Horst P. Horst (1906-1999) : Odalisques


Horst P. Horst (1906-1999)
Horst P. Horst (1906-1999)

Photographe de studio fortement influencé par la sculpture grecque, il aimait préparer minutieusement ses prises de vue, souvent mises en scène de manière théâtrale en combinant des éclairages dramatiques et soignant les détails. Ses clichés ont donné une image de la femme pleine de sensibilité et de grâce. « il photographiait les femmes comme des déesses : inaccessibles et d’un calme Olympien ».

La série des odalisques

    Cette série réalisée en 1943 s’inspire des tableaux orientalistes qui de Ingres à Matisse ont nourri au XIXe siècle les fantasmes des mâles européens. Les poses, savamment étudiées et composées ne sont pas naturelles et apparaissent plus  « picturales » que « photographiques». Les clairs obscurs violemment contrastés laissent parfois le visage du modèle dans l’ombre. C’est un reproche qui avait été porté à Horst à ses débuts. Une odalisque était une esclave qui était au service du harem. Certaines pouvaient néanmoins atteindre le statut de concubine ou de favorite dans les sérails ottomans, Le mot vient du turc odalik, qui signifie « femme de chambre », de oda, « chambre ».

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Horst P. Horst – Odalisque I, New York 1943

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Horst P. Horst – Odalisque II, 1943

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Horst P. Horst – Odalisque III, New York 1943

Horst P. Horst - Odalisque IV, 1943

Horst P. Horst – Odalisque IV, 1943   –    Par rapport au cliché de l’Odalisque I, la main posée à la base du sein ajoute à la sensualité de la scène. Le choix d’un format du cadrage qui affirme l’horizontalité et d’une saillie plus souple et moins heurtée de la hanche renforce l’expression de relâchement des courbes du corps et accentue l’effet d’alanguissement de la pose.


     Horst P. Horst de son vrai nom Horst Paul Albert Bormann est un photographe de mode américain d’origine allemande. Né en 1906 à Weißenfels dans le land de Saxe-Anhalt, il commence à étudier l’art à Hambourg avant de suivre à Paris une formation avec Le Corbusier. C’est à Paris qu’il rencontre le baron George Hoyningen-Huene, photographe de mode de talent qui a fui la révolution russe et exerce le poste de chef de la photographie pour le magazine Vogue Paris. Il deviendra son modèle attitré et son amant et sera initié par lui à la photographie à laquelle il va désormais se consacrer. En 1931, ses clichés sont publiés par l’édition française de Vogue et en 1932 par l’édition américaine. En 1935, il remplace George Hoyningen-Huene à Vogue après le départ de celui-ci cher Harper’s Bazaar. C’est à cette époque qu’il réalise une série « test » de photographies du mannequin d’origine suédoise Lisa Fonssagrives. Lorsque la guerre éclate en Europe, il s’installe aux États-Unis dont il obtiendra la nationalité en 1943.   (crédit Wikipedia)


meraviglia & regards croisés

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Isabelle Adjani -  Vogue n°717, juin:juillet 1994 photo recadrée Paolo Roversi

l’actrice Isabelle Adjani, photo recadrée de Paolo Roversi

   Je trouve qu’il y a quelque chose d’envoûtant dans ce portrait d’Isabelle Adjani réalisé par Paolo Roversi pour le n° 717 du magazine VOGUE de juin/juillet 1994 qui me fait penser au tableau peint par le peintre symboliste norvégien, précurseur de l’expressionnisme, Edvard Munch (le célèbre auteur du Cri) intitulé Madonna. Même blancheur prononcée du teint, même chevelure noire de geai se répandant négligemment sur les épaules, même présence de la tâche rouge sang des lèvres renforcée dans le tableau de Munch par la coiffure ou le halo circulaire, La version du tableau de Munch présentée ci-après est celle exposée au Kunsthalle de Hambourg qui a été peinte en 1895.

Isabelle Adjani -  Vogue n°717, juin:juillet 1994 photo Paolo Roversi Edvard_Munch_-_Madonna_Version from Kunsthalle Hamburg, Hamburg. (1895)_-_Hamburger_Kunsthalle

L’original de la photo de Paolo Roversi et la Madonna de Hambourg

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