais ne bénéficiait pas du talent du reste de la famille pour l’écriture. On peut se faire une idée de l’image qu’elle se projetait d’elle même en lisant l’annotation qu’elle avait écrit dans son journal lors de la lecture du Roi Lear : « Qu’est-ce que doit faire pauvre Cordelia – AMOUR ET SILENCE » et « Oh ! c’est vrai – L’AMOUR VERITABLE ne pourra jamais se montrer au grand jour – il courtise les clairières secrètes. » On s’est interrogé sur la nature des relations qui unissaient Claire Clairmont et Shelley; on sait que Shelley était un partisan de l’amour libre et qu’il avait proposé à son ami Hogg de « partager » Harriet mais celle-ci s’y était opposée. En faisant allusion à Mary et ClaireHogg parlait en plaisantant de « Shelley et ses deux femmes. » Les relations du trio ne pouvait que faire jaser d’autant plus près qu’après leur retour de leur première virée sur le continent, Claire a refusé de rejoindre ses parents et continué bizarrement à vivre avec sa demi-sœur et l’amant de celle-ci.

   Mais jouer le second rôle ne pouvait convenir à l’ambitieuse Claire Clairmont. Il lui fallait être l’égale de sa demi-sœur et pour cela, se trouver elle-aussi un amant de poète. Elle choisit le poète le plus célèbre et en même temps le plus décrié d’Angleterre, George Gordon Byron, qui incarnait l’image même du héros romantique et le poursuivit de ses assiduités, lui écrivant tous les jours, d’abord pour des prétextes futiles puis finalement pour lui déclarer son admiration et son amour. Byron alors déprimé par le scandale provoqué par l’échec de son mariage, sa liaison incestueuse avec sa demi-sœur Augusta Leigh et sa bisexualité a fini par céder et entama avec elle une liaison. Byron avait prévu de faire un séjour en Suisse pour fuir le climat délétère pour lui de l’Angleterre où il était accusé de sodomie et d’inceste, aussitôt la jeune femme exhorta sa sœur et Shelley de se rendre également en Suisse. Claire aurait voulu que sa liaison avec Byron  soit fondée sur l’amour et la passion romantique mais le poète n’eut jamais de véritables sentiments pour elle. Voilà ce qu’il disait au sujet de la jeune femme et sa présence en Suisse dans une lettre datée du 20 Janvier 1817.

«Vous savez sans doute que j’ai vu un jour surgir une étrange fille, qui s’était présentée à moi peu de temps avant que je quitte l’Angleterre, mais ce que vous ne savez pas, c’est que je l’ai retrouvée avec Shelley et sa sœur à Genève. Je ne l’ai jamais aimé, ni fait semblant de l’aimer, mais un homme est un homme, et si une jeune fille de dix-huit ans vient caracoler autour de vous à toutes les heures de la nuit, la suite se devine aisément… La conséquence de tout cela, c’est qu’elle est tombée enceinte et est revenue en Angleterre pour aider à peupler cette île désolée. » 

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la façade Ouest de Newstead-Abbey, 1813

la façade Ouest de Newstead Abbey (Nottinghamshire), 1813

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George Gordon Noel Byron

Lord Byron    Né à Londres en 1788, George Gordon, fils de John Byron, capitaine aux gardes, et de sa seconde femme Catherine Gordon de Gight, d’une famille d’Aberdeenshire descendant des Stuarts, n’a que peu connu son père, mort quand il avait trois ans mais qui avait eu le temps de dissiper la fortune de sa femme. Celle-ci se retira avec son fils à Aberdeen et y vécut pauvrement. C’est donc dans les montagnes de l’Écosse que Byron passa sa première enfance qui fut triste et maladive sous la coupe d’une mère au caractère aigri, capricieux et emporté qui l’accablait tour à tour de caresses et de mauvais traitements. C’est pendant cette période qu’il développa cette irritabilité et cette susceptibilité excessives qui figurent parmi les principaux défauts de son caractère. D’une beauté remarquable, il avait une démarche claudiquante à la suite d’un accident survenu à sa naissance et cette infirmité, quoique légère, fut pour lui une source constante d’amertume. Il connut son premier amour à l’âge de neuf ans et éprouva une seconde passion pour l’une de ses cousines, Margaret Parker âgée d’à peine treize ans mais qui mourut l’année suivante à la suite d’un accident. C’est à cette occasion qu’il composa ses premiers vers. En 1798, son grand-oncle William lord Byron décède et il hérite de la pairie, du domaine de Newstead-Abbey et d’une fortune. Sa mère l’envoya au collège de Harrow où il se fit remarquer par son indiscipline et sa haine de toute tâche imposée. À Newstead-Abbey, en 1803, à l’âge de quinze ans, il s’éprit d’une jeune fille du voisinage, Mary Chaworth alors âgée de dix sept ans qui lui préféra un autre. Le jeune Byron envoyé à Trinity College à Cambridge, se consola par de nombreuses amours et scandalisa bientôt l’Université par son indiscipline et ses frasques. C’est à Cambridge qu’il publia en 1807 son premier recueil de poésies Hours of Idleness, où il décrit ses passions précoces et fait preuve de scepticisme et de misanthropie. Il sortira diplômé de Cambridge en 1808 continuant de défrayer la chronique par ses nombreuses aventures scandaleuses En 1809, Le titre hérité de son grand-oncle lui permet de siéger à la Chambre des Lords où il rejoint l’opposition. La même année le jeune poète réplique aux critiques qui lui sont adressées par une satire, English Bards and Scotch Reviewers (1809) en s’attaquant à l’establishment. Las des débats parlementaires, il décide de partir pour une tournée de deux années dans les pays méditerranéens : Portugal, Espagne, Albanie, Turquie puis Grèce. Revenu en Angleterre en 1811, il se remet à l’écriture et publie en 1812 les deux premiers chants de Childe Harold’s Pilgrimage où il décrit ses impressions de voyage et ses propres aventures et qui obtint un immense succès : « Je me réveillais un matin, dit-il, et j’appris que j’étais célèbre. » Sa popularité s’accrut encore après le discours qu’il prononça à la Chambre Haute contre les mesures de rigueur prises par le gouvernement pour étouffer les émeutes d’ouvriers. De 1812 à 1814, d’autres publications : Giaour, Bride of Abydos, Corsair et Lara, augmentent sa notoriété. Byron devint alors l’idole de la jeunesse dorée de Londres. Sa production littéraire au cours de cette période met en scène de farouches et sombres personnages tourmentés par le remord ou le désir de vengeance. Il entretenait alors une relation étroite avec sa demi-sœur, Augusta Byron, qui tombe enceinte et donne naissance à une fille dont on le soupçonne d’être le père. Donnant l’impression de vouloir se ranger, il épouse alors, à l’étonnement de ceux qui le connaissent, Annabella Milbanke, la fille d’un baronnet du comté de Durham, qui s’était éprise de lui : « Elle est si bonne que je voudrais devenir meilleur ». Le mariage le rendit dans un premier temps heureux mais dès le mois de mars les époux allaient s’installer à Londres près de Hyde Park, et c’est là qu’éclata leur incompatibilité d’humeur. Lady Byron, jolie, intelligente, distinguée, mais imbue de tous les préjugés de la haute société britannique était dévote et faisait preuve d’une vertu hautaine et sans nuances alors que Byron professait le mépris le plus profond pour toutes les conventions sociales, la respectabilité et le dogme religieux. Excédé, il ne tarda pas à délaisser sa jeune épouse qui entre temps était devenue enceinte. En même temps, les problèmes financiers du couple s’aggravèrent du fait des libéralités du poète au point qu’il avait du, en novembre 1815, vendre sa bibliothèque et que les huissiers faisaient le siège de leur maison. Le 10 décembre 1815 Annabella accoucha d’une fille, Augusta-Ada, et le 6 janvier Byron, qui ne communiquait plus avec elle que par lettres, lui écrivit qu’elle devait quitter Londres aussitôt que possible pour vivre avec son père en attendant qu’il ait pris des arrangements avec ses créanciers. Elle partit huit jours après rejoindre ses parents à Kirkby Mallory et s’occupa de faire déclarer son mari « insane », affirmant qu’elle ne le reverrait jamais plus. Cette séparation, jointe au fait qu’on le soupçonnait d’inceste avec sa demi-sœur et de sodomie, fit scandale; Byron fut accusé de toutes sortes de vices monstrueux, et la presse anglaise, toujours hypocritement vertueuse le compara à Néron, Héliogabale, Caligula, Henri VIII. Il n’osa plus se montrer en public et se résolu à quitter l’Angleterre en avril 1816 pour traverser l’Allemagne et la Suisse où il s’installa quelque temps. C’est là qu’il retrouvera le couple Shelley et Claire Clairmont avec laquelle il avait eu une liaison avant son départ. Il ne reviendra jamais en Angleterre.

