les atomes du Temps : le paysage nous observe…

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le paysage m'observe... (DSC_0544)

le paysage m’observe…  photos prises le 3 août 2011
en fin de journée
au cap Sizun – Bretagne.

le paysage m'observe... (DSC_0545)

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les clichés de Enki : les visages de pierre de Saint Tugen

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calvaire de Saint Tugen (DSC_1373)

Visages de pierre du calvaire et de la chapelle de Saint Tugen, commune de Primelin – Bretagne Cap Sizun – photos prises le 31 juillet 2010 vers 18 h 20.

Chapelle de Saint Tugen (DSC_1360)

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Illustres illustrateurs : Carlos Schwabe (1866-1926)

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–––– Cosmopolite, visionnaire, mystique –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Carlos Schwabe (1866-1926)Né allemand à Altona-Hambourg, Carlos Schwabe gagnera la Suisse dont il adoptera bientôt la nationalité mais c’est en France où il passera la majeure partie de sa vie de 1884 jusqu’à sa mort. Autodidacte, sa formation ne devra rien aux écoles académiques à l’exception d’un court passage à l’école des arts industriels de Genève où il apprend à dessiner les plantes et les décors. Sa personnalité était complexe : névrotique, visionnaire et mystique disent ses biographes… Il s’intéressera en effet à l’occultisme (il sera un adepte de « Sâr Mérodck Joséphin Peladan » l’écrivain illuminé à la mode à la fin du XIXe siècle). Son talent d’illustrateur le fera côtoyer les gloires littéraires du moment tels que Stéphane Mallarmé, Albert Samain, Charles Baudelaire, Émile Zola, Maurice Maeterlinck, José-Maria de Heredia, Pierre Louÿs pour lesquelles il réalisera des illustrations de certaines de leurs œuvres. Classé parmi les peintres symbolistes il est considéré comme un précurseur de l’art nouveau.

la Mort du fossoyeur, Carlos Schwabe,

la Mort du fossoyeur, Carlos Schwabe.

Jour de morts

Jour de Morts

Le Faune, Carlos Schwabe, 1923

Le Faune, Carlos Schwabe, 1923

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–––– Illustrations des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire –––––––––––––––––––––––––––––

Les Fleurs du mal, BénédictionLes Fleurs du mal, Bénédiction

Les Fleurs du mal, Hymne

Les Fleurs du mal, Hymne

129me

Les Fleurs du mal, Remords

Les Fleurs du mal, Remords

Les Fleurs du mal, Révolte

Les Fleurs du mal, Révolte

Les Fleurs du mal, Spleen et idéal

Les Fleurs du mal, Spleen et idéal

Carlos Schwabe Les Fleurs du mal, le tonneau de la haine

Carlos Schwabe Les Fleurs du mal, le tonneau de la haine

Les Fleurs du mal, L'albatros

Les Fleurs du mal, L’albatros

Les Fleurs du mal, Destruction

Les Fleurs du mal, Destruction

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Eros et Thanatos, des photos qui dérangent : Yan Saudek (1935), Tchéquie

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jan-saudek-photographe-96-04-img-1Bonne fête !

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« Je me retrouve sur une plage de nudistes, abasourdi par la beauté et la misère de l’humanité » – Yan Saudek.

