Illustres illustrateurs : Konstantin Kalinovich

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     Konstantin Kalynovych est un dessinateur, peintre et graveur russe né en 1959 à Novokouznetsk dans la région de Kemerovo au sud de la Sibérie. Après ses études artistiques menées à l’Académie ukrainienne d’imprimerie de Kiev, Il a réalisé une œuvre prolifique à thèmes surréaliste et ésotérique qui incorpore souvent des références à des d’œuvres anciennes célèbres. Ses Ex-libris sont particulièrement remarquables. Il a été élu membre correspondant de la Société Royale des Peintres et Graveurs en septembre 1992. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions dans le monde entier et il est titulaire de plusieurs prix internationaux. Pour son site officiel, c’est  ICI.

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Konstantin Kalynovych – Insomnie I

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Konstantin Kalynovych – Walking alone in the Night, 2010

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Konstantin Kalinovitch – Goodbye Avercamp V, 2014

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Konstantin Kalinovitch – Black River, 2005

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Konstantin Kalynovych – Eclipse. Oil, 12x14cm, 2009

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Konstantin Kalynovych – The White Bird. Watercolour, 21x24cm, 2007

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Konstantin Kalynovych – Chasse d’été

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Konstantin Kalynovych – Insomnie II

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Pot-pourri  –  (cliquer sur les illustrations pour les agrandir)

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Ex-libris : Le dernier tramway (I, II, III et IV)  –  (cliquer sur les illustrations pour les agrandir)

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Détournements mineurs (V)

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Quand les objets se mettent à avoir de l’humour :  les compositions surréalistes du photographe espagnol Chema Madoz

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il avait la nostalgie du puits de son enfance…

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Attaché-case d’un homme d’affaire
avant l’invention du portable…

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Le livre et son résumé

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Sa bouche est comme une agrafeuse

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Pour illuminer votre verger, la nuit…

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Comment étaient mes vacances ? – Surréalistes…

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Hommage à Chema Madoz ou « Tout est affaire de regard »

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J’ai fait du bateau
D’équerre sur cale (la Mouette rieuse)

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J’ai contemplé de beaux couchers de soleil
Angul’air (la Mouette rieuse)

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Chassé le lépidoptère rarissime (sans le trouver)

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j’ai fait de la peinture
Palette de noir 
(la Mouette rieuse)

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j’ai porté des sandales
Sandales de poilu 
(la Mouette rieuse)

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Le tout en fumant la pipe et jouant de la flute en même temps
Ceci n’est pas du pipeau 
(la Mouette rieuse en parodiant « ceci n’est pas une pipe » de Magritte)

Et vous ?  J’attends vos suggestions…

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Détournements mineurs (II)

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Quand les objets se mettent à avoir de l’humour :  les compositions surréalistes du photographe espagnol Chema Madoz.

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Moi, je t’offrirai
des perles de pluie
venues d’un pays
où il ne pleut pas

Jacques Brel, chanson « Ne me quitte pas« 

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C’est l’arroseuse municipale
qui fait la vaisselle chaque matin

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Voilà donc pourquoi
les lettrés chinois
sont tous chauves…

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Quoi !
Vous m’aviez bien dit
qu’une échelle double 
était bien plus stable !

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Détournements mineurs (I)

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Quand les objets se mettent à avoir de l’humour :  les compositions surréalistes du photographe espagnol Chema Madoz.

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Eye candies : les sucreries préférées des enfants de la famille Adam, sans doute…

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Pour garder ses livres bien au chaud, les longues soirées d’hiver…

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Pour ceux qui ont du mal à repérer le trou de la serrure

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Pour fumer en musique

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A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux

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Nostalgie d’un amour passé… Man Ray et Lee Miller.

     En 1929, Lee Miller après un début de carrière comme mannequin vedette du magazine Vogue et modèle à New York s’installe à Paris et devient assistante, modèle et compagne de Man Ray. Elle découvre alors la photographie et commence à réaliser des portraits et des photographies de mode dans un style fortement influencé par la mouvance surréaliste. Elle quittera Man Ray en 1932 et rejoint alors New York ou elle ouvre son propre studio de photographie qui connaîtra vite le succès.

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« Il est sept heures du matin à l’horloge, avant que la faim de l’imagination ne soit satisfaite. Le soleil ne s’est pas encore décidé s’il allait se lever ou rester couché – mais ta bouche apparait… Elle devient comme deux corps, séparés par une ligne d’horizon, mince, ondulante. Comme la terre et le ciel, comme toi et moi, et donc comme tous les objets microscopiques, invisibles à l’œil nu… Lèvres du soleil, vous vous m’attirez sans cesse de plus en plus près et, en cet instant d’avant le réveil, lorsque je sort de mon corps – que je suis en état d’apesanteur – je te rejoins dans la lumière du jour et le même espace vide, et, mon unique réalité, je t’embrasse avec la seule chose qui reste de moi : mes propres lèvres »  (Man Ray, Cahiers d’Art, 10 : 5-6)
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Man Ray – A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux, 1932-34

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MAN RAY

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« Les lèvres rouges flottaient dans un ciel bleu-gris, au-dessus d’un paysage crépusculaire où l’on voyait, à l’horizon, un observatoire et ses deux dômes, comme des seins, à peine suggérés dans la pénombre. C’était une impression que je gardais de mes promenades quotidiennes dans les jardins du Luxembourg. Probablement à cause de leurs dimensions, les deux lèvres ressemblaient à deux corps enlacés. C’était très freudien. » (Man Ray, Autoportrait, Actes sud, 1998, pp. 334-35)

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    Dans les années 1929-1932, Man Ray était obsédé par la perfection de la bouche de sa muse, assistante et compagne du moment, Lee Miller. la reproduction de cette bouche sera pour lui un leitmotiv qu’il déclinera sous de multiples formes. Lee Miller rompra avec son amant trop possessif une nuit d’octobre 1932 et retournera à New York voler de ses propres ailes. Désespéré, Man Ray voudra exorciser son chagrin en se lançant durant deux années dans la réalisation d’un imposant tableau représentant les lèvres de Lee : « A l’heure de l’observatoire – Les Amoureux » , on y voit les lèvres démesurées de Lee, flotter dans un ciel chargé de nuages moutonnants au-dessus de l’Observatoire de Paris dont la coupole dédoublée évoque une poitrine de femme. Quelques années plus tard, de 1934 à 1936, il réalisera une série de photographies de ce tableau au pied duquel sont disposés une table jeu d’échec, un corps de femme ou Man Ray lui-même, étendus ou assis sur un divan.

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