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Eruption du Tambura - illustration Greg Harlin

Eruption du Tambura – illustration Greg Harlin

« I had a dream, which was not all a dream.
The bright sun was extinguish’d, and the stars
Did wander darkling in the eternal space,
Rayless, and pathless, and the icy earth
Swung blind and blackening in the moonless air;
Morn came and went – and came, and brought no day« 

De silence entouré, je dormais; j’eus un songe
Dont l’effrayant tableau n’était pas tout mensonge,
Le soleil n’était plus; sur l’obscur firmament
Tous les astres éteints erraient aveuglément,
Et la terre, durcie en un globe de glace,
Roulait sombre au milieu de l’éternel espace,
A l’heure que le tems prescrit à son retour
Le matin se leva sans ramener le jour (…)

« Darkness » (1816) by Lord Byron

Le volcan Tombora

mount-tambora    Certains pourront être étonnés que nous ayons placé le volcan indonésien Tombora parmi les protagonistes de ces événements. On comprendra dans les lignes qui vont suivre qu’il est effectivement un des éléments essentiels de l’histoire; sans lui, il est certain que les existences de Mary Wollstonecraft Godwin et du sieur Polidori auraient été différentes de même que la forme et le contenu de certaines des productions littéraires de Shelley et Byron.
    Le 5 avril 1815, le volcan, situé sur l’île indonésienne de Sumbawa, entre soudainement en éruption dans une détonation fracassante audible à plus de 1 400 km de distance. Cette manifestation déjà très importante n’est pourtant rien comparée à ce qui devient 5 jours plus tard la plus violente éruption volcanique dont nous gardons la trace.. On estima la puissance de son éruption à huit fois celle de l’éruption du Vésuve, soit plus de dix mille fois les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki réunies. Des raz de marée s’abattirent sur les îles à plusieurs centaines de kilomètres de distance. L’activité volcanique tua directement 11 000 personnes. À ces victimes s’ajoutèrent celles des tsunamis, de la famine et des épidémies qui sévirent sur Sumbawa et Lombok et qui tuèrent 49 000 personnes. Le phénomène se solda par l’émission dans l’atmosphère d’une quantité inhabituelle de cendres éjectant dans les couches supérieures de l’atmosphère des quantités immenses de poussière volcanique et d’aérosols sulfurés qui bloqueront les rayons solaires. On estime la quantité de matière émise et projetées dans l’atmosphère à près de 150 km3. La cendre envoyée dans la stratosphère fit plusieurs fois le tour de la Terre, causant, au début de l’été, de magnifiques couchers de soleil rougeoyants, que s’ingéniera à peindre William Turner. Les conséquences sont qu’en 1816 plusieurs régions du monde observent ainsi un changement climatique, avec une chute de température de plusieurs degrés Celsius. L’impact sur l’agriculture est si violent que l’Europe, qui ne s’était pas encore rétablie suite aux guerres napoléoniennes, va affronter famines et maladies qui feront plus de 200.000 victimes. Des émeutes de subsistance éclatèrent en Grande-Bretagne et en France, et les magasins de grains furent pillés. La violence fut la pire en Suisse, pays privé d’accès à la mer, où la famine força le gouvernement à déclarer l’état d’urgence. Des tempêtes d’une rare violence, une pluviosité anormale avec débordement des grands fleuves d’Europe (y compris le Rhin) sont attribuées à l’événement, comme l’été 1816, particulièrement froid et pluvieux, avec des chutes de neige et l’apparition du gel au mois d’août. Les Alpes suisses furent particulièrement touchées, à tel point que pendant l’été 1816, il y neigeait presque toutes les semaines. 

William Turner - Sunset

William Turner – Sunset

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Jean-Antoine Linck - Vue du Mont-Blanc et d'une partie de Genève,

Jean-Antoine Linck – Vue du Mont-Blanc et d’une partie de Genève

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Le séjour dans les Alpes du clan Shelley et de Byron

   C’est le 25 avril 1816 que Byron quitte l’Angleterre pour fuir le scandale que son comportement avait provoqué. Il a fait construire un grand carrosse napoléonien avec bibliothèque et coffre de vaisselle. Il est accompagné du courrier Berger, du valet Fletcher, du page Rushton et du sieur Polidori qui remplit les deux rôles de secrétaire et de médecin. L’équipage traverse les Pays-Bas, descend le Rhin et arrive le 15 mai au célèbre Hôtel d’Angleterre de Dejean à Sécheron, situé à l’entrée de Genève sur la route de Lausanne. Le poète Shelley, sa compagne Mary et la demi-sœur de Mary, Claire Clairemont avec qui il avait eu, avant son départ, une liaison, étaient arrivés deux semaines avant lui.
    Le clan Shelley avait rencontré les plus grandes difficultés pour atteindre Genève. De Dijon ils s’étaient dirigés vers le Jura, où le temps était devenu si mauvais que Shelley avait renoncé à emprunter le col de la Faucille et avait traversé les montagnes par un col plus accessible qui permettait de relier Nyon mais sur la route, la neige se mit à tomber dru et ils durent louer les services de quatre chevaux et dix hommes pour les guider et manoeuvrer leur attelage.  Mary écrivit dans son journal : « … jamais (je n’ai vu) de scène plus horriblement désolée. » Ils s’étaient installés eux aussi à Hôtel Dejean d’où la vue et les abords du lac avaient été fort appréciés :  « Des fenêtres nous pouvons voir le magnifique lac… la rive opposée en pente et couverte de vignes… les crêtes des montagnes noires s’élançant loin au-dessus, mêlées aux Alpes enneigées, le majestueux Mont Blanc, le plus haut et le roi de tous… Nous avons loué un bateau, et chaque soir, aux environs de six heures, nous naviguons sur le lac, ce qui est délicieux… » (Mary Shelley)
    Shelley et Byron qui partageaient la même passion pour la navigation (Shelley mourra quelques années plus tard au cours d’un naufrage)  louèrent un bateau pour naviguer sur le lac Léman. Quelque temps après, le 1er juin, le clan Shelley déménagea de l’autre côté du lac à la Maison Chapuis qu’ils avaient louée à Montalègre, en-dessous de Cologny ; le 7 juin, Shelley et Byron achètent leur propre bateau, un bateau à voile ouvert construit en Angleterre et connu pour être le premier bateau sur le lac possédant une quille. Ils feront de fréquentes sorties sur le lac. Le 10 juin, Byron se rapproche d’eux en louant la belle et grande Villa Belle Rive appartenant à la famille Diodati située juste au-dessus de la maison des Shelley, séparée d’elle par une vigne. elle présente l’avantage de posséder un port privé sur le lac.

