Cascade : regards croisés


mimèsis

b57e2b25a5f91e4e18519e48e2fb1289     Katsushika Hokusai-Waterfall

Cascade en Afrique et « la Cascade » de Katsushika Hokusa (Japon)

     La mimèsis (en grec ancien  μίμησις), de μιμεῖσθαι (mīmeisthai, « imiter », de μῖμος, « imitateur, acteur ») est une notion philosophique introduite par Platon puis reprise et développée par Aristote. Dans le livre X de La RépubliquePlaton rejette toute valeur accordée aux poètes, aux arts et à l’imitation. Il s’interroge sur la représentation et insiste sur la primauté du réel et de la vérité. Par exemple, il critique la peinture qui imite le réel, mais ne possède pas l’essence de la réalité. En outre, Platon considère que les gardiens de la cité, dégagés de tous les autres métiers, doivent être les artisans de la liberté. Ils ne doivent s’occuper de rien d’autre que de ce qui y conduit, il ne faut donc qu’ils fassent rien d’autre et n’imitent rien d’autre. Cependant, dans la deuxième partie de ce livre, Platon adoucit son propos en considérant que : « S’ils doivent imiter quelque chose, qu’ils imitent ce qu’il leur convient d’imiter dès l’enfance : des hommes courageux, modérés, pieux, libres, et tout ce qui s’en rapproche, et qu’ils évitent de pratiquer des actions qui ne sont pas libres ou d’imiter des choses qui sont basses, ou quoi que ce soit de honteux, de crainte de prendre goût à ce qui constitue la réalité dont provient l’imitation »  (crédit Wikipedia).


Autres représentations de cascades


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Qui, enfant, n’a pas rêvé d’un refuge secret derrière  le frêle écran d’eau d’une cascade ?

The Upper Staubbach falls - illustration du Voyage pittoresque de l'Oberland Bernois, 1822

The Upper Staubbach falls ( attribué à LORY Gabriel Ludwig) – illustration du livre  » Voyage pittoresque dans  l’Oberland Bernois « , 1822

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article lié

  • Japon – Vivre à l’abri d’une cascade, architecte Hiroshi Nakamura (2012)

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Le génie de l’architecte réside dans le fait d’avoir imaginé une paroi séparative qui permette de résoudre la contradiction sans que l’un ou l’autre des impératifs soit sacrifié. Cette paroi est constituée de l’assemblage de 6.000 blocs de verre moulé de dimensions 50mm x 235mm x 50mm. Le verre utilisé est un verre borosilicate à teneur élevée en silice très transparent et extrêmement résistant aux chocs thermiques et de faible dilatation linéaire. C’est le verre utilisé par l’industrie nucléaire pour le confinement des déchets nucléaires. La masse de cette paroi de verre permet de lutter efficacement contre les nuisances sonores en provenance de la rue et sa transparence permet à la lumière naturelle en provenance de l’Est d’inonder le patio et les pièces de la maison ouvertes sur celui-ci. De même la vue sur la rue est maintenue. Cette paroi composite agit comme un filtre diffractant la lumière et créant sur les parois du patio et de la maison des miroitements, des reflets et des effets de lumière variés, se modifiant en permanence. L’effet produit est celui que créerait un mur d’eau ou une cascade qui diffracterait la lumière sur les parois environnantes et déformerait les vues. C’est cette paroi que l’architecte qualifie de optical glass façade De là nait un spectacle permanent empreint de poésie qui varie selon la position du soleil, la mise en route de l’éclairage urbain et les allées et venues des véhicules qui empruntent la chaussée.

Pour la suite, c’est ICI

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