Monstres & chimères


la beste dite du Gévaudan

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… Et ceci est la Beste dite du Gévaudan, qui, pendant trente ans, ravagea notre Pays, tuant centaines de femmes, principalement, les dévorant et n’en laissant pas même les os à son Patron le Diable et fallut 500 hommes du régiment de Mr d’Apcher pour nous en délivrer, Dieu merci…


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Pourquoi avons nous besoin de créer des monstres ? (et de les contempler…)


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     Giovanni Battista de’ Cavalieri (1525-1601) était un graveur, dessinateur et éditeur italien actif à Venise puis à Rome de 1550 à 1590. On lui a reproché son manque de créativité et d’avoir surtout copié des  originaux d’autres graveurs notamment ceux de son compatriote Enea Vico (1523-1567) et de l’allemand Hans Burgkmair (1473-1531). Les illustrations reproduites ci après figurent dans l’ouvrage  « Opera nel a quale vie molti Mostri de tute le parti del mondo antichi et moderne… » édité à Rome en 1585 par Cavalieri lui-même et seraient fortement inspirées des gravures de bois de Burgkmair qui avaient été largement diffusées en Italie à l’époque où cet ouvrage avait été édité. (crédit site laporteouverte, c’est  ICI )


Voici une version colorisée des gravures de l’ouvrage de Cavalieri

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La monstruosité

      « La monstruosité amène tout d’abord à une réflexion sur la peur de l’inconnu. « Le monstre effraie parce qu’il évoque la possibilité d’une structure du chaos. Il est un marasme fonctionnel. Or, du point de vue de l’homme, cette formation contraire aux lois de la nature doit être punie d’une manière ou d’une autre. Ainsi observe-t-on souvent l’impression, chez le personnage moderne, d’être partagé psychiquement. Son comportement devient alors ambigu et son apparence change au gré des humeurs et des circonstances, à l’instar des nains des traditions celtique et germanique. Celui qui se retrouve devant cette sorte de monstre découvre une personnalité protéiforme, c’est-à-dire multiple, fluctuante et dangereusement insaisissable. »

Maud Massila, « Le monstre à visage humain »
Histoires de monstres à l’époque moderne et contemporaine, volume X, Cahiers Kubaba, Université de Paris-I Panthéon Sorbonne, Paris  L’Harmattan 2007


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Au revoir…


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