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Villa Belle Rive que Byron avait loué à Cologny près de Genève et qu’il nommait villa Diodati du nom de ses propriétaires. Dans le roman Frankenstein, la maison de Victor a pour nom Belrive. 

Le Prince - Julie et Saint-Preux sur le lac Léman, 1824

Le Prince – Julie et Saint-Preux sur le lac Léman, 1824

Théodore Rousseau - Orage sur le Mont-Blanc, commencé en 1834, terminé entre 1863 et 1867

Théodore Rousseau – Orage sur le Mont-Blanc, commencé en 1834, terminé entre 1863 et 1867

William Turner - Orage, tempête de neige et avalanche sur le Val d'Aoste, 1836-1837

William Turner – Orage, tempête de neige et avalanche sur le Val d’Aoste, 1836-1837

Calamé - Orage à la Handeck, 1839

Calamé – Orage à la Handeck, 1839

    Cet été-là, par suite de l’éruption du volcan Tambora (se reporter au chapitre ci-dessus) la météo est des plus mauvaise, interdisant toute excursion en plein air.  Les quatre amis et leur entourage se voient contraints de passer la plus grande partie de leur temps dans la villa Belle Rive. Claire, qui était venue à Genève dans ce but s’employait à renouer avec Byron et pour tuer le temps, le groupe lisait des traductions françaises d’histoires effrayantes d’esprits vagabonds et de fantômes gothiques traduits de l’allemand. Les coups de tonnerre et les éclairs provoqués par les orages incessants qui éclataient au-dessus de leurs têtes créaient une ambiance d’apocalypse propices à la lecture de ces histoires sinistres. Selon Mary Shelley, c’est Byron qui, pour pimenter les soirées, eut l’idée d’organiser entre les divers participants un concours d’histoires lugubres : chacun devait écrire sa propre histoire de spectres…  C’est cette compétition qui donna naissance à plusieurs œuvres littéraires majeures : outre les poèmes et écrits de Shelley et de Byron, les romans Frankestein de Mary Shelley et Vampire de Polidori. Dans tous ces écrits, les Alpes, qui apparaissaient alors aux participants comme le siège d’une apocalypse météorologique,  vont servir de décor fantastique.

William Turner - Orage sur le lac de Thun en Suisse

William Turner – Orage sur le lac de Thun en Suisse
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XCII

     L’aspect du ciel est changé ! Quel Changement ! Ô nuit, orages, ténèbres, vous êtes admirablement forts et néanmoins attrayants dans votre force comme l’éclat d’un oeil noir dans la femme. Au loin, de roc en roc, et d’écho en écho, bondit le tonnerre animé. Ce n’est plus d’un seul nuage que partent les détonations, mais chaque montagne a trouvé une voix et à travers un linceul de vapeurs, le jura répond aux Alpes qui l’appellent.

XCIII

     Et la nuit règne : nuit glorieuse ! tu n’as pas été faite pour le sommeil ! Laisse-moi partager tes sauvages et ineffables délices et m’identifier à la tempête et à toi ! Le lac étincelle comme une mer phosphorescente et la pluie ruisselle à grands flots sur la terre. Pendant quelque temps tout redevient ténèbres ; puis les montagnes font retentir les éclats de leur bruyante allégresse, comme si elles se réjouissaient de la naissance d’un jeune tremblement de terre.

XCIV

     Il est un endroit où le Rhône rapide s’ouvre un passage entre deux rochers, semblables à deux amans que le ressentiment a séparé ; bien que leur cœur soit brisé par cette séparation, il ne peuvent plus se réunir, tant est profond l’abîme ouvert entre eux ! Et cependant, lorsque leurs âmes se sont ainsi mutuellement blessées, l’amour était au fond de la fureur cruelle et tendre qui est venue flétrir leur vie dans sa fleur; puis ils se sont quittés : l’amour lui-même s’est éteint, ne leur laissant plus que des hivers à vivre et des combats intérieurs à livrer.

XCV

     C’est là, c’est à l’endroit où le Rhône se fraie une issue, que les ouragans les plus furieux se sont donnés rendez-vous. Ils sont plusieurs qui ont pris ce lieu pour théâtre de leurs ébats; ils se lancent de main en main des tonnerres qui flamboient et éclatent au loin : le plus brillant de tous a dardé ses éclairs entre ces rocs séparés, comme s’il comprenait que là où les ravages de la destruction ont fait un tel vide, la foudre dévorante ne doit rien laisser debout.

XCVI

     Cieux, montagnes, fleuves, monts, lacs, éclairs, seul avec le vent, les nuages, le « tonnerre et une âme capable de vous comprendre, vous méritiez bien que je veillasse, pour vous contempler. Le roulement lointain de vos voix expirantes est l’écho de ce qui ne meurt jamais en  moi, – si toutefois je dors. Mais où allez-vous, ô tempêtes ? Êtes-vous comme celles qui grondent dans le cœur de l’homme ? ou bien, semblables aux aigles, y a-t-il là haut un nid qui vous attende ?

XCVIII

     L’aurore a reparu avec sa rosée matinale, son haleine embaumée, ses joues rougissantes, son sourire écarte les nuages ; joyeuse comme si la terre ne contenait pas un seul tombeau, elle ramène le jour, nous pouvons y reprendre la marche de notre existence et moi, ô Léman, je puis continuer à méditer sur tes rives, où tant d’objets réclament mon attention.  

Byron : Œuvres.

Lynd Ward - Frankenstein, 1934

Lynd Ward – Frankenstein, 1934

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  A ce stade, on pourrait considérer que l’histoire faite d’amours enflammés souvent contrariés où les protagonistes apparaissent immatures et inconséquents s’apparente à un vaudeville mais à l’instar des contes lugubres énoncés dans la villa Belle Rive à Genève, le vaudeville tournera bientôt à la tragédie. A peine revenu des Alpes, Shelley et Mary  Wollstonecraft apprennent coup sur coup le suicide le 9 octobre 2016 de la demi-sœur de Mary et de Claire, Fanny Imlay, celle qui n’avait pas été invitée à participer à la folle équipée du premier voyage en Europe et quelques semaines plus tard, le 16 décembre 1816, de la jeune épouse délaissée de Shelley, Harriet, qui s’est noyée dans la rivière Serpentine à Londres. L’autopsie montrera qu’elle était enceinte, apparemment d’un autre homme que Shelley. Trois années plus tard, le 2 juin 1819, c’est leur jeune fils William, conçu lors du premier voyage en Europe, qui décède à l’âge de trois ans à Rome apparemment victime du choléra ou de la typhoïde. Le 20 avril 1822, c’est la petite Clara Allegra Byron, fille illégitime de Claire Clairmont et de Byron, qui meurt en Italie à l’âge de cinq ans dans un couvent où son père l’avait confié à des religieuses après en avoir eu la garde. Son prénom Allegra avait été choisi en référence au Mont Allègre dominant Genève où leurs relations avait commencé.  Le 8 juillet 1822, à l’âge d’à peine trente ans, Shelley meurt en Méditerranée lors d’un naufrage au large de La Spezia. Deux années plus tard, le 19 avril 1824, c’est au tour de Byron de disparaître, victime d’une mauvaise fièvre contractée en Grèce alors qu’il s’apprêtait à combattre les Turcs à la bataille de Lépante.