Des photos qui interpellent , troublent, dérangent : des femmes souvent rondes et obèses habillées de manière étrange, ou nues, ou bien habillées sur une photo et déshabillées sur une autre, des scènes énigmatiques et souvent choquantes, des poses obscènes à la limite de la pornographie, des maquillages outranciers, des couleurs crues, acides, appliquées le plus souvent à la main et qui accentuent le côté artificiel des scènes présentées… Il y a de quoi se sentir dérangé par les photos de Yan Saudek, mais tout de suite après avoir ressenti cette impression première on s’interroge sur les raisons qui motivent notre gêne et sur sa légitimité; après tout, une bonne part de l’humanité est constituée de personnes obèses et les modèles aux mensurations parfaites des photographies qui constituent l’essentiel de la production artistique sur le thème du nus ne constituent qu’une minorité des humains. Lorsque Courbet a osé représenter, pour la première fois dans la peinture, non plus des êtres idéalisés et désincarnés, mais des femmes réelles de chair et de sang dans la vérité de leurs formes, des nuances colorées de leur peau et de leur pilosité, il s’est attiré les foudres de la critique bien pensante de son époque qui refusait de voir la réalité telle qu’elle était.
La photo d’une femme habillée tenant par la main deux jeunes enfants nus sur une route déserte au milieu d’un décor de zone industrielle laide et désolée angoisse mais elle exprime bien combien les enfants peuvent être vulnérables dans notre monde et comment leur innocence est en danger. La photo montrant une femme nue de profil un couteau brandit devant son bas-ventre et dressé comme un pénis illustre à elle seule la psychanalyse freudienne de même que la photo de la femme assise baisant la main d’un homme dont on ne voit qu’un bras qui fait irrésistiblement penser au bras de Dieu dans la scène de la genèse de la fresque de la Chapelle Sixtine peinte par Michel-Ange illustre bien quels peuvent être ou quels ont pu avoir été les rapports hommes-femmes dans la société.
Le problème vient peut-être du fait que Yan Saudek en rajoute souvent, « en fait des tonnes », 
semble se complaire dans l’excès de la provocation et nous conduit parfois au bord de l’écœurement. Est-ce un moyen utilisé pour mieux illustrer et renforcer son propos ou bien cela relève t’il  d’une obsession ? La vie de Yan Saudek n’a pas été tendre, sa famille a été persécutée par les nazis en tant que juifs et la plupart de ses membres ont été exterminés au camp de concentration de Theresienstadt. Lui même a été interné dans un camp avec son frère jumeau Karel où il a été profondément marqué par des scènes atroces et où il échappera de peu aux expériences du médecin nazi Joseph Mendele. Au lendemain de la guerre, il commence  par travailler chez un imprimeur où il prend goût pour la peinture. Sa visite de l’exposition de photos « The family of Man » d’Edward Steichen déclenche son intérêt pour la photo. Très pauvre, ses seules richesses se limitent pendant longtemps à une bicyclette et un appareil photo. A l’issue de son service militaire, il décide de se consacrer pleinement à la photographie, ses premiers travaux seront réalisés dans la cave aux murs humides de sa maison et seront en noir et blanc influencé par les travaux de son compatriote Frantisek Drtikol, le photographe du nu, ce n’est que plus tard, à partir de 1970, que sous l’influence du peintre Alfons Mucha, il colorera à la main ses photos de manière expressionniste et baroque, accentuant et mettant en valeur par la couleur les traits et les formes et esthétisant ainsi ce qui était à l’origine banal ou disgracieux. Ses thèmes de prédilection sont Eros et Thanatos : mise en scène de la sexualité et de la sensualité du corps féminin, de l’enfance et de la pulsion de mort. Son art sera longtemps considéré comme décadent et pornographique par les autorités communistes tchèques et ostracisé. Aujourd’hui, Yan Saudek est un photographe universellement reconnu, 400 expositions lui ont été consacrées dans le monde et ses photos sont présentées dans tous les musées

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Jan Saudek

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Bretagne, poèmes du bord de mer par Enki

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–––– La jeune femme de la plage ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

     La plage entièrement déserte de l’heure du dîner, au moment où le crépuscule s’assombrit. Très grande, élancée, très bien faite, les cheveux dénoués, les bras nus, la taille serrée dans une de ces longues jupes de gitane aux bandes biaises qui sont à la mode cette année et qui traînent fastueusement sur le sable, une femme toute seule, faisant jouer avec ostentation ses hanches l’une après l’autre et renversant parfois le visage d’un mouvement voluptueux du cou, s’avance vers la mer à pas très lents, avec la démarche théâtralissime d’une cantatrice qui marche vers la rampe pour l’aria du troisième acte. Il y avait dans ce « jeu du seul » mimé devant l’étendue vide une impudeur tellement déployée qu’elle en devenait envoûtante ; aucun miroir au monde, on le sentait, aucun amant n’eût pu suffire à une telle gloutonnerie narcissique: elle marchait pour la mer.                     [Julien Gracq, Lettrines II, 2,367]

