Douce France, doux pays de mon enfance…

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Une image, une chanson…

Curemonte en Corrèze - crédit photo J.F. Amelot

Curemonte en Corrèze – crédit photo J.F. Amelot

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t´aime
Et je te donne ce poème
Oui je t´aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t´ai gardée dans mon cœur…

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

disincanto

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Bientôt l’hiver…

Capture d’écran 2015-10-31 à 21.17.46

    Effet paradoxal produit par cette photo (dont je ne connais ni l’auteur ni le lieu qu’elle représente) qui montre dans une ambiance grise, froide et brumeuse une ville enfouie sous la neige avec en premier plan des ceps de vignes exposant leurs moignons squelettiques et dégarnis tels des symboles de mort mais qui évoquent aussi le souvenir des beaux jours passés quand, inondés de chaleur et de lumière, ils exposaient leurs pampres chargées de feuilles et de grappes vermeilles et sucrées. Discanto, donc, désenchantement après les plaisirs de l’été et de l’automne et pourtant l’hiver peut lui aussi être incantevole, enchanteur et être source de meraviglie, merveilles, qui nous fascineront… Ce qui est paradoxal c’est que cette photo qui exprime le désenchantement nous fascine et provoque en nous un certain plaisir esthétique. D’où vient ce plaisir ? Relève t’il du masochisme ? Découle-t-il de la qualité formelle de la composition où l’on voit se succéder quatre plans très différents les uns des autres qui perdent peu à peu leur netteté sous l’effet de la brume : en premier plan, les ceps de vignes, au noir marqué et très nets, espacés et alignés de manière rigoureuse, en second plan l’espace plein de la ville avec ses constructions aux implantations désordonnée ou alignée, en troisième plan, l’espace vide et morne de la plaine et en dernier plan la masse sombre et imprécise de la montagne qui répond à la masse claire du coteau opposé où sont plantés les pieds de vigne. Le phénomène de renforcement de l’imprécision des divers éléments du paysage sous l’effet de la brume au fur et à mesure que l’on s’éloigne du premier plan peut s’apparenter à la perte de conscience qui accompagne l’endormissement et l’entrée dans le domaine du rêve…

Enki

°°°

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––