Louis Edouard Fournier - les funérailles de Shelley, 1889

Louis Edouard Fournier – les funérailles de Shelley, 1889

Byron sur son lit de mort - auteur inconnu

Byron sur son lit de mort – auteur inconnu

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à suivre…

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Liste des éditions de Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley

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Lynd Ward - Frankenstein, 1934

Les éditions de Frankenstein de Mary Shelley

    Il existe d’innombrables éditions du roman de Mary Shelley. Voici la plupart des grandes éditions, rééditions et les traductions à 1996 que l’on trouve dans les bibliothèques. Tous les textes après la première et la deuxième sont basés sur l’édition 1831, sauf indication contraire. Les enregistrements audio et vidéo sont exclus, de même que les adaptations. Pour une année donnée, les textes sont classés par ordre alphabétique selon le lieu de publication, avec les traductions en anglais précédentes en langues étrangères.

  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, 3 vol. (Londres: Imprimé pour Lackington, Hughes, Harding, Mavor, et Jones, 1818). La première édition.
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, 3 vol., Par Mme. Shelly [sic], trad. J [REGLES] S [Aladin] (Paris: Corréard, 1821). Traduction en français.
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, 2 vol. (Londres: Imprimé pour G. et WB Whittaker, 1823). Une réimpression en deux volumes de l’édition 1818, sous la direction de William Godwin.
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (Londres: Henry Colburn et Richard Bentley, 1831). Publié dans le numéro 9 dans la norme romans de la série de la Bentley; le texte est révisé, et comprend une introduction et une page de titre gravée. Reproduit en 1832, 1836, 1839, 1849.
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne. Par Mary W. Shelly [sic]. (Philadelphia: Carey, Lea & Blanchard, 1833).
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (New York: HG Daggers, 1845).
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (Londres: Hodgson, [1847] La Bibliothèque Parlour Un piratage réimprimé en 1856…
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (Halifax: Milner et Sowerby, 1865).
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (Londres:. Milner, e {ca 1870]). La Bibliothèque Cottage.
  • Frankenstein ou Le Prométhée moderne, (Boston: Sever, Francis, & Co., 1869).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres, Glasgow et New York: G. Routledge and Sons, 1882).Réimprimé en 1886, 1888.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (New York: JW Lovell, 1882).
  • Frankenstein; Ou, Le Prométhée moderne (New York: George Munro, [1883]). Mer Bibliothèque, Vol. 76, n ° 1538.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (Londres: Dicks, 1884). Anglais Bibliothèque de Dicks de la norme Works, vol. 3, n. 18-23.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: R. Worthington, 1884).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (Chicago, New York: Belford, Clarke, 1890).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres: Routledge G. & Fils, Limitée, New York EP Dutton, 1891). Reproduit en 1899.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Mershon Company, 1893).
  • Frankenstein, ou PROMETHEUS moderne (New York: Accueil Book Company: [1893]). La Bibliothèque Premium. Reproduit en 1898 (?).
  • Frankenstein, ou PROMETHEUS moderne (Chicago: Donohue, Henneberry, 1895).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres: Gibbings; Philadelphia: Lippincott, 1897).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres: Lever Brothers, 1899).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Londres: Examen des commentaires de bureau, 189?). Penny romans populaires: No. 49 de la bibliothèque de Masterpiece.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: James Pott, 1901). Reproduit en 1910.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Chicago: Henneberry Co., 1909).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, éd. RE Dowse et DJ Palmer (London & Toronto: JM Dent & Sons, New York: EP Dutton & Co., 1912). Bibliothèque de Everyman.Frankenstein oder der neue Prométhée, trans. Heinz Widtmann (Leipzig: Altmann, 1912)> Traduction en allemand.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (Boston: Cornhill Publishing Co., 1922).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres, Toronto, New York: JM Dent & Sons, Ltd, EP Dutton & Co., 1922).
  • Frankenstein (New York: Random House, 1922).
  • Frankenstein ous le Prométhée Moderne, trans. Germain d’Hangest (Paris: la Renaissance du livre, 1922).Traduction en français.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Brentano, 1923).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (New York: Brentano, 1927).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Grosset & Dunlap, 1931).
  • Frankenstein: ou. Le Prométhée moderne (Cleveland: World Publishing Company, 1932).
  • Frankenstein (London: Readers Library Publishing Co., [1932].
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Editions illustrés Company, 1932). Illustré par Nino Carbe.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres et Toronto: JM Dent & Sons, New York: EP Dutton & Co., 1933). Réimpression de l’édition 1912 Dent / Dutton.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne, éd. Edmund Lester Pearson (New York: La éditions Club Limited, 1934). Une édition limitée de quinze cents exemplaires imprimés pour les membres du Club éditions limitées à l’imprimerie Walpole à New Rochelle, NY Illustrated par Everett Henry, de type conception par FW Goudy. Reproduit en 1953.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (New York: Harrison Smith et Robert Haas; Toronto: George J. McLeod, 1934). Illustré par Lynd Ward.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (Greenwich, dans le Connecticut: Appleby & Co., 1939).
  • Horreur Omnibus, contenant deux romans complets: Dracula, de Bram Stoker; Frankenstein, de Mary Shelley W. (New York: Grosset & Dunlap, 1939).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (New York: Books, Inc., 1940).
  • Frankenstein (New York: Caxton House, 1943). Reproduit en 1948.
  • Frankenstein (New York: New York Books, 1943).
  • Frankenstein, trans. Ranieri Cochetti (Rome: Donatello De Luigi, 1944). Traduction en italien.
  • Frankenstein (ou le Prométhée moderne) (New York: Editions de l’Armed Services, 1945).
  • Frankenstein, ous Le Prométhée moderne, trad. Eugène Rocart et Georges Cuvelier (Bruxelles: Éditions « La Boéie, » 1945). Traduction en français.