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Le cerveau reptilien

Elle marchait sur la plage,
le portable à l’oreille.
Elle ne voyait rien
de tout ce qui gravitait
autour d’elle,
ni le sable, ni la fuite des nuages,Felicien Rops, Pornocrates 1878
ni le déferlement des vagues, 

ni moi…
Elle n’entendait rien
de tout ce qui bruissait
autour d’elle,
ni le souffle languissant du vent, 
ni le fracas des vagues,
ni moi, 
qui lui a dit 
quelque chose de gentil,
en passant.
C’était le grand reptile                                          
tapi au fond d’elle-même
qui dirigeait ses pas…
il a posé son regard froid 
sur moi…
et n’a pas jugé utile
de transmettre le message… 

Enki – Baie d’Audierne, 31 juillet 2011

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Gris métal

Ce matin, le ciel est métal,
fer-blanc, zinc, étain…

aucun nuage pour égayer
le fond du tableau.
L’océan, idem :
une immense tôle
d’acier galvanisé
mais les mouettes
y ont laissé tomber
quelques plumes…
Mes pensées aussi sont ternes.
Au cours de la nuit,
on a coulé
du plomb fondu
dans ma tête.                                                     

     Enki, Pont-Croix, 5 août 2011

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coup de vent

PANORAMIQUE !

9 août 2011, en Baie d’Audierne…
C’est le soir. La marée est montante.
Des cohortes de vagues se ruent à l’assaut de la plage.
Des bataillons de nuages ratissent le ciel,
Les embruns vous fouettent le visage.
La vue est dégagée jusqu’à Penmarch :
vingt kilomètres de sable blanc battus
par un océan déchaîné nous sont offerts.
Nous marchons faces contre le vent
comme dans un tableau de Lemordant
Un bonheur….

Sur le parking,
une caravane stationne, le nez tourné vers la scène.
Dans l’habitacle, un couple est confortablement assis,
derrière leur grand pare-brise panoramique…
Ils assistent au spectacle, ravis.
Il n’est pas question de sortir, le temps est trop mauvais.
Ils ont relevés les vitres pour se protéger des embruns
et du vent du large qui souffle par rafales.
Ils sont venus parce qu’ils avaient vu
un reportage sur la baie, à la télévision,
dans l’émission Thalassa,

sur leur grand écran panoramique… 

Enki, Baie d’Audierne

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La chasse à la baleine…

C’est assez !

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COMPRENDRE LE BRUIT DE L’OCEAN… (1)

Qu’y a t’il à comprendre dans le bruit de l’Océan ?
L’Océan rugit, gronde, voilà tout
Plus ou moins, selon la force du vent,
L’importance des vagues…

Encore un qui se sera fait dévorer la cervelle par une étrille…
Pourquoi me regardez-vous comme cela ?etrille Oui, j’ai bien dit « dévorer la cervelle par une étrille »
On voit bien que vous n’êtes pas d’ici, vous !
C’est un mal qui ne frappe que les gens de la ville,
Que les gens du même genre que vous,
qui trouvent malin de s’endormir sur nos plages l’été
et qui ressemblent à des grosses méduses échouées
Les étrilles, lorsqu’elles sont encore toutes petites,
Pas plus grandes qu’une puce de mer,
À la recherche d’ombre et d’humidité,
Pénètrent dans l’intérieur de leur tête
Par le trou des oreilles
qui sont juste de la taille qu’il faut.
De là, elles remontent peu à peu
dans l’intérieur de la tête
jusqu’à la cervelle qu’elles trouve à leur goût
et qu’elles grignotent petit à petit
en prenant leur temps
Jusqu’à la manger toute entière.