  • Frankenstein, trans. Rafael Giménez (Buenos Aires: Octrosa, 1945).
  • Frankenstein, trans. Henry Langon (Bruxelles: Le Scribe, 1946). Traduction en français.
  • Frankenstein, trans. Laura Marazul (Buenos Aires: Lautaro, 1947). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein: roman, trad. Hannah Betjeman (Monaco: Editions du Rocher, 1947). Traduction en français
  • Frankenstein oder der neue Prométhée, trans. Elisabette Lacroix (Hambourg: Johannes Angelus Keune, 1948). Traduction en allemand. Réimprimé en 1994, 1995.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Garden City, NY: Halcyon House, 1949).
  • Frankenstein (London: JM Dent; New York: EP Dutton, 1949). Réimpression de l’édition 1912 Dent / Dutton.
  • Frankenstein (London, JM Dent & Sons, Ltd, New York: EP Dutton & Co., 1951). Réimpression de l’édition 1912 Dent / Dutton.
  • Il prometeo la moderno de Frankenstein, trans. B. Tasso (Milano: Rizzoli, 1952). Traduction en italien; mise en place par Mario Praz.
  • Frankenstein (New York: Lion Books, 1953).
  • Frankenstein, trans. Giichi Shihido (Tokyo: Nihon Shuppan Kyodo Kabushiki-Gaisha, 1953). Traduction en japonais.
  • Frankenstein, trans. Nripendra Krishna Chattopadhyay (Calcutta: Deva Sahitya Kutin, 1955). Traduction en bengali.
  • Frankenstein (New York: Pyramid Books, 1957). Le premier livre de poche commercial. Reproduit en 1959, 1960, etc.
  • Frankenstein, trans. Caio Jardim (São Paulo:. Ed Universitária, 1957). Traduction en portugais.
  • Frankenstein, trans. H. Goldmann. (Poznan: Wydawnictwa Pozanskie, 1958). Traduction en polonais.
  • Frankenstein (London JM Dent; New York: EP Dutton, 1959). Nouveau format de l’édition Everyman.Reproduit en livre de poche en 1960.
  • Frankenstein (Le Caire: al-Daral-Qawmiyyah lel-Tiba’ah wa al-Nashr, 1959). Traduction en arabe.
  • Pretamanushyan, trans. M. Narayana Pilla (Kozhikode: PK Bros, 1959). Texte en malayalam.
  • El Doctor Frankenstein o El moderno Prometeo, trans. Antonio Gobernado (Madrid: Aguilar, 1959).Traduction en espagnol. Reproduit en 1966.
  • Frankenstein, trans. Monica Stolpe (Stockholm: Christofer, 1959). Traduction en suédois. Une édition suédoise du même nombre de pages a été publié (Bromma: Delta) en 1974.
  • Frankenstein, trans. Taro Shioya (Tokyo: Kodan-sha, 1959). Traduction en japonais.
  • Frankenstein (ou, Le Prométhée moderne) (Garden City, NY: Doubleday, 1960): Dolphin Books; Londres: Mayflower Books, 1960).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (New York: Collier Books, 1960). Reproduit avec la New York: Collier Books; Londres: Collier Macmillan Publishers, en 1961.
  • Frankenstajn ili modernisation Prometej, trans. Slavka Stevovic (Belgrade: Mladjo pokolenje, 1960).Traduction en serbe.
  • Frankenstein, trans. Mazharul Haq Alui (Lucknow: [? 1960]. Nasim Book Depot, traduction en ourdou.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Avon, Connecticut: Heritage Press, 1962). Illustré par Everett Henry.
  • Frankenstein (London: Dent; New York: Dutton, 1963). Nouveau format de l’édition Everyman, avec une introduction de Robert E. Dowse et DJ Palmer. Réimprimé en 1965, 1973.
  • Frankenstein ou, PROMETHEUS moderne (New York: Airmont Books, 1963). En braille.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: New American Library, 1963).
  • Frankenstein oder der neue Prométhée, trans. Christian Barth (Munich: Heyne, 1963). Traduction en allemand. Reproduit en 1968, 1969, 1995.
  • Frankenstein (London: Transworld Publishers, 1964).
  • Frankenstein, trans. Hannah Betjeman (Lausanne Rencontre; Paris: Union Générale d’Editions, 1964).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne, trad. Joe Ceurvost (Verviers, BEL: 1964). Traduction en français.
  • Frankenstein (New York: Dell, 1965).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: New American Library, 1965). Signet Classic.Postface de Harold Bloom.
  • Frankenstein, ili Sovremenyi Prométhées, trans. Z. Aleksandrova (Moscou: Khudozhestvennaia literatura, 1965). Avant-propos et notes par A [nna] A [rkad’evna] Elistratova.
  • Frankenstein (Barcelone: ​​Molino, 1966).
  • Frankenstein, trans. Kirsten Diemer (Copenhague: Biilmann & Eriksen, 1966). Traduction en danois.
  • Frankenstein, trans. Elisabetta Bützeberger (Milano: Corno, 1966). Traduction en italien.
  • Frankenstein, trans. Tomás Korbar (Prague:. Prace 1966 Traduction en tchèque Réédité:. Lidova nakladatelství, 1969). Reproduit en 1991.
  • Frankenstein; ou Le Prométhée moderne (New York: Bantam Books, 1967). Introduction par Robert Donald Spector.
  • Frankenstein (New York: Scholastic Book Services, 1967).
  • Frankenstein o el Moderno Prometeo, trans. Jorge Ferreiro (Mexico: Novaro, 1967). Traduction en espagnol.
  • , Trad. Eugène Rocart et Georges Cuvelier (voir 1945) (Paris: Editions de la Renaissance, 1967).Traduction en français.
  • Frankenstein, dans trois romans gothiques, éd. Peter Fairclough (Harmondsworth et New York: Penguin, 1968). Avec une introduction par Mario Praz.
  • Frankenstein (Londres: Minster Classics, 1968).
  • Frankenstein (New York: Lancer Books, 1968).
  • Frankenstein, trans. Raymonde de Gans ([Paris]: Editions de l’Erable, Genève: Editions de la Hardiegrave; re, 1968). Traduction en français. Reproduit (Genève: Ferni) en 1978.
  • Frankenstein, ovvero il prometeo moderno (Milan: Sucre, 1968). Traduction en italien.
  • Frankenstein, trans. Yamamoto Masaki (Tokyo: Kadokawa Shoten, 1968). Traduction en japonais.
  • Het monstre van Frankenstein, trans. Autres Hoog (Utrecht: Bruna, 1968). Reproduit sous ce titre en 1994.
  • Frankenstein: ou Le Prométhée moderne, éd. MK Joseph (Londres et New York: Oxford University Press, 1969). L’édition standard du texte 1831.
  • Frankenstein, trans. E. Fariñas (Barcelone: ​​Ferma, 1969). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein, cize moderný Prometeus, trans. Pavel Vilkovský (Bratislava: Tatran, 1969). Traduction en slovaque.
  • Frankenstein, trans. Hannah Betjeman (voir 1947, 1964) (Levallois-Perret: Cercle du bibliophile, 1969).Traduction en français
  • Frankenstein oder der moderne Prométhée, trans. Karl Bruno Leder et Gert Leetz (Gütersloh: Bertelsmann, Stuttgart:. Europea Buch-u Phonoklub; Vienne: Donauland, 1969). Réimprimé. (Francfort-sur-le-Main: Insel Verlag) en 1988, 1993 Traduction en allemand.
  • Frankenstein: Roman, trad. Friedrich Polakovics (Munich: Hanser, 1970). Reproduit en 1971, 1972, 1975, 1978, 1980, 1987, 1993, 1994, 1996).
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Londres et New York: Oxford University Press, 1971).
  • Frankenstein, trans. Manuel Serrat Crespo (Barcelone: ​​Bruguera, 1971). Traduction en espagnol.Reproduit en 1972, 1974, 1975, 1980, 1983, 1984, 1985, 1989, 1991, 1994, 1995, 1997.
  • Frankenþtayn, trans. Giovanni Scognamillo (Istanbul: Milliyet, 1971). Traduction en turc.
  • Frankenstein (Mexique: Juan Pablos, 1971). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein (Barcelone: ​​Editorial Mateu, 1971). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein, trans. Marion Martins Carvalho (Lisbonne: Estampa, 1972). Traduction en portugais.Reproduit en 1992.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (London: Arrow Books, 1973).
  • Frankenstein (London: Dent; New York: Dutton, 1973). Réimpression de l’édition 1912 Dent / Dutton.
  • Frankenstein sau Prometeul moderne, trad. Adriana Calinescu (Bucarest: Editura Albatros, 1973).Traduction en roumain.
  • Frankenstein: ussi Prométhée, trans. Paavo Lehtonen (Jyvaskyla Helsinki: Gummerus, 1973). Traduction en finnois. Reproduit en 1995.
  • Frankenstein, trans. Pedro Reis (Lisbonne: Amigos do Livro, 1973). Traduction en portugais.
  • Frankenstein, trans. Fernanda Pinto Rodrigues (Lisbonne: Editorial Minerva, 1973). Traduction en portugais. Reproduit en 1984, 1994, 1995.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne, éd. James Rieger (Indianapolis: Bobbs-Merrill, 1974). La première réimpression de l’édition 1818, et à long l’édition standard du roman.
  • Frankenstein ovvero il Prometeo moderno, trans. Bruno Tasso; intro. Mario Praz (Milan: Biblioteca Universale Rizzoli, 1975). Traduction en italien. Reproduit en 1994.
  • Frankenstein (Cutchogue, NY: Buccaneer Books, 1976).
  • Frankenstein (London: Sphere, 1976).
  • Frankenstein (New York: Grosset & Dunlap, 1976).
  • Illustré Frankenstein de Robert Andrew Parker (New York: CN Potter, 1976).
  • Frankenstein, trans. Joao Alves da Costa (Lisbonne: Circolo de Leitores, 1976). Traduction en portugais.Réimprimé en 1977, 1994.
  • Frankenstein, trans. R. Zavaleta (Mexique: Editores Mexicanos Unidos, 1976). Traduit en espagnol.Reproduit en 1978, 1983, 1985.
  • Frankenstein, trans. Arne Moen (Oslo: Gyldendal, 1976). Traduction en norvégien. Reproduit en 1995.
  • Le annoté Frankenstein, éd. Leonard Wolf (New York: CN Potter, distribué par Crown Publishers, 1977).
  • Frankenstein vagy un Prométheusz moderne, trad. Göncz Arpád (Budapest: Kozmosz, 1977). Traduction en hongrois. Reproduit en 1995.
  • Frankenstein, trans. Jannick Storm (Copenhague: Lademann, 1977). Traduction en danois. Réimprimé en 1986, 1994.
  • Frankenstein, trans. Anton Adiwiyoto (Jakarta: Gramedia, 1977). Traduction en indonésien.
  • Frankenstein, trans. Adriano do Vale (Lisbonne: Portugal Press, 1977). Traduction en portugais.
  • Frankenstein (New York et Scarborough, Ont. New American Library, 1978).
  • Frankenstein (New York: Dale Books, 1978).
  • Frankenstein (New York: New American Library, 1978). A Signet Classic, lié à Dracula par Bram Stoker etle Dr Jekyll et Mr. Hyde de Robert Louis Stevenson.
  • Frankenstein (Francfort-sur-le-Main: Zweitausendeins, 1978). Traduction en allemand.
  • K’o hsueh kuai jen (Hsiang-kang: Pi hui t’ou shu pan de ch’u elle, 1978). Traduction en chinois.
  • Frankenstein (Mexique: Editores Epoca, 1978). Traduction en espagnol. Reproduit en 1994.
  • Frankenstein (Mexique: Editores Mexicanos Unidos, 1978). Traduction en espagnol. Réimprimé en 1981, 1985.
  • Frankenstein (Londres: New York: Dent; Dutton, 1979). Réimprimer (avec corrections) de 1912 édition Dent / Dutton.
  • Frankenstein (West Haven, Connecticut: Pendulum, 1979).
  • Frankenstein (La Havane: Arte y Literatura, 1979). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein: ou le Prométhée moderne, trad. Germain d’Hangest (Paris: Garnier-Flammarion, 1979).Traduction en français.
  • Frankenstein, trans. Akira Usuda (Tokyo: Kokushokankokai, 1979). Traduction en japonais. Reproduit en 1981.
  • Frankenstein (Mahwah, NJ: Moulin Press, 1980).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne, éd. MK Joseph (Oxford; New York: Oxford University Press, 1980).
  • Frankenstein: de, De Prométhée moderne, trad. Autres Hoog (Amsterdam: Loeb, 1980). Traduction en néerlandais. Reproduit en 1989.
  • Frankenstein (Toronto et de New York: Bantam Books, 1981). Introduction par Diane Johnson
  • Frankenstein o el moderno Prometeo, trans. Francisco Torres Oliver (Madrid: Alianza, 1981). Traduction en espagnol. Reproduit en 1993, 1994, 1995, 1996, 1998.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, 1818 texte, éd. James Rieger (Chicago, Londres: University of Chicago Press, 1982). Réimpression de l’édition 1974 Bobbs-Merrill, avec une nouvelle préface.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Morristown, NJ: Silver Burdett Co., 1982).
  • Frankenstein oder der neue Prométhée, trans. Ralph Tegtmeier (Bergisch Gladbach: Bastei Lübbe, 1982).Reproduit 1994, et (avec Dracula de Bram Stoker) en 1997. Traduction en allemand.
  • Frankenstein chinois (1982). Traduction en chinois.
  • Frankenstein, trans. Niels Søndergaard, 1982 (Copenhague: Apostrof, 1982). Traduction en danois.
  • Frankenstein, ossia Il moderno Prometeo, trans. Chiara Zanolli et Laura Caretti (Milan: Mondadori, 1982).Traduction en italien. Réimprimé en 1988, 1994.
  • Frankenstein (Stuttgart: Ehapa Verlag, 1982). Traduction en allemand.
  • Frankenstein, trans. Anna Pyk (Uddevalla: Niloe, 1982). Traduction en suédois. Réimprimé en 1992, 1994.
  • Frankenstein, trans. Max Schuchart (Utrecht: Het Spectrum, 1982). Traduction en néerlandais.
  • Frankenstein (Mattituck, NY: Amereon House, 1983).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Dodd, Mead, 1983). Illustré par Berni Wrightson.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (New York: Marvel Comics Group, 1983). Introduction par Stephen King.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York, Scarborough, Ont. New American Library, 1983).Signet Classic, avec une bibliographie révisée et mise à jour.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, éd. Barry Moser (Ouest Hatfield, MA: La menthe pouliot, 1983).Le texte 1818. Imprimé par Harold McGrath dans une édition limitée de 350 exemplaires. Slipcased, avec un jeu supplémentaire des illustrations dans un portefeuille.
  • Frankenstein o El Prometeu moderne, trad. Quim Monzó (Barcelone: ​​La Magrana, 1983). Traduction en catalan. Reproduit en 1984, 1985, 1986, 1987, 1994, 1995
  • Frankenshteyn, o. Promiteus ha-modernisation (Yerushalyim: Elisar, 1983). Traduction en hébreu.
  • Frankenstein oder der moderne Prométhée, trans. Ursula von Wiese (Zürich: Manesse, 1983). Traduction en allemand. Réimprimer (Munich:. Dt Taschenbuch-Verlag) en 1993.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Modern Library, 1984).
  • Frankenstein, trans. Miquel Rodriguez Cerro (Madrid: Anaya, 1984). Traduction en espagnol. Reproduit en 1987.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée des Temps modernes (Paris: Albin Michel, 1984). Traduit en français.Illustré par Berni Wrightson.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne: Le texte 1818 en trois volumes, éd. Barry Moser (Berkeley: University of California Press, 1984). Un volume réimpression de l’édition de 1983 pouliot.
  • Frankenstein, trans. Yumiko Morishita (Tokyo: Tokyosogensha, 1984). Traduction en japonais. Reproduit en 1993.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, éd. Maurice Hindle (Londres et New York: Penguin Books, 1985).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne, éd. MK Joseph (Oxford et New York: Oxford University Press, 1985).
  • Frankenstein, trans. Fernanda Pinto Rodrigues (Mem Martins, Portugal: Publicacoes Europa-Amérique, 1985). Traduit en portugais.
  • Frankenstein (Porto Alegre, Rio Grande del Sul: L & PM Editores, 1985). Traduction en portugais.
  • Frankenstein, éd. T. Ernesto Bethancourt (Belmont, Californie: Fearon Education, 1986).
  • Frankenstein, dans trois romans gothiques, éd. Peter Fairclough (Londres et New York: Penguin Books, 1986). Réimpression de l’édition de 1968.
  • Frankenstein, ou, le Prométhée moderne (Oxford: Isis Large Print; Santa Barbara: Clio Press, 1986).Publié en gros caractères.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: New Orchard Editions, distribués aux Etats-Unis par Sterling Pub Co., 1986.). Illustré par Lynd Ward.
  • Frankenstein o el Prometeu moderne, trad. Quim Monzó (Barcelone: ​​La Magrana, 1986). Traduction en catalan. Réimprimé en 1990, 1995.
  • Frankenstein, oder, Der moderne Prométhée, trans. Christian et Ursula Grawe (Stuttgart: Reclam, 1986).Traduction en allemand. Reproduit (Rastatt: Pabel Moewig) 1990 (Düsseldorf: ECON-Taschenbuch) 1994, (Stuttgart: Reclam) 1995.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Philadelphia: Running Press, 1987).
  • Frankenstein, trans. Ana Maria Moix (Barcelone: ​​Lumen, 1987). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein oder der neue Prométhée, trans. Ana Maria Brock (Berlin: Verlag Das neue Berlin, 1987).
  • Frankenstein, o, el moderno Prometeo, trans. María Engracia Pujals (Madrid: Anaya, 1987). Traduction en espagnol. Reproduit en 1988, 1993, 1995, 1996.
  • Frankenstein, trans. Miquel Ange Gallo (Mexique: Ediciones Quinto Sol, 1987). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne: avec des essais supplémentaires et poèmes de la Twentieth Century (Washington, DC: Orchidées, 1988).
  • Frankenstein (New York: Bedrick / Blackie, London: Blackie, 1988). Illustré par Charles Keeping
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Portland House Classics Illustrated: Distribué par Crown Publishers, 1988). Illustré par Lynd Ward et Aristides Ruiz.
  • Frankenstein (New York: Tom Doherty Associates, 1988).
  • Frankenstein, éd. John Turvey et Per Dahlberg (Harlow, Essex, Angleterre: Longman, 1988).
  • Frankenstein, éd. Larry Weinberg (New York: Random House, 1988). Illustrations par Ken Barr.
  • Frankenstein (Aerie Books, 1988).
  • Frankinshtayin (Beyrouth: Maktabat Lubnan, 1988). Traduction en arabe.
  • Frankenstein, trans. Paul COUTURIAU (Monaco: Éditions du Rocher, 1988). Traduction en français.Reproduit (Paris: Gallimard) 1997.
  • Frankenstein, éd. Patrick Nobes (Oxford: Oxford University Press, 1989).
  • Frankenstein, éd. Richard Sellwood (London: Macmillan, 1989).
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne (London: Puffin, 1989).
  • Frankenstein: The Modern Prometheus, éd. Wendy Hobson (New York: P. Bedrick Books, 1989). Illustré par Caroline Eglise.
  • Frankenstein, trans. Jørn E. Albert et Thorsten Villum Hansen (Copenhague: Forum, 1989). Traduction en danois.
  • Frankenshtein, ili, Sovremennyi Prometei: roman, trad. Z. Aleksandrovoi (Moscou: la «littérature Khudozhestvennaia, » 1989). Traduction en russe.
  • Frankenstein (Poznan: Wydawnictwo Poznanskie, 1989). Traduction en polonais.
  • Frankenstein, ou, PROMETHEUS moderne (Philadelphie: Courage Books, 1990).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: New American Library, 1990). Signet Classic.
  • Frankenstein, de Mary Shelley dans le lecteur: Par « Frankenstein », Mathilda, « Contes » et récits, essais et critiques, et des Lettres, éd. Betty T. Bennett et Charles E. Robinson (New York et Oxford: Oxford University Press, 1990). L’édition 1818.
  • Frankenstein, éd. JH Brennan, trans. Alessandra Dugan (Trieste: E. Elle, 1990). Illustré par Tim vente.Traduction en italien.
  • Frankenstein (New York: Bantam Books, 1991).
  • Frankenstein; ou Le Prométhée moderne (New York: Quality Paperback Book Club, 1991). Reproduit en 1994.
  • Frankenstein cize moderný Prometeus, trans. Pavel Vilikovský (Bratislava: Taran, 1991). Traduction en tchèque.
  • Frankenstein, trans. Ma’arof Saad (Kuala Lumpur: Fajar Bakti, 1991). Traduction en malais.
  • Frankenstein, ovvero il moderno Prometeo, trans. Maria Paola Saci et Fabio Troncarelli (Milan: Garzanti, 1991). Traduction en italien.
  • Frankenstein, ovvero Il Prometeo moderno, éd. Malcolm Skey, trans. Stefania Censi (Rome: Theoria, 1991). Traduction en italien. Réédité (Milan: Bompiani) en 1994.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne (Garden Grove, CA: mondial des bibliothèques, Inc., 1991).Texte ASCII sur CD-ROM.
  • Frankenstein (London: JM Dent; Rutland, dans le Vermont: CE Tuttle, 1992). Réimpression de l’édition 1912 Dent / Dutton.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Londres: D. Campbell Publishers Ltd: Distribué par l’Random Century Group Ltd, 1992).
  • Frankenstein (New York: Knopf, distribué par Random House, 1992).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, éd. Maurice Hindle (London: Penguin, 1992).
  • Frankenstein, éd. Paddy Lyon (London: Dent, 1992).
  • Frankenstein: complet, texte faisant autorité avec biographique et historique contextes, Histoire critique et Essais de cinq perspectives critiques contemporaines, éd. Johanna M. Smith (Boston et New York: Bedford Books de presse de Saint-Martin, 1992). Reproduit Basingstoke: Macmillan, 2000.
  • Frankenstein o el Prometeu moderne, trad. Maria-Amntènia Oliver (Barcelone: ​​Edicions de l’Eixample, 1992). Traduction en catalan. réimprimé en 1993
  • Frankenstein, trans. Carme Roig i Papiol (Barcelone: ​​Barcanova, 1992). Traduction en catalan.
  • Frankenstein (New York: Barnes & Noble, 1993).
  • Frankenstein , dans Horror Classics (London: Chancellor Press, 1993).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Modern Library, 1993).
  • Frankenstein: ou le Prométhée moderne: Le texte 1818 , éd. Marilyn Butler (Londres: William Pickering; Oxford et New York: Oxford University Press, 1993). Reproduit comme Oxford World Classics, 1998.
  • Frankenstein (New York: Random House, 1993). Réimpression de l’édition 1922.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne , 2 vol. (Oxford; New York: Woodstock Books, 1993).Réimpression de 1823 ed. Taille de la page réduit à 77% de l’original; pages regroupées quatre origine à un de cette réimpression.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Ware: Wordsworth Classics, 1993). Titre de la couverture: Frankenstein.
  • Frankenstein, ou PROMETHEUS moderne (Lisle, IL: Project Gutenberg, 1993). Texte électronique.ftp://uiarchive.cso.uiuc.edu/pub/etext/gutenberg/etext93/frank11.txt
  • Frankenstein o El moderno Prometeo , [trans. Ignacio Salido Amoroso] (Madrid: Gaviota, 1993). Traduction en espagnol. Reproduit en 1994.
  • Frankenstein , trans. Chiara Belliti (Milan: Mondadori, 1993). Traduction en italien.
  • P’urangk’en syut’ain: ch’angjo ui sinbi rul yotpon han kwahakcha ui mollak , trans. Hye-gyong Chong (âme-si: P’apirusu, 1993). Traduction en coréen.
  • Le Frankenstein essentielle: y compris le roman complet de Mary Shelley , éd. Leonard Wolf (New York: Plume, 1993). Auparavant publié comme The Annotated Frankenstein .
  • Frankenstein, ou, le Prométhée moderne , éd. David Lorne Macdonald et Kathleen Dorothy Scherf (Peterborough, Ontario: Broadview Press, 1994). Le texte 1818.
  • Frankenstein (London: JM Dent; Rutland, dans le Vermont: CE Tuttle, 1994). Réimpression de l’édition 1912 Dent-Dutton.
  • Frankenstein (New York: Dover Publications, 1994).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, le texte 1818 , éd. Marilyn Butler (Oxford; New York: Oxford University Press, 1994).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Londres: Pan, 1994). Une réimpression de 1963 Signet Classic.
  • Frankenstein: ou, Le Prométhée moderne , éd. Maurice Hindle (Harmondsworth et New York: Penguin Books, 1994).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne: le texte 1818 en trois volumes , éd. Barry Moser (Berkeley: University of California Press, 1994). Un volume réimpression de l’édition de 1983 pouliot.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Avenel, NJ: Gramercy Books; Distribué par Random House Value Publishing, 1994). Illustré par Lynd Ward.
  • Le grand livre de Frankenstein , éd. Stephen Jones (New York: Carroll et Graf, 1994). Avec d’autres « contes électrisants de la création maudit. »
  • Le Frankenstein Essential , éd. Leonard Wolf (New York: Byron Preiss Multimédia, 1994). CD-ROM.
  • Frankenstein , [trans. Monserrat López] (Barcelone: ​​Ediciones B, 1994). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein , trans. Marta Pérez (Barcelone: ​​Laërte, 1994). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein , [trans. Miguel Giménez ventes] (Barcelone: ​​Ultramar DL, 1994). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein, trans. Isabel Altés Yanes (Madrid: Edicomunicación, 1994). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein ous le Prométhée moderne, trad. Joe Cuervorst (Paris: J’ai lu, 1994). Traduction en français.
  • Frankenstein: roman (Rastatt: Ullstein, 1994). Traduction en allemand.
  • Frankenstein, ovvero il Prometeo moderno (Rome: Biblioteca economica Newton, 1994). Traduction en italien.
  • Frankenstein, trans. Gerd Karin Nordlund (Stockholm: 1994). Traduction en suédois.
  • Frankenstein, trans. Masaki Yamamoto (Tokyo: Kadokawashoten, 1994). Traduction en japonais.
  • Frankenstein; ou, Le Prométhée moderne, éd. Anne K. Mellor (New York: Simon & Schuster, 1995).
  • K’o hsueh kuai jen (Hsiang-kang: Huang Kuan pan de ch’u elle (Hsiang-kang) yu hsien kung ssu, 1995).Traduction en chinois.
  • Frankenshtain o Prometeus ha-modernisation, trans. Iris Bar’am (Hod Hasharon: Astrolog, 1995).Traduction en hébreu.
  • Frankenstein (Barcelone: ​​Plaza & Janes, 1995). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein (Köln: Könemann Verlag, 1995). En anglais.
  • Frankenstein, ovvero Il Prometeo moderno, trans. Simona Fefe (Milan: Frassinelli, 1995). Traduction en italien. Réédité (Rome: Vignola) en 1996.
  • Frankenstein: ovvero, Il moderno Prometeo (Pordenone: Studio Tesi, 1995). Traduction en italien.
  • Frankenstein, trans. Franz Schrapfeneder (Vienne: Tosa Verlag, 1995). Traduction en allemand. Illustré par Christian Mogg.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (New York: Grosset & Dunlap, 1995). Illustré par Larry Schwinger.
  • Frankenstein, éd. Nora Crook (Londres, Brookfield, VT: Pickering & Chatto, 1996). L’édition la plus complète et détaillée à ce jour.
  • Frankenstein: Le texte 1818, les contextes, les réponses du dix-neuvième siècle, la critique moderne, éd.J. Paul Hunter (New York: WW Norton, 1996).
  • Frankenstein yada, Prométhée moderne, trad. Elif OEzsayar (Istanbul: Arion Yayynevi, 1996). Traduction en turc.
  • Frankenstein yada prometheus moderne, trad. Yeþim Seber (Istanbul: Mitos Yayynlary, 1996). Traduction en turc.
  • Frankenshtain, éd. Larry Weinberg; trans. Lev Dalit (Yerushalayim: Keter, 1996). Traduction en hébreu.
  • Frankenstein, [trans. JM Ortiz] (Donostia: Elkar, [1997]). Traduction en langue basque.
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne, éd. David Stevens (Cambridge: Cambridge University Press, 1998).
  • Frankenstein. Large print ed. ([Los Angeles]: Cyber ​​Classics, 1998).
  • Frankenstein, ou, le Prométhée moderne. Collectionneurs de New York Public Library ed. (New York: Doubleday, 1998).
  • Frankenstein (New York: Viking, 1998).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Princeton: Xlibris, 1998).
  • Frankenstein (Wickford, RI: North Books, 1998).
  • Frankenstein, [trans. EAB] (Barcelone: ​​Andrés Bello, [1998]). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein (Paris: Autrement, 1998). Traduction en français.
  • Frankenstein, ou, O Prometeu moderno (S o Paulo &aced;: Editora Ática, 1998). Traduction en portugais.
  • K’o hsueh kuai jen (Taipei: Wan hsiang T’u …, 1998). 2 vol. Traduction en chinois.
  • Frankenstein, tr. Pawla Kociolka (Varsovie: Muza Sa, 1998). Traduction en polonais.
  • Frankenstein, intro. Wendy Steiner (New York: Modern Library, 1999).
  • Frankenstein (New York: Playmore, Inc. et Waldmann Publishing Corp, 1999).
  • Frankenstein, ou, Le Prométhée moderne (Washington, DC: Braille International, 1999). 3 vol. En braille.
  • Frankenstein, éd. Antonio Ballestero et Silvia Caporale ([Salamanque]: Ediciones Almar, 1999). Traduction en espagnol.
  • Frankenstein: ou o moderno Prometeo, trr. Fernando R. Tato Plaza ([Vigo]: Galaxia, 2000). Traduction en espagnol.

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