C’est pour cela que dans la maison d’un mort
On voit parfois s’échapper un gros crabe
Qui prend la direction de l’océan .
Il ne faut surtout pas y toucher
Il conserve en lui l’âme du mort…

Enki, Pont-Croix, le 28 avril 2013

Réaction de Schouch à ce poème : elle m’a regardé avec commisération et dit « You are mad. I am frightened ! »

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phare d'Ekmuhl

COMPRENDRE LE BRUIT DE L’OCEAN (2)

S’imprégner du bruit de l’Océan,                               Pour comprendre le bruit de l’Océan,
pour le mémoriser, le reproduire                                j’ai marché sur la Grande baie
et pouvoir le revivre ensuite,                                       les yeux fermés, dans le vent,
par la pensée et l’imagination                                     longtemps, très longtemps…

Comprendre le bruit de l’océan…                              Mal m’en a pris…
pour l’analyser, le décrire,                                           J’ai rouvert les yeux brusquement
et pouvoir le reproduire ensuite                                  quand j’ai pris le phare de Penmarc’h
par la parole ou l’écriture                                             en pleine gueule…

C’est ce que j’essayais de faire
sur la grande baie d’Audierne,
cet immense croissant de sable blanc,                      
Enki, Pont-Croix, avril 2013
ventre mou de la pointe de Bretagne
que la terre expose sans défense
aux assauts furieux de l’Océan et des vents
 

Comprendre le bruit de l’océan…
Est-ce un sourd grondement, un rugissement,
une suite de soupirs, un gémissement,
une respiration, un halètement,
des cris, des hurlements, des hululements ?

Comprendre le bruit de l’océan…
Pour cela fermer les yeux,
ne plus voir le monde,
les vagues, le sable, le soleil,
Le ciel, ses nuages, ses oiseaux.
pour qu’il résonne et résonne encore
au plus fort dans votre tête …

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.Douarnenez, rue de l'observatoire

En chemin vers le ciel..

 A Douarnenez,
la rue de l’observatoire,
la bien nommée,
Est un raccourci pour le ciel
A mi-chemin,
vous devrez payer votre dîme
A une mouette tridactyle.
Mais un obstacle demeure :
l’écheveau arachnéen
de l’Eudefe et des Pététés.

Enki, Douarnenez, le 5 août 2011

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Odilon Redon, l'araignée    Dentelle de deuil

    Au-dessus de Douarnenez,
     une araignée patiente et têtue,
     tend ses fils et tisse sa toile
     Personne ne l’a encore vu…
     On dit qu’elle ne sort que la nuit,
     que le jour, elle se terre
     dans les ruines des conserveries
     ou bien dans les entrepots
     vides et silencieux du port.
     elle étend partout sur la ville
     son écheveau de fils noirs
     et la pare lentement
     d’une dentelle de deuil.

Enki, Douarnenez, 15 août 2011

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Port d'Audierne

La rue haute d’Audierne

Au-dessus du port d’Audierne,
une rue toute en longueur
domine le quartier du port
et s’étire sur la crête.
C’est la rue du Maréchal Joffre.
Ses maisons sont très policées,
elles sont bretonnes…
Elles s’alignent sagement
sans jamais se bousculer
mais toutes se dressent,
sur la pointe des pieds,
pour contempler la mer.

Enki, Pont-Croix, 17 août

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L’amante religieuse

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Sur un banc du port d’Audierne,assise à califourchon
sur les genoux d’un garçon,
une jeune fille blonde
lui dévore le visage,
avec méthode et application,
C’est une perfectionniste,
elle aime le travail bien fait,
et prend tout son temps,
A coup sûr, il ne restera
plus rien à consommer
après son passage…
rien pour les vautours,
rien pour les chacals…

Enki, Audierne, 5 août 